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Full text of "Armorial des prélats français du XIXe siècle"

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"N 



COMTK DE SAINT SAUD 

INSPECTEUR DE L.A SOCIÉTÉ FRANÇAISE D'ARCHÉOLOGIE 








PARIS 

H. l).\RAGON, LIBRAIRE-liDITEL^K 
30, Rue Duperie 

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ARMORIAL 



DES 



PRÉLATS FRANÇAIS 



ARMORIAL 



DES 



PRÉLATS FRANÇAIS 



DU 



XIX^^ SIECLE 



PAR LE 



COMTE DE SAINT SAUD^/iy^^^ ^| M^.f. 



Inspecteur de la Société Française d'Archéologie 
Membre du Conseil Héraldique de France 



Ouvrage orné de la gravure de 950 blasons 



PARIS 

H. DARAGON, LIBRAIRE-ÉDITEUR 

30, RUE DUPERRé 

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Cl 

5 \<^ 



Il a été tiré de cet ouvrage, qui ne sera pas réimprimé, 

2 exemplaires sur Japon 

et 25 sur papier de fil numérotés et signés par l'auteur 



O^aTK^W^- IHû 



INTRODUCTION 



Pone me ut signacuïum 

CaNTIQUB DBS CAltTIQUES^ VIII, 6, 



Après les pages suivantes, consacrées à des explications d'ordre général sur 
le blason prélatice moderne et sur les prélats eux-mêmes, viendra TArmorial 
proprement dit, avec deux grandes divisions mais d'inégale grandeur. 

Dans la première, il sera traité des archevêques et des évêques résidentiels 
de France ; des cardinaux, nés Français, n'ayant occupé aucun siège épiscopal, 
soit qu'ils aient été nommés après le Concordat de 1801, soit que, comme 
Mgr de Falloux, ils n'aient pas eu le caractère épiscopal ; des évêques, nés 
Français, ayant occupé des sièges en Europe, tant sous le Premier Empire que 
postérieurement; puis des évêques titulaires. Il y sera également parlé de nos 
archevêques et évêques missionnaires, classés par congrégation, société ou 
ordre religieux, ou bien n'appartenant à aucune congrégation. Les en-têtes des 
chapitres^ la table des matières feront suffisamment comprendre le classement 
adopté. 

Dans la seconde division, il sera parlé des abbés mitres et des prêtres français 
qui, honorés d'une prélature romaine, ont à cette occasion pris des armoiries, 
selon l'usage romain. 

Figurent dans ce livre tous les prélats, nés Français^ sacrés, promus, pré- 
conisés, bénits, nommés entre 1802 et 1900 inclus. Nous ne considérons pas 
comme Français les Allemands, Belges, Italiens, etc., nés pendant l'occupa- 
tion de leur pays par Napoléon ; toutefois, nous tenons comme tel, rentrant 
alors dans notre cadre, tout prêtre qui, élevé à une prélature, est né en France 
(Corse, Haut et Bas-Rhin), mais que les circonstances ont forcé de devenir 
étranger (Guerre de 1870; un ministre et un nonce de Pie IX) ou bien vice- 
versa^ comme les évêques de la Savoie devenus Français en 1860. - 

Nous avons été amené à parler de quelques prélats qui n'ont été que nom- 
més ou préconisés mais pas sacrés évêques (1), soit parce qu'ils avaient pris 



X. Pour CCS expressions et celles de résidentiel, titulaire etc., voir leur explication dans la 
deuxième partie de l'Essai qui suit. 

ARMORXAL DBS PEiLAT9 | 



2 ARMORIAL DES PRÉLATS 

des armoiries, qui figurent sur des actes de juridiction, soit pour donner cer- 
taines séries aussi complètes que possible. Pour cette même raison, nous indi- 
quons des évêques de missions dont les blasons sont restés inconnus ou qui 
n'en avaient pas. 

Si nous prenons comme point de départ la date de i8oa, c'est pour bien 
faire comprendre que nous choisissons celle du Concordat. Nous aurions 
aussi bien pu mettre 1800, puisqu'il y eut, par exemple, le Bienheureux 
Dufresse, sacré en 1800; mais i8oa indique parfaitement notre pensée. 

Comme, au moment où nous écrivons ces lignes, la dénonciation du Con- 
cordat n'est, hélas ! qu'une question d'heures (i), peut-être ajouterons-nous 
au dernier moment les évêques concordataires, sacrés de 1901 à 1904 (il n'y a 
pas eu de préconisation en 1904 et 190^), pour avoir un ensemble des membres 
de l'épiscopat français nommés sous le Concordat. Du reste, pour répondre au 
désir de quelques personnes, et à cause de la respectueuse amitié qui nous lie à 
quelques-unes; d'entre elles, avons-nous l'intention de donner en addition les 
armoiries de quelques prélats du xx" siècle. Cela servira à celui qui, dans cent 
ans, fera un ouvrage semblable au nôtre. 

Nous ne nous sommes donc pas préoccupé des évêques qui, sacrés anté- 
rieurement à la Révolution, n'ont obtenu aucun siège nouveau lors du Con- 
cordat, à la suite d'une démission plus ou moins bénévole. Exception faite 
cependant pour ceux d'entre eux sujets d'une nouvelle promotion, soit à un 
siège résidentiel, soit à un administratorat apostolique (un seul, Mgr Ruffo), 
soit au cardinalat comme le Cardinal de Bausset-Roquefort, qui n*avait d'autre 
titre que celui d* « ancien évêque d'Âlais :^. 

Plusieurs de ces « anciens évêques » furent nommés, comme nous le dirons, 
chanoines de premier ordre du Chapitre de Saint-Denis . Parmi eux il y eut 
même des comtes et des barons de l'Empire, mais nous n'avions pas à en parler 
dans l'Ârmorial, puisqu'ils n'occupèrent aucun siège après i8oi. 

Dans cet Armoriai on remarquera qu'il est traité, pour la première fois d'une 
façon méthodique, des évêques missionnaires et des abbés mitres. Nous espé- 
rons que les familles de ces pionniers modestes de notre sainte religion, tombés 
en grand nombre victimes de leur devoir sur des plages lointaines ou dans des 
déserts presque inconnus, — animés qu'ils étaient d'un zèle et d'un courage 
égalés seulement par la foi ardente brûlant dans leur cœur, — nous sauront gré 
de leur consacrer quelques notes biographiques, et de rappeler, par la descrip- 
tion des emblèmes religieux qui composent leur blason (2), que les armoiries 



t. Au moment où nous corrigeons les épreuves de cette introduction^ on promulgue la loi 
brisant le Concordat et spoliant les catholiques, loi pleine de pièges et antilibérale a dit 
Mgr Touchet. 

a. Pour éviter des redites ou des mots répétés, nous nous servons du mot blason dans le sens 
d'armoiries, mais^ en réalité, nous avons tort^ car Gheusy dit, avec infiniment de raison dans 
son traité Le Blason héraldique^ que < le blason est renonciation des armoiries». Ainsi, on doit 
dire : Traité de blason^ et non Traité d'armoiries. Armes et armoiries (ce mot, avec un sens plus 
générique), désignent l'ensemble, alors que : écu et écusson n'indiquent que la partie essentielle, 
ceUe qui contient les emblèmes ou figures héraldiques. 



i 

, I 
I 



INTRODUCTION J 

de la vraie noblesse n'ont pas une source plus pure et surtout plus chré- 
tienne. 

Bien plus, sous une forme simplement héraldique, notre ouvrage ne laisse 
pas que de donner des aperçus sur Tadmirable mouvement religieux du 
XIX* siècle, et même sur certains côtés de son histoire ecclésiastique. On verra 
que Pie VII refusa de préconiser des prêtres nommés évêques par Napoléon 
{v. g, l'abbé Saint-Mcdard), ou des évêques nommés archevêques, comme 
Mgr d'Osmond, qui prit possession temporelle de son siège de Florence et 
redescendit évêque de Nancy en 1814. On verra que plusieurs, acceptés en 
principe par ce pape, reçurent de tels accueils dans leurs évêchés, quand iU 
voulurent en prendre possession temporelle, qu'ils ne trouvèrent pas d'évêques 
pour les sacrer (Mgr Dejean), ou bien ne purent accomplir les devoirs de leur 
charge. D'autres eurent du mal à se faire pardonner leur origine, et même 
démissionnèrent à la Restauration. D'autres, au contraire, préférèrent subir la 
prison et l'exil plutôt que d'obéir aveuglément aux injonctions napoléoniennes 
{v.g. Mgr de Boulogne). On verra qu'un prêtre, nommé évoque titulaire (il 
reçut son bref de Léon XIII), ne put se faire sacrer, sous la menace gouverne- 
mentale, exhumant un décret non appliqué de 1808, de se voir priver de ses 
droits de citoyen français (Mgr de Chazelles), et qu'un autre (Mgr d'Humières) 
ne trouva aucun évêque français pour le sacrer. 

Dans les missions : ici, c'est un évêque jésuite (Mgr Flanchet), massacré sans 
qu'on ait connu le lieu et la date exacte de Tévénement ; là, c'est un zélé mis- 
sionnaire, Mgr Ravoux, qui, préconisé évêque à 90 ans, refuse pour raison de 
santé, et à qui Dieu permet encore de porter allègrement ses 90 ans. Ici, c'est 
le sacre de Mgr Theurel, fait en secret, en pleine persécution, dans une hutte 
en bambous et la nuit; là, c'est un martyr, le Bienheureux Dumoulin-Borie, 
qui ne connut qu^au moment d'entrer au ciel son élévation à l'épiscopat ; ou 
bien encore ce sont des évêques résidentiels de Babylone, ou administrateurs 
de Mésopotamie, qui sont consuls de France à Bagdad. 

Dans nos lignes sèches on devinera combien fut important le mou- 
vement religieux qui, au siècle dernier, fit refleurir des abbayes bénédic- 
tines, où la prière s'unit à la science persévérante. (Hélas ! vont-elles donc res- 
ter à Tétat de souvenir et de regrets, maintenant que la persécution eh a rendu 
les cloîtres déserts ?) Admirable, oui, fut ce mouvement qui éleva ces Trappes 
où Ton montre au peuple que travailler, c'est prier ; ces Trappes qui, comme 
le bon grain, essaiment et fondent des « granges »^ devenues prieurés puis 
abbayes, en Palestine, en Chine, aux Etats-Unis, pieuses solitudes où, sous 
Tégide du drapeau de la mère-patrie, des moines blancs enseignent à ceux 
qui les entourent à respecter et à aimer le nom de la France. 

Quelques lecteurs apprendront, non sans surprise peut-être, que tout le 
clergé d'Haïti est français^ que le séminaire où il se forme est même en France. 
N'est-ce pas merveilleux d'avoir donné aux Etats-Unis quarante évêques dont 
plusieurs vivent encore ; prélats n'appartenant à aucune congrégation, mais 
qu'attiraient dans ce pays si étrange une impulsion mystérieuse, et le besoin si 
français de se dévouer au bien des âmes ? En un siècle, les Missions-Étrangères 



^ ARMORUL DES PRÉLATS 

de Paris n'ont-elles pas eu cent dix ou cent quinze évêques, dont plusieurs 
ont échangé leur mitre pour la couronne plus glorieuse du martyre? 

Il fut une époque où les vicaires apostoliques de toute TOcéanie (à deux ou 
trois près) étaient français. Et à la Nouvelle-Zélande, et à la Trinité, et à 
Roseau, en pleines colonies anglaises civilisées, encore des évêques français, 
sinon aujourd'hui, du moins hier. Au Canada, notre patrie ne cesse d'en 
donner. 

Abonné aux Missions Catholiques dès leur fondation (j'étais alors un bien 
jeune collégien), je suis depuis longtemps, avec admiration profonde, ce mou- 
vement français de propagation religieuse. La lecture des vies de nos prélats- 
apôtres, nécessitée par cette étude-ci, m'a inspiré pour eux la plus grande 
vénération. Je m'incline également devant quelques réponses, empreintes de 
douce modestie, parfois un peu dédaigneuse peut-être, que m'adressèrent de 
dignes vicaires apostoliques à l'occasion de mes investigations héraldiques, et 
qui me firent comprendre qu'humilité est sœur de zèle. 

Des blasons d'évêques missionnaires du siècle à peine écoulé nous sont 
restés inconnus, malgré des recherches patientes, longues, et pour lesquelles 
nous avons la conscience de n'avoir rien négligé. Importun même avons-nous 
pu paraître parfois. Comment alors arriver à un bon résultat, si on laissait 
passer seulement cent ans sans traiter ce sujet ? Sollicitons donc l'indulgence 
pour ceux qui s'occupent de la sigillographie et de l'héraldique épiscopales du 
moyen âge et des trois siècles qui ont suivi. 

Tout imparfait, tout modeste qu'il soit, que notre ouvrage dans son ensemble 
daigne toutefois être agréé comme un pieux hommage de respectueuse sym- 
pathie, et — répétons le mot — d'admiration profonde pour nos prélats mo- 
dernes de tout ordre, si dignes et si méritants. 

Nous ne pouvons clore ces lignes d'introduction sans adresser nos plus vifs 
et nos plus sincères remerciements à tous ceux qui ont bien voulu s'intéresser 
à notre œuvre, en nous aidant à établir V Armoriai des Prélais français du 
XIX'. siècle. Ils sont fort nombreux. Nommer tous ces aimables correspon- 
dants serait impossible, car nous avons mis à contribution plusieurs de nos 
collègues de la Société française d'Archéologie ou du Conseil héraldique, de 
nos amis également, puis des prêtres érudits, des religieux obligeants, des 
secrétaires d'évêchés, et cela pour quelques diocèses, voire même des vicaires 
apostoliques, comme Mgr Mutel pour la Corée, Mgr "Joulain pour Ceylan, 
Mgr Lamaze pour l'Océanie. A tous un religieux et profond merci. 

C'est un devoir, cher à notre cœur, que de nommer ceux qui ont le plus 
facilité notre tâche, — plus ingrate qu'on ne croira, — par un appui moral des 
plus flatteurs pour nous, ou par une aide constante et une inlassable 
obligeance. 

Tout d'abord nous déposons nos sentiments de respectueuse reconnaissance 
aux pieds de S. G. Monseigneur Pelgé, qui occupe si dignement à Poitiers le 
siège de saint Hilaire, et dont nous avons l'honneur d'être le diocésain pen- 
dant une partie de l'année. Quand nous songeâmes à notre travail, il y a 
quatre ans^ il daigna nous écrire une lettre d'approbation pour nous servir 



INTRODUCTION 5 "• 

d'introduction auprès des supérieurs de congrégations. Cette lettre nous fut 
des plus utiles, de même qu'une semblable, que nous remit fort çbligeamment 
un ami de notre famille, M. le chanoine Gardey, vicaire-général de S. Em. l'Ar- 
chevêque de Paris, curé de la basilique de Sainte-Clotilde, et à qui nous re- 
nouvelons Texpression de notre gratitude. 

Mgr Battandier, protonotaire apostolique, consulteur à la Congrégation des 
Evêques et Réguliers et membre de la Commission pour l'examen des nou- 
veaux Instituts, — dont nous avons eu, à Rome, l'occasion d'apprécier Texquise 
urbanité unie à une érudition profonde, — a été pour nous de la plus parfaite et 
constante obligeance, spécialement pour VEssai qui suit, essai où nous citons 
souvent ses remarquables Annuaires pontificaux, commencés en 1899, et à la 
portée de tous par la variété et l'intérêt des articles «qu'ils renferment, avec 
illustrations à la hauteur du texte (i). A lui aussi nos homniages reconnais- 
sants. Mgr Morel, le zélé directeur des Missions Catholiques^ a bien voulu in- 
sérer, sur la couverture de son intéressante revue, une demande d'armoiries 
d'évêques missionnaires ; si elle a été sans résultat, nous n'en devons pas 
moins savoir gré à ce pieux Prélat de S. S. de sa bonne volonté. 

Notre érudit confrère, M. Henri Tausin, nous a gracieusement aidé de la plus 
efficace façon en nous permettant de puiser largement dans son Armoriai des 
Cardinaux, Archevêques et Evêques contemporains^ en nous autorisant à repro- 
duire tous les écussons que nous voudrions prendre dans les deux éditions de 

son œuvre si excellente. Nous y avons été largement Souvent aussi nous 

l'avons mis à contribution, de même qu'un digne tt modeste Frère des Ecoles 
Chrétiennes, le F. Numat-Alexis. Collectionneur d'empreintes héraldiques épis- 
copales, ce dernier réunit depuis assez longtemps des documents variés sur ce 
sujet, avec dates à l'appui ; il nous en a fait profiter. Dans ses albums, nous 
avons relevé plusieurs variantes d'armoiries. Ce bon Frère a très aimablement 
rectifié des erreurs de notre texte primitif, de nos fac-similés ou de nos dessins; 
nous lui devons une sincère reconnaissance. 

L'aide la plus précieuse nous est venue de la part de l'ancien et du nouveau 
supérieurs des Missions-Etrangères de Paris, les RR. PP. Delpech et Fleury; 
du R. P.^ Laugier, bibliothécaire ; du R. P. Gandar, assistant des Oblats ; du 
R. P. Duchêne, secrétaire général des Pères Blancs ; du R. P. Régis, dé la 
Société de Marie ; enfin des supérieurs, ou de leur représentant, des ordres, 
congrégations ou sociétés dont nous avons eu à mettre à contribution Tinalté 
rable obligeance. 

Nous devons une mention toute particulière à notre digne et excellent 
ami, le R. P. Dom Louis Anis, le jeune et sympathique abbé de la Trappe 
de Bonne-Espérance de la Double, à la fondation de laquelle notre père a 
grandement contribué, et qui est proche de notre demeure périgourdine. 
Grâce à lui nous avons obtenu, tant du R. P. Procureur des Cisterciens réfor- 



I. Ajoutons : avec un prix k la portée de toutes les bourses, 3 fr. 50. C'est une des meilleures 
publications de cette excellente Maison de la Bonne-Presse (5, rue Bayard, Paris), où paraissent 
la Croix, U Pèlerin, les Contemporains , les Questions actuelles, Rome, etc. 



O ' ARHORIAL DES PRELATS 

mes i Rome, que nous avons eu l'honneur de connaître, que des RR. Abbés 
des Trappes de France (à Atguebelle en particulier), la plus précieuse collabo- 
ration. 

Mous n'avons garde d'oublier les RR. PP. Bénédictins de Solesmes, qui nous 
ont aidé avec un dévouement inlassable . Le R. P. de Longuau de Saint-Michel 
a fait pour notre travail des recherches dignes de son Ordre; c'est tout dire. A 
eux aussi nous devons quelques dessins d'écussons, et l'exergue, si bien appro- 
priée, de notre ouvrage : Porte me ut signaculum. Notre respectueuse 
reconnaissance leur est acquise depuis longtemps. 

EnBn nous devons nous souvenir : d'un R. P. jésuite des Etats-Unis (il désire 
conserver l'anonyme) qui nous a aidé dans les recherches, parfois difficiles, 
sur lesévëquesfrançais de celte grande république, oil la religion n'est pas persé- 
cutée ; de notre cousin, le vicomte de Ghellinck d'EIseghem-Vaernewick, érudit 
archéologue belge, sans qui nous n'aurions que peu connu ce qui concerne les 
évéques français résidant en Belgique au commencement du xix» siècle ; — du 
R. P. Pierre de Brizuela, notre vieil ami de jeunesse, supérieur de la mission de 
Bagdad, et pour qui l'histoire religieuse de la Mésopotamie n'a plus de secrets ; — 
de M. J. des Bouillons, qui n'a cessé de nous procurer des reproductions d'ar- 
moiries prélatices ; — 'des savants abbés Gabard, dont l'un est le chapelain de 
noire chapelle de famille, à Saint-Aubin-de-Baubigné; — de M. Cheylud, qui 
connaît parfaitement l'Auvergne; — de notre cousin, le comte Charles de Beau- 
mont, archéologue distingué, qui s'est intéressé à notre œuvre dès la première 
heure ; — de M. Boisserie deMasmontet et de M. l'abbé Louis Calendiat, qui nous 
ont donné de nombreux sceaux épiscopaux. N'oublions pas les bienveil- 
lants collaborateurs de {'Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux, qui 
souvent ont répondu à nos questions et ont facilité noire tâche. Merci aussi à 
notre ami de Fonrémis, notre dessinateur héraldique sur les mérites duquel 
nous reviendrons, et à M. Fernique qui a apporté zèle, soin, exactitude et obli- 
geance à la reproduction des armoiries de notre Armoriai, avec la perfection 
qui a faitla juste réputation de sa maison parisienne. 

Ciiiio* Arlot Saint Saod 

(frit Brtttuire, Dfux-^tvriij Intfecffur it la SociiU franfaitt 

Toutiainl t^O} itArchMogU, 

mtmhrt du Cotâeil kt'raUiqut. 



ESSAI 

SUR 

les Armoiries et les Dignités 
Prélatices Françaises 

AU XIX' SIÈCLE 



PREMIÈRE PARTIE 

ARMOIRIES EN GÉNÉRAL 



Les armoiries sont des emblèmes qui servent de signe distinctif à une 
famille, à une personnalité civile ou ecclésiastique, au titulaire d'une dignité. 
De ce qu'elles sont un signe de convention, servant le plus souvent à désigner 
la noblesse, i! ne faut certes pas en conclure qu'elles soient l'indice exclusif 
d'uue personne noble. Si tous les nobles ont des armoiries, toutes les armoi- 
ries ne sont pas portées par des nobles. Cela est si vrai que des bourgeois, 
des marchands, de modestes magistrats, des prêtres, prirent de tout temps des 
armoiries, sans parler des communautés, des corporations, des villes. Il est 
des pays où, de nos jours encore, les chanoines d'un chapitre (Lorette, par 
exemple) se parent tous d'écussons. 



8 ARMORIAL DES PRl^LATS 

Les armoiries € dans Tordre ecclésiastique ne sont donc, pas même acciden- 
tellement, un signe de noblesse. Elles n'indiquent qu'une dignité ou charge 
ecclésiastique, en sorte que tout dignitaire, noble ou non, par cela seul qu'il 
est en charge, a le droit et le devoir de s'en constituer de personnelles pour 
servir au besoin »(i). S'il en a de famille ou autrement il les conservera, 
sinon il s'en composera, conformément aux règles qui régissent cette matière. 
« Les armoiries se substituant au clergé, qu'elles nomment et désignent, 
acquièrent par là une importance journalière que personne ne peut con- 
tester » (fi^riiVr). — «Elles sont l'expression toute personnelle, tout individuelle 
de celui qui se les a choisies, car elles ne lui ont été octroyées ou imposées 
par personne » (2). 

Les armoiries « ayant pour but immédiat de faire reconnaître les per- 
sonnages dont elles précisent les dignités, ont par cela même une désignation 
éminemment utile et pratique » (Barbier). Elles dérivent des sceaux, c'est à- 
dire — comme on le verra dans le chapitre suivant — qu'elles prennent leur 
origine dans les sceaux, très usités par les ecclésiastiques à l'aurore du moyen 
âge. Chez eux, — et plus tard que chez les laïques, — les marques des sceaux 
se sont transformées en emblèmes héraldiques. 

Nous ne pouvons résister à emprunter encore quelques lignes à l'étude de 
Mgr Barbier. « Les armoiries ecclésiastiques, dit-il, se placent en tête de tous 
les documents officiels, manuscrits ou imprimés, afin de faire voir du premier 
coup d'œil de qui ils émanent. Elles se gravent (pas toujours) sur le sceau..., 
reparaissent sur les panonceaux qu'on dresse aux portes des églises, monas- 
tères..., sur les vases sacrés, ornements d'église et les tentures dont on pare 
le lieu saint..., sur la chasuble..., la chape..., la tunique..., la dalmatique..., 
la mitre aux extrémités des fanons ». (11 sera bon, pour qui désire des détails 
là-dessus, de consulter ce travail du prélat poitevin.) Le Pontifical nous 
apprend que sur les petits pains et sur les barillets, offerts tant au sacre d'un 
évêque qu'à la bénédiction d'un Âbbé, doivent figurer les « insignia consecra- 
toris et electi habentia... Insignia... monasterii seu electi habentia ». 



I. SCEAUX 

Pone me ut signaculum^ disons-nous en tête. « Oui! Employez-moi comme 
marque, comme indice de votre charge ecclésiastique, de votre caractère 
sacré. » Ainsi pourrait-on faire parler le Sceau. Le P. Ménestrier, qui est et 
restera toujours un maître et un guide en matière héraldique, écrivait dans 



T . Ces lignes 'sont extraites de l'article intitulé Armoiries ecclésiastiques , par Mgr Barbier de 
Montanlt, paru dans le tome zv de la Revue de TArt chrétien^ et dans le tome iv de ses œuvres. 
J'y ferai de fréquents emprunts. Ce prélat a eu des détracteurs, je le sais, mais c'est un savant, 
et en la matière que je traite, je l'ai toujours trouvé d'accord avec les ouvrages que j'ai consultés. 
Toutes les fois que je mettrai : (Barbier), cela indiquera que je cite son étude. 

a. Armoriai de VBpiscopat..,^ par Taupin d'Auge. 



SCEAUX 9 

ses Recherches du Blason^ parues au milieu du xvn« siècle : « On peut tirer de 
grands secours des sceaux plus que de tous autres monuments, parce qu'ils 
sont attachés à des actes authentiques. » 

Le sceau authentiquait Tacte; et, comme beaucoup de pièces du moyen âge, 
même concernant des laïques, émanaient de Tautorité ecclésiastique, il est 
naturel que celle-ci en ait fait un usage constant. La formule actuelle des 
mandements épiscopaux : « donné sous notre seing, le sceau de nos armes », 
prouve qu'il n'y a rien de changé depuis cette époque reculée. 

Les petites pierres, gravées avec art, qu'on admire dans les musées, ne sont 
autres que des sceaux de l'époque romaine, et, comme le moyen âge est le 
continuateur des traditions antiques, l'application du sceau de l'official, d'un 
témoin, etc., remplaçait leur signature. Dans ses épîtres 339 et 359, saint Ber- 
nard s'excuse de ne pas les avoir scellées, n'ayant pas, dit-il, son sceau sous la 
main. L'application du sceau avait en effet alors une importance capitale, dont 
on ne se doute pas de nos jours. 

Ordonné par divers conciles, le sceau épiscopal se montre dès le ix* siècle ; 
même avant, à en croire Fleury, rappelant qu'au Concile de Tolède, en 694, le 
baptistère fut scellé du sceau de Tévéque (i). Â ces époques-là, et pendant les 
siècles suivants, le sceau ecclésiastique représentait tantôt un saint (le patron 
du prélat ou du diocèse), tantôt un évêque à genoux ou assis^ souvent bénis- 
sant. La légende variait. 

Quant aux armoiries, on i)e sait pas à quelle époque précise elles remontent. 
11 est généralement admis qu'elles ne sont pas, antérieures à la fin du xi^ siècle. 
Peu à peu, assez vite même, l'usage de faire graver son écusson sur son sceau 
devint général pour quiconque avait le droit ou le devoir d*en posséder un. Les 
évêques et les Abbés furent cependant des derniers à s'y conformer. 
Mgr Battandier, dans son Annuaire pontifical de içoi^ fixe comme date le 
milieu du xm® siècle. Â Pcrigueux, à Angoulême, à Langres, à Auch, ce ne 
fut qu'au début du xiv^. 

Les emblèmes des sceaux sont devenus des emblèmes héraldiques, ou, pour 
mieux dire, les dignitaires de l'Eglise ont été amenés à placer dans leur sceau 
leurs armoiries, avec ou sans autres figures. Toutefois, l'empreinte d'un simple 
écusson a pu, peut et pourra sceller ou authentiquer les actes émanant d'un 
prélat. 

En ces derniers siècles, plusieurs d'entre eux n'ont pas de sceau à propre- 
ment parler; d'autres se servent d'un sceau absolument différent du cachet à 
leurs armes, soit sans leur écusson (v. g. Mgr Besson, à Nîmes), soit avec 
Técusson occupant une place infime (t^. ^: Mgr Nanquette, évêque du Mans). 

Pour les sceaux dont nous avons eu connaissance, nous nous bornerons à 
les indiquer, sans toutefois les décrire d'une façon complète, ce qui nous eût 
entraîné trop loin. Nous en avons reproduit quelques-uns parmi les plus 
intéressants. 



X. Histoire EccUsiasiiqui i, XL, za^, citation de M. Tausin dans son ezceUente préface de VAr^ 
morial des Cardinaux, etc., a* édit. p* a^. 



10 ARMORXAL DES PRELATS 

Lorsque, dans un sceau moderne, un évêque est représenté, on aimerait le 
voir assisté de son patron, et priant tête nue s*il figure agenouillé. La légende, 
suivant l'usage romain, doit être inscrite autour de Técu. Les prélats devraient 
avoir à cœur que les dessinateurs et les graveurs employés par eux fissent les 
choses en règle. Nous sommes à une époque où des inexactitudes ne sont plus 
tolérées, surtout si elles sont assez graves. 

II. EMBLÈMES DE L'ECU 

Il est d'abord un point sur lequel nous nous permettons d'insister d*une 
façon toute spéciale. C'est la représentation sur un blason des portraits de 
Notre-Seigneur, de la sainte Vierge et des saints. Si l'on veut bien y réfléchir 
et nous permettre de le dire, il y a là comme un certain manque de respect, 
plus grave qy'on ne croit. Des tapis, des coussins, des devants de sièges, etc., 
représentent parfois les armes prélatices. Est-il convenable de marcher sur 
Jésus-Christ, de s'appuyer la tête sur sa divine Mère, de s'asseoir sur un saint? 
Mgr Battandier m'a assuré que des canons de conciles étaient formels sur ce 
point ; ils interdisent spécialement les figurations de calvaires (Jésus en croix). 
Mais une croix, un cœur avec couronne d'épines (image du Sacré Cœur) étant 
considérés comme emblèmes héraldiques, sont parfaitement licites. 

Ceci dit, — avec humble prière pour ceux qui auront à déterminer la com- 
position des armoiries prélatices de vouloir bien en prendre note, — ajoutons 
qu'il est permis de se composer un écusson comme on veut, à la condition de 
se conformer aux règles héraldiques. Plus ces armoiries seront simples, moins 
elles seront chargées d'emblèmes, et mieux cela vaudra. On verra, au cours de 
cet ouvrage, combien peu clairs sont certains blasons^ à cause de tout ce 
qu'on a voulu y faire figurer. Dans plusieurs, on ne peut se rendre compte 
des figures, et y arriverait-on qu'elles n'en constitueraient pas moins de véri- 
tables rébus. 

Quelques évêques de l'Espagne et de l'Amérique du Sud ont desécussons qui 
s'écartent absolument de toutes les règles. Ils en arrivent à friser la bizarrerie (i). 
En France il ne faut pas les imiter. Gardons notre renom de goût et de 
distinction. 

Les évêques qui ont des armoiries de famille, les conservent. Cette règle a 
des exceptions. Suivant des exemples anciens, comme celui de Mgr Alain de 
Solminihac, le saint évêque de Cahors, notre très arrière-grand-oncle (dont la 
Cause de béatification se poursuit à Rome), qui ne voulut pas prendre l'écus- 
son de sa famille (2), quelques-uns n'ont pas porté le blason ancestral (t;. g. le 



I. Exemple : le Cardinal P..., archevêque de Tolède, a son écu écartelé en sautoir ; premier 
quartier, dans un losange large, des anges sur un pont adorant le Saint<Sacrement ;au deuxième, 
une table avec livre et barette posés dessus, un ruban flottant en l'air, une comète ; dans le troi- 
sième, un écusson, avec croisettes en bordure, surmonté d*un heaume h lambrequins ; dans le 
quatrième, un M et un À couronnés, dans une gloire. 

3. La Famille et les Origines du Vénérable Alat'n de Solminihac^ par MM. de Saiot-Saud, Huet 
et de FayoUe. — Paris, Daragon, 1903. 



' EMBLÈMES DE L'^CU II?- 

Cardinal Lefèvre de Cheverus et son neveu Mgr George, Mgr Guynemer de La 
Hailandière). La modestie ou l'ignorance qu'ils en avaient peut expliquer 
cette anomalie. 

Il en est qui modifient légèrement Técu paternel, surtout par des variantes 
de métaux ou d'émaux (v. g. Mgr Gérault de Langalerie). D'autres en chan- 
geant de siège transforment absolument leurs armoiries (t?. ^. le Cardinal de 
Cheverus, Mgr Ginouilhac), ou bien y apportent certaines modifications 
(v. g. le Cardinal Lecot, Mgr Balaïn). Tout cela sera expliqué au cours de 
l'ouvrage . / * 

La Révolution ayant supprimé les emblèmes héraldiques, les évêques nom- 
més au moment du Concordat ne pouvaient prendre aucun blason. Leur cachet 
ou leur sceau, comme on voudra l'appeler, portait leurs initiales dans un car- 
touche, affectant souvent la forme de l'écu suisse et entouré des ornements 
habituels : croix, crosse, mitre, chapeau. Mgr Morel de Mons fait seul excep- 
tion à cette règle, car il mit en chef, au-dessus de ses initiales, les trois mo- 
lettes d'éperon de ses armes originelles. 

Napoléon, dans son statut du i^ mars 1808 créant des titres impériaux, 
décréta par l'article 4 que les archevêques seraient comtes, et par le 8« les 
évêques, barons. Des règlements d'armoiries (voir plus loin, aux Explications 
héraldiques, les quartiers marquant leurs dignités) suivirent la promulgation de 
ce statut, et voilà comment la plupart (pourquoi pas tous ? Mgr Jacoupy est 
une de ces exceptions) des archevêques et évêques de France et des pays 
annexés reçurent des titres et des armoiries Plusieurs d^entre eux, soit pour 
ne pas payer les droits de chancellerie afférents aux lettres de noblesse, soit 
pour d'autres motifs, continuèrent à timbrer leurs mandements de leur sceau 
à initiales. A la Restauration, plusieurs modifièrent leurs armoiries, surtout en 
faisant disparaître le franc -quartier de comte-archevêque ou de baron-évêque. 

Les emblèmes religieux dominent dans nos écussons prélàtices, c'est naturel. 
Quelques-uns font allusion au nom du dignitaire qui les porte (i;. g. Mgr Lion 
a un lion, Mgr Fuzet des fusées, Dom Colomban Legros une colombe, 
Mgr Hautcœur un cœur, Mgr Chevalier une armure de chevalier). Bien des 
armoiries du moyen âge furent composées de cette façon ; on les appelle 
parlantes. 

Il serait trop long d'expliquer, même sommairement, plusieurs de ces 
emblèmes, tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament, ou de sujets religieux, 
comme par exemple le Jéhovah (œil dans un triangle), le Saint Esprit (colombe 
dans une gloire ou planant la tête en bas), la gloire elle-même, Yagnus occisus, 
le livre aux Sept-Sceaux, l'agneau pascal (il tient un oriflamme), le Bon Pasteur, 
rimmaculée Conception, la Vierge de la Médaille-Miraculeuse, le Saint Cœur 
de Marie, etc. 

Par un usage assez rationnel, un grand nombre de nos vicaires apostoliques 
ajoutent à leur écusson soit en parti, en coupé ou en écartelé, soit en chef ou 
sur un meuble de l'écu, voire même directement sur le champ, les armoiries, 
les emblèmes ou les insignes (qui peuvent n'être que des lettres, comme pour 
les Missions-Etrangères) de l'ordre, de la congrégation ou de la société dont 



là' ARMORIÀL DBS PRÉLATS 

ils sont membres. Des évêques résidentiels de France, comme Mgr Nouvel, 
des papes, comme Grégoire XVI, agissent de même. Nous aimerions voir toute- 
fois les évêques lazaristes, pour la raison exposée ci-dessus, ne pas représenter 
Notre-Seigneur en personne, posé sur un demi-monde ou un tertre, tel qu'il est 
sur le sceau de la Congrégation de la Mission. 

Quand un prélat palatin (titre d'une des grandes charges du Vatican, 
spécialement le majordome et le maître de chambre depiiis Pie VII) devient 
cardinal, il divise son écu, mettant dans le a® parti les armes du pape qui Ta 
nommé (v. g, S. Em. le cardinal Macdhi, qui daigne nous honorer de sa bienveil- 
lance; S. Em. le cardinal délia Volpe). Mais ce n'est pas le cas des cardinaux 
français. 

On voit quelquefois le prélat ajouter sur son écu un des emblèmes soit de ce- 
lui qui Ta consacré, soit d'un prédécesseur (p. g. la marguerite de Mgr Perraud, 
rappelant Mgr de Marguerye, évêque d'Autun avant lui), ou bien même prendre 
celui complet de ce dernier (spécialement dans les missions). La plupart de ces 
particularités seront expliquées au cours de ce livre. 

Nous sollicitons Tindulgence de nos bienveillants lecteurs pour les variantes 
qu'ils trouveront quelquefois entre notre description et la reproduction de 
certaines armoiries. Elles proviennent de plusieurs causes : d'abord des modifi- 
cations mentionnées ci-dessus, — autant que possible notre texte les relate, — 
puis de blasons relevés dans des recueils spéciaux, que nous n'avions aucune 
raison de ne pas admettre, et d'après lesquels nous fîmes fairerdes dessins ; 
lorsque, ayant obtenu plus tard une empreinte, nous avons constaté des diver- 
gences. Ces variantes proviennent aussi d'erreurs, parfois grossières, émanant 
des graveurs. Nous fiant à la qualité des empreintes reçues nous en avions déjà 
fait faire des reproductions, quand, mais trop tardivement, nous avons connu 
les armoiries exactes. 

De nos jours encore on agit quelquefois avec une légèreté incroyable. Der- 
nièrement, dans une église où nous possédons une chapelle, on a mis sur le 
blason de Tévêque du diocèse, figuré dans un vitrail, un Saint Cœur de sable 
(au lieu d'argent) sur un fond d'azur. 

Comme conclusion : Que les emblèmes des armoiries prélatices soient 
simples et conformes aux règles héraldiques. 



III. ORNEMENTS EXTÉRIEURS DE L'ECU 

Les ornements, qui ne font pas partie intégrante de Técu, puisqu'ils peuvent 
être supprimés, par exemple sur de petites matrices, méritent toutefois qu'il 
soit donné sur la plupart d'entre eux des explications techniques, archéolo- 
giques, héraldiques ou historiques. En blasonnant les armes d'un prélat, nous 
n'indiquerons que rarement la disposition de ces ornements extérieurs qui, 
nous le répétons, ne constituent pas ses armes proprement dites. Ils peuvent 
en effet varier à l'infini, suivant, non pas toujours le goût du possesseur 
(souvent non consulté), mais l'usage de l'époque. Il faut bien se dire, quand 



ORNBMBNTS EXTÉRIEURS I3 

on a à énoncer ou à reproduire Tarmoirie d'un dignitaire de l'Eglise, qu'il est 
inutile de décrire ou de copier servilement certains de ces ornements exté- 
rieurs. Il est toutefois des règles que Ton ne peut enfreindre, comme par 
exemple de diminuer ou d'augmenter les glands du chapeau, de donner une 
crosse à un cardinal non évéque ou à un protonotaire. Les paragraphes sui- 
vants feront connaître ces règles. 

La forme de l'écu est absolument facultative. On peut conseiller d'employer 
le plus possible celle dite à la française, écu droit allongé ou carré long, le bas 
en forme d'accolade. La forme bouclier ou moyen âge « triangle équilatéral avec 
les côtés incurvés » (i) est gracieuse, mais elle nuit au placement des emblè- 
mes posés en pointe. L'habitude de placer en sautoir sous l'écusson des bran- 
ches de chêne, d'olivier ou de laurier ne fut qu'une mode chez les graveurs des 
deux premiers tiers du xix' siècle; on trouve cependant ces branches sous 
des écus prélatices dès 1640. Ils se copiaient les uns les autres, ayant 
au début voulu figurer par ces rameaux l'emblème de la force et de la paix, 
ce qui n'est pas l'apanage seulement de l'épiscopat. 

§ 1. Couronne, Toque, Casque 

Couronne. — On s'accorde généralement à dire que les évêques français 
sont les seuls à timbrer leur écu d'une couronne (3). Qui timbraient serait plus 
exact, car depuis quelques années il y a tendance à la supprimer. Nos évêques 
des missions Font rarement prise. 

Cet usage, qui ne date, croyons-nous, que du xvii® siècle, vient de ce 
qu'avant la Révolution la plupart des évêques étaient seigneurs tem- 
porels de fiefs plus ou moins importants (des duchés-pairies étaient atta- 
chés à de certains sièges); d'autres étaient princes, comtes ou barons. 
On comprend qu'ils aient posé sur leur écu des couronnes. Mais pour- 
quoi leurs successeurs les ont-ils conservées après la Révolution, ou, pour 
parler plus exactement, les ont-ils reprises à la Restauration, car sous l'Empire 
ils ne le sommaient que des toques afférentes à leur dignité ? Usage simple- 
ment, répond-oji, et que n'excuse pas le titre de comte romain, accordé à 
quelques-uns d'entre eux (3). Du reste, c'est presque toujours la couronne 
ducale qui est usitée, à défaut de celle timbrant les armoiries paternelles des 
prélats s'ils en possèdent et que généralement ils conservent. Je ne connais 
qu'un exemple du tortil baronnial : il est posé sur l'écusson de Mgr Mando, 
évêque d'Angoulême. Serait-ce parce que les évêques de cette cité étaient jadis 
barons de la Paine, fief sis en la ville d'Angoulême ? Le blason de ce prélat 
représentant le Bon Pasteur, il ne devait pas avoir d'armoiries de famille. 



I. La Blason héraldique^ Manuel nouveau^ p. so, par B. P. Gheusi(Norb. Lorédan), Paris, Firmin* 
Didot, 189a. 

a. Les prince8»évéqu«6 de Trente, de Salzbourg, les évéques-coAites de Suse prennent la cou- 
ronne, et à bon droit. 

3. Il sortirait de notre cadre d'expliquer ces titres de comte romain f assistant au trôné pontifical, 
etc., accordés par le Saint*Siège à des évêques* 



14 ARMOKIAL DBS PRÉLATS 

La Congrégation du Cérémonial avait décidé que le chapeau rouge devait 
être posé seul sur les écussons des cardinaux, parce que la dignité cardinalice 
prime toutes les autres. Innocent X, dans un bref de décembre 1644, a eu beau 
insister sur cette décision, conforme au serment que les cardinaux prêtent 
« juro... super expunctione coronarum a gentilitiis cardinalium insigniis seu 
armis », il n'en est pas toujours tenu compte (v, g. les cardinaux Morlot, de 
Croy, Régnier, de La Tour d'Auvergne, de Talleyrand, de Bonnechose. Pour 
ce dernier, le maître des cérémonies apostoliques fit effacer la couronne au 
panonceau placé sur son église cardinalice à Rome). 

T0Q.UB. — Sous TEmpire, les comtes-archevêques avaient leur écu surmonté 
« d'uno toque de velours noir, retroussée de contre-hermine, avec porte- 
aigrette d'or et d'argent surmonté de cinq plumes et accompagné de quatre 
lambrequins, deux à dextre, deux à sénestre, les supérieurs d'or,' les autres 
d'argent. » Pour les barons-évêques « la toque de velours noir retroussée de 
contre-vair avec porte-aigrette en argent, surmonté de trois plumes et accom- 
pagné de deux lambrequins d'argent. » (i). 

Les armoiries épiscopales de cette époque sont généralement si mal gravées 
que nous n'avons pu en donner de bonnes reproductions, où l'on aurait vu ce 
qui en était de ces toques couronnant Técu. 

Casqjue. — Quelques prélats ont conservé le heaume ou casque. Sur les 
armes de Mgr Croizier, évêque de Rodez, il y a un casque, posé de profil, 
cresié d^une couronne comtale. Mgr Sallot de Brobèque timbre d'un casque 
cresté d'une couronne d'où émerge une mitre. 



§ 2. Cimier 

Le cimier est un attribut héraldique posé en dessus de Técu, soit directe- 
ment, soit sur un bourrelet aux émaux et métaux des armes (usage anglais), soit 
émergeant du heaume ou de la couronne . Sur le heaume, il le crêU ou creste ; 
ou bien il le somme^ si c'est une figure d'animal. Mgr Cruice, évêque de Mar- 
seille, a comme cimier un oiseau (grue?) Les abbés cisterciens réformés 
mettent souvent entre Técu et le chapeau, en sorte de cimier, une couronne 
d'épines, le Cardinal Perraud la porte ; les vicaires apostoliques des Missions- 
Etrangères, le monogramme de leur société. Le cimier des armes de 
Mgr Garrelon n'est autre que celui des Carmes, un dextrochère tenant une 
épée flamboyante. On remarquera celui du Cardinal Boyer, une croix dans 
une couronne ; celui de Mgr Scott, vrai cresi anglais. 



§ 3. Chapeau 

Si de petits cachets de prélats portent parfois simplement un écu posé sur 



I. Armoriai du Premier Empire, par le vicomte Réyérendi i, xxvi, 



ORNEMENTS EXTl^RISURS IJ 

une croix, leur écusson, reproduit en impression, pourra ne pas être accom- 
pagné soit de la croix, soit de la crosse, soit de la devise, etc., mais le chapeau 
est obligatoire. Le chapeau, on le sait, est une marque d*honneur, un symbole 
de liberté et de franchise ; on imposait le chapeau aux esclaves en les affran- 
chissant. Grand honneur c'était de se couvrir devant les rois de France 
et d'Espagne. Il paraît donc utile d'entrer dans quelques détails à ce sujet, 
ajoutons même dans quelques discussions. 

L'usage de timbrer les armoiries prélatices du chapeau date à peine de trois 
siècles Ces chapeaux prélatices ont de chaque côté des rangées de glands ou 
houppes^ de différentes couleurs suivant les dignités, tombant alternativement 
en nombre impair et pair, et croissant d'un, à partir du haut. Comme on ne voit 
pas toujours coloriées les armoiries des prélats, il est bon, à la seule inspection 
du nombre des houppes du chapeau sur une empreinte unicolore, ou sur une 
sculpture, de comprendre à quelle catégorie ils appartiennent. Ces chapeaux 
sont — si nous pouvons nous exprimer ainsi — des chapeaux d'honneur. On 
les a, mais on ne les porte que très rarement, par exemple sur la cappa et 
lors de l'intronisation. Ceux dont on se sert sont noirs, avec cordon, souvent 
terminés derrière par une rangée de petites houppes non tombantes et dont 
le nombre varie, le tout aux couleurs exigées. 

Il ne nous paraît pas très régulier de timbrer un écusson d'abbaye d'un 
chapeau^ comme le sont, par exemple, les armoiries de la Trappe de Bellefon« 
taine ou de l'abbaye de Beauchêne. 

Chapeau des Cardinaux. — Il est tout rouge, avec cinq rangs de houppes, 
dont les glands sont posés un, deux, trois, quatre, cinq, ce qui fait quinze de 
chaque côté. (Quand on énumèreles glands de chapeaux prélatices, on ne 
compte que ceux d'un côté.) Ce nombre est irrévocablement fixé depuis 
un décret de la Cérémoniale du 9 février {aliàs 14 avril) 1832, confirmant 
l'usage établi depuis Pie VII. 

Auparavant le nombre était indéterminé. C'est ainsi que sur le tombeau du 
cardinal d'Albret, mort en 1470, placé dans Ara~Cœli à Rome, j'ai vu dernière- 
ment dix glands à son chapeau, et le même nombre sur une autre tombe dans 
l'église de Saint-Pierre-in-Vincoli. Celui de Mgr Gualterio, évêque d'Imola en 
1737, en avait vingt et un (6 rangs de houppes). Comme on est loin du cardinal 
Bulcano-Marino, mort en 1403, ne portant qu'un gland ; du cardinal d'Eston, 
inhumé en 1397, en ayant trois sur un seul rang ! Ainsi que le dit Mgr Bat- 
tandier {Annuaire pontifical de 1902), dans un curieux article avec figures sur 
les armoiries ecclésiastiques : « l'immense majorité des cardinaux se conten- 
tait (autrefois) des trois glands, disposés un et trois ». Aujourd'hui de simples 
camériers en habit violet en veulent six I 

Chapeau des Archevêques. — Les archevêques ont le chapeau et les houppes 
de couleur verte, celles-ci en quatre rangées avec un, deux, trois, quatre ; au 
total, dix glands. Il y a trois sortes de chapeaux pour les archevêques et les 
évêques. Je me permets d'avancer la chos^i car elle ressort de plusieurs ou- 



l6 ARMORIAI DES PRÉLATS 

vrages que j'ai consultés, i** Le chapeau ci-dessus décrit; a® celui cité dans le 
Cérémonial des Evêqiies : feutre noir, dessous vert, cordon et glands verts et 
or ; y le chapeau usuel noir avec cordon terminé derrière par de petites 
houppes, le tout vert et or. 

D'après Mgr Barbier, les primats et les patriarches, dont le chapeau est sem- 
blable à ceux des archevêques, n'ont droit, comme eux, qu'à dix glands. Ce- 
pendant on remarquera, au cours de notre ouvrage, plusieurs écussons de mé- 
tropolitains timbrés du chapeau aux quinze glands cardinalices. Les archevêques 
de Toulouse disent qu'ils agissent ainsi vu leur qualité de primats de la 
Gaule narbonnaise. On devrait faire connaître les décrets de la Congrégation 
du Cérémonial sanctionnant cet usage. 

Mais quelle raison pouvaient bien invoquer pour mettre quinze glands à 
leur chapeau NN. SS. Sibour et Darboy, archevêques de Paris ? Celle de séna- 
teurs? — Et Mgr Mélizan, simple archevêque à Ceylan ? — Et Mgr Bernadou, 
de Sens, avant d'être cardinal? Celle de primât? (Titre très contesté). — Et 
Mgr Lacroix d'Azolette, archevêque d'Auch, ^ Mgr Guilloux, archevêque de 
Port-au-Prince, et d'autres encore ? 

Chapeau des Évéq.ubs. — Chez les évêques l'usurpation est encore plus fré- 
quente. Leurs chapeaux sont semblables à ceux des archevêques, sauf que leur 
chapeau de ville ne doit pas avoir d'or mêlé au cordon vert (i), sauf aussi 
qu'ils n'ont droit qu'à six glands, sur trois rangs, un, deux et trois. 11 serait 
trop long de citer tous ceux qui d'eux-mêmes ont pris, ou se sont laissé don- 
ner, les dix glands archiépiscopaux. Au hasard notons : NN. SS. Guillemin, 
évêque titulaire de Cybista, simple préfet apostolique de Canton ; Foulquier, 
évêque de Mende ; Tanoux, évêque nommé de la Martinique ; Dabert, évêque 
de Périgueux (parce qu'il eut \q pallium réservé de droit aux archevêques ?). 

Dans V Annuaire pontifical de 1902, à la page 378, Mgr Battandier raconte, 
à propos des dix glands au chapeau des évêques de Marseille, une assez sug- 
gestive histoire. Le chapeau sur les armoiries épiscopales est, avons-nous dit, 
d'usage relativement récent, puisque c'est seulement au commencement du 
xvii* siècle que les évêques de France et d'Europe se mirent à l'unisson des 
cardinaux, en timbrant, comme eux, leur écu du chapeau à trois rangs de 
houppes. Ceux de Marseille agirent de même. Mais en 1680, Mgr d'Etampes, 
sans raison plausible, prit quatre rangées de houppes, en même temps que la 
couronne ducale ; ses successeurs firent de même. Et voilà comment « cette 

modification va faire loi pour le diocèse de Marseille Un prélat prend tel 

ou tel insigne, auquel il n'avait pas droit ; son successeur Timite, puis l'usage 



t. Adiré vrai, cette question de couleur et d*or aux chapeaux épiscopaux n*est pas très 
clairemeat établie. Il n'y a pas d'unité. Ce qui est incontestable c'est que le chapeau avec 
ses glands, qui surmonte les armoiries, ne doit pas avoir d'or. Voici du reste ce que 
nous a écrit Mgr Battaadier : c Le chapeau vert des évêques sans or est relui de cérémonie qui 
se met sur la cappa ; c'est dans le Cérémonial des évêques. Celui qu'ils portent en ville est noir 
avec cordons verts, et pour les archevêques, verts et or. Sur leurs armes le vert ne doit pas être 
mêlé d'or, ce à quoi on manque souvent* » 



ORNEMENTS EXTÉRIEURS I7 

s'établit, et, la coutume venant brocher sur le tout, ce qui a été au commen- 
cement une vraie usurpation est défendu avec acharnement comme un droit. 
C'est ainsi que se font ce qu'on appelle les privilèges du siège. » Très juste ! 

Chapeau des Âseés^ des Prélats divers. — On verra, dans la seconde partie, 
la classification hiérarchique de ces dignitaires. 

Les Abbés y dits mitres ^ ont l.e chapeau noir et les glands pareils. Autre- 
fois^ ils ne portaient que deux rangs de houppes, c'est-à-dire trois glands, 
3 et I. Ils devraient bien conserver cet usage, d'après l'avis de Mgr 
Barbier de Montault, auquel je me rangerais volontiers pour les rai- 
sons exposées plus bas, si Rome n'était d'une ^opinion contraire.. Ce- 
pendant le Diiionario^ eccUsiastico illusiraiOy par Cecaroni (1897), donne, 
page 483^ tout italien qu'il soit, raison à l'usage français. Les Âbbés portent 
danc maintenant six glands. Ne voit-on pas du reste, en 1743, Domde Benoit, 
abbé bénédictin de Lérins, avoir trois rangs de houppes à son chapeau? 

Les Protonotatres ad instar (les seuls dont nous ayons à nous occuper) ont 
le chapeau violet et six glands roses, qui d'après la coutume romaine sont 
rouges. (Il n'est plus d'usage de relier les glands entre eux par de petits 
cordons violets.) Ce qui le distingue aussi de celui des cardinaux, c'est qu'il ne 
peut avoir de l'or. 

Nos traités de blason anciens et modernes n'accordent que trois glands aux 
protonota ires, la couleur de la houppe suffisant à les distinguer des autres 
prélats. Mais l'usage de Rome doit primer celui de France. On objecte du reste 
que, comme les Abbés^ il^ sont prélats di manielletta (expression expliquée 
dans la seconde partie). Dans cette dernière catégorie rentrent les prélats appe- 
lés Auditeurs de Rote^ Référendaires ^ Clercsde la Chambrey domestiques de S, S. etc. 
Le chapeau qui timbre leurs armes est violet avec six glands pareils (de chaque 
côté toujours). Autrefois eux aussi se contentaient de trois glands. Leur cha- 
peau pontifical est en drap noir doublé de soie violette avec cordon de même. 

Quant aux Camériers secrets et Camériers d'honneur (prélats di mantelloné)^ 
leur chapeau est semblable au précédent, mais avec trois glands seulement. 
Mgr Battandier (qui rectifie quelques erreurs de Mgr Barbier) dit bien « qu'il 
leur est défendu de porter au chapeau un gland, cordon ou tout autre insigne 
violet > (1)^ mais il ajoute qu'on leur tolère cette couleur dans leur blason. 
D'autres auteurs vont plus loin, mais c'est une erreur, quand ils disent qu'en 
dehors de Rome, bas, cordons et boutons violets leur sont permis (2). 

Je notais plus haut, à propos des évêques, une sorte de chapeau porté, dans 
l'habitude de la vie, par les prélats. Comme il ne timbre pas leurs armoiries, je 
n'entre pas dans des détails à son sujet, renvoyant ceux que cela peut intéresser 
à l'Annuaire pontifical de 1904, page 233, non sans faire observer que j'ai connu 
des évêques et des abbés mitres ayant le galon vert et or. Je ne parle pas non 



I. Annuaire poniifical 1899, p. 534, 383. 

&. LtM Congrégations romainfs, par Grimaldi, p. 87, 94. 

AJLICO&IAL DBS PRELATS 



l8 ARMORIAL DBS PRÉLATS 

plus des chapeaux timbrant les armoiries de membres de certains chapitres, 

« 

sauf ceux des chanoines de Lorette^ noir à galon violet, ni de certains vicaires 
généraux, ou de dignitaires de Tancien régime, car mon Armoriai n'en cite pas. 



§ 4. Mitre 

La mitre est une coiffure ecclésiastique usitée dans les cérémonies religieuses 
par les cardinaux, les patriarches, les archevêques et évéques, par les abbés 
supérieurs d'abbayes, les protonotaires et quelques chanoines. Aux premiers 
siècles de TEglise, le Pape seul, croit on, la prenait. On dit que saint Jacques, 
apôtre, s'en coiffait. A l'inverse du chapeau, les évéques en firent usage avant 
les cardinaux. 

Il y a trois sortes de mitres : la précieuse, en soie lamée d'or ou d'argent, et 
pierres précieuses ; c'est celle qui figure dans les armoiries ; — Vorfrayée^ ou 
lama de oro^ en drap d'or; — la simple en drap d'argent, en soie, en lin ou toile 
avec franges rouges aux extrémités des fanons, usitée suivant les cas ou 
les dignités. 

Mgr Battandier, que nops nous faisons un vrai plaisir de citer, a écrit dans 
ses Annuaires pontificaux de 1900 et 1901 des pages fort savantes sur les mitres ; 
nous y renvoyons le lecteur désireux d'approfondir la question. Il nous y est 
appris que, vers la fin du moyen âge, les évéques commencèrent à en timbrer 
leurs écus. Mgr Barbier cite bien un écusson épiscopal poitevin, du xiiF siècle, 
sommé d'une mitre, mais c'est un cas isolé à une date si reculée. « Cette 
coutume, dit-il, ne parait pas s'être maintenue, et elle est tombée tellement en 
désuétude, qu'aucun évêque italien ne timbre ses armoiries de la mitre, 
qu'ailleurs on pose à Tangle supérieur de l'écu pour faire pendant à la crosse. » 

< Quand commença la coutume de sommer les armoiries d'un chapeau, dont 
la couleur, le nombre des glands, indiquaient d'une façon plus simple, plus 
complète, la dignité du possesseur de l'écusson, on supprima en Italie la mitre, 
le chapeau la remplaçant. En France, on garda les anciens ornements dont on 
avait l'usage et on y ajouta le chapeau > (i). Pour de certains auteurs c'est une 
superfétation que de timbrer son écu et d'un chapeau et d'une mitre. Que 
diraient-ils alors des prélats qui y ajoutent une couronne? Mais il ne faut 
point chercher là la petite bête. On ne doit considérer ces appositions diverses 
que comme signe ornemental de dignité. 

Dans notre ouvrage, on ne trouvera guère, croyons-nous, comme prélats 
ayant la mitre posée au milieu du bord (supérieur) de l'écu, bien en forme de 
timbre (2), que Mgr Sourrieu, à Chàlons, et de nos évêqùes des Etats- 
Unis, comme NN. SS. Forest et Dubuis. 

Dans les armoiries, il est bon de placer la niitre vers It premier quart 



t. Annuaire pontifical f 1901, p. 164. 

a. Sar cette expression héraldiqae on n'est pas absolument d*accord. Je l^emploie avec une 
certaine hésitation. Voir V Intermédiaire des CÂirchturs de 1903, vol. s, col. 569. 



ORNEMENTS EXTÉRIEURS I9 

dextre de ce bord (sur le V et le 3* module du chef) avec fanons relevés et 
posés de chaque côté de la mitre. Les écussons de Mgr Schœpfer et de Dom 
Maréchal sont d'un excellent modèle à suivre. 

Mgr Barbier récuse « aux chanoines et autres dignités, qui n'ont l'usage de 
la mitre qu'à titre de pontificaux (i), d'en timbrer leurs armoiries » (2). Je con- 
nais cependant des protonotaires (t;. g. Mgr Sallot de Brobèque) qui en ont 
timbré leur écu. En outrée V Annuaire pontifical de 1902 dit^ page 384, que 
les chanoines de certains chapitres, comme celui d'Aquin, peuvent poser la 
mitre sur leurs armes. 

Quelques auteurs héraldistes^ tels que d'Hozier, ajoutent qu'une mitre 
d'évêque doit être posée de champ, celle des abbés de trois-quarts. En cela ils 
voudraient établir une distinction semblable à la tare des casques, dont celui 
posé (taré) de face était censé indiquer une dignité supérieure à celui de trois- 
quarts ou de profil. Subtilités que tout cela ! 



§ 5. Crosse 

« La crosse est l'insigne de la dignité épiscopale et le symbole du pouvoir 
ecclésiastique » (3). Comme tel son usage remonte aux temps les plus reculés 
du Christianisme. € Accipe baculum pastoralis ojficii » est-il dit par l'évéque 
consécrateur au nouvel élu du Seigneur. Bède le Vénérable (viu* siècle) ajoute 
que l'évéque a sa crosse pour gouverner ses sujets et soutenir les faibles. 

La forme actuelle, à volute recourbée, de la crosse latine (chez les Orien- 
taux elle est tout autre) remonte au xii° siècle, d'après la majorité des auteurs. 
Les Annuaires pontificaux de 1900 et 1901 consacrent à cette A(7m/^//^ des pages 
du plus haut intérêt archéologique. 

Il est naturel qu'elle soit un des ornements du blason prélatice. Mgr Bat- 
tandier cite le sceau de Pierre de Ferrières, archevêque d'Arles en 1307, où 
Técu est posé sur une crosse en pal. Ce bâton pastoral occupa cette position 
héraldique pendant plusieurs siècles ; ce n'est guère qu'au xvii<^ siècle qu'il a 
été placé, faisant pendant à la- mitre- ou à la croix, à un des angles de l'écu, 
tantôt à droite, tantôt à gauche (rarement). 

De nos jours, il a quelquefois repris la place primitive (v.g, NN. SS. Oury 
à Dijon, Freppel à Angers, etc.). 

Les abbés des monastères, bien avant saint Bernard, peut-être dès le 
VI® siècle, portaient la crosse. 

€ Dans le principe, que la crosse fut tournée à dextre ou à sénestre, en 
dedans ou en dehors (si elle est placée vers l'extrémité du chef de Técu, devrait 
ajouter l'auteur) cela ne tirait pas à conséquence... En France, les évêques 



1. Les Pontificaux, ensemble de droits réservés à certains prélats, tels que célébrer la messe 
pontificalement. 

2. € In însigniis seu stemmatibus familis mitra non apponatur. » (Décret du is juillet iB»)), 

3. Armoriai des Cardinaux, etc., par Tausin. 



dO ARMORUL DES PRELATS 

avaient modifié cet ordre de choses en enjoignant aux Abbés de ne porter la 
crosse que tournée en dedans, ce qui exprimait que leur juridiction était tout 
intérieure... Puérilité et vanité que toutes ces vaines précautions, que Rome 
n*a jamais sanctionnées et dont le temps a fait justice. » (Barbier de Moniault). 

Nous nous permettons une légère protestation contre cette appréciation du 
savant mais malicieux prélat, surtout depuis la disparition de Tusage de voiler 
d'un linge fin la volute de la crosse abbatiale, pour la différencier de celle de 
Tévêque, et marquer une certaine soumission à TOrdinaire ; usage qui établis- 
sait une réelle démarcation. 

Cette distinction de position de la volute de la crosse est absolument ration- 
nelle. Bien que n'ayant aucune qualitépour le faire, nous nous permettons d'insis- 
ter pour que nos Khhés français ^^Ly^mt souci de la tradition/r^nf^t^/, conservent 
un usage qui date de trois siècles. Il y a des exceptions, nous ne l'ignorons pas, 
et émanant de prélats de mérite, comme de Dom Couturier, Abbé de Solesmes ; 
ces exceptions peuvent aussi provenir de l'ignorance de fait, comme celle de 
notre regretté ami, Dom Rousseau, Abbé de Beauchêne. 

Nos dignes Abbés ne veulent certes pas qu'on les prenne pour des évéques, 
aussi voudront-ils bien nous excuser de leur demander : « En quoi vos armoi- 
ries sculptées, en quoi leur empreinte noire sur un texte imprimé, se différen- 
cieront-elles de celles d'un évêque, puisque comme le sien votre chapeau a 
maintenant six glands, puisque la mitre précieuse timbre votre écu ? — Nous ne 
portons pas la croix, me direz-vous. — Plusieurs évéques, répondrons-nous, ne 
la mettent pas non plus dans leurs armes. » Nous ne voyons pas ce que cette 
distinction dans la position de la crosse, distinction qui ne fait tort à personne, 
peut avoir de puéril et de vaniteux. 

Ajoutons, pour ceux qui acceptent cette manière de tourner la crosse en 
se conformant à un usage ancien et rationnel, que si elle est posée 
toute seule au milieu de l'écu, elle doit regarder^ pour les abbés et 
les abbayes, la gauche (la dextre), bien qu'en réalité cette place centrale 
ne fasse présumer rien d'intérieur ou d'extérieur. D'autre part, les évéques évite- 
ront de tomber dans une erreur semblable à celle que commirent NN. SS. Pie 
et Mathieu dans un de leurs sceaux à impression d'évéques de Poitiers et 
d'Angers, quand ils tournèrent à dextre la volute de leur crosse posée vers Tan- 
gle ou au centre de l'écu. 

Les personnes qui ne sont pas partisans de la position intérieure, — si on 
peut parler ainsi, — disent qu'elle est moderne et d'un usage exclusivement 
français. C'est une erreur. Dernièrement nous avons vu, dans les deux tran- 
septs de l'abbaye bénédictine de Saint-Germer-de-Fly (fin du xu* siècle), des 
crosses d'écussons abbatiaux tournées à dextre; de même, dans une des églises 
de Cologne ; de même encore, au musée de Gand, sur la dalle funéraire de 
Léonard Betton, abbé de Saint-Trond, mort en 1607. 

On dit quelquefois qu*une crosse toute seule derrière un écu indique un blason 
d'abbesse. Ce n'est pas exact. Les Bénédictins, des maîtres en ces questions et 
devant qui on doit s'incliner — sauf peut-être pour la position de la crosse, 
qu'ils me pardonnent de le leur dire, avec tout le respect que j'ai pour eux,— 



ORNEMENTS DIVERS SI 

ont les écus de leurs abbayes de Solesmes, Saint-Maur, Ligugé, Saint- Wan- 
drille, Sainte-Madeleine^ etc., posés sur une simple crosse en pal. L'écu en 
forme de losange désignera suffisamment une abbesseouune abbaye de femmes. 
Les cardinaux n'ont pas la crosse. Il sera expliqué plus loin pourquoi celui 
qui figure sur le titre de notre livre en porte une. La crosse est réservée aux 
prélats qui administrent un diocèse^ ou ont une juridiction plus ou moins éten- 
due. «Un évéque sans juridiction effective ne peut porter la crosse que si 
Tévêque chez qui il est y consent. L'auxiliaire ne Ta que si l'évêque diocésain 
qu'il aide veut bien la lui donner » (i). 



§ 6, Croix 

Dans les attributs ou ornements extérieurs des armoiries épiscopales figurent 
la croix à croisillon simple pour les évêques, celle à croisillons doubles 
pour les archevêques^ car la croix est un des signes de leurs fonctions. Jadis, 
quand les prélats italiens ne timbraient pas leur écu de la mitre ou ne le 
posaient pas sur la crosse, c'est sur la croix qu'ils le plaçaient. Mgr Barbier 
cite un exemple remontant à 14^8. L'usage ne se généralisa en France que 
plus tard ; le sceau de Mgr Laurens, archevêque d'Arles en 1619, est le pre- 
mier en date qu'indique Mgr Battandier. De nos jours, et non sans raison, 
plusieurs évêques suppriment la couronne (d*où assez souvent émergeait la 
croix) et posent la croix droite (en pal) sous l'écu. 

La croix simple et la croix archiépiscopale ne sont usitées que comme 
insigne et attribut héraldiques. Elles peuvent figurer dans les armoiries des 
archevêques et évêques titulaires < parce qu'ils ont radicalement le pouvoir 
pastoral, bien que le pape ne leur ait pas assigné un lieu nuHius pour pouvoir 
l'exercer » {2). 

En droit strict, un protonotaire ne peut prendre une croix comme ornement 
extérieur de son écusson. Quelques-uns l'ont fait, et le font. Ils n'ont pas — 
je me le suis laissé dire — l'approbation de la Congrégation dé la Cérémo« 
niale. < Mgr de Ségur, auditeur de Rote, a timbré son blason d'une croix d'or, 
en qualité de sous-diacre apostolique et de crucifère du Pape, mais ceci ne 
constitue qu'une exception. » (Barbier). Je me souviens avoir lu dans la vie 
de ce prélat, qui ne put être sacré à cause de sa vue, qu'il fut l'objet défaveurs 
absolument exceptionnelles, voulues par Pie IX et pour ne pas être différencié 
des autres chanoines de premier ordre de Saint-Denis. 



§ 7. Pallium 

« Le pallium pontifical, dans l'Eglise latine, est un ornement ecclésiastique 
pris du corps de saint Pierre, et accordé par le Pontife romain aux évêques 



I et A, Commimicationt da Mgr Battandier. 



dfi ARMORIAL DES PRÉLATS 

majeurs pour exprimer une puissance au-dessus de la puissance épiscopale » (i). 
C'est une bande blanche tissée avec la laine de deux agneaux, bénits le jour 
de la fête de sainte Agnès, et portant six croix de taffetas noir (elles étaient 
rouges primitivement). Le pallium est bénit la veille de la fête des SS. Apô- 
tres, après avoir reposé à la Confession de saint Pierre, où il reste jusqu'à 
ce qu'on le prenne pour le donner. 11 est placé sur les épaules du prélat, 
retombant sur la poitrine et un peu dans le dos. Il ne faut pas prendre pour 
un pallium la croix très étroite de la chasuble médiévale, qu'on rencontre 
sur des images, sur des vitraux, tant anciens que modernes, laquelle est cousue 
au vêtement dont elle épouse les plis. 

Beaucoup de prélats, qui ont droit au pallium, en entourent l'écu de leurs 
armes. Quelques-uns même, comme Mgr Petit, le posent sur le rebord supé- 
rieur en la faisant déborder un peu sur le chef, ce qui n'est pas héraldique, ou 
en eoroulent la crosse, comme Mgr de Léseleuc, ce qui ne manque pas 
d'élégance. 

Ont droit actuellement au pallium : les patriarches, les primats, les arche- 
vêques. Quelques sièges épiscopaux de France en ont le privilège (Autun, 
Marseille). Des évêques (Mgr Dabert, de Périgueux, entr'autres) Tout reçu à 
titre personnel. Mais, en principe, le pallium est attaché au siège. La meilleure 
preuve en est que quand un archevêque passe à un siège épiscopal, il n'a plus 
droit au pallium, tout en conservant son titre d'archevêque, — à titre per- 
sonnel, il est vrai. Il n'y a plus droit, non plus, s'il devient évêque titulaire 
(il y eut quelques exceptions aux xv[i« et xvm« siècles). 

Un vicaire apostolique et même — je le crois du moins — un délégué apos- 
tolique, avec titre d'archevêques titulaires (s), n'ayant pas eu fait une juri- 
diction effective, n'étant pas archevêques dans leur vicariat, n'ont pas le droit 
au pallium, à ce pallium qui ne se revêt qu'à la messe pontificale, dont on 
vous vêt dans le cercueil, qu'on y pose sous votre tête, si vous avez eu mais 
n'avez plus le droit de le porter, et qui est un symbole de juridiction de 
telle importance qu'un chapitre entier du droit canon lui est consacré. C'est 
qu'il est le signe extérieur du pouvoir de juridiction transmis par le 
Saint-Siège aux métropolitains (3). 

Pour ne plus revenir sur ce sujet, ajoutons qu'un archevêque doit faire la 
demande du pallium ; il n'a pas le pouvoir d'exercer les fonctions épiscopales 
avant de l'avoir reçu matériellement et solennellement, à moins de dispenses 
assez rarement accordées. 

§ 8. Ornements divers 

Supports. — Les supports héraldiques proprement dits: tels qu'anges, 



X. Ann, pontifie, 1899, p. 307 ; 9 pages sar ce sujet. 

9 . Fort pea de nos vicaires apostoliques sont archevêques ; citons cependant Mgr Navarre, 
pour la Monvelle-Gninée. 

3. Lts Congrégations*,, ut supra» ^^ Rome (Pion et Nonrit, 1900), p. 179. 



ORNEMENTS EXT6iIEURS èJ 

sauvages, lioni, lévriers (i), sont très rares dans le blason prélatice du 
xix^ siècle. Les prélats, dont les écussons de famille sont tenus ou supportés 
par des personnages ou des animaux, laissent de côté ces supports, les. 
ornements extérieurs de leurs armoiries, afférent à leur dignité, étant déjà assez 
nombreux. 

Il y a des exceptions, — comme toujours, — parmi lesquelles Mgr de 
Saunhac de Belcastel, évoque de Perpignan, qui a deux sauvages ; Mgr de 
GaflFory, à Ajaccio, deux lions. Au xv« siècle l'écu de Mgr Rocalli, évêque de 
Marelle, avait bien pour tenants deux anges, et, peu après, le cardinal d'Am- 
)K>ise, également. Mgr Dubuis, évêque de Galveston, a son écu soutenu par 
une torche en pal, et Mgr Julien-Laferrière, évêque de Constantine, par un 
palmier dont les branches retombent un peu en lambrequins. 

Manteau. — Des cardinaux pairs de France (LL. EEm. de Croy, de Talley- 
rand etc.) ou sénateurs (LL. EEm. Morlot, Donnet, etc.) posaient leur écu 
sur le manteau hermine de leur dignité laïque. Il est probable qu'à Rome il 
n*en était point ainsi pour Técusson appendu, en sorte de panonceau, à la 
porte de leur église cardinalice. 

Clefs, Pavillon, Tiare. — Les clefs et la tiare dans les armoiries sont 
des insignes exclusivement réservés aux souverains pontifes. Il en est de même 
du pavillon, mais le camerlingue y a droit pendant Tinterrègne, ainsi que les 
basiliques majeures et mineures en se conformant à certaines règles. Malgré 
cela, nous voyons les armoiries de Mgr Casanelli d'Istria, évêque d'Ajaccio, 
posées sur deux clefs, celles du cardinal de Clermont-Tonnerre surmontées 
de la tiare (a). Mgr Thibault, évêque de Montpellier, porte le pavillon entre la 
couronne ducale et le chapeau. 

Attributs et Ornements divers; — Si le prélat est chevalier de l'Ordre 
souverain de Saint-Jean de Jérusalem (vulgo Malte), il pose son écu sur la croix 
à huit pointes de l'Ordre (p. g. Mgr Theuret, évêque de Monaco), ou bien sur 
la célèbre croix de l'Inquisition, s'il est Frère-Prêcheur (v, g, Mgr Gonin). 
Plusieurs prélats ont l'habitude de suspendre en bas de leur écu, attachés au 
ruban couleur de l'Ordre, les insignes des ordres les plus éminents dont ils 
sont décorés (3) ; quelquefois des prélats inférieurs y suspendent la croix du 
chapitre auquel ils appartiennent. 

Les évêques de Tarentaise et de SaintJean-de-Maurien ne ajoutent aux orne- 



X. -On nomme fanants les figures humaines soutenant les écussons; supports, les animaux ; sou' 
tiens, les figures inanimées jouant le rôle de tenants. Dans la pratique on dit souvent supports 
pour les trois. 

s. Les archevêques de Bénévent timbrent d'une tiare k une couronne ; les patriarches de Lisbon- 
ne, de la tiare complète. -«- Pour les CJer mont-Tonnerre il doit 7 avoir une concession, allant de 
pair avec ceUe des clefs de leurs armes. 

3. L'usage de faire figurer au bas de ses armoiries les croix du Saint-Esprit, de Saint-Louis, dont 
on était titulaire, s'est perdu sous la Restauration. La Légion d'honneur n'est plus, pour beaucoup 
de gentilshommes de nos jours, ce qu'était la croix de Saint-Louis pour leurs aïeux. | 



34 ABMORIAL DES PRÉLATS 

ments habituels une épée, posée en barre sous Técu ; les premiers « en raison 
de leur titre traditionnel de prince de Conflans et de Saint-Sigismond >, les 
seconds c pour rappeler leur titre traditionnel de prince d'Aiguebelle » (i). 
Nous n'avons pu avoir plus de détails à ce sujet et M. Buet, dans son Armoriai 
des Eviques de Maurienne {Revue nobiliaire^ 1867, p. 121-127), n'en souffle mot ; 
il dit seulement que les évoques de Maurienne étaient princes souverains du 
VI* siècle au xiv*. Plusieurs évéques-du Puy-en-Velay ont aussi une épée en pal. 
sous reçu, le pommeau issant de la couronne ou la traversant. Nous l'expli- 
querons à l'article du Puy. 

Aucune règle ne prescrivant de formes pour les écussons prélatices, on en 
constatera des plus variées au xix® siècle. En outre, ils sont très souvent posés 
sur des cartouches de formes les plus diverses. L'écu droit à la française paraît 
dominer. Plusieurs, comme nous l'avons déjà dit, ont en bas des branches de 
palmier, de chêne, d'olivier, de laurier, de lis, etc., ce qui n'est qu'une fan- 
taisie ne correspondant à rien. 

En blasonnant les armoiries épiscopales nous ne sommes pas entré dans ces 
menus détails ; nous n'avons même pas décrit la position des attributs, indiqué 
que l'écu fût surmonté d'une couronne, posé sur une croix ou non, etc. Cependant 
si ces attributs ou ornements extérieurs présentaient à notre connaissance (car 
pour beaucoup nous n'avons connu simplement que le blason) des particula- 
rités notables, nous les avons signalées. Mais que de variantes parfois dans les 
armoiries d'un même prélat I 

Inutile de parler de ces vignettes à attributs religieux, au milieu desquelles on 
plaçait les armes épiscopales au premier tiers du siècle passé; toutefois il nous 
a paru intéressant d*en donner des spécimens en tête des grandes divisions de 
notre ouvrage, pour montrer ce qui était de mode à cette époque-là. Les unes 
ont les emblèmes des sept sacrements (vrais rébus) ; les autres, les vertus 
théologales ou des figures de l'Ancien et du Nouveau Testament. 



IV. DEVISES 

• Les devises choisies par les prélats figurent à bon droit dans leurs armoiries 
complètes. Elles sont l'expression soit d'une de leurs règles de conduite (p. g. 
Mgr Ardin : Instaurare omnia in Chrisiojy soit de la façon dont ils invoquent la 
protection de Dieu, de la sainte Vierge ou des saints (v. g. Mgr Carmené : 
Sub iuum prœsidiumj; ou bien elles indiquent comment ils comprennent leurs 
devoirs (p. g. le Cardinal Bernadou : Fide et lenitate); ou encore elles rappellent, 
par un texte de TEcriture-Sainte le nom du prélat (p. g. Mgr Mando : Hcec 
mando vobis ut diligatis invicem). 

Notre docte confrère du Conseil héraldique, M. Tausin, va faire paraître, 
en même temps que ce volume, un devisaire ecclésiastique, qui sera inti- 
tulé : Dictionnaire des Devises ecclésiastiques et sera édité chez M. Daragon 



Xm Armoriai dês Cardinaux».* par Tausin. 



DEVISES d; 

(30, rue Duperré, Paris). Nul doute que ce livre ne contienne une étude intéres- 
sante et documentée sur les devises religieuses; nous y renvoyons le lecteur. Nos 
savants amis, les RR. PP. Bénédictins deSolesmes, nous ont signalé la rareté des 
devises épiscopales pour les siècles antérieurs au xix« ; ils auraient pu ajouter: 
jusqu'à la première moitié de celui-ci. Sur soixante missels du xviii®, qu*ils ont 
eu la gracieuseté de voirpoûr nous, ils n'ont trouvé de devises qu'à Mgr Dillon, 
archevêque de Narbonne en 1778, et à Mgr de Fitz-James, évêque de Soissons 
en 174;. Certains auteurs en mentionnent toutefois quelques autres à ces 
époques. 

De nos jours, au contraire, compléter ses armoiries par une devise semble 
généralement passé en usage chez les prélats, alors qu'il y a quatre-vingts ou 
quatre-vingt-dix ans plusieurs d'entre eux ne portaient même pas celles de leur 
famille. Il s'agit de la France, bien entendu. Observons qu'en Espagne, en 
Belgique, en Angleterre, l'épiscopat catholique a des devises, mais pas en 
Italie, bien que M. Tausin cite des exceptions (i). 

La devise de plusieurs évêques n'est souvent que celle de la congrégation 
ou de la société à laquelle ils appartiennent (v. g. Pauperes evangeliiantur^ 
pour les Oblats). Quelques-uns en ont deux. La devise est tantôt en haut, 
tantôt en bas, mais absolument séparée de l'écu, parfois enroulée autour de la 
crosse posée en pal, et retombant sur les côtés (v. g, Mgr Cléret, évêque de 
Laval), ce qui est gracieux. 

Pour quelques-uns la devise est inscrite dans l'intérieur de l'écusson 
lui-même, sur le champ ou sur un des meubles (v. g. Mgr Favier, Mgr de 
Cheverus aux Etats-Unis, Mgr Isoard). Mgr de Cabrières a l'une des deux 
siennes en bordure de l'écu, mais c'est plutôt en raison d'un centenaire. 
En Espagne, au contraire, l'inscription de la devise dans l'écusson, ou en 
bordure dans le cartouche, est chose normale. 

Nous nous servons du mot générique devise pour désigner ce que Gheusi (a) . 
appelle : devise proprement dite; âme^ devise relative aux attributs qu'elle 
accompagne ; m, sorte de mot de ralliement concis, de cri de guerre, très 
rare dans les armoiries ecclésiastiques. 



I. Armoriai dês Cardinaux, etc., éd. de 1887, p. 93. 
s. Le Blason héraldique^ etc , p. aor. 



DEUXIÈME PARTIE 

PRÉLATS 



Dans notre ouvrage, il est trop souvent question de la dignité des diverses 
catégories de prélats, dont nous donnons les blasons, de leurs nomination, 
promotion, élection, préconisation, sacre, intronisation, de la nature de leurs 
sièges, de leur rang dans ce que Ton nomme < La Famille pontificale», pour 
que nous n'entrions pas à ce sujet dans quelques explications. 



I. CARDINAUX 

Le cardinalat est la plus haute dignité de l'Eglise, mais une dignité d*un 
ordre tout spécial, car un cardinal n'a pas de juridiction en tant que cardinal ; 
partant, il est des pouvoirs qui lui manquent. S'il n'est évéque il ne peut ni 
conférer le sacrement de l'Ordre, ni sacrer un évéque. C'est ainsi qu'un mo- 
deste vicaire apostolique, n'ayant que dix ou douze prêtres sous ses ordres, 
aura plus de pouvoirs qu'un cardinal diacre ou prêtre. Pour ce motif, ce dernier 
n'a droit ni à la crosse, ni même à la croix pectorale, sauf quand il officie (i). En 
effet, il n'est pas nécessaire d'être prêtre pour être cardinal; l'exemple récent 
des Cardinaux Antonelli et Mertel est là pour le démontrer. 

Hâtons-nous d'ajouter que la division des princes de l'Eglise en cardinaux- 
évêques, cardinaux-prêtres et cardinaux-diacres ne correspond nullement à ce 
que nons venons de dire. 11 ne s^agit en cela que d'un groupement et nous 
renvoyons à ce sujet à V Annuaire pontifical de 1898, page 49 ; à celui de 1899, 
page 88. On y lira avec intérêt ce qui concerne leurs droits, leurs prérogatives, 
les cérémonies de leur nomination, leur costume, etc. 

Les cardinaux français du xix* siècle étaient tous archevêques ou évêques, 
excepté LL. EEm. (2) de Lattier de Bayane et de Falloux. 

En résumé, « les cardinaux sont la partie la plus noble de la personne du 
pape... ils sont les ministres du Souverain Pontife. % (Bulle de Sixte V). 



I. Le 34 mai 190^, Pie X vient de concéder à tons les cardinaux l'usage de la croix pectorale. 

3. Je ne dis pas NN. SS. (Nos Seigneurs), mais LL. EEm. (Leurs Eminences) exprès. A Rome ce 
serait lui manquer de respect que de traiter un cardinal de monseigneur. 



ASCHEVÉQUBS, ^VÉQPSS a^ 

IL ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES 

Après une iaformation canonique, le Saint- Père assigne un siège à Tarche- 
vêque ou à l'évoque qu'il juge digne de son choix, soit en consistoire, et 
c'est ce qu'on appelle préconisàtion^ soit par bref ou par bulle, — le prélat 
ainsi nommé est alors ce qu'on appelle élu, son nom sera connu dans le 
consistoire suivant, où le Pape déclarera la provision faite à telle ou telle 
église ; c'est aussi une préconisation. Il serait mieux toutefois de dire publié 
que préconisé. 

Dans l'un et l'autre cas le prêtre devient immédiatement prélat ; moins la 
croix pectorale il en porte le costume, avec glands verts au bas de sa ceinture, 
suivant l'usage français. Il peut d'ores et déjà prendre des armoiries, et c'est là 
la raison de l'insertion de quelques-unes d'entre elles dans notre ouvrage, bien 
qu'émanant d'un évêque non encore sacré. Dès ce moment-là, cet évique élu 
peut occuper, par lui-même ou par procureur, son évêché. Qjuand ses bulles 
sont arrivées et, pour la France sous la loi concordataire, ont été entérinées 
et acceptées par le gouvernement, il est procédé à son sacre. Pour cette cé- 
rémonie, par exception, un seul évêque consécrateur, assisté de deux prêtres, 
suffit. La règle est que les assistants soient également évêques. 

L'expédition des bulles doit suivre le consistoire. Il n'eu est pas de même 
quand l'évêque est nommé (élu) par bref, le bref précède alors le consistoire. 
Telle est Texplication de la date de sacres d'évêques antérieure à celle dé 
leur préconisation ou publication. 

Vinironisation est la prise de possession canonique de son siège par l'évê- 
que consacré ; dans cette cérémonie, il s'asseoit sur le trône cathédral de son 
église épiscopale. 

En France, sous le régime du Concordat, le choix du Pape ne peut se porter, 
pour les évêques résidentiefs, que sur un sujetprésentéparlegouvernement, dont 
la nomination (expression forcée et inexacte, présentation serait plus exact) in- 
sérée au Journal officiel^ ne confère aucun droit. Cette règle fut cause de 
graves conflits entre Rome et le gouvernement français, quand le Pape ne 
voulait pas se laisser forcer la main, ainsi que cela se passa pour l'évêché 
d'Âgen, où l'abbé Gérin, nommé en 1867, ne fut pas agréé par Rome ; pour 
celui de Tournay, où l'abbé Saint-Médard, nommé par Napoléon, se rendit 
en 1813, malgré le chapitre de cette ville, qu'il quitta assez piteusement l'année 
suivante non sans emporter la chapelle de son prédécesseur; pour Paris resté 
bien des années sans archevêque, le cardinal Maury, nommé à ce siège, 
n'ayant jamais reçu ses bulles; pour Poitiers avec l'abbé de Saint Sauveur, etc. 

Un évêque est transféré quand le Pape, c l'absolvant du lien qui l'unissait 
à l'Eglise qui lui était confiée, lui donne l'administration ou le titre d'un autre 
siège. Il est au contraire promu, quand il passe à un siège d'un grade hiérar- 
chique supérieur à celui qu'il quitte » (i). C'est le cas de Tévêque promu 



X. Ànnuairt ponii/Ual de 1898, p, 79. 



9r8 ARMORIAL DBS PRELATS 

archevêque. Un archevêque qui passe à un siège d'évêque, garde son titre 
d'archevêque, mais à titre personnel ; il n'a plus droit au pallium, comme nous 
l'avons dit. 

Un archevêque est métropolitain quand dépendent de lui des évêques 
suffragants. Son archevêché est mitropole^ et le titre réel à.' archevêché ne 
convient qu'aux sièges sans suffragants, comme il en est de Pérouse depuis 
Léon XIII. Le titre de primat n'est plus qu'un souvenir historique. En France 
l'archevêque de Lyon porte le titre de : Primai des Gaules; celui de Toulouse : 
Primai des Gaules (tout court), ou de la Gaule narbonnaise \ celui de Bor- 
deaux : Primai d'Aquitaine ; celui de Sens : Primai des Gaules et de Germanie ; 
celui de Rouen (parfois) : Primai de Normandie. 

Si les archevêques portent dans leur blason la croix à doubles croisillons, leur 
croix pectorale est semblable à celle des évêques. Ce qui les distingue de ces 
derniers, c'est qu'en cérémonie on porte devant eux une croix particulière, qui 
est leur insigne distinctif et fait partie de ce qu'on appelle leur chapelle. Cette 
croix, signe de leur juridiction (l'évêque de Basse-Terre y a exceptionnellement 
droit), distincte de la croix processionnelle ordinaire, quoique de même forme, 
a l'effigie du Christ tournée du côté du prélat. Mais ce prélat doit avoir la 
juridiction métropolitaine. « Les nonces, qui sont archevêques titulaires, ne 
peuvent jouir de ce privilège, à moins qu'il ne leur soit explicitement concédé, 
ce qui existe pour les nonces de France, qui jouissent des privilèges de légat 
à laiere % (i). 

La croix pectorale des archevêques et des évêques, qui est un signe d'ordre 
et non de juridiction, est retenue par une chaîne d'or ou par un galon vert et 
or. Elle ne doit pas être appendue en bas de l'écusson prélatice. 

§ 1. Résidentiels 

Nous ne parlerons que des évêques de France. Un archevêque et un évêque 
résidentiels sont ceux qui ont une juridiction réelle et effective sur un terri- 
toire déterminé ; ils sont tenus à la résidence. Il peut y avoir ce qu'on 
nomme : des unions de sièges. En France, nous n'avons que celle qui consiste 
pour un évêque à obtenir du Saint-Siège de relever les titres d'anciens évêchés 
actuellement compris, sinon en totalité du moins en majeure partie, dans leur 
diocèse concordataire (t;. g. évêque de Périgueux et de Sarlat ; évêque de 
Beauvais, de Sentis et de Nq^on). 

Les évêques nommés (élus) lors du Concordat le furent par le cardinal 
Caprara, à qui Pie VII aVait confié ses droits et des pouvoirs exceptionnels, 
et qui se laissa suffisamment rouler (qu'on nous pardonne cette expression) 
par Bonaparte. La France fut divisée à ce moment-là en neuf archevêchés 
(Malines en sus) et en cinquante et un évêchés; le nombre s'en est accru peu à 
peu. Plusieurs de ces nouveaux évêques furent pris soit parmi ceux sacrés 



I. CommanicatloA àê Mgr Battandier. 



JLRCHBVÊQPES ET ÉYtQJJES ^9 

avant la Révolution, soit parmi les constitutionnels (quelques-uns de ces ex-schis- 
matiques se rétractèrent à peine). Au commencement de la Restauration, des 
évéques nommés, même préconisés, restèrent plusieurs années sans être 
sacrés, parce qu'en 1817 il ^ut décidé d'abroger le Concordat de 1801, et d'en 
signer un autre comportant quatre-vingt-douze sièges. Des considérations 
politiques, des maladresses, des velléités ou plutôt des exigences gallicanes, 
firent échouer ce projet ; et l'on revint au Concordat du Consulat. 

Sous le nom de chaque siège nous indiquerons la daté de son rétablisse- 
ment ou de sa création. 



§ 2. Sans sièges. — Chanoines de Saint-Denis 

Quand, pour une cause ou pour une autre, un évêque quitte ^on siège, il est : 

ou ancien évique de , ou éveque titulaire de , si le Pape lui a assigné un 

titre titulaire appelé f avant 1882, in partibus infidelium» ^ 

Au xix« siècle, l'ancien Chapitre royal de Saint-Denis fut rétabli dans des 
conditions pariculières, qu'aimablement nous a fait connaître M. l'abbé Louis 
Calendini, un érudit chercheur que nous avons remercié plus haut. 

Le 30 février 1806, Napoléon établit à Saint-Denis, pour la garde des tom- 
beaux de sa famille, un chapitre spécial, en ayant le tact et la délicatesse d'y 
comprendre plusieurs de nos évêques d'avant la Révolution, rentrés en France 
et démissionn^rires de leur siège pour obéir à Pie VII, — Tintérêt général de 
l'Eglise ayant exigé de ces évêques (plusieurs, véritables confesseurs de la Foi) 
ce sacrifice, qui leur coûta grandement. — Parmi eux : NN. SS. de Machaut 
(Amiens), de Laric (Saint-Flour), de Lubersac (Chartres), Fr. de Bausset- 
Roquefort (Alais), de Juigné (Paris), Barreau de Girac (Rennes). 

La composition de ce chapitre, qui sous l'Empite avait été simplement de 
dix chanoines-évêques âgés d'au moins 60 ans, fut modifiée par ordonnance 
royale du 33 décembre 181 j (ou 18 16?). Elle comprenait des chanoines d'hon- 
neur (évêques en exercice)^ des chanoines de premier ordre (anciens évêques, 
sans limite d*âge), des chanoines de second ordre. L'érection canonique ne fut 
donnée toutefois parle Saint-Siège qu'en 18^7. En 1873, nouvelle réorganisa- 
tion civile, mais sur les mêmes bases, et enfin, huit ans plus tard, suppression 
par voie budgétaire, devenue définitive en 1888. 

Ces détails étaient utiles ici pour expliquer ce qu'est le titre de chanoine de 
premier ordre de Saint-Denis^ donné à plusieurs de nos prélats, désignés 
au XIX* siècle sous la rubrique de : ancien évique de... 



§ 3. Titulaires. — Vicaires apostoliques. 
Résidentiels en Missions 

Les évêques forment quatre classes : i* Ceux qui dépendent directement 
du Saint-Siège (il n'y en a pas en France , mais il y en a de français, 



30 ARMORIAL DES PRÉIATS 

comme celai de Monaco) ; — a® les évêques dépendant de métropolitains ; 
nous en avons parlé ci-dessus ; — y les évêques démissionnaires ; nous venons 
d'expliquer leur situation ; — 4° les évêques titulaires ; cette dernière classe 
avait nom : in partxbus infidelium^ jusqu'à un décret du 3 mars 18821. 

L'évêque titulaire < ou évêque sans diocèse, est celui qui porte le titre d'une 
ville où il n'existe pas d'administration ecclésiastique..., dont les sièges sont 
tombés au pouvoir des infidèles » (j). Sont élus titulaires : les coadjuteurs avec 
promesse de succession, et qui deviennent de plein droit évêques du siège ou 
du vicariat apostolique de leur prédécesseur, à la mort de ce dernier (le gou- 
vernement français ne les admet plus depuis plusieurs années), — les évêques 
auxiliaires (quand ils sont donnés au diocèse, et non à Tévêque, on les appelle 
suffragants^ terme qui désigne aussi ceux soumis à un métropolitain), — les évê- 
ques démissionnaires, — les nonces, — les prélats chargés d'une fonction émi. 
nente en cour de Rome, ou d'une mission importante par le Pape, — les prêtres 
qu'il veut honorer d'une façon spéciale, — enfin les vicaires apostoliques et 
quelques préfets apostoliques (v. g. celui de Canton en Chine). Ceux dont 
nous avons à parler n'appartiennent qu'à quelques-unes de ces catégories. 

Un Vicaire apostolique f tout tenu àla résidence qu'il soit sur un territoire nette- 
ment délimité, dans un pays à évangéliser, n'y exerce ses pouvoirs qu'en vertu 
d'une délégation du successeur du Prince des apôtres, d'où son nom et de vicaire 
et d'apostolique. Supposons qu'il devienne schismatique, comme cela s'est vu 
pour Mgr Dominique Varlet, archevêque de Babylone, qui refusa d'accepter la 
bulle « Unigenitus», se retira en Hollande, fut excommunié pour avoir formé 
l'Eglise dite Janséniste, et pour son successeur Mgr Mirondot du Bourg, devenu 
constitutionnel, il ne pourrait transmettre son vicariat au coadjuteur qu'il 
nommerait et sacrerait. D'après cela, sans essayer de mieux définir, on voit ce 
qu'est un vicaire apostolique. < 11 reçoit un double bref: un qui lui assigne une 
église titulaire, l'autre qui lui confère une juridiction (un peu différente de 
celle d'un évêque résidentiel) sur tel ou tel vicariat » (a). 

A côté des vicaires apostoliques il y a les délégués apostoliques^ presque tous 
avec titre archiépiscopal, qui sont nommés soit pour cimenter en Orient l'union 
avec Rome des catholiques de rites divers, soit pour resserrer ailleurs (il y en a 
en Amérique^ en Europe également) les liens qui unissent différents peuples à 
Rome. Ils représentent le Saint-Siège auprès des fidèles; le nonce, lui, le 
représente auprès des gouvernements. Ils ont autorité sur les supérieurs de 
missions. Nous les avons inscrits au milieu de nos évêques missionnaires. 
Plusieurs sont des Dominicains. En cas de vacance prolongée ou pour 



X. Armoriai des Cardinaux^ etc., p. 7. — J'ajoate que les orthographes de ces titres sont très 
variables; il y a même des noms que je n'ai pu retrouver dans les Annuaires pontificaux, dont j'ai 
généralement adopté l'orthographe. 

s. Annuaire pontifical de 1899, p. 3si, où Ton trouvera des détails à ce sujet avec particula- 
rité% comme le non droit an trône, à la croix en procession. Toutefois, l'auteur nous fait connaître 
que pour la croix processionnelle le décret de la Propagande, cité dans la Collectanea, n'est pas 
clair. Un décret récent permet à l'évéque diocésain, chez qui un titulaire officie, de lui accorder 
l'usage de la croix, de la crosse et du trône. (Le trône est réservé à l'évéque diocésain). 



ABB^S 31 

toute autre raison grave, un siège peut être pourvu par Rome d'un admi- 
nistraUur apostolique^ qui a tous les pouvoirs canoniques de l'évêque résiden- 
tiel (t;.^. Mgr Soulé, pour la Guadeloupe). 

Le Pape, quand il juge à propos que les mesures provisoires peuvent cesser 
dans les pays où Ton propage la Vérité, transforme les vicariats apostoliques 
en évêchés résidentiels. Ainsi la hiérarchie catholique a-t-elle été établie ces 
derniers temps au Canada, aux Etats-Unis, aux Indes, au Japon (pour ne parler 
que des pays évangélisés par des Français). 

Comme nous l'avons dit au début, notre Armoriai traitera des vicaires 
apostoliques, aussi complètement que nous avons pu le faire. Ce sera la pre- 
mière fois qu'on aura donné, dans un même ouvrage, une liste complète de 
ceux élus au xix<> siècle, avec mentions biographiques. Nous y ajoutons une 
courte note sur les congrégations ou sociétés qui fournissent des missionnaires 
français. 

III. ABBÉS 

Les Âbbés (i) sont, de l'avis de plusieurs, les premiers des prélats après les 
dignitaires de l'Eglise revêtus de la pourpre cardinalice ou du caractère épis, 
copal. Ils sont, comme on dit, crosses et mitres ; ils ont \% croix pectorale, 
l'anneau, l'usage des pontificaux, etc. Ils sont bénits par un évêque, et cette 
cérémonie a beaucoup de rapport avec le sacre. Pour quelques-uns, mais pas 
en France, ni chez les Cisterciens, la bénédiction par TOrdinaire n'est pas 
nécessaire. On verra, dans la partie de l'Armoriai qui leur est consacrée^ quels 
Ordres ont eu en France des abbayes ces dernières années. 

Absolument inutile d^entrer ici dans des explications sur les juridictions des 
Abbés, très diverses selon les abbayes et les Ordres (chez les Chanoines régu- 
liers de Latran, par exemple, le supérieur du monastère n'est pas toujours 
l'Abbé). 

Il a été parlé ci-dessus de la position de la crosse dans leurs armoiries. 
« (^uant aux Pontificaux on recommande aux Abbés d'user d'objets etd'ornement 
plus modestes que les évêques, afin de montrer les différences de leurs digni- 
tés » (3). Mais la mitre précieuse et la crosse de métal ne leur sont pas interdi- 
tes. La croix pectorale des Abbés, qui doit renfermer des reliques, n'était pas 
portée avant le xiii" siècle. C'est relativement récemment qu'elle a été prise 
d'une façon générale et comme signe de dignité, mais non de juridiction. Jadis 
en bois chez les Trappistes des deux observances, elle est actuellement en 
métal pour tous les Abbés, et suspendue à un cordon vert et or ; à Rome, du 
moins"^ c^est presque de règle. Toutefois les Cisterciens réformés ne semblent 
pas adopter uniformément ce cordon à cause du rituel de leur Ordre qui dit : 
(L. vin, cxv, n. 3)«Crux.., esse débet ut e collo alligatis funiculis violaceis 
pendeat. » Mais ce rituel ne date que der Dom Augustin de Lestrange, qui, à la 



X. Je mets VA majuscule au mot Ahbi, quand il pourrait y avoir confusion avec un prêtre 
ordinaire. 
3. J?0M/, Pion, p. 3x8. 



)2 , ARMORIAL DBS PRELATS 

Révolution, dirigea l'exode des Cisterciens et fuir le premier abbé de la Grande- 
Trappe, 

Dans l'Armoriai, qui suit, nous avons donné la description d'armoiries 
d'abbayes et aussi d'ordres et de congrégations, parce que beaucoup d'Âbbés 
et de vicaires apostoliques les prennent, ou les ajoutent aux emblèmes héral- 
diques de leur écussson personnel. 

IV. PRÉLATS DITS ROMAINS 

Cette expression de prélat romain n'est point officiellement exacte, mais vu 
son emploi constant, elle désigne bien les prêtres dont nous voulons parler. 
Qn les divise en deux grandes catégories : prélats di mantelletia^ et prélats di 
manlellone, La mantelletta est un manteau sans manches, plaquant sur le corps 
mais flottant, avec simple ouverture laissant passer les bras ; il descend jus- 
qu'aux genoux et se met pardessus le rochet. Les Abbés, les Protonotaires, les 
Prélats domestiques de S. S. y ont droit. Les Camériers de S. S. et les prélats 
inférieurs n'ont que le mantellone (violet ou noir, suivant les dignités), sorte de 
douillette flottante, sans manches, mais avec deux grandes ailes. 

A Rome, les prélats prennent généralement des armoiries, s'ils n^en ont pas 
de famille. En France, nombreux sont ceux qui n'en voient pas la nécessité, 
d'où leur petit nombre dans notre Armoriai. Nos demandes de renseignements 
à leur sujet n'ont guère été entendues ; plusieurs de nos lettres sont restées 
sans réponse. Puis, comment se procurer les noms de ceux décédés au com- 
mencement ou au milieu du xix* siècle ? 

Assez nombreuses sont les catégories des prélats que nous appelons donc : 
prélats romains. Nous n'énumérons ci-dessous que celles qui ont donné des 
titulaires figurant dans notre étude. 

§ 1. Protonotaires Apostoliques 

11 faut consulter V Annuaire pontifical de 1899, page 368, sur ce collège 
prélatice, sur sa haute situation, sur ses nombreux privilèges (pontificaux avec 
la permission de l'Ordinaire, autel privé, mitre de soie blanche, croix pec- 
torale à ruban violet et or en célébrant, ou rouge pour les Protonotaires 
surnuméraires, etc.). Les Protonotaires sont divisés ^n participants ^ chargés de 
la [rédaction des principaux actes de l'Eglise ; en surnuméraires qui sont les 
chanoines des trois basiliques patriarcales ; en ad' instar participantium ; la 
France n'en comptant pas d'autres, ils ont à y remplir parfois des fonctions ana- 
logues à celles à^s participants^ ce qui prouve l'utilité pour eux d'avoir un sceau, 
donc de prendre des armoiries lors de leur nomination ; en honoraires ou noirs. 

§ 2. Auditeurs de Rote. — Référendaires 

Qiielques prélats français font partie des collèges des Auditeurs de Rotett de 



PRiéLATS ROMAINS 33 

celui des Prélats votants et référendaires de la Signature papale. Ils entrent dans 
la catégorie générale des prélats domestiques appartenant à un collège et 
faisant partie de la Famille pontificale. Le tribunal de la Rote est composé 
d'Italiens et d'étrangers ; ses auditeurs sont juges d'une foule de questions 
importantes. Le tribunal suprême, dit de la Signature papale de justice, a cessé 
ou à peu près, ses fonctions civiles depuis 1870. 

§ 3. Prélats Domestiques 

Simples pourrait-on ajouter à la suite de prélats domestiques, c'est-à-dire 
n'appartenant à aucun collège. Tout prélats di mantelletta qu'ils soient, leur 
chapeau ne devrait avoir que trois glands d'après certains auteurs. A Rome, 
on leur en tolère six. On leur y tolère également le bougeoir et l'aiguière à 
la messe. Sur ces prélats, leurs origine, privilèges, costume, titre, charge à vie, 
consulter V Annuaire ponti/îcal catholique de 1899, page 326, et sur les camé- 
riers du paragraphe suivant, le même volume, pages 334, 348. 

§ 4. Camériers Secrets et d'Honneur 

Ces prélats sont di mantellone. Ils ne sont pas nommés à vie. A la mort d'un 
pape ils doivent solliciter le renouvellement de leur titre, ce qui leur est géné- 
ralement accordé. Ils timbrent leurs armes d'un chapeau violet, d'où descen- 
dent deux rangées de glands, mais le gland de leur chapeau doit être noir. On 
a vu précédemment, à l'article chapeau^ ce que nous avons expliqué à ce sujet. 
Malgré un décret de 1874 il en est qui usent de bas, même de gants, violets (i). 
A Rome, ils ont droit à une cappa rouge spéciale, lors des grandes fonctions 
papales, et en dehors de la Ville Eternelle lorsqu'ils sont envoyés comme 
ablégats. 

Quelques auteurs refusent à ces camériers le titre de prélats, prétendant que 
seuls y ont droit ceux qui portent la mantelletta, A Rome, on appelle Ilmo. 
e Revmo. Monsignore les Prélats de S. S. et les camériers. 

Ces camériers sont divisés en trois classes. Entre les deux premières la diffé- 
rence est à peu près nulle. Ce sont : Camériers secrets surnuméraires de Sa 
Sainteté ; — Camériers d'honneur en habit violet ; — Camériers d'honneur 
extra Urhem, 

Il y a enfin les Chapelains secrets d'honneur, et idem extra Urbem. 

§ 5. Chanoines divers 

En vertu d'un bref de Léon XITI, du 18 mars 1886, les chanoines titulaires de 
l'insigne église de Carthage, qui ont fondé des canonicats dont la colla- 
tion leur en a été attribuée pour la première fois^ sont de droit prélats de la 



I. Rome etc., p. 303. 
A&ICOUAL DBS PftiLATS 



34 ARMORIAL DBS PRéLATS 

chapelle de Sa Sainteté (i). Certains auteurs ne veulent cependant voir en 
eux que des camériers, à vie il est vrai. Ils portent le titre et les insignes de 
prélats, et comme tels ont droit à des armoiries. Pour celles-ci nous avons 
blasonné celles parvenues à notre connaissance. 

Les titres de Chorévêque ^Aniioche^ de Chanoine-éveque de Lorette^ de 
Chanoine-mitré (TAquin^ accordés à des prêtres ffançais, ne confèrent pas en 
droit celui de prélat,* mais en fait on les considère généralement comme 
telSy d'autant plus que quelques-uns timbrent leurs armoiries du chapeau 
prélatice. 

« Les chanoines de Lorette sont les familiers et commensaux perpétuels du 
Souverain Pontife,... ils ont droit au titre de monseigneur ; ils peuvent porter 
au chœur et dans toute fonction analogue, le costume de camériers d'hon- 
neur,..* c'est-à-dire la soutane violette,... et comme les évéques toujours sur 
la poitrine une croix d'or... suspendue à un cordon de soie noire entremêlée 
de fils d'or » d'un dessin spécial. Ils ont droit au bougeoir et à ce qu'on appelle 
l'usage du canon à la messe, au cordon violet au chapeau, mais pas à la 
mantelleiia, sauf s'ils sont dignitaires du chapitre (3). 

A Lorette, il y a également des chapelains (la France est représentée par un 
de ces dignitaires, chargé de maintenir les privilèges concédés à notre pays), 
qui, comme familiers perpétuels des souverains pontifes, ont droit au costume 
violet, à une médaille (au lieu de la croix) pectorale, etc., et sont parfois consi- 
dérés, comme des prélats, mais à tort, nous assure Mgr Battandier. 



I. Le CUrgé Françau, Marne, Annuaire de 1900. 
1. Annuaire pontifical catholique, 1909, pp. $98 à 391. 



TROISIEME PARTIE 



NOTES DIVERSES 



I. BIBLIOGRAPHIE 

Voici la liste des ouvrages traitant de la biographie et surtout du blason des 
évêques de France, au xix* siècle, auxquels on pourra se reporter pour 
plus de détails. Elle concerne les ouvrages d'un ordre général, et ceux 
spéciaux à un diocèse (i). 

§1. 

Armoriai de VEpiscopat français, par Taupin d'Auge. — II a paru, en 1865 
et 1866, onze séries seulement de cet ouvrage, sous la direction de l'abbé 
Denis et de M. Bertrand. 

Armoriai de VEpiscopat Français^ par l'abbé Cochet. 

Armoriai des Cardinaux^ Archevêques et Evêques contemporains de Fra^nce^ par 
Henri Tausin. — Première édition in-i6 ; Saint-Quentin, Triquenaux-Devienne, 
libraire, 1874. — Deuxième édition in-12 ; Paris, Retaux-Bray éditeurs, 1887. 
Nous dirons plus loin de quel secours nous a été cet ouvrage. 

Ephémérides et Biographies épiscopales. — Notices par le chanoine d'Agri- 
gente, paraissant depuis plusieurs années dans les Annales Catholiques, mais 
d'une façon très irrégulière et intermittente. Ces notices renferment de nom- 
breuses erreurs, pour les dates spécialement. 

Nos Evêques^ par S. Grenier. — Paris, Sanard, 1900; in-16. 

La France Pontificale, par Fisquet. 

Séries Episcoporum^ par Gams. 

Les annuaires publiés chez Marne, intitulés : le Clergé Français ; ceux de 
Mgr Battandier publiés depuis 1899, parla Maison de la Bonne-Presse, sous le 
titre d'Annuaire pontifical catholique \ V Armoriai du Premier Empire, ^zt le 
vicomte Révérend, nous ont été de la plus grande utilité. Nous avons consulté 



X. Pendant qoe s'imprime noire ouvrage, une biographie générale de l'épiscopat français du 
Zix« siècle doit paraître par les soins de la Société Bibliographique. Nous aurions aimé â en con- 
sulter des épreuves, spécialement pour nos variantes de dates, offrant en échange de donner des 
iadicaiioQs extraites de nos fiches. Nous avons eu le regret de ne pouvoir aboutir. 



)6 ARMORIAL DES PRELATS 

également une importante œuvre manuscrite sur les évêques français, due 
aux investigations de feu M. de la Morandière. Par cet essai nous avons connu 
beaucoup de dates, de lieux de naissance; malheureusement l'écriture en était si 
difficile à lire, que nous craignons d'avoir commis de ce chef quelques erreurs. 
Ce manuscrit, acheté par M. H. T., nous fut communiqué par lui ; jl céda 
quelques fascicules à des secrétaires d'évéchés, puis à nous ce qui concernait 
les missions (nous n'y avons trouvé que trois ou quatre armoiries de vicaires 
apostoliques) ; Mgr A. 6. acquit ensuite ce qui lui restait. 



§ 2. 

Amiens. — Armoriai des Évêques cTAmienSj par A. Demarsy ; Angers, Cos- 
nier s. d. — Notice sur les Evêques (T Amiens^ par Ed. Soyez ; 1878. 

Angers. — A rmorial des Évêques et administrateurs d^ Angers, par Mgr Barbier 
de Montault; Angers, Cosnier, 1863. 

Angoulême. — Le même prélat a écrit dans l'Enlumineur du i*' mai 1894, 
un article assez vif contre les armoiries des évêques d' Angoulême du xix« siècle. 
Le chanoine Hionya répondu, quelques mois après, par une brochure inti- 
tulée : Les Évêques d* Angoulême et Mgr Barbier de Montault. 

AuTUN. — Armoiries des Évêques SAutun^ par H. de Fontenay, dans la Revue 
nobiliaire de Sandret, 1867, p. 385. 

Avignon. — Armoriai historique du Diocèse et de VEtat d'Avignon^ par Rey- 
nard-Lespinasse ; Paris, 1874. 

Bbauvais. — Notices biographiques sur les Évêques de Beauvaisj par le cha- 
noine Pihan ; Père, Beauvais, 1900. — Armoriai des Évêques de Beauvais, pzr 
A. Demarsy (comte de Marsy), en ? 

Bordeaux. — L'Eglise métropolitaine... de Bourdeaux^ par Hierosme Lopes, 
réimpression et complément (avec armoiries), par le chanoine Callen ; Bor- 
deaux, Féret, 1884. 

Clermont. — On nous a signalé une étude sigillographique sur les évêques 
d'Auvergne, par l'abbé Chaludet (AurilUac, Imprim. moderne, 1899). 

Dijon. — Evêché de Dijon et ses Évêques ^ par l'abbé Sautreau ; Cîteaux, 1855. 
— Armoriai des Évêques de Dijon^ par Baudot; Paris, 1869 (et Dijon, Lamar- 
che, 1889 ?). — Les Évêques de Dijon, par G. Dumay ; Dijon, Jobard, 1889. — 
Album des Évêques de Dijon (avec armoiries), par Garraud ; Paris, 1893. 

Evreux. — Histoire des Evêques d'Evreux (avec armoiries), par Chassant et 
Sauvage; Evreux, 1846. 

Langres. — Il a paru une étude sur les évêques de ce siège, par Daguîn, en ? 

Limoges. — Armoriai des Evêques de Limoges et de Tulle, par l'abbé Lecler ; 
Limoges, Chapoulaud, 1872. 

Le Mans. — Armoiries des Évêques du Mansy par Cauvin ; Le Mans, Mon- 
noyer, 1837, 

Marseille. — Armoriai et Sigillographie des Evêques de Marseille, par l'abbé 
Albanès ; Marseille, Olive, 1884. 



BIBLIOGRAPHIE 37 

MsAux. ^^ Notice héraldique et sigillographique sur les Évêques de Meaux^ par 
le comte de Longpérier ; Meaux, 1876. 

MoNTPELUER. — ArtHortal des Évêques de Montpellier^ dans la Revue nobiliaire 
de Sandret, 1866. 

Nantes. — Armoriai des Évêques de Nantes^ par de la Nicollière ; Paris, 
Dumoulin, 1868; et tome xi de la Revue Nobiliaire. 

Nevbrs. — Armoriai ecclésiastique du Nivernais, par de Soultrait; PariS| 
Dumoulin, 1874. 

Nîmes. — Catalogue analytique des Évêques de Nîmes j par GoifFon ; dans le 
Bulletin de TArt chrétien, de Nîmes, i (1877-1880). 

Paris. — Les Archevêques et les Évêques de Paris.., jusqu'à nos jours, parle 
vicomte d'Avenel ; Paris, 1878. 

Rouen. — Une étude par Theury, dont nous n'avons pas le titre. 

Saint- Flour. — Armoriai dei Évêques de Saint-Flour, par l'abbé Chaludet; 
en ? ; voir aussi ci-dessus Clermont, 

Saint-Jean-de-Mauriennb. — Armoriai des Évêques de Maurienne, par Charles 
Buet; dans la Revue nobiliaire de Sandret, 1867, p. lai. 

Sens. — Armoriai des Archevêques de Sens^ par JuUiot (vers 1862). 

SoissoNS. — Notes pour servir à un armoriai des Évêques de Soissons, par 
A Demarsy ; Paris, Dumoulin, 1866. (A dû être réédité et complété sous le 
nom de : comte de Marsy). 

Tours. — Armoriai des Archevêques de Tours, par Lambron de Lignin ; Tours, 
Ladevèze 1854. — VÉpiscopat tourangeau, par Pitrou, 1881. 

Troyes. — Armoriai des Évêques de Troyes, par Coffinet; Paris, 1869. (P^^u 
avec celui de Dijon, de Baudot,- dans les Mémoires de la Société de Numismatique). 

Tulle. — Voir Limoges ci-dessus. 

Viviers. -^ Armoriai,., des Évêques de Viviers, par Tabbé Roche ; Lyon 1894. 

On consultera, bien entendu, les armoriaux provinciaux,les revues et publi- 
cations héraldiques, les bulletins des sociétés savantes des départements, etc. 

II. COUVERTURE DE CET OUVRAGE 

Sur le frontispice de notre volume figurent un cardinal, un évêque, un abbé. 
Qu'on ne nous reproche pas d'avoir mis en mains du premier une crosse, 
parce que le cardinal n'a pas droit à la crosse. Cest que tous les cardinaux 
cités dans notre Armoriai, avaient droit à la crosse comme archevêques ou 
évêques, à deux exceptions près, LL. EEm. de Falioux et de Latier. 

Les écussons qui figurent sur ce dessin, dû à la plume habile de notre ami, 
M Marcel dî Fonrémisde la Mothe(qui a dessiné les armoiries prélatices, que 
nous n'avons pas fait reproduire directement) sont ceux des papes 
du xix« siècle qui ont préconisé ou nommé les prélats de diverses classes 
mentionnés dans notre étude. Les émaux de ces écus papaux ne sont pas 

incîiqués et pour cause Cest qu'il nous a été impossible de les obtenir 

d'une façon exacte. Pour Pie VIII le champ est d'azur, selon le comte Pasini, ^ 



^8 ARMORIAL DES PRELATS 

et de gueules d'après V Armoriai des Papes^ par Villestreux ; pour Léon XII, 
une aigle d'or couronnée selon le premier, une aigle d'argent sans couronne 
d'après le second; pour Pie VII, tantôt un coupé et des coquilles, tantôt un 
tranché et des têtes de mores ; pour Pie IX, il y a parfois un globe sous la 
patte du lion, etc 

Tout étrange que cela puisse paraître, ce que nous disons est absolument 
certain. Si on n'est pas d'accord pour les armoiries des papes du siècle dernier, 
si OU* trouve à leur sujet des variantes si sensibles, comment être surpris 
ensuite d'en relever dans celles des évoques ? 

Les armoiries des papes sont: i° celles zvtcpax^ Pie VII (Chiaramonti). 1800- 
1823 ; le premier parfi est de l'Ordre des Bénédictins ; — 2° l'aigle, celles de 
Léon XII (Délia Ganga), 1823-1829 ; — y le lion tenant un château, Pie VIII 
(Castiglioni), 1829-1830; — 4** le calice, Grégoire XVI (Capellari), 1831-1846 ; 
le premier parit est de l'Ordre des Camaldules-; — 5*^ les deux lions, Pie IX 
(Mastaï-Feretti), 1846-1878 ; — 6^ la comète (Lumendecœlo), Léon XIII (Pecci), 
1 878-1 903. 

III. EXPLICATIONS HÉRALDIQUES 

Nous croyons devoir donner quelques notes, mais extrêmement courtes, sur 
lesprincipes de l'art héraldique, spécialement pour permettre à ceux qui, n'en 
ayant aucune idée, désireraient, d'après les descriptions de notre Armoriai, 
connaître les couleurs (en blason: ////^/^;K:)etles;;i//jMA:d'undes écussons repro- 
duits, ou essayer de dessiner ceux qui ne sont que blasonnés.Nous y ajoutons 
les caractéristiques des armes impériales. 

Le blanc dans la figuration d'un écusson indique le métal argent^ ou bien un 

métal ou un émail inconnu (en blasonnant on dit en ce cas : de ) ; le poin^ 

/tV// indique Y or ^ les hachures horiiontalesy Va^ur (bleu) ; les perpendiculaires^ 
le gueules (rouge) ; les diagonales de gauche à droite, le sinople (vert) ; les 
diagonales de droite à gauche, le pourpre (rouge violacé foncé) ; les hachures 
ou traits verticaux et horizontaux croisés, formant treillis, le sable (noir). Le vair 
est une fourrure employée dans les armoiries, représentée par une figure ayant 
la forme d'une clochette d'argent sur fond d'azur. Il en est de même de l'her- 
mine, fourrure blanche (des héraldistes peignent argent) chargée de mouchetu- 
res noires, et que bien des prélats bretons prennent dans leurs armes^ en 
souvenir de leur petite patrie dont l'écu est : d'hermine plain. 

L'expression au naturel s'explique d'elle-même. On doit éviter, dans les 
blasons à composer, d'employer des figures de cette sorte ; cela est cepen- 
dant permis pour la représentation de la figure humaine, et quelquefois pour 
des animaux ou des plantes. Nous insistons de nouveau sur ce qu'il n'est pas 
très respectueux de représenter le divin Sauveur, sa sainte Mère ou des saints 
dans un écusson. On y tolère des anges. 

Il ne faut pas mettre émail sur émail, métal sur métal, à l'exception de 
quelque accessoire de l'attribut de L'emblème principal, sinon ce sont des 
armes à enquerre^ c'est-à-dire qu'il faut s'enquérir du motif qui a déterminé 



BXPUCATIOKS HéRAlDIQPBS ^9 

une exception à la règle. Ainsi, par exemple, pas de croix d'azur sur fond de 
gueules, pas de croix d'argent sur fond d*or, mais on pourra mettre : d'azur au 
cœur d'or enflammé de gueules^ les flammes n'étant ici qu^un accessoire. 

Le fond ou le champs c'est la surface de l'écu sur laquelle sont posés ou 
représentés les différents symboles qui constituent l'écusson. En blasonnant 
l'usage est de nommer d'abord le champ. L'écu héraldique étant censé un bou- 
clier porté sur la poitrine, la dextre (la droite) est la partie que voit à gauche 
celui qui la regarde (ici celui qui blasonne), et la sénestrê (gauche), celle qu'il 
voit à droite. 

La croix héraldique va d'un bout à l'autre de Técu. La croix hauU^ la croix 
latine^ la croix de calvaire ont les bras plus courts que la tige, et ne touchent 
pas les bords de l'écu. Toutes les autres croix ont les branches égales à moins 
d'indications contraires, je donne ce détail à cause de la fréquence et de la 
variété des croix dans les armoiries prélatices. 

Sous Napoléon I*', les archevêques et les évêques avaient dans leurs armoiries, 
en tant que comtes, barons et sénateurs de l'Empire : les comtes^archeviques^ 
un franc-quartier à dextre : d'azur à la croix pattée tor ; les barons-iveques^ 
un franc-quartier à sénestrê : de gueules à la croix alaisieSor ; les comtes* 
sénateurs f un franc-quartier à sénestrê : éta^ur au miroir Sor en pal auprès 
duquel se tortille et se mire un serpent d^ argent. Ces francs-quartiers sont appelés 
francs^cantons s'ils sont de dimension réduite. 

Nous ne pouvons expliquer, même sommairement, car cela nous entraîne- 
rait trop loin, les pièces et meubles héraldiques même usuels tels que che- 
vrons, fasces, sautoirs, chefs, bandes, etc.; ni, comme nous l'avons dit, les 
emblèmes, figures ou attributs tirés de l'Ancien et du Nouveau Testament ou 
de sujets religieux, comme le Sacré Cœur de Jésus, le livre des Evangiles, la 
colombe de l'Arche, etc. Toutefois, disons que le Chrismon appelé aussi 
Chrisme ou Ckrisma, ou encore monogramme constantinien^ c'est l'X et le 
F grecs enlacés, premières lettres de Christ ; nous ajouterons complet quand 
Yalpha et Yoméga accompagnent. Le monogramme de Jésus-Sauveur^ ou 
simplement de Jésus pour plusieurs, moins fréquent que le précédent, c'est 
le I H S avec croix sur l'H, le monogramme de la Vierge ce sont les ini- 
tiales M A entrelacées. L'agneau pascal^ tout le monde le connaît : il est 
d'argent, sa tête est souvent entourée d'un nimbe crucifère. « Il tient la croix 
hastée ou l'étendard triomphal orné de la croix de résurrection » (i) 
laquelle croix est généralement de gueules; l'étendard est blanc ou argent, et 
la hampe, généralement d'or. Vagnus occisus, ou agneau immolé, est une 
figure tirée de l'Apocalypse ; nous ne croyons pas pouvoir mieux faire que de 
citer à son sujet et à celui de Vagneau triomphant ou triomphateur^ car on les ren- 
contre dans les armoiries ecclésiastiques, ce passage du P. Cahier dans 
sa Caractéristique des saints : « Jamais on ne retrouverait dans les repré- 
sentations ecclésiastiques du moyen âge, cette espèce de mouton égorgé qu'on 



I. Eléments d^ Iconographie chrétienne^ par Cloquet, p. 55. 



40 ARMORUL DES PRELATS 

nous reproduit si souvent depuis plus d'un siècle. On a voulu peut-être rappe- 
ler ainsi la vision de saint Jean dans TApocalypse, mais il dit : «Je vis T Agneau 
« debout et comme immolé... et il reçut le livre de la main de celui qui est 
« isur le trône. » Qui ne voit que ce n'est pas là un agneau égorgé, couché sur 
un livre? Les anciens artistes entendaient beaucoup mieux l'Apocalypse lors- 
qu'ils nous montraient Tagneau divin debout et triomphant, mais la poitrine 
percée d'où son sang coule dans un calice. (Voir les armoiries de Mgr Caverot). 
C'était fort bien rendre l'entrée de Jésus-Christ dans sa gloire, après sa passion, 
et la perpétuité de son sacrifice sur l'autel. » 

Le pélican sur son nid ou aire est dit avec sa pitié ^ quand il fait goutter de 
son côté un peu de sang pour nourrir ses petits : c'est le symbole du dévoue- 
ment et de l'abnégation. Bien des prélats l'ont pris, spécialement ceux d'Afri- 
que, et il n'y faut pas voir sujet à critique comme Va fait Mgr Barbier, ainsi que 
nous le dirons à l'article Angouîême, Les Conformités de saint François seront 
expliquées à l'article des Capucins. 

IV. Statistique. — Note sur T Armoriai 

Nous aurions voulu établir une sorte de statistique des prélats dont il est 
question dans l'Armoriai qui suit ; mais il eut été difficile de le faire d'une 
façon un peu précise. Contentons-nous de quelques observations. 

Nous avons donné une courte notice avec blasons pour un millier d'ecclésias- 
tiques. Sur ce nombre, la moitié concerne nos évéques résidentiels de France^ 
répartis en i8 provinces ou métropoles, y compris Carthage, comprenant 
91 sièges. 

En Europe, nous avons eu des archevêques et des évoques surplus de quinze 
sièges cathédraux, soit sous le Premier Empire, comme à Gand, Acqui, Colo- 
gne, Liège, Casale ; soit plus tard, comme à Bologne, Frascati. Actuellement 
les évêques résidentiels de Monaco et de Nicopolis sont des Français. 

En 1904 une trentaine de sièges résidentiels hors de l'Europe (Canada, 
Indes, Japon, Haïti, Etats-Unis, etc.) sont dignement occupés par de nos pieux 
compatriotes. Sur 130, ou environ, vicariats apostoliques hors d'Europe, 70 à 
peu près et 2 préfectures apostoliques ont à leur tête des évêques titulaires 
français; plus de la moitié ! N'est-ce pas là un spectacle consolant, surtout à 
l'époque troublée que nous traversons? Au xix® siècle il y eut, toujours 
hors d'Europe et d'Algérie, 250 évêques dont 1 10 pour les Missions-Etrangères 
seules, et 40 aux Etats-Unis. 

En résumé, dans notre Armoriai il y a : 500 évêques résidentiels de France ; 
50 auxiliaires pour la France et résidentiels en Europe ; 250 évêques aux 
missions. La seconde partie traite de 100 Abbés et de 100 prélats dits romains. 
Nos chiffres sont donnés en gros et arrondis. 

La notice sur chaque prélat, et qui est inscrite, pourla France, à son premier 
siège s'il en a occupé plusieurs, renferme : 1° les nom et prénoms ; 2° les lieux et 
dates de naissance etde décès, desacre pour les évêques, de bénédiction pour les 
Abbés, de nomination pour les prélats romains; 3° à défaut de la date du sacre, 



HOTES 41 

celle de la préconisatîon, de l'élection ou de la nomination ; 4° le nom du 
siège, de l'abbaye, ou l'indication de la dignité prélatice ; ^° les hautes dignités 
civiles et autres, comme aumàni.er de princes, sénateur, pair ; 6" le blason, 
c'est-à-dire la description héraldique de l'écusson proprement dit, avec les va- 
riantes et avec explicaiion, quand nous l'avons su, du choix des emblèmes; 7° la 
mention du sceau avec sa légende, si nous en avons eu connaissance ; 8° de 
courts détails sur les ornements extérieurs de l'écusson, si cela nous a paru 
utile; 9" la devise ; 10° sous la rubrique 5i()^ij/iAjc, l'indication de l'ouvrage 
traitant de la vie du prélat ; mais nous avons négligé les notices courtes, telles 
que panégyriques, articles nécrologiques ou biographiques parus dans 
des périodiques ou sous forme de brochure; 11° les armoiries soil par repro- 
duction directe, soit par le dessin du blason; toute repro.luction d'armoiries 
avec ornements extérieurs vient d'une pièce authentique. Quelques écussons 
ne sont pas joints aux notices, soit à cause de leur grande simplicité, soit à 
cause de leur ressemblance avec un autre, soit pour quelques raisons parti- 
, culières. 

Pour les motifs exposés plus haut, nous avons donné en outre les blasons 
des abbayes, des ordres et des congrégations, que nous avons pu connaître, 
nous excusant de lacunes possibles. 

Toute rectification ou addition sera accueillie par nous avec gratitude ; prière 
de l'adresser : château de la Valouze, par La Roche-Chalais, Dordogne. Dans 
notre Armoriai on relèvera des lacunes, des oublis, des erreurs même. Nous les 
signaler prouvera qu'on veut bien nous les pardonner et avoir égard aux efforts 
que nous avons faits pour présenter une œuvre, nullement parlaite, mais aussi 
consciencieuse que posssible. 

Ajoutons, comme certain bon Bénédictin : Scriptor pro opère unum solum 
par vu m Ave, 



Fituralton tmblîmaliq»i ia ttriui lUiloi 



ARMORIAL 



PREMIÈRE PARTIE 

CARDINAUX, ARCHEVÊQ.UES 
ÉVÊQUES 

l. Archevêques et Evêques résidentiels de la France 
et de ses Colonies *'* 



AGEN 

(iSoi. — Lot-et-GaroDDc) 

JACOUPY(Jban), né k Sainl-Martin-de-Ribérac, 
en Périgord, le 38 avril 1761, sacré à Paris le 
18 juillet 180a, démissionnaire en 184a, décédé à 
Bordeaux en 1848. 

Akhes. — D'argent aux initiales J J entrelacées de 
sable. 



[4 ARMORIAL DBS PKÉLATS 

LEVEZOU DE LU2ENÇ0N DE VEZINS (Jean-AimO, aé à Milhau (Aveyron) 
le 25 août 1793 ; veuf de M"' de Faramond de La Fajole, qu'il 
avait épousée en août 1813, il entra dans les ordres et fut 
sacré à Bordeaux le 8 août 1841. Il décéda à Agen le 
II avril [867. L'abbé Gérin, nommé pour lui succéder, 
ne fut pas agréé par le Pape^ d'où une vacance de quatre ans. 
Armes. — Ecartelé : .aux i et 4 d'azur au lion couronné d'or, 
armé et lampassé de gueules ; aux s et 3 de gueules à 3 clefs 
d'argent, aliàs d'or, en pal. 

Devise. — Graiia Dei sum id quod sum. 



CHAULET D'OUTRE MONT (H ector-Albbst), né à Tours le 37 février '1825, 
il y fut sacré le 19 mars 1871. Préconisé le 21 décem- 
bre 1874 évéque du Mans, Il y décéda le 14 septembre 1884. 

Armes. — Parti ; au 1 d'or au chevron de gueules accom- 
pagné de trois flammes de même; au 
3 d'azur au chevron d'or accompagné 
en chef d'une étoile d'argent rayonnante 
et en pointe d'une montagne à six cou- 
peaux de même. — Comme Évéque du 
Mans, les armes sont en écartelé, l'étoile 
est remplacée par un soleil, le coupeau de la base est de 
gueules et les autres d'or. 

BioG. — Monseigneur (TOulremont, par l'abbé de Bellune. Tours 1890. 



FONTENEAU (Jean-Emile), né à Bordeaux le 14 août 1815, sacré dans cette 
ville le 25 janvier 1875, décédé le 33 mars 1899 à Albi, où il avait été 
promu archevêque le 13 novembre 1834. il était chevalier de _^ 

la Légion d'honneur. 

Armes. — Ecartelé : au i de gueules à deux clefs en sau- 
toir, une d'or, l'autre d'argent (clefs de saint Pierre en sou- 
venir de sa paroisse natale à Bordeaux) ; au 3 d'or au Sacré 
Cœur de gueules entouré d'une couronne d épines de siiiuple, 
surmonté d'une croix de sable (rappelant la restauration de la 
congrégjtion dite ; Réunion au Sacré Creur) ; au y d'or au 
cerf élancé et contourné de sable ; au 4 de sinople à l'ancre d'argent (rappe- 
lant que son père était capitaine de navire); à la croix d'argent brochant sur 
l'écartelé. 

Devise : Sicut cervus ad fontes açtiarum {Ps. xii, a).- 




^TÉQyES DE FRANCE — AGEN, AIRH ^J 

COEURET-VARIN (Charles-Evariste-Joseph). Né à 
Bordeaux le aa août 1838, il Tut sacré le 26 mai 188^, 
et décéda à Agen le 33 février 190^. 

Akhes. — D'argent au chevron d'azur, accosté de 
3 Us au naturel posés dans le sens du chevron et 
accompagné en pointe d'un cœur de gueules ; au 
chef de gueules chargé d'un lion passant d'argent. 
(Ces armes rappellent celles de Pierre Coeuret, joail- 
1er de la princesse Palatine, belle-sœur de Louis XIV). 
■ Devisb, — Cor uHum ei anima utia. 

AIRE (et Dax) 

(181;. — Landes) 

LE PAPPE DE TREVERN ()eak-Frakçois- 
Marie), né à Morlaix (Bretagne) le 22 octo- 
bre 1754, sacré le 13 juillet iSsj, transféré 
au siège de Strasbourg le 27 mai 1827, décédé 
à Moîsheim le 37 août 1843. 

Abmes. — D'argent au p^ippe (petit oiseau) 
de sable posé sur une terrasse, aliàs bran- 
che, de sinople et traversé d'une lance, 
aliàs flèche, de pourpre posée en barre la 
pointe en haut. 

SAVY (DrtM inique-Marie), né à Toulouse le 8 mai 1771, 
sacré le 39 juillet 1837, démissionnaire le 1^ septembre 1839, 
décédé le 14 décembre 1843. 

Armes. — D'azur à la croix haute, recroisetée, fichée sur un 
joug, la base entourée de flammes, accostée en chef à dextre 
et à sénestre de 4 larmes, le tout d'argent. 

Devisb. — Amore levius. 

LANNELUC (FRAKçois-AnEiAïDB-.AooiPHE). Né à Toulouse le 13 août 1793, il 
fut préconisé évêque titulaire d'Agathopolis en 1839 et coad- 
juteur de Mgr Savy, mais il fut sacré évêque d'Aire le 15 sep- 
tembre 1839, celui-ci ayant démissionné ce jour-là, 11 est 
mort à Paris en 1856. 

.\rmes. — Ecartelé : au i d'azur au pélican avec sa pitié d'ar- 
gent {symboie de la charité) ; au 9 de gueules à la tour d'argent 
(force); au y de gueules au serpent d'or en pal (prudence); au 
4 d'azui à U colombe d'argent essorée et en bande {douceur). 



46 AKHOUAl DBS PRUlATS 

HIRABOUR£ (Michel-Aknaud-Prospbr), né à Bajroane le 7 octobre 180;, 
sacré le S mars 18^7, décédé le 6 juin de 
l'année suivante à Gamarde (Landes). 

Sceau. — Il a'avait pas d'armoiries, mais 
le sceau que voici. A dextre saint Jean- 
Baptiste, ancien patron de la cathédrale 
d'Aire, et saint Vincent-de-Saintes, martyr, 
premier évêque de Dax; à sénestre, sainte 
Quiterie, vierge, martyrisée à Aire, et saint 
Vincent-de-PauI, autre saint landais ; cha- 
. que personnage porte l'attribut qui lui est 
propre ; au premier plan l'évéque age- 
nouillé au pied de la sainte Vierge sous un 
baldaquin. ' 

ÉPlVENT(Louis-MARiE-OLiviEH),né à VilIe-Auvray-en-Pordic 
(Côtes-du-Nord), le 30 juin 180^, préconisé le a6 septembre et 
sacré à Saint-Brieuc le 30 novembre 18^9, décédé à Aire le 
33, juillet 1876; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes . — D'azur à la molette d*or en abîme, accompagnée de 
^ croissants du même 3 et i. 

Devise. — Fide et carilate. 

DELANNOY. — Voir Saint-Dents de la Réunion. 



AIX (Arles et Embrun) 

(iSoi. -~ Bonche&dn-Rhôae en partie) 

CHAMPION DE CICÉ (Jérômë-Marib). Né à Rennes !e 3 septembre 17^5, 
il fut d'abord évêque de Rodez en 1770, puis archevêque de 
Bordeaux en 1781 ; ilfut nomméarchevêqued'Aîxen 1803, et 
y rendit son âme à Dieu le ai ou le 33 août tSio. Garde des 
Sceaux en 1789, il fut fait comte le 16 septembre 1808 et offi- 
:ier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Ecartelé : au i d'azur à la croix pattée d'or, qui est 
des comles-archevêques-, aux 3 et 3 d'azur à ^ écnssons d'ar- 
gent chargés de 3 bandes de gueules; au 4 de gueules à la 
fasce d'hermine. — A Aix il a porté, probablement en 1803, dans un écusson, 
un Sauveur, qui est l'emblème de la cathédrale du Sauveur, avec la devise 
suivante. 
Devise. — Soli Deo. 

DE BAUSSET-ROQUEFORT, — Voir Vannes. 



dvÊQ.UES DB FRANCB — AIX, AJACCIO 47 

DE RICHÉRY.— Voir Fréjus. 
RAILLON. -Wou Dijon. 
BERNET. — Voir La Rochelle. 
DARCIMOLES. — Voir Le Puy. 
CHALANDON. — Voir Belley. 
FORCADE. — Voir Basse-Terre. 

GOUTHE-SOULARD (François-Xavier), oé ï Saint- 
Jean-la-V être (Loire) le i*' septembre iSao, préconisé le 
10 juin et sacré le a; juillet i88â, décédé à Aix le 9 sep- 
tembre 1900 ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Arhes. — De gueules au Boa Pasteur d'argent, nimbé 
d'or, marchant sur des épines du second émail, tenant la 
houlette de la main gauche. 

Detisb. — Omnia omnibus factus (i Cor., ix, as). 

AJACCIO 

(180Ï. — Cor») 

SEBASTIAN! DELLA PORTA (Louis), né à Porta-d'Am- 
pugnani (Corse) le 15, Wiàraj mars 1743, aliàs 1745, il (ut 
sacré à Paris le 34, aliàs 16 ?, juin 180a, créé baron le 14 
juin i3io; il décéda 1 Ajaccio le 6 décembre 1831. 

Armes. — Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur au griffon d'or armé et 
lampassé de gueules qui est Sebiastani (notre dessin ne donne 
pas le gueules par erreur) \ au a des barons-évëques ; au 3 d'or 
plein (ou mieux plain) (t). 

CASANELLI D'ISTRIA (Xavier-Raphael), oé à Vico le 
34 octobre 1794, préonisé le 38 Juin et sacré à Auch le 
8 décembre 1833, décédé à Vico le la octobre 18É9. 

Arhbs. — Coupé : au I parti au i d'or, aliàs de sable, à ) 
dragons volants d'argent l'un sur l'autre, au 9 de sinople à a 
fasces de gueules (i) ; au 11 d'azur au château crénelé sur- 
monté d'une tourelle adextrée et sénestrée de 9 ceps de 
vigne issant des extrémités du château, le tout d'argent. 

t plus ntionnalle : «lie évite 




48 ARMORIAI. DES PRELATS 

— L'écu est posé sur a clefs en sautoir et est somm^ d'un monde qui soutient 
la couronne. 
Devise. — Auxilium de Sanclo. 

DE CUTTOLI (Pierre-Paul), né à CuttoU (Corse) le > mai i8î6, sacré à 
Rome le ]8 avril 1870, décédé à Ajaccio le 18 décembre suivant ; chevalier de 
la Légion d'honneur. v 

Armes. — D'azur à la croix d'argent (comme Mgr Darboy). 

Devise. — Fide et dilectione. 

DE GAFFORY (François-Xavier-André), né à 
Corte le 17 juin 1810, sacré à Parts le 6 octo- 
bre 1872, décédé à Ajaccio le 14 juillet 1877. 

Armes. — D'azur au phénix sur son tiiimor- 
lalilé (a)j au soleil au point d'honneur du chef, 
le tout d'argent. (M. Tausin dit h phénix de 
pourpre, le bûcher et le soleil d'or, mais il re- 
produit comme ci-contre, ce qui est conjorme au 
scel à impression du prélat). — Supports : 
3 lions debout. 

Devises. — Post fata resvrgo. — In spe 
gloriœ filiorom Dei. 

DE LA FOATA (Paul-Mathieu), né à Azilone (Corse) le 6 mai, aliài 
4 août, 1817, sacré à Paris le 11 novembre 1877, décédé le 
s janvier 1S99; assistant au trône pontifical, comte ro- 
main (3). 

Armes. — Ecartelé : au i d'azur au lion d'or appuyé sur 
une tour d'argent (tour de la Foata, à cette branche des sei- 
gneurs de Bo{i) ; au a de gueules au châleau d'argent sur- 
monté d'une balance de même (château des Bo^t, tige des 
La Foata); au 3 de gueules à la colonne d'argent au chapi- 
teau d'or surmontée de la couronne comtale d'or (indique la famille Ses Co- 
lonna-Cinarea , comtes de Corse au XIV* siècle, dont seraient issus les Bo^i); au 
4 de sînople à la croix latine d'or, aliàs de sable, soutenue à dextre par un lion 
d'or, à sénestre par un agneau d'argent. 

Devise. — Infirma mundi elegit Deus (i Cor, I, 27). 



doit toujours être de gueules; 



). Non» ne inciiUoQneioiu que laiement cet titrei r 



tvÈQJlES DB FRAHCe — AJACCIO, ALBI, ALGER 

OLIVIERI (Louis), né à Zerubia (Corse) le a 
septembre 18^4, préconisé le 14 décembre 1S99, 
sacré à Paris le 18 février 1900, décédé à Bastia 
le 17 mai 1903 ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Tranché : d'azur à la colombe de l'ar- 
che (symbole do paix) d'argent volant en pal, 
tenant un rameau d'olivier de sinople en son bec ; 
et de gueules à la balance d'or. 

Devise. — Jvsfitia et pax. 



ALBI 

(1853. — T«rD) 
BRAULT. — Voir Bayiux. 
DE GUALY. — Voir SaM-Fhiir. 
DE JERPHANION. — Voir Sainl-DU. 
LYONNET. — Voir Sainl-Flmr. 
RAMADIÉ. — Voir Perpignan. 
FONTENEAU. — Voir Agm. 
MIGNOT. — Voir Pr/Jus. 




ALGER 

{EvJchi iS)S; archevêché tS66. — Frovioce J'Alger) 

DUPUCH (Louis-Antoise-Adolphe). — C'est à Bordeaux 
qu'il naquit le 3o mai 1800, qu'il fut sacré, le 38 octo- 
bre 1838, (la préconisaiion est du ly septembre), et qu'il 
mourut, le 15 juillet 1856. Il démissionna en 1846; il était 
chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur au pélican d'argent avec sa pitié de même. 

Devise. — lia el nos faciamus. 

BioG. — Vie de Mgr Dupuck, par l'abbé Pionneau. Bof- 



PAVY(Louis-Antoine-Auoustin), comte romain, commandeur de la Légion 
d'honneur et des S.S. Maurice et Lazare, grand officier de François I". Né à 



;0 ABMORIAL DES PKÉLATS 

_ Roacne le tS mars 180^, il fut sacré k Lyoa le 

34 mai 1846 et décéda à Alger le 16 novembre t866. 

Armes. — D'argent i la croix de sable portant 
une bannière de gueules, chargée du chrismon (?), 
dont le pied est posé sur une terrasse d'argent 
mouvant de la pointe de l'écu, soutenant k dex- 
tre une mer d'azur, et, à sénestre, un château à 
} trois tours d'argent surmontées de croissants, 
appuyé lui-même contre un promontoire de sino- 
ple mouvant du flanc sénestre de l'écu. 

Devise. — Resurgens non morilur(R.om., vi, 9). 

BioQ. — Mgr Pavy, sa vie et ses oeuvres, par 
L. C. Pavy. Paris, Lecoffre, 1870, a- vol. 

ALLEMAND-LAVIGERIE. — Voir Nancy. 

DUSSERRE, — Voir Consiantine. 

OURY. — Voir Basse-Terre. 

AMIENS 

(1801. — Somme) 

DE VILLARET (Jban-Chrysostohe-Andr£'Iqnacb). Né à Rodez le 27 jan- 
vier 1739, sacré â Paris le 33 mai 180a, décédé dans cette ville le 9 mai 18^4. 
Nommé en 1805 à l'évêché d'Alexandrie de la Pouille, il devînt évêque de 
CazaI, quand on y transféra le siège d'Alexandrie, mais s'en démit lorsque te 
Piémont fut rendu au roi de Sardaigne . 11 fut premier aumônier du roi d'Espa- 
gne, Joseph, chancelier de l'Université, officier de la Légion d'honneur, et 
baron de l'Empire. 

Armes. — A Amiens il ne portait que ses initiales enlacées. — L'Armoriai du 
I" Empire lui donne : d'azur au chevron d'or surmonté d'un comble cousu de 
gueules chargé de a étoiles d'argent, aliàs £or, au franc-quartier des barons- 
évêques. D'autre part M. de Marsy lui attribue, d'après le docteur Gozes : 
d'or à y monls de gueules chargés chacun d'un corbeau de sable, qui sont les 
armes des Vlllaret-Joyeuse. 

DE MANDOLX. — Voir La RocheîU. 

DE BOMBELLES(Marc-Marib), né il Bitche le 8 octobre 
1744, sacré à Paris, dans la chapelle des Sœurs de la Cha- 
rilé, le 3 octobre 1819, décédé à Paris, it l'Elysée, le 5 mars 
182a. Il fut ambassadeur, colonel, chevalier du Mont-Car- 
mel et de Saint-Louis ; il avait épousé M"' de Mackau, 
dont il devint veuf le 30 septembre 1800. 1 

Armes. — Ecartelé : aux i et 4 d'or plain, aux a et 3 de 



MvÈQJJBS DE FRANCE — AMIENS • jl 

gueules à la molette d'argent; sur le tout au chef d'argent à la croix écartelée 
de sÏDople et de pourpre, qui est de l'Ordre du Mout-Carmel et de Saint- 
Lazare. 
Devise. — Atavis et armis. 

DE GALLIEN DE CHABONS (Jean-Pierre), né à Greno- 
ble le II mai 1756, préconisé évêque du Puy le i*' octobre 
1817 mais sacré évêque d'Amiens, à Paris, le 17 novembre 
1833, démissionnaire en novembre 18^7, décédé à Fontai- 
nebleau le 34 octobre 18^8. Il fut comte et pair de France. 

Armes. — D'azur au lion d'argent, à la fasce de sinople 
chargée de trois besans d'argent brochant sur le tout. 

MIOLAND (Jeam-Marih), né à Lyon le 36 octobre 1788, décédé à Toulouse 
le 16 juillet 1859. 11 fut sacré évêque d'Amiens, à Lyon, le 
33 avril 1838, puis préconisé, le 3 avril 18^8, archevêque 
titulaire de Sardes et coadjuteur de Mgr d'Astros, auquel il 
succéda sur le siège métropolitain de Toulouse, le ai sep- 
tembre i8;i. 

Armes. — De gueules à la croix de calvaire d'argent, aU 
chef cousu d'azur chargé d'une foi d'argent. — A Toulouse 
la foi fut remplacée par 3 étoiles d'argent, aliàs d'or. 

Detisb. — Xn critce salus (Mis, de cruce, introït), 

DE SALINIS (Loms-ANToiNE), né à Morlaas (Basses-Pyrénées) le u août 1798, 
sacré i Bordeaux le ao ou le 39 juillet 1849, promu arche- 
vêque d'Auch le 16 juin i8;6, décédé dans cette ville le 
30 janvier 1861; officier de la Légion d'Honneur, comte 




Arkes. — D'argent à l'arbre de sinople sur une terrasse 
du même, accosté à sénestre d'un ours debout de sable, jetant 
du sel d'or de sa patte dextre. 

Devise, — Sic sale vhesco. 

Bioo. — Vie de Mgr de Salinis, par l'abbé de Ladoue. Paris, Toira 1877. 

BOUDINET (Claude-Jacq.ues-Anto!Ne-Marie). Il naquit à Saint-Rogatien 

(Charente-Inférieure) le 30 août 1806, fut préconisé le 11 mars i8;6 évêque 

titulaire de Cybistra, puisévêqiied'Amiensle 16 juin suivant 

Oet sacré à Reims seulement le ao juillet, en même temps qufl 
NN. SS. Bara et Delamarre ; son décès eut lieu à Amiens le 
1*' avril 1873. II devait au début être administrateur aposto- 
lique du diocèse de Pamiers, mais il ne s'y rendit pas. Il fut 
officier de la Légion d'honneur, assistant au trône pontifical. 
Armes. — D'acur à la croix d'or. — Comme évêque nommé 
de Cybistra il avait choisi pour armoiries : de gueules à la 



<i» ARMORIAL DbS PRÉLATS 

croix haute d'or entourée en cœur d'une couronne d'épines de sable, ati chef 
cousu d'azur chargé d'une colombe essorante d'argent, ayant au bec le rameau 
d'olivier de paix de sinople. 

Devises. — Comme évêi^ue de Cybistra : Pudjtcard et coadunare. — A 
Amiens : Spes unica. 

BATAILLE (Louis-Désihè-Ciîsar-Joseph), né à Houplines (Nord) le 33 août 
iSao, sacré à Douai le ai septembre 187), décédé à Amiens le 
9 juin 1879. 

Armes. — D'azur à l'Enfant-Jésus au naturel vêtu de pourpre, 
nimbé d'or, chargé d'un cœur enflammé du même, qu'il 
montre de la main sénestre, bénissant de la dextre, assis 
sur un nuage d'argent, reposant sur un calice d'or soutenu 
d'un nuage d'argent. (Allusion au Miracle de Douai de 1354). 

Devise. — Charilas ttiea cuin omnibus vobis (i Cor., xvi, 34). 

GUILBERT. —youGap. 
JACQ.UENET. - Voir Gap. 

RENOU (René-Feakçois). Né à Bourgueil (Indre-et-Loire), le 9 décem. 
bre 1844, il a été sacré à Toursleôavril 1893 et promu arche- 
vêque de celte métropole le 35 juin 1896 ; chevalier de la 
Légion d'honneur. 

Armes, — D'or au manteau de saint Martin de gueules, 
tenu par a mains de carnation, i à sénestre et 1 à dextre, 
une y à dextre coupant le manteau avec une épée d'argent, 
surmonté d'une cuirasse romaine du même. 

Devise. — Iiidnius loricam chariiatis. 

DIZIEN (jEAN-MABiE-LtoN), né à Cure, paroisse de Domecy (Yonne), le 5 avril 
1846, sacré à Sens le 8 septembre J896 ; chevalier de la 
Légion d'honneur. 

Armes. — Ecartelé ; aux 1 et 4 d'or au lion de gueules; 
aux a et 3 d'azur à 3 moutons d'argent. 
Devise. -— De forti dulcedo (Jud., xiv, 14), 
Sceau. — Ovale ; à dextre saint Léon, pape; à sénestre, 
l'évêque à genoux, mains jointes ; au bas, l'écu du prélat ; 
légende : SigiUum -J- Leonis -J- epi -f- Ambianensis . 



ANGERS 

(i8o9, — Main«^t-Loire) 

- MONTAULT DES ILES (ou ISLES) (Charus), né à Loijdun (Poitou), k 



dVËQIJES DS FRANCE — ANGERS 53 

30 avril 16;^, sacréàPoitiersle^ OU 33 octobre 1791 évêque consti- 
tutionnel de la Vienne, institué canonîquement, le 14 avril i8o3, 
évéque d'Angers où il mourut le 29 juillet 1859. Il fut baron de 
l'Empire le ^ octobre 180S et chevalier de la Légion d'honneur, 

Arkes. — D'azur à 3 mortiers d'argent en pal. Sous l'Empire, 
le franc-quartier des barons-évêques en plus. 

BiOG, — Vie de Mgr Moniault des /j/m, par Dumont. Angers 

184,. 

PAYSANT (Louis-Robert), né dans le diocèse de Bayeux en 1787, sacré le 
35 février 1840, décédé à Bocé le 6 septembre 1841. 

Armes. — D'azur à une croix et une alicre d'argent en sauloîr. (Voir les 
suivantes). 

Devise. — Spe milimur. 

ANGEBAULT (Gui liaome-Laurent- Louis), né à Rennes le 17 juin 1790, 
sacré le 10 août 1843 a Angers, où il décéda, chevalier de la Légion 
d'honneur, en 1S69. 

Abkes. — D'azur à une croix et une ancre d'argent en :3utoir, 
qui est de la communauté de Saint-Gildas. 
Devise. — In U coir/îdo. 
Bioo. — Vie de Mgr Angebaull, par l'abbé Gillet. Angers, 1899. 

FREPPEL (Charles-Emile). Né à Obernai 
(diocèse de Strasbourg) le i" juin 1837, il fut 
préconisé le 31 mars 1870 et sacré à Rome le 
18 avril suivant; il était député et chevalier de 
la Légion d'honneur quand il fut rappelé à 
Dieu ï Angers le aa décembre 1891. 

Armes. — D'azur à l'abeille d'or. 

Devise. — Sponie favos œgre spicuJa. 

Bioo. — Mgr Freppel, par l'abbé Charpen- 
tier. Angers 1904. — Mgr Freppel, par Mgr Le- 
sur. Libr. Saînt-Cyprien, Toulouse. 

MATHIEU (Frakçois-D^siré), né à Einville (Meurthe-et-Moselle) le 38 
mai 1839, sacré à Angers le ao mars 189), il fut promu 
archevêque de Toulouse le 3j juin 1896, et nommé cardinal 
de curie (résidant à Rome)le 11 juin 1899, ayant démissionné. 

Armes. — D'azur à la croix de Lorraine d'or, au chef cousu 
de gueules chargé d'une aigle à double tête au vol éployé 
d'or. {Le dessin donne sable par erreur; le sceî à impression à 
Angers donne argent). 

Devise. — Nemini obesse, prodesse omnibus. 





54 AK>CORUL DBS PK^IATS 

BARON (Louis-JuiEs), né à Vaugrineuse (Seioe-et-Oise) 
le 5 août 1838, préconisé le 35 juin 1896, décédé à Paris 
le 38 mat 1898. 

Armes. — Ecartelé : d'argeot â la croix de Jérusalem de 
gueules et de gueules à la clef baute d'argent, au chef cousu 
d'azur chargé de 3 ileardelys d'or (armoiries d'Angers], 

Devise. — La prière tout obtient. 

RUMEAU (Joseph), né à Tournon-d'Agenais (Lot-et- 
Garonne) le II janvier 1849, préconisé le 38 novembre 
1898, sacré le 3 février 1899. 

Armes. — D'azur au chevron d'or accompagné en chef 
d'une clef d'argent à dextre, d'une tour à 3 donjons pa- 
voises du même à sénestre, et d'une gerbe d'or en pointe. 

Devise. — Pater $t cvstos, 

ANGOULÉME 

{iScw. — Charente) 

LACOMBE (D0HINIQ.0E), né à Montréjeau (Languedoc) le 36 juillet 1749, 
député de la Gironde à l'Assemblée Législative de 1791, sacré à Paris le 4 
février 1798 évoque métropolitain constitutionnel du Sud-Ouest, préconisé 
évêque d'Angoulême le 30 avril i8oa, où il décéda le 7 ou 3} avril i8ai. 

Armes. — Simplement ses initiales D L entrelacées et sous un chapeau. 

GUIGOU (Jean-Joseph-Pierre), né à Auriol (Provence) le 
i*' décembre 1767, sacré à Aixle 39 juin 1834, décédé il 
Angoulime le 3i mai 1843. 

Armes. — De gueules au sautoir alaise, ou .croix de Saînt- 
Andrë (ce que ne donne pas leJessin) d'or, cantonné de 4 
roses d'argent, n/itlf au naturel, tigées du même. 

Bioo. — Vie de J. J. P. Guigou, évîque d'Angoulême, par 
l'abbé MichoD. Angoulëme, 1844. 

RÉGNIER (Ren^François), né à Saint-Q.uintin 
(Maine-et-Loire) le 17 juillet 1794, sacré à Paris le 
33 ou 34 septembre 1843, nommé archevêque de 
Cambrai le 16 mai 1850 et préconisé le 30 sep- 
tembre suivant, décédé k Cambrai le 4 janvier 
1881. 11 fut élevé au cardinalat le 3a décembre 
1873 ; il était commandeur de la Légion d'hon- 
neur et grand-croix de Léopold d'Autriche. 

Armes. — D'azur au pélican avec sa pitié 
d'argent, adossé à une croix dejcalvaire d'or. 




fVÉQ.tJlS DB FRAHCt — AMQOUliUE 

Dbtisb. — Chantas ChrUii urgei nos. (s Cor., V, 4). 
BiOQ. — S. E. le Cardinal Régnier. Cambrai, Carion, 

COUSSEAU (Amtoike-Charies), né à Saint-Jouin-sous- 
Châtillon (Deux-Sèvres) le 7 août 1805, préconisé le 99 
septembre 18^0, sacré le 30 décembre suivant à Limoges 
(aliàs Poitiers), démissionnaire eu 187)1 décédé à Poi- 
tiers le 1} ou 15 octobre 1875. 

Abmes. — De sinople semé d'étoiles d'or alternant avec 
desbillettes d'argent. 

Devise. — Sursum corda (Pref. miss.). 



SÉBAUX (Alexandre'Uopold), ué il Laval le 7 juillet iSso, sacré en cette 
ville le 4 mai 187^, décédé à Angoulême 
le 17 mai 1891. 

Armes. — Ecartelé : de gueules au mono- 
gramme de Jésus-Sauveur d'or et d'azur à 
l'M gothique d'argent couronnée du même ; 
à la croix d'or brochant sur les partitions. 

Sceau. — Ogival j la Vierge couronnée 
dans un édicule, à ses pieds l'évéque crosse 
et mitre recevant de saint Pierre son auto- 
rité et sa mission ; au bas, l'écu du prélat. Légende : Sig. Al, LeopoUi epi 
EngoUsmen. 
Devise^ — Narrabo nomen eorum Jralribus m«î(Ps., xxt, 2)}. 




FRÉROT (Jbah-Baptiste), né à Beuncey (Côte-d'Or) le 
13 juillet [830, nommé par décret du 3 avril 1893, sacré à 
Dijon le 34 août suivant, décédé le 6 septembre 1899. 

Armes. — D'azur à deux lévites de carnation vêtus d'ar 
gent, tenant un cœur de gueules placé entre eux et sur 
monté d'une étoile d'or (t). 

Devise. — Untlaiem facH caritas. '^-^ 




I. Ott dit que ces deux personuigM symbolisent deux frères (friroit) : l'évéque et un de sss 
frires, euré de Verrey, mis à mort par les Prussiens en 1870. Mgr Frérot aurait dit que cet écus- 
ton te trouvait i ChJltillon lur la tombe d'un de ses aîeui décédé au xvt siècle : mais l'abbé 
Hion, en avaaçanl cela, n'auraït-il pas confondu avec un propos de Mgr Cousseau, dont les armes, 
ri-dessos blssonnées, sont des armes de famille, et qui était natif d'un Chàtillon ? Dans l'article 
de VSiiUmiHtur, cité ci-dessus i la Bibliograpkie, Mgr Barbier blâme l'étoile des armes de Mgr 
Frérot et le pélican de celles de Mgr Régnier, prétendant que ce sout des emblèmes maçonniques. 
C'est pousser beaucoup tro)> lolD la critique. Il Va jusqu'à désapprouver les bras, letudnés en Heur- 
dïljrt, de la croix aar laquelle est posé Véia de Mgr Frérot, alors que la fleurdelyi est dans la 
légende du icnn du chapitre. 



ARMORIAL DES PRELATS 

MANDO (JEAK-Louis), né à Langast (Côtes-du- 
Nord) le 3^ septembre 18^0, sacré le a") mars 1900 
' à Saint-BrieuCj décédé à Angoulâme le 34 juillet 
suivant. 

Armes. — De gueules au Bon Pasteur de car- 
nation, vêtu derovftf, drapé et nimbé d'or, entouré 
de brebis et d'agneaux d'argent, posés comme lui 
sur un champ de sînople. L'écu est sommé d'un 
torlil de barcn, comme nous l'avons dit dans notre 
Essai. 

Devise. — Hac mando vobis uf diligatis invicem 
(ioan., XV, 17). 



ANNECY 

(1S60. — Haute-Savoie en partie) 



RENDU (Ludovic), Nous donnons cet évêque parce qu'il 
est né Français. En effet il naquit à Meyrin (Ain) le 19 dé- 
cembre 1789, allas 1798 ; il fut préconisé en 1843, et décéda 
le 28 août 1859. 

Armes. — D'azur à s gerbes d'or en sautoir soutenant une 
croix haute d'argent. 



Devise. — Tout à fous. 



MAGNIN (Claude-Marie), né à la Muraz, 
en Savoie, le 14 novembre i8oa, sacré le 
x" ou II juin 1861, décédé à Annecy le 14 jan- 
vier 1879. 

Armes. — D'azur au chevron d'or accompa- 
gné de ^ coquilles d'argent. En bas de l'écu, 
les croix des SS. Maurice et Lazare, et de la 
Légion d'honneur, dont le prélat était titu- 
laire. 



ISOARD (Louis-Romain-Ernest), né à Saint-Quentin 
(Aisne), le 19 juillet i8ao, sacré le 99 juin 1879, décédé 
le 3 août 190I' 

Armes et devise. — D'or au mot Sustine de sable ou 
d'argent divisé en 3 syllabes posées en pal. 



EVÈCLUeS DB FRANCE — ARRAS 



ARRAS 

(iSoi. — Pavdc-Catais) 

DE LA TOUR D'AUVERGNE-LAURAGUAIS (Hugubs-Robert-Jean-Charles), 
né à Auzeville (Languedoc) le 14 août 1768, sacré à Paris le [6 mai 1803, décédé 
à Paris, ou à Arras, le ao juillet 1851. Il fut créé cardinal le 2} décembre 1839 ; 
il était grand-croix de la Légion d'honneur et honoré du pallium. 

Armes. — Voir à Bourges leurs description et reproduction. 

PARISIS. — Voir Langres. 

LEQ.UETTE (Jian-Baptiste-Joseph), né à Bapaume (Pas-de-Calais) le aa ou 
aj juin 181 1, aliàs 1814, sacré à Arras le 6 août 1866, décédé le 
13 juin 1883 ; chevalier de ta Légion d'honneur, grand-croix 
du Saint-Sépulcre. 

Armes. — D'azur au Sacré Cœur de gueules (le graveur ipisco- 
copal i'a /aii pluiâl d'atgent) gouttant du même, entouré d'une 

couronne d'épines de , surmonté d'une croix haute d'argent 

et rayonnant du même. (On dit que les raj'ons devraient être or). 

Devise. —, Pascor a vulnere. 

MEIGNAN. — Voir ChSlons. 
DENNEL. — Voir Seauvais. 

WILLIEZ (CASiMtR-AiExts- Alfred), né àChinonle 10, aliàs 16 ou 17, mai 1836, 
sacré à Arras le 8 septembre 189a; chevalier 
de la Légion d'honneur. 

Armes. — Coupé : au I, parti au i de 
gueules à la croix pattée d'argent touchant 
les bords de la partition, au a burelé de 
gueules et d'argent de 8 pièces ; au 11 d'azur 
à l'agneau pascal et triomphant d'argent, 
(laissant échapper d'une blessure un filet de 
sang de gueules dans un calice d'or) (i), 
posé sur une plaine de sinople mouvant de 
la pointe de Vécu, et accompagné en chef 
de } roses d'argent. {Tous les dessins ne 
donnent pas la terrasse). 

Dbvisb. — Carilate vincit. 



:. Voir l'explicitloD doiiiiie p. 39 il li 3* pirti« de l'essai qui ptécida. 



ARMOKIAL DBS Pk^LATS 



AUCH"! 

(iSii. — Gen) 

DE MORLHOM (ANDsf-ETieNNE-AHTOiHB), né le 13 octo- 
bre t^^y à Milhau, aliàs à VUlefraDche-de-Ganat, paroisse 
de la Besse-Vars (Rouergue), nommé par décret de 1817 
évêque de Carcassonne, sacré le i} jaillet 183; archevêque 
d'Auch, où il mourut le 14 janvier i8aS, 

Armes. — D'azur au lion d'argent accompagné de ^ besans 
d'or a et i. Aliàs, mais par erreur : de gueules au liOD d'or 
armé et lampassé de gueules, sans besans. 

D'ISOARD (Joachim-Jban-Xavibb), né k Aix-en-Provence le 3} octobre 1766, 
préconisé le 15 décembre i8a8, sacré à Paris, dans la 



^ ^ 



chapelle des Dames du Sacré-Cœur, le 11 janvier 1 
nommé par décret du 14 juin 1839 archevêque de Lyon, il 
mourut à Paris, le 7 octobre 18)9, avant d'avoir pris 
possession de ce dernier siège. Le 35 juin 1837, étant 
simplement doyen du tribunal de Rote, il avait été fait 

cardinal. La Restauration le créa baron le 34 mai 1833 et ~ Ny ' 

pair de France en janvier iSaS. 

Armes. — D'argent à la fasce de gueules chargée d'une étoile du premier 
émail croisée de sable (ou surchargée d'une croisette d'azur, lettres de baron) 
{or cette étoile n'élant pas dans ses armes de Jamille il ne l'aurait pas portée); la 
fasce accompagnée de 3 loups, aliàs isards, naissants de sable, armés et 
lampassés de gueules, 3 en chef et 1 en pointe. 

Devise. — Lux et dux. 

LA CROIX D'AZOLETTE. — Voir Gap. 

DE SALINIS. - Voir Amiens. 

DELAMARRE. — Voir Luçon. 

GÉRAULT DE LANGALERIE. — Voir Bellej>. 

GOUZOT. — Voir Gap. 

BALAiN. — Voir Nue. 



t quelquefois le titre de : Primait de Nmtmfopulanu ri 



âviQUBI Dl FKAHCB' — AUTUN ■19 

AUTUN (Chalon et Mâcon) 

(iSoi. — S>Aii«-«t-Ioir«) 

MOREÂU (Gabriel-François). Il naquit à Paris le 34 septembre 1731 ; H fut 
sacré évéque de Veoce le 99 avril 1759, transféré à Mâcon le 39 novembre 176) 
et élu évêque d'Autun le ao mai 180a; il mourut le 8 septembre suivant à 
Mâcon. 

Abmes (avant la Révolution). — D'or au chevron d'azur, accompagné en 
chef de a roses de gueules, feuillées et tigées de sinople, et en pointe d'une 
tête de more de sable, tortillée d'argent et soutenue d'un cours d'eau d'argent, 
ombré d'azur. 

DE FONTANGES (François), tié'k la Fauconnière (Bourbonnais) le 8 njars, 
ou mat, 1744, il fut sacré évêque de Nancy, avec titre de 
primat de Lorraine, le 17 août 1783, promu archevêque de 
Bourges, puis de Toulouse en 1 788 ; il fut élu évéque d'Au- 
tun le 30 mars 1803, en conservant le titre personnel 
[l'archevêque. Il mourut le 36 janvier 1806. 

Armes. — De gueules au chef d'or chargé de 3 Seurdelys 
d'azur. — Sous l'Empire, il se servait d'un sceau à impression . 
k ses initiales, et d'un autre représentant Jésus ressuscitant 
Lazare (patron de la ville et du diocèse d'Autun). 

IMBERTIES (Fabien-Sébastien), né ii Cahors le 35 ou 37 février 1737, sacré 
dans la chapelle des Tuileries, à Paris, le 8 décembre 1806, 
décédé à Autun le a^ janvier 1819. Il avait fait partie de la 
Compagnie de Jésus; il fut chevalier de la Légion d'hon- 
neur et baron le 18 septembre iSio. 

Armes. — Vairé d'azur et d'or, au franc-quartier des 

barons-évêques. — De 1806 à 1810 il ne portait que ses 

initiales, qu'il reprit le plus souvent à la Restauration ; 

toutefois, sur une pièce de iSiS, il y a ses armes impériales 

surmontées de la toque. 

Sceau. — Un écusson représentant Notre Seigneur de 3/4, soulevant la pierre 
du tombeau de Lazare, qui ressuscite à la parole du Sauveur; l'écu est adossé 
it une croix épiscopale sommée d'un chapeau à i; glands; légende: Sebastianus 
Imberties ef-iscopus j^duensis. 



00 ' ARMOKIAL DES PRÉLATS 

DE VICHY (Roch-Etiekne). Né le 7 juillet 1753 au château de Paulhaguet ■ 
(aciuellement dans la Haute-Loire), il fut élu en 1S17 évê- 
que de Soissons, mais ne put prendre possession de son 
siège, à cause des différends relatifs au Concordat projeté; 
il fut sacré à Paris évèque d'Autun le a8 octobre 1819, et 
mourut à Paris le 3 avril 1839. Il avait d'abord été lieutenant 
au régiment de Picardie, puis aumônier de Marie-Antoinette 
et de la duchesse d'Angouléme ; il fut comte et pair. 
Armes. — De vair plain. 

DU TROUSSET D'HÉRICOURT (Bénigne- 
Urbain -Je an-Marie), né à Questembert (Morbihan) 
le 15 juillet 1797, sacré à Paris le 6 septem- 
bre 1839, décédé le 8 ou le 1 1 juillet 1851. 

Armes. — De sinople au lion d'argent, aliàs 
d'or, armé et lampassé de gueules. 

Sceau. — Grand ovale, armoiries, légende ; 
Benig'"!' Urb«' Joaii' Maria d'Hcricourl episcopiis 
jïduensis. 

DE MARGUERYE. - Voir Sain/.fhur. 

DE LESELEUC DE KEROUARA (Léopold- 
René), né à Saint-Pol-de-Léon (Finistère) le 
30 juin 1814, nommé par décret du 1" août 187a, 
sacré à Quimper le 16 février 1873, décédé le 
16 décembre suivant. 

Armes. — D'argent au chêne de sinople terrassé 
de même, le bas du tronc chargé d'un lévrier 
courant de sable. 

Devise. — A Dto rohur . 

PERRAUD (Adolphe- Louis- Albert), né à Lyon 
le 7 février 1828, sacré à Paris, à Saint-Sulpice, 
le 39 juin 1874, chevalier de la Légion d'hon- 
neur, membre de l'Académie française, supérieur 
des Oratoriens et enfin honoré de la pourpre 
cardinalice dans le consistoire du 39 novem- 
bre 1895. Décès à Autum le 10 février 1906. 

Armes. — D'or à la croix de gueules adextrée 
en chef d'une marguerite d'argent, aliàs d'azur et 
alors tigée et feuillée de sinople (en souvenir Je 
la S. Margueriie-MarieAlacocque et de Mgr deMar- 
guerye, son prédécesseur). — L'écu est_ surmonté — 



ÉVÉQP'BS de francs — AVIGNON 6l 

en forme de cimier d'une couronne d'épines avec lesus et Mar, imin., insignes 
de la congrégation de l'Oratoire. 

Devises. — Pax justict'a et honor pietàtis (Baruch, v, 4). — Depuis le car- 
dinalat: Orare et laborare. 



AVIGNON 

(1801, évéché; 1S13, archevêché. — Vauclusc) 

PÉRIER (Jean-Françjis). Né à Grenoble le i6 juin 1740, sacré évêque 
constitutionnel du Puy-de-Dôme le 37 mars 1791, nommé le 
yo avril 1802 à l'évêché d'Avignon, il démissionna le aj sep- 
tembre 1817, puis le ^ mai iSat, cette fois sa démission fut 
acceptée. Il décéda le yo mars 1894 à Avignon ayant été 
fait baron en novembre 1809. 

Armes. — Au commencement de l'Empire : ses initiales 
dans un écu, et aussi sa devise dans une sorte de cartouche, 
ouvert du haut, avec crosse et mitre aux extrémités supé- 
rieures et une croisette isolée en dessus. — En 1809 : Parti : d'or au serpent de 
sinople en pal, et d'azur à la colombe d'argent essorée et en bande, au franc- 
canton des barons évêques. 

Devise. — Fides catholic. aposioUc et rom. 

Mgr ROUX DE BONNEVAL (voir le chapitre suivant) fift administrateur 
apostolique du diocèse de 1817 à 1831, 

MOREL DE MONS. — Voir Menâe. 

D'HUMIÈRES (Louis-Joseph). Né à Aurillac (Auvergne) 
le8scptembre 1737, préconisé te 38 septembre 1831, il fut 
sacré par Tévéque de Carthagène, réfugié carliste, assisté 
de deux prêtres, parce qu'aucun prélat français ne voulut le 
sacrer pour des raisons politiques. Il décéda le 31 septem- 
bre i8_j4. 

Armes. — Ecarlelé : d'or au chêne arraché de sinople au 
lévrier d'argent passant sur le fut la patte dextre levée, 
accolé de gueules, et d'argent à y bandes de sable. 

DUPONT. — Voir Saint-Dii. 

NAUDO. — Voir Nevers. 

DE BELAY. — Voir Troyes. 

DUBREIL. — Voir Vannes. 



AtMOtUAt DBS FKËLATS 



HASLEY. — Voir Bamais. 
VIGNE. — Voir Orait. 
SUEUR. — Voir Evriux. 



BASSE -TERRE 

Cet évécbé, appelé lusii la Gaaielonfi, coniprenil cette Aotille et lei itçtaàiocKS. Le sitge i 
éxè étigi en i3^, avec privilège de la croix procession oelle métropolilaiDe pour l'évéque. 
Mgr Liurencin, de tSSç ii 1891 (voir le chapitre suivant), et Mgr SouU, de 1891 i 1S9S, furent 
aiminitlralttirs apeitaliqnti de ce diocise. 

^___ LACARRIÈRE (Piebrb-Gervais), aé à Aurillac le 10 juin 
1808, préconisé le ; janvier 18^1, sacré à Aurillac, décédé 
le 38 août 1893 au château de Trioulou (Cantal). Il démis- 
sionna en 18^4 et fut nommé chanoine de Saint-Dents. 

Arhës. — D'azur à l'étoile rayonnante d'or au lieu 
d'honneur, à la mer d'argent mouvant de la pointe de 
l'écu. 

Devise. — Ave maris sialh (Hymn. vesp. B. M. V.), 



FORCADE (THÉonnRE-AuGusTtN). 11 naquit à Versailles le a mars 1816; il 
fit d'abord partie des Missions •Etrangères, fut évéque titulaire de Samos 
et vicaire apostolique du Japon en 1846. Préconisé évéque résidentiel de 
Basse-Terre le 13 septembre 185^, jWj 1855, il 
fut transféré au siège deNevers le 18 marst86i, 
et enfin promu à l'archevêché d'Aix le 31 mars 
187J, où il mourut du choléra en septembre 
188; ; officier de la Légion d'honneur et com- 
mandeur de l'Etoile-Polaire de Suède. 

Armes. — (Différentes de celles qu'il portait 
au Japon et que nous donnons plus loin). — 
Ecartelé : au i de gueules au Iton d'or, aliàx 
d'argent ; au 3 coupé : fascé d'argent et d'azur, 
et d'azur au lion léopardé d'argent ; au ^ d'ar- 
gent à ; carreaux d'azur en bande ; au 4 d'ar- 
gent à 3 épées de gueules en sautoir. — Ces 

armoiries seraient celles de sa graud'mère maternelle, M>m Giroux, née de 
Beaumont d'Avantois. 

Devise. — Fortitvdo mat Dominvs (Ps., xir, 2). 

BiOG. — Vu deMgr Forcade, par Marbot. Paris, Lesort, 1886. 



BOUTONNET (Antoine), né à Diergues (Avcyron) le 36 on le a; mars 180», 



âVËQIJES DE PRANCB — BASSE- TBRRB 6} 

sacré à Paris le 5 juin 1862, décédé le i} novembre 
1868 ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à Tancre d'argent, la stangle ter- 
minée par une bélière et formant croix avec la trabe, 
cantonnée de 4 étoiles du même. 

Devise. — Spes uniea (Hym. vesp. Palm.). 



REYNE (Joseph Clair), né à Valensole (Basses-Alpes) 
le 3 janvier 1824, sacré à Rome le 18 ou le 19 avril 1870, 
décédé à Basse Terre le 14 novembre 187a; officier de la 
Légion d'faoDiKur. 

Armes. — D'azur au navire d'argent voguant sur une mer 
du même, aliàs au naturel, sommé d'une étoile à 6 rais 
d'or, aliàs d'argent. 

Devise, — Ite et vos. 

BLANGER (Frakçois-Benjamin-Joseph), né à Abbeville le 
19 mars 1829, ou mieux iSat, préconisé le a; juillet 187^, 
transféré par dé- cret du 4 juillet 1883 à Limoges, où il 
mourut le 11 décembre 1887 \ chevalier de la Légion d'hon- 
neur, assistant au trône pontifical. 

Armes. — D'azur au sautoir d'or, cantonné de 4 tiges de 
roseaux d'argent, aîiàs d'or. 
Devise. — Infirma mvndi eltgH Dtvs. (i Cor., i, 97). 

OURY (FRéDÉRic-HENRY). Né à Vendôme le y mai 1843, 
il fut sacré le 31 juin i8S^ dans la cathédrale du Mans ; 
transféré à Fréjus le 10 juin 1886, puisa Dijon Xey juin 1890, 
il fut promu à Alger !e 38 novembre 1898. Mgr Oury 
est chevalier de la Légion d'honneur, grand-croix d'Isa- 
belte-la-Catholique et comte romain. Le 1" novembre 
190^ il donne sa démission. 

Armes. — Taillé cousu de gueules à la croix latine d'or 
(à Alger elle est d'argent), et d'azur à l'ancre d'argent. 

Devise.— Uirique fijelis. 

AVON (Pierre-Marie), né au Pont-Saint-Esprit (Gard) 
le 3 ou le 94 avril 1847, sacré à Beauvais le ^ novembre 
1899, décédé il Nimes le 33 février 1901. 

ArheS. — Taillé cousu de gueules au chrismon d'or, et 
d'azur au rameau d'olivier d'argent. 

Devisb. — Dulctàine non vi. 



64 



ARMORIAL DES PRELATS 



BAYEUX (et Lisieux) 

(i8oa. — Calvados) 

BRAULT (Charles). Il naquit à Poitiers le 14 août 175a et mourut à Albi le 
2^ février 1833. Sacré à Poitiers, le 16 mai 1802, évéque de Bayeux, il fut 
nommé à l'archevêché d'Albi le i*"^ octobre 18 17, puis à celui de Rouen 

en 1819, — ce qu'il n'accepta pas ; — il ne prît possession 
J^ du siège métropolitain d*Albi qu'en 1823.. Il fut baron de 

jHh^ l'Empire, comte et pair de France sous la Restauration, 

ï ^ officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Coupé : d'argent à l'agneau pascal de sable, 
allas d'azur, et de pourpre au serpent en pal d*argent, aliâs 
vivre d'or, accosté de 2 colombes d'or volant en bande, 
alias 2 merlettes d'argent. En outre, sous l'Empire, les 
initiales au début, puis le franc-quartier. (Voir la vignette du Supplémenf), 

DUPÉRIER-DUMOURIER (Charles-François), né au Mans le 27 septembre 
1746, sacré dans cette ville le 4 mai 1823, décédé à Bayeux 
le 15, ou le 17, avril 1827. Il aurait été préconisé évêque de 
Tulle en 1817, mais non sacré, le siège n'ayant pas encore 
été rétabli. 

Armes. — D'azur à la bande d'or, sénestrée en chef d'une 
téie de lion arrachée d'argent, j//jjlampassée de gueules et 
couronnée d'argent, à la bordure, aliàs engreslée, cousue 
de gueules. 





DANCEL (Jean-Charles-Richard), né à Cherbourg le 
20 août 1761, sacré à Paris, à la Sorbonue, le 28 septem- 
bre 1827, rappelé à Dieu, à Bayeux, le 20 avril 1836. 

Armes. — D'or à la fasce d'azur accompagnée en chef d'un 
lion issant de gueules, et en pointe de 3 trèfles de sino- 
pie 2 et I. 



ROBIN (Louis-François), né à Bracquemont? (Normandie) 
le 16 octobre 1789, sacré à Paris, dans la chapelle des 
Dames du Sacré-Cœur, le 14 août 1836, décédé à Bayeux, 
le 30 décembre 1855, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Coupé : d'azur à la croix haute rayonnante d'or, 
et d'argent à la nacelle de gueules sur une mer au naturel, 
aliàs de sinople. 

Devise. — Asj^lum etmiserif tutela (Pros, mis. Dedic, rit. paris ), 




^VApUES DE FRANCE - 




(Isère) le î juillet i8a^, 
3écédé en tournée pasto- 

Armes. — Tranché : de gueules à la croix trétlée 
(que l'on dit être de Normandie?) et d'or au 

dauphin d'azur, lorréetbarbé 

de gueules, qui est de Dau- 
phin é. 

Sceau. — Ovale, représen- 
tant le Panthéon avec la statue 
de sainte Geneviève devant 
(le prélat était doyen de 
Sainte-Geneviève) et l'écus- 
soD sur le piédestal ; légende : 
voir la reproduction ci-contre, 

AMETTE (Uom-Adolphe), né à Douville (Eure) le 6 sep- 
tembre 1850, préconisé le a8 novembre 1898, sacré le 25 jan- 
vier 1899. 

Armes. — Ecartelé en sautoir : au i de gueules au Sacré 
Cœur d'argent, au a et 3 d'azur à a roses feuillées et tigées 
d'or, au 4 d'or à la rose de gueules feuillée et tigée de 
sinople. 

Devise. — Vivere C/tnslus €Si (Phil., i, ai). 



BAYONNE 

(1801. — Basseï-PjrrJiié») 

LOISON (JoSE'pH-jAcauEs), né à Thyl, aliàs à Montaubé (Meuse), le ai fé- 
vrier i744> sacré à Paris le 14 novembre 180a, décédé le 17 février i8ao; baron 
de l'Empire mais sans règlement d'armoiries ; son frère, le comte Loison, reçut 
des armoiries en 1810. 



Armes. 



[>'azur aux initiales J J L d'or. 



^vIqUIS DI FKAMCB — [ BATONNB, BEAUVAIS 



67 



r. — Ovale; saint François d'Assise et saint Antoine martyr, patrons 
!, soutiennent, sous le Cœur rayonnant de Jésus, Vécu de l'ëvêque; 
(voir la gravure ci-contrê). 



BEAUVAIS 

(1801. — OIm) 

LESQUEN (Claude-Louis). NéàTrégon, en 

^ne, Je 33 février 1730, il fut sacré à Issy le 

Ict i83> et promu à l'archevêché de Ren- 

I avril 1835 ; il mourut à Dinan le 17 juillet 

mais il avait démissionné en 1840; il était 

■,-valier de Saint>Louis et de Charles 111. 

iHMEs. — De gueules 1 l'épervier d'ai^ent la 

- détournée, becqué et membre d'or (et que 

..iique pas son scel à impression), accompa- 

.l'un croissant tourné en chef et de trois 

;Ues 3 et I, le tout d'argent. 

FEUTRIER (FRAKçois-jEAN-HYAcn(THE), né a Paris le 
a avril 1785, préconisé le ai mars 1835, sacré à Paris le 
94 avril suivant, décédé à Paris le 37 juin 18^0; comte et 
pair de France, ministre de l'Instruction publique. 

Armbs. ~ D'or au chêne arraché de sinople, accosté de 
9 dauphins de gueules celui de sénestre contourné. — De 
sable à l'arbre feuille d'or accosté de a dauphins d'argent 
{Annales Catholiques du 14 mai 1904). 

LEMERCIER (Jean-Louis-Simoh), né à Beauvais le 9 avril 
7^8, sacré à Paris, dans la chapelle des Carmélites, le 10 
rvrier 1853, démissionnaire en 18^8, décédé à Paris le 97 
mai 1843; chanoine de Saint-Denis. 

Armes. — Coupé; d'azur à la colombe essorante d'argent, 
et d'argent à la guivre d'azur rampant sur une terrasse de 
sinopU. 

COTTRET (Pieurh-Mahie), né ï Argenteuil (Ile-de-France) le 8 mai 1768, 
sacré évêque titulaire de Caryste (aliàs, mais par erreur, Cariotte) le 39 juin 
1894 dans la chapelle de l'archevêché de Paris, il fut préconisé évêque de 
Beauvais le 13 février 1838 et y décéda le i) novembre 1841. Il avait siégé à 
Saint-Denis, comme chanoine de premier ordre, de 1837 à 1837. 

ÀKMEf. — D'azur au chevron versé d'or, accompagné en chef de 3 coquil- 
les d'argent aussi versées a et l . (Ces armoiries ont un peu de rapport avec celles 
de Mgr Magnin, ifAnitec^J. 





68 ARMORtAL DES PRÉLATS 

GIGNOUX (Joseph-Armand), né k Bordeaux le aa juil- 
let 1799, sacré à Beauvais le 37 mars 1849, décédé daus cette 
ville le I" mars 1878 ; officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules au pélican avec sa pitié d'argent. 

Devise. — Impendam et superimpendar ipse (a Cor., xii, 15). 

HASLEY (Fbakcois-Edouard). Il naquit à Sainte-M ère-Eglise (Manche) le 
II mai 183;, fut sacré à Rouen le ai septembre 1878, préco- 
nisé archevêque d'Avignon le a'7 février 1880, et transféré 
sur le siège métropolitain de Cambrai le 31 décembre 1884; 
il mourut à Cambrai le 7 août 1888. 

Armes. — D'or à la couronne d'épines de sinople traversée 
par (ou posée sur) une lance de gueules [le dessin pris sur un 
mandement semble donner d'argent). 

Devise. — Nos ergo diligamus. 

DENNEL (DÉsiRé-JosEPH), né à Mons-en-Pévèle (Nord) le 6 ou 7 ou 8 mai 1899, 
sacré le i*' mai 1880 à Lille, transféré, par décret du i*' juillet 1884, à Arras 
où il mourut le 98 octobre 1891. 

Armes. — D'or au Sacré Cœur de gueules. 

Devise. — In veritaie et in charitaie (a Joan., 5). 

PÉRONNE (Joseph-Maxence), né à Laon (Aisne) le a^ octobre 1813, sacré 
à Soissons le 14 décembre 1884, décédé à Beauvais le ao février 1899. 

Armes. — D'argent à la croix tressée d'épines de sino- 
ple, cantonnée aux 1 et 4 d'une rose de gueules boutonnée 
d'or (souvenir de saint Maxence), au a d'une bible d'or, an 
y d'un lis au nalurel (souvenir de saint Joseph, autre 
patron du prélat), 

Devise. — Per paiienttam et consolationem Scripturamm 
spem habeamui (Rom., xv, 4). (Ce prélat a beaucoup tra- 
vaillé l'Ecriture-Saînte). 
Sceau, — Ogival; deux compartiments divisés par une colonne soutenant 
des arcs en tiers-poiat ; dans le panneau de droite, ta statue de saint Joseph, 
dans celui de gauche, l'évéque mitre, agenouillé, avec petite lampe au-dessus ; 
au bas, l'écusson ; légende : Sig. Jos'phi-Maxen^ii episcopi Bellovacensts. 

FUZET. — Voir Saint-Denis. 



Sa 
Ij 


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S) 



ri3 



ÉVÊaOES DB FRANCE — BEAUVAIS, BELIEY 69 

DOUAIS (Marie-Jean-Célestin), né à Béziers le aa mars 184&1 sacré ï Mont- 

gemmée, chargée en 
: «i'or el cantonnée de 
esdes4Évangélistes. 

?-''w«r(2Cor.,v,ao). 

■rnements habituels: 




i Lyon le 15 février 

INSTRUCTION PASTORALE 'IV^^T"''"" 

wvu^Hww» ••- •-•o- i«-..-, — -,- 105a , 11 tut promu, 

le 19 mars 1857, archevêque d'Aîx, où son décès arriva 
le a8 février 1873. Ilétait officier de la Légion d'honneur 
commandeur des SS. Maurice et Lazare, comte romain. 

Armes. — D'azur à un Saint-Georges de carnation, vêtu 
et nimbé d'or, portant un bouclier d'argent à la croix 
d'azur, monté sur un cheval de bataille effaré, bardé, 
housse et caparaçonné d'or, foulant aux pieds un dragon 
ailé de sinople, près d'une église d'argent posée à sénes- 

tre ; à la Champagne (i) d'argent chargée d'un roquet de gueules, accosté de 

4 têtes de clou de sable. 
Devise. — Georgi, noli iimere, ecce ego tecvm sum (Is., xuii, 5). 

GÉRAULT DE LANGALERIE (Piehre-Hbnri), né à Sainte-Foy-la-Grande 
(Gironde) le ao août 1810, sacré à Bordeaux le i" mai 1857, 
préconisé archevêque d'Auch le 18 octobre 1871, décédé 
le la février 1886 à Aucb ; chevalier de la Légion d'hon- 

Arhes. — De goeules à la tour d'argent chargée en cœur 
d'une croix potencée de gueules, accompagnée de 3 molettes 
d'argents et i. — A Belley sur unscel à impression on voit: 



I, Il ert mltns de dira : eamfagiu d'iprit_Gh«tuj, diji àXà. 



•JO ABMORIAL DES PK^LATS 

d'or à la tour de gueules chargée d'une croisette d'argeot, accompagnée de 
3 étoiles à 6 rais du même. 
Devise. — Vince in bono malttm (Rom., xu, ai). 

RICHARD (DE LAVERGNE) (Framçois-Mame-Benjamin). Né à Nantes le 
i"mars 1819, préconisé le sa décembre 1S71, sacré ii Paris le 
II février 187a; préconisé archevêque titulaire de Larisse 
le 5 juillet 187s et coadjuteur du Cardinal Guibert; archevê- 
que de Paris le 8 juillet 1886, créé cardinal le 34 mai 1889. 

Armes. — D'azur à l'agneau pascal d'argent, dont l'ori- 
Samme porte un oméga de sable, contourné et passant sur 
une terrasse au naturel, aliàs d'argent, au chef d'argent 
chargé de 3 mouchetures d'hermine de sable. 

Devise. — Faictes sur foules choses que Dieu soyi le mieuîx aymi. 

MARCHAL (Jean-Joseph), né à Raon-l'Etape (Vosges) le aa avril i8aa, sacré 

le 8 septembre 1875, préconisé archevêque de Bourges ^ - 

le 37 février 1880, décédé à Bourges le 16 ou 36 mai 189a. 

Arhes. — D'azur à la croix tréâée d'or, au chef cousu 
de gueules chargé de 3 roses (héraldiques) d'argent. (On 
donne parfois, mais à tort, le chef d'argent, et les } roses de 
gueules). 

Devise. — In cartfate veritafem. 

BlOQ. — Mgr J.-Joseph Marchai. Bourges, Tardy, 189a. 

SOUBIRANNE (Pierre-Jban-Joseph). Né à Céret (Pyrénées-Orientales) le 
18 janvier i8aS, il fut sacré, à Paris le 4 février 187a, comme évéque titulaire 
de Sébaste pour être auxiliaire de l'archevêque d'Alger. 
Le 37 février 1880 il fut préconisé évêque de Belley, mais, 
ayant démissionné le 8 novembre 1887, il fut promu 
archevêque titulaire de Néo-Césarée. Il décéda à Céret le 
17 ou le 19 juin 1895. 

Armes. — D'argent à la croix de Jérusalem de gueules 
0es croiseites de la croix de Jérusalem ne sont pas tou- 
jours poiencées), au chef d'azur chargé d'un cœur en- 
flammé d'or. 
Devise. — Spes in utroque, 

LUÇON (_Louis-Hbnri-Joseph), né à Maulevrîer (Maine-et- ~ 

Loire) le 98 octobre 184a, préconisé le a; novembre 1887, 
sacré à Cholet le 8 février 1888. 

Arhes. — D'azur à l'agneau pascal d'argent, la tête détournée, 
dont l'oriflamme du même est chargé d'une croisette de gueules, 
adextré en chef du monogramme gothique de la Vierge de sable. 




ivÈQJJES DE FRANCE — BELLEY, BESANÇON 



71 



{Blason donné diaprés la reproduction directe ci-contre de Vicusson du prélat^ qui 
ailleurs est blasonné avec nimbe d'or, hampe du penneton du même, et initiales 
d'argent). 

Devise. — Injîde et lenitate (Eccl., xlv, 4). 




BESANÇON 

(x8o9. — Donbs) 

LE COZ (Claude). Né à Plonévez-Porzai (Bretagne) le a a décembre 1740, 
il fut sacré à Paris, le 10 avril 1791, évéque constitutionnel de riUe-et-Vilaine 
et nommé en i8oa archevêque de Besançon ; il décéda 
à Villevieux (Jura) le 3 mai 18 14. Il fut député à la Légis- 
lative, officier de la Légion d'honneur et comte de l'Em- 
pire. 

Armes. — En iSoa : d'azur aux initiales C L C entrela- 
cées d'argent. * — En 1809 : coupé : parti des comtes- 
archevêques et de gueules à la crosse d'or; d'or au coq 
d'azur crête, barbé et ongle de gueules, accosté de a étoi« 
les du même. 

BiOG. — Un évêque assermenté^ Leco{....f par Roussel. Paris, Lethielleux, s. d. 

CORTOIS DE PRESSIGNY (Gabriel). Il naquit à Dijon le u décembre 1745 
et fut sacré évêque de Saint-Malo le i; janvier 1786; il décéda à Paris le 

a mai i8aa, aliâs le ; mai i8a3. Nommé archevêque de 
Besançon le i^' octobre 181 7, il ne put prendre possession 
de son siège que le 31 octobre 1819. Il fut ambassadeur 
de Louis XVIII près le Saint-Siège, et pair de France. 

Armes. — Coupé : au i d'or à Taigle à a têtes éployée 
de sable, au a d'argent plain, à la trangle ondée d'argent, 
d'où pendent ) feuilles de lierre de sinople, sur la parti- 
tion ; à la bordure de gueules. — Son écu est posé sur 
le manteau de pair; son chapeau a les 15 glands cardinalices. 

FRÈRE DE VILLEFRANCON (Paul-Ambroise). Né à Besançon le ao juin 
1774, nommé en 18 17 évêque de Châlons, mais le siège ne 
fut pas rétabli; il fut sacré à Paris, aux Missions Etrangères, 
le la août 1 8a i, archevêque titulaire d'Adana. et coadju- 
teur de Mgr Cortois de Pressigny, auquel il succéda 
en iSa^. U décéda le a7 mars i8a8, comte et pair de France 
depuis i8a4. 

Armes. — D'argent au chevron de .sable, à la bordure en- 
greslée de même. 





73 ARMORIAI DES PRÉLATS 

DE ROHAN-CHABOT Prince DE LÉON (Louis-François-Augustb). Né à Paris 
le 39 février 17S8, préconisé le a) juin 1838 archevêque 
d'Auch (il n'accepta pas) et, le i^ octobre ou décembre 
suivant, archevêque de Besançon, il fut sacré à Paris le 1 1 ou 
13 janvier 1899; il mourut à Besançon le 8 février 1833. 
Il fut chambellan des Princesses Bonaparte puis de Napo- 
léon, colonel en 1815, pair de France avec titre ducal en 
1816, et créé cardinal le ^ juillet 18^0. Il avait épousé 
en 1808 M"' de Séient, dont il a'eut pas d'»nfants. 
Armes. — Ecartelé : de gueules à 9 mâcles d'or, qui est de Rohan, et d'or à 
} chabots de gueules, qui est de Chabot, — Le prélat mettait souvent ses 
armes sur un écu ecartelé de Navarre, d'Ecosse, de Bretagne et de gueules 
au lion d'argent. 

DU BOURG. — Voir Moniauban. 

MATHIEU. — Voir Ungres. 

PAULINIER. — Voir Grenoble. 

FOULON. — Voir Nancy. 

DUCELLIER. — Voir Baj>onne, 

PETIT. — Voir L« Puy. 



BLOIS 

(1831. — Loir-et-Clier) 

DE SAUSIN(Phiupph-Fra(içois), néàOrange le 11 février 
17)6, sacré à Paris, aux Missions-Etrangëres, le ao juillet 
1893, décédé^Ie ; mars 1844. 

Armes. — D'or à l'arbre arraché de sinople, au chef d'azur 
chargé de j étoiles d'argent, aîiàs d'or. 



FABRE DES ESSARTS (Marie-Aoooste), né à Aouste 
(Drôme) le 99 août 1794, sacré à Blois le 9^ juillet 1844, 
décédé en cette ville le ao octobre 1850. 

AsMBS. — De gueules [îe dessin ci-contre, sur une indi- 
cation blaisaisi, donne azur) au sautoir d'or cantonné de 
4 croissants d'argent, au chef d'or chargé d'une aigle 
essorante de gueules. 




évfQUES DB ERAHCE — BLOIS, BORDEAUX 

FALLU DU PARC (Louis THéoPHiLB), né à Poitiers le 
3 septembre i8o^, sacré à La Rochelle le i" mai 1851, 
démissionnaire le 13 janvier 1S77, décédé k Blois le 31 mars 
suivant; chevalier de Saint-Louis (?) et de la Légion d'hon- 
Deur. 

Arhes. — D'argent au palmier de sinople sur une terrasse 
du même, accosté de 3 mouchetures d'hermine de sable. 

LABORDE (Charles-Honoré), né k Saint --Nazaire le 
I" novembre iSa6, sacré le 34 août 1877, ^ Nantes, 
en l'église Saint-Similien, dont il était curé. 

Armes. — D'azur à N.-D. des Aydes sur un nuage 
le tout d'argent, au chef du même chargé de 5 mouchetu- 
res d'hermine de sable. 

Devise. — Sub iuvm preesidium, mater misericordiœ. 

BORDEAUX 

(iSoi. — ^ CiroDde) 

D'AVIAU DU BOIS DE SANZAY (Charles - François), né à Sanzay 
en Poitou le 7 avril 1736, sacré à Paris, le 3 janvier 1790, 
évêque de Vienne puis nommé en 180a à Bordeaux, oii il 
mourut le 11 juillet 1836; chevalier du Saint-Esprit, comte 
de l'Empire, pair sous la Restauration. 

Armes. — Sous l'Empire, il porta tout le temps ses initiales 
entrelacées C F A D en noir sur fond blanc. — Sous la 
Restauration : de gueules au lion d'argent, 

BiOG. — Histoire de Mgr d'AviaUfpirhyonnet. Paris, 1847. 

DE CHEVERUS. — Voir Montauban. 

DONNET (François-Auguste-Ferdinand). Il naquit à Bourg-Argental (Loire) 
le 16 novembre 179^ et décéda à Bordeaux le 
33 décembre 188a. II fut sacré évêque titulaire 
de Rosea le ij, aliàs le 34 ou le 30 mai, 183;, et 
donné comme coadjuteur à Mgr de Forbin, qui 
avait quitté son siège de Nancy ; nommé à la 
métropole de Bordeaux le 30 novembre i8_)6, il fut 
préconisé le 19 mai suivant. Cet ami de notre 
familteffut sénateur sous Napoléon 111, cardinal 
le i^ mars 1853, grand-croix de la Légion d'hon- 
neur et de Charies III. 

A&HES. — D'azur à la bande d'or accompagnée 
en chef d'une rose {Rosed) au naturel, tigée et 
feaillée de sinople, et ta pointe d'une tour d'argent. 



74 ARHORIAL DES PRÉLATS 

Devise. — Ad fînem forfiter (la tour), omnia suaviter f^n rose)(Sap.,viu,i). 
Bioo. — Histoire in Cardinal Bonnet, parCombes. Bordeaux, Cadoret, 1888. 

GUILBERT. - Voir Gap. 

LECOT, — Voir Dijon. 

BOURGES*') 

(1801. — Cher, Indre) 

DE MERCY (Marie-Cka rles-Isidore). Il naquit au château de Maubec, dans 
le Dauphiné le 3 février 17^6, fut sacré évêque de Luçon le 18 février 1776 et 
promu en 1803 archevêque de Bourges, où il décéda le 10 janvier ouïe 16 
février 181 1. Le siège resta vacant huit ans. Mgr Fallot de Beaumont (dont il 
sera parlé dans la série suivante) en fut nommé, archevêque en 1813 mais il ne 
put administrer, pour peu de temps, que comme vicaire capitulaire. 

Armes. — D'argent aux initiales M C J M entrelacées de gueules. — 
Comme évêque de Luçon : d'or à la croix d'azur. 

DES GALOIS DE LA TOUR(Etiemke-Joseph-Jeam-Baptistb), né i Aix en 1750, 
aîiàs 1754, nommé le 15 septembre 1S17, sacré seulement le a6 septembre 1819, 
décédé le 30 mars i8ao. 

Armes. — De sable au sautoir d'or. (Comme les armes de Mgr d'Angennes, 
sauf argent pour or) . 

CLIQUET DE FONTENAY (Jean-Marie), né à Dunker- 
que le 11 mars 17^^, nommé évêque de Nevers le 8 août 
1817 ; mais il ne fut sacré que comme archevêque de 
Bourges, à Paris, dans l'église des Carmes, le 34 septem- 
bre iSao. Il décéda à Bourges le 13 octobre 1834 étant 
pair de France. 

Armes. — De sable au chevron d'argent, au chef consa 
d'azur chargé de 3 étoiles d'argent. 

DE VILLÈLE. — Voir Soissons. 

VILLEFRANCHE DU PONT. — Voir Sainf-Dié. 

MENJAUD. - Voir Nancy. 

DE LA TOUR D'AUVERGNE-LAURAGUAIS (Chables-Amabie). Il naît 
à Moulins le 6 décembre 1836, est sacré à Rome le 1*' août 1861, archevêque 



. Des irchïvfquei de Bourges oot pria l« titre de : Primait it» AfiiH4inii 



ÉVËQ.UES DE FRANCE — BOUSOES, CAHORS 



75 



titulaire de Colosses et coadjuteur de 
Mgr Menjaud, auquel il succède le lo dé- 
cembre suivant. Décès le 17 septembre 
1879 â Bourges. 11 était officier de ta Légion 
d'honneur et avait été nommé auditeur de 
Rote en 1855. 

Armes. — Ecartelé : aux i et 4 d'azur 
semé de fleurdelys d'or, qui est de France 
ancien, à la tour d'argent, qui est de La Tour; 
aux 3 et 3 de gueules à la croix vidée, 
cléchée et pommetée de 13 pièces d'or, qui 
est de Toulouse; sur le tout, d'or au gon- 
fanon de gueules, frangé de sinople, qui est d'Auvergne. 
Devise. — Deus mea iurrts. — (11 semble que le prélat ne la portait pas). 

MARCHAL. — Voir 5e//iy. 

BOYER. — Voir Chrmont. 




SERVONNET. — Voir Digne. 



CAHORS 

(iSoi. — Lot) 

COUSIN DE GRAINVILLE(GuitLAUME-BAiTHAZAR), né au Havre le 27 mars o 
novembre 1745, sacré le i" août 1809, décédé à Cahors le 
a mars 1838; baron de l'Empire le la septembre 1808, 
chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'abord ses initiales, lantôt 3, tantôt 3, en 
blanc sur fond d'azur. — Ecartelé : aux t et 4 d'azur à 
y molettes d'or a et i {JeUres-patentes : mais là scel à im- 
pression les donne d'argent ainsi que le bœuf) ; au 3 de 
gueules à la croix alaisée d'or, qui est des baron s-évéqu es ; 
ta ) d'argent au bœuf passant de sable, onglé et accorné d'or. 



D'HAUTPOUL (Paul-Loois-Joseph), né au château de 
Salettes (diocèse d'Albi) le a août 1764, sacré à Sens le 
37 juillet 1838, décédé à Toulouse le 3 décembre 184a. 11 
avait démissionné, au commencement de 1843, et avait été 
nommé chanoine de Saint-Denis. 

Armes. — D'or à s fasces de gueules, accompagnées de 
6 coqs hardis de sable, la patte dextre levée, crêtes et bar- 
bés de gueules, posés 3 en chef, 3 au centre, i en pointe. 



•jé A&HORIAL DES PRÉLATS 

BARDOU (Jean-Jacques-David), né à Treyvents, «/(.ijTrexevens ou Trévien, 
(Tarn) le 8 décembre 1798, sacré à Toulouse le 9 octobre 1841, 
décédé à Cahors le 30 janvier 1S63 ; chevalier de la Légion 
d'honneur, comte romain. 

Armes. — D'azur au Sacré Cœur d'argent, altàs de gueules, 
ceint de la couronne d'épines de... et surmonté d'une croîsette 
d'argent. 

Devise. — Veniie ad me otnnes (Math., xi, a8). 

PESCHOUD (Joseph-François-Clet), né à Saint-Claude (Jura)le 39 jan- 
vier 1805, sacré à Rocamadour (Lot) le 30 novembre 1863, 
décédé i Vichy le 13 ou le 30 septembre 1865; chevalier 
de la Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules à la croix de Toulouse d'or (vidée, 
cléchée etpommetée), accompagnée en chef de 9 étoiles 
d'argent et en pointe de 9 rameaux d'olivier du même, 
aliàs de sinople. 

Devise. — Veritaitm iantum ei pacem (Zach., viii, 19). 

GRIMARDIAS(Pierre.Alfred), né à Ma- 
ringues (Puy-de-Dôme) le 19 septembre 
1813, préconisé le 93 juin et sacré à Cler- 
mont le 6 août 1866; il décéda à Rocama- 
dour (Lot) te 37 mai 1896, chevalier de la 
Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules k} huchefs d'argent 
liés de sable 9 et t et une étoile aussi d'ar- 
gent en abîme, qui est de Chassaîgnes (ar- 
moiries de la mère de Vévêque. On trouve 
aussi les meubles d'or). — Son cachet, on le 
voit, porte, comme ceux de ses prédéces* 
seurs, les 10 glands d'archevêque. 

ÉNARD (Emile-Christophe), né à Villotte-devant-Saint- 
Michel (Meuse) le 15 juin 1839, sacré à Rocamadour (Lot) 
le 8 septembre 1896. 

Armes. — D'azur semé de croix recroisetées et fichées 
d'or, qui est de Commercy ancien, à la fasce d'argent 
chargée d'une aigle au vol éployé de gueules. 

Devise. — Ora et labora. 




éviOPES DB FRANCS — CAMBRAI, CARCASSONNE 77 

CAMBRAI 

{Eviché iSoi; métropole 1S41. —Nord) 

BELM AS (Louis), né à Montréal (Canada), ii//ij Montréal-d'Aude (Languedoc) 
le II août 17^7, sacré évêque constitutionnel, coadjuteur 
de celui de l'Aude, le 96 octobre 1800, nommé évéque 
de Cambrai le 9 avril 1803, décédé à Cambrai le 31 ou 
le 33 juillet 1841. Il fut commandeur de la Légion d'hon- 
neur et créé baron le a; mars 1809. 

Armes. — D'abord ses initiales, puis de 1809 à sa mort : 
de sabte à l'olivier d'or sur une terrasse du même et tor- 
tillé d'un serpent d'argent, au comble d'or chargé de 
deux étoiles d'azur, au franc-canton des barons-évêques. (Lettres patentes). — 
Un de ses sceaux à impression, ovale à double trait mais sans légende, 
donne, en 1839, ^^ ''*" ^'"^ comble un chef coupé : aii i de gueules à la croi- 
setle d'or (franc-canton iiApérial changé de place), au a d'or ou de sinople (le 
dessin est défectueux) chargé de 9 étoiles de gueules ; l'olivier est argent et 
l'écu est surmonté de la toque. 

Bioo. — £hgf de Mgr Beîmas, par Hattu. i8j8. 

GIRAUD. — Voir^O(fe{. 
RÉGNIER. — Voir Angouîêmt. 
DIiaUESNAY. - Voir Limoges. 
HASLEY. — Voir Beauvais. 
THIBAUDIER. — Voir Soisso/ts. 
SONNOIS. — Voir Saint-Dié. 

CARCASSONNE 

(1803. — Aude) 

DE LA PORTE (Armand-Ferdihand), né à Versailles le 97 septembre 1756, 
sacré le ^ ou 6 septembre i8oa, dé- 
1 cédé à Carcassonne le 19 septembre 

1834, créé baron le 35 mars 1809 
avec transmission à ses neveux. 

Armes. — Ecartelé : de pourpre 
à l'olivier d'argent, qui est de La 
Porte, et de gueules à la fasce d'or 
accompagné en chef de y coquilles ' 



7' AKHORtAL DES PRELATS 

d'argent rangées en fasces, qui est de Pellerin. — 
En i8oa ses initiales (voir ci-avant). — Sous l'Empire 
le 2" quartier était des barons-évéques. Plusieurs de 
ses sceaux à impression (même un de ses ex-libris, 
que nous donnons, gravé par lui avant la Révolu- 
tion) portent par erreur un champ de sinopU ou un 
paîmitr. 

DE GUALY (SAINT-ROME) (Joseph-Julien), né à Milhau le 
!•' juin 176^, préconisé en 1834, décédé le 6 octobre 1847. 

Armes. — D'or à la bande d'azur chargée de 5 quintefeuilles 
(le scel à impression, reproduit ci-contre, donnt des roses et les lo- 
sanges de pourpre) d'argent, accompagné de 10 losanges de 
sable en bande, 5 en chef a et 3, 5 en pointe 3 et a. 

DE BONNECHOSE (DE BOISMORAND) (Henri-Marie-Gaston). Né à Paris 
le 30 mai 1800, il fut sacré à Rome le }o janvier 
1848, transféré à Evreux par préconisation du a^ 
mars, ii/i()5 mai 18;^, et nommé archevêque de 
Rouen par décret du ai février 1858 ; il est mort 
le 37, aliàs a8 et 39, octobre 188) i Rouen. Il fut 
avocat général à la cour de Besançon, sénateur, 
commandeur de la Légion d'honneur et cardinal 
le 31 décembre 1863. 

Armes. — D'argent à ) têtes de mores de sable 
(quelque/ois de carnation). 

Devise. — Fide ac virtute. 

Bioa. — Vie du cardinal de Bonnechose, par 
Mgr Bessou. Paris, 1887. 

ROULLET DE LA BOUILLERIE (François-Alexandre). Il naquit à Paris le 

l'houle 10 mars 1810, y fut sacré le ao mai 185^, et promu 

ta|HP^k^ archevêque titulaire de Perga, le ai mars 1873, pour être 

^Hh^^I coadjuteur, à Bordeaux, du 

^^^ ^^H cardinal Donnet ; mais il 

^T ^^^1 mourut avant lui, danscette 

[^^^LI viHe, le 8 juillet 1883. 11 

^H|HF^ était chevalier de la Lé- 

^^ gion d'honneur. i 

Armes. — De gueules au chevron d'ar- I 

ge.nt surmonté d'un croissant du même, et 
accompagné de 3 pommes de pin d'or. 

Sceau, — A Carcassonne le prélat se ser- 
vait d'un sceau de forme ronde, représen- 
tant saint François d'Assise, son patron, et 



ÉVËQ.UES DE FRANCE — CARCAS50NNE, CHALONS 79 

un évëque, en adoration tous deux devant le Saint-Sacrement, placé sur un 
petit autel gothique (allusion i la fondation de l'Adoration perpétuelle dans le 
diocèse de Paris). Légende : -f SigUlum : Frandsci : episcopi : Carcassonensis. 

LEUILLIEUX (François de Sa les- Albert), né à Saint-Omer (Pas-de-Calais) 
le 17 décembre iSa^, sacré à Boulogne-sur-Mer le ii juin 1873, 
transféré à l'archevêché de Chambéry par décret du 13 jan- 
vier 1881, mort dans cette ville le 1 1 mai 1893. 

Armes. — D'azur à un personnage, représentant la Foi, 
posé sur un segment de globe, tenant de la main gauche une 
grande croix, accosté de a agneaux à ses pieds, le tout d'ar- 
gent, et tenant de la main droite un calice d'or d'où émerge 
une hostie rayonnante d'argent. 

Devise. — In ftde et in UnUate (Eccl., xlv, 4). 



BILLIARD {Feux- Arsène), né k Saint-Valery- 
en-Caux (Seine-Inférieure) le 33 octobre 1839, 
préconisé le 13 mai 1881, décédé le 3 décem- 
bre 1901. 

Armes. — D'azur à un saint Pierre dans une 
nacelle tenant une croix haute le tout d'argent, 
aliàs d'or, naviguant sur une mer d'argent. 

Devise. ■^ In verbo ttio laxaho rete (Luc. v, ^). 



CARTHAGE 

(1S84. — Tunisie) 
COMBES. — Voir Constaniine. 

CHALONS 

(tSi;.— Marne, moins l 'a rroD disse ment de Reims) 

MONYERDE PRILLY (MARiE-JosEPH-FRANçois-Vicro»), 
né à Avignon le 29 octobre 1775, préconisé le 18 novem- 
bre 1803, sacré à Paris, à Saint-Sulpice, le 18 janvier 1894, 
décédé le !•■■ janvier 1860. Il fut capitaine et officier de la 
Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules à l'épi de blé d'argent, accosté de 
a étoiles à 6 rais (on mieux moltttes) du même. 



8o 



ARMORIAL DES PRÉLATS 




BARA(jEAN-HoNORé), néàSaint-Vaubourg(Acdennes) le 
4 juin 1798, préconisé le 16 juin 1836 évêque titulaire de 
Médée et coadjuteur de Mgr de Prilly auquel il succéda 
en 1860. Il décéda le 11 juillet 1864^ chevalier de. la 
Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules à la croix d'or, au chef cousu de 
sinople chargé de 3 ancres d'argent. 

Devise. — Ave spes unica (Hym. dom. Pal.). 



MEIGNAN (Guillaume-René). 11 naquit à Denazé (Mayenne) le 11 avril 1817, 
alias 1827, fut sacré à Paris le i" mai 1865, préconisé 
ensuite- évoque d'Arras le 2 septembre i88a et promu 
archevêque de Tours le 25 mars 1884. Il fut créé cardinal 
le 16 janvier 1893 ; ii était officier de la Légion d'honneur. 
Son décès eut lieu le 20 janvier 1896 à Tours. 

Armes. — D'azur à la colombe de l'arche descendante 
d'argent, tenant en son bec un rameau d'olivier de sinople. 

Devise. — Pax in charitaie, 

BiOG. — Le cardinal Meignan, par l'abbé Boissonat ; s. d» 

SOURRIEU (Guillaume-Marie-Romain), né à Aspet (Haute-Garonne) le 

27 février 1823, sacré à Rocamadour (Lot) le 30 novem- 
bre 1882, préconisé archevêque de Rouen le 15, aliàs 
31, mai 1894, créé cardinal le 19 avril 1897, décédé le 
13 ou le 16 juin 1899 à Rouen. 

Armes. — D'azur à la fasce ondée d'argent accompagnée 
en chef d'une étoile d'or et en pointe d*un poisson du 
même. La mitre est placée en dessus et au milieu de l'écu 
à la place de la couronne, et est traversée par la crosse. 

Devises. — De Aspecto B. Af. de Roc-Amador. — In te speravi (Ps., xxx, 2). 





LATTY (Gaspard-Marie-Michel- André), né à Gagnes (Al- 
pes-Maritimes) le 22 juillet 1844, sacré le 8 septembre 1894 
au couvent du S. G. de Conflans. 

Armes. — D'azur au vol d'or (ailes de la prière), au chef 
cousu de gueules chargé d'une étoile d'or. 

Devise. — Spiritu et veritafe. 



CHAMBÉRY 

(Evéché de Chambéry et de Geaève ea 1803. — Archevêché en 1817. — Savoie en partie) 




DES MONSTIERS DE MÉRINVILLE (Ren^). Né à Limoges (? ou danr 



tVÈQt}B$ DE FRANCE — CHAMBÉRY, CHARTRES 



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ce diocèse) en 1743, sacré évêque de Dijon le 13 mai 
1787, nommé évêque de Chambéry en 1802 ou 1803, 
il démissionna en janvier 1805 et décéda à Versailles le 9 ou 
le II novembre 1829. Il fut aumônier de Marie-Antoinette, 
député du Clergé aux Etats-Généraux, et chanoine de 
Saint-Denis en 1806. 

Armes. — Ecartelé : d'azur à 2 lions léopardés d'or 
et d'argent à 3 fasces de gueules. 

DESSOLES. — Voir Digne. 

BIGEX (François-Marie). — (Si je donne cet évêque, qui n'était pas né 
Français, et qui occupa le siège de Chambéry lorsque cette ville était italienne, 
c'est pour ne pas interrompre, par cette seule lacune, la série de ses évêques 
et archevêques au siècle dernier). Il naquit le 24 septembre, aliàs décembre, 
1751, dans l'état de Genève ; le 23 novembre 1817, il fut sacré à Turin évêque 
de Pignerol et promu archevêque de Chambéry le 24 mai, aliàs 18 juillet, 1824. 
Il retourna à Dieu le 19 février 1827. 

Armes. — De sable à la gerbe d'or, au chef cousu d'azur chargé de 3 étoiles 
d'argent. . 

BILLIET (Alexis), né aux Chapelles (Savoie) le 28 février 1783, sacré, le 
19 mars 1826, évêque de Saint-Jean-de-Maurienne (qui 
n'était pas français à cette époque), promu archevêque de 
Chambéry le 27 avril 1840, décédé le 30 avril 1873. Il fut 
créé cardinal le 27 septembre 1861, il fut aussi sénateur ; 
il avait la plaque de la Légion d'honneur et le cordon des 
SS. Maurice et Lazare. 




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Armes. — D'azur à 8 billettes d'or 2, 4 et 2, au chef d'ar- 
gent chargé de 2 têtes de mores de sable, tortillées d'ar- 
gent. 

Sceau (à relief). — Ecu aux armes entouré du cordon de Saint-Maurice, . 
chapeau avec croix archiépiscopale en dessous; légende dans le haut : 
Archevêché de Chambéry. 

PICHENOT. — Voir Tarhes. 



LEUILLIEUX. — Voir Carcassonne. 
HAUTIN. — Yo\ï Evreux. 



CHARTRES 

(i8ai. — Eure-et-Loir) 

DE LATIL (Jean-Baptistb-M.-A. Antoine). Il naquit aux îles de Lérins, en 

* AlMOaiAL DBS PRELATS 6 




8a ARMOKIAL DES PRÉLATS 

Provence, le 6 mars 1761 ; il fut préconisé le 8 mars et sacré au séminaire 
d'Issy, le 7 avril 1816, évêque titulaire d'Amyclée ; le 
1*' octobre 1816 il fut transféré au siège de Chartres, puis 
promu archevêque de Reims le la juillet 1824 ; il mourut 
à Géménas, près de Marseille, le i" décembre 1839. Mgr 
de Latil fut créé cardinal le } ou 13 mars 1836, nommé 
comte et pair de France le ^i octobre 1833, puis duc le 
) avril 1836 ; il était commandeur du Saiot-Esprit } c'est 
lui qui sacra Charles X. 
Armes. — D'azur à la bande d'or, accompagnée en chef de la colombe de 

l'arche et en pointe d'un croissant, le tout d'argent; au chef cousu degueules, 

chargé de 3 étoiles d'argent. 

CLAUSEL DE MONTAIS (Claude-Hippolyte), né à Coussergues (Langue- 
doc) le ^ avril 1769, sacré à Paris, à Saint-Sulpice, le 
sa août 1834, décédé à Chartres le 4 janvier 1837. Il avait 
démissionné le 17 janvier 18^3, et avait été aumônier de la 
duchesse d'Angouléme. 

Armes. — Parti : au i d'azur au lion d'argent, aliâs ram- 
pant, d'or, accompagné à dextre de deux clefs d'or en sau- 
toir, au chef d'or chargé de } étoiles d'azur (aliàs d'argent, 
mais ?), qui estClausel; au s* de gueules à la tour d'argent, 
qui est Roy de Soulacroup. 

RÉGNAULT (Louis-Euoène). Né à Charleville (Ardennes) le ai février 1800. 
sacré le 16 mai 1833 évêque titulaire d'Euméaie, et coadju- 
teur de Mgr Clausel, auquel il succéda l'aiiaée suivante ; il 
décéda à Chartres le 3 août 1889, chevalier de la Légion 
d'honneur et comte romain. 

Armes. —D'azur au monogramme de la Vierge d'argent, 
surmonté d'une croix antique, ou de consécration (i), d'or 
adextré d'une branche de vigne d'argent, fruité du même, 
aliàs au naturel, et sénestré d'une tige de hlé d'or, les extré- 
mités inférieures passées en sautoir. 

Devise. — «w* Mtsericordia et veritas t. n. 'd. (Te non deserant) 
(Prov., 111,3). 



t la ttqoa la plas simple àe désigner ce* ttoi-t patt^l, b bords extérieurs irrondU, t 
'vées à l'iatériear, qui ne lont pas héraldiques ) les croix ds EooséciaUon dei églises o. 
;ette forme, 1 l'époque médiéTaU spi«ialemeiit. 



ÉVÉQpES DE FRANCE — CHARTRES, CLERMONT $} 

LAGRANGE (François), né k Dun-le-Roy (Cher) le 15 mars 
1737, préconisé le 31 décembre 1889, sacré à Chartres le 
[6 ou 19 mars 1S90, décédé dans cette ville le 33 juin 1893. 

Armes. — Parti : de gueules à la gerbe d'or, et d'azur à la 
Vierge-de -Chartres (N.-D. de Sous-Terre) d'argent. 

Devise. — Congregabo in horrea cœli. (Allusion au nom du 
prélat.) 

M OLLIEN(Bon-Gabrihl- Arthur), né àChaulnes (Somme) 
le 19 octobre 18^4, sacré à Amiens le 34 août 1896, décédé 
à Chartres le 38 mai 1904. 

Armes. — D'argent à la croix patriarcale potencée de 
gueules, posée sur une montagne à 3 coupaux de sinople, 
mouvant de la pointe de l'éco, accostée de 3 étoiles d'azur. 

Devise. — Qvo me Deijvra vocant. 



CLERMONT 

(180S. — Puj-de-Dàms) 

DUVALK DE DAMPIERRE (CharlbS'Aktoine-Henri), né au château de 
Ilans ou Hams (Champagne) le 18 août 1746, sacréà Paris 
le 3 mai 1800, baron le 38 janvier 1809, décédé le 8 
jnîn 1833. 

Akhes. — Sous l'Empire : de gueules à la licorne d'ar- 
gent, au franc-quartier des barons-évâques. — Sous la 
Restauration : Ecartelé : d'azur à la fasce d'argent chargée 
de 3 croix paltées de sable, et d'hermtne plain ; sur le tout 
de gueules à la tête de licorne d'argent. 

FÉRON Louis-Charles), né à Saint-Grégoire-sur-Vièvre 
(Eure) le 30 novembre 1793, sacré le 16 mars 1834, décédé à 
Clermont-Ferrand le 34 décembre 1879, officier de la Légion 
d'honneur. 

Armes. — D'azur à a alérions au vol abaissé, la tête- dé- 
tournée, en chef, et à la croix ancrée, en pointe, le tout 
d'argent. 



BOYER (Jbaw-Pibrrh). Il naquit à Paray-le*MoniaI (Sadne-et-Loire) le 97 juin 



84 ARHORIAL DES PRELATS 

°u juillet 1829, et tut sacré le 34 août 1878, à — 

Aix, évoque titulaire d'Evarie et coadjuteur 
de Mgr Féron auquel U succéda l'année sui- 
vante. Le 36 novembre 1891, aliàs 19 janvier 
1893, il fut promu archevêque de Bourges, où 
il mourut le 16 décembre 1896. Honoré de ia 
pourpre cardinalice le 39 novembre 189% il 
avait reçu, en 1883, le sacré pallium à Cler- 
montetéiait chevalier delà Légion d'honneur. 

Armes. — D'or au chevron de gueules 
adextré en chefet accompagné en pointe de 
deux rabots de même (rappelant que U père du 

prélat élaU menuisier), ivifrûac-c^iiittier séaestn d'izuT chargé d'une margue- 
rite d'argent boutonnée d'or (rappelant la Bienheureuse Marguerite-Marie Ala- 
coque, de Paray-le-MonialJ. — On remarquera U croix de consécration en 
cimier, et la forme bizarre de la crosse. 

Devise. — Carttas. 

BELMONT (Pierre-Marie), né à Lyon le^i janvier 18^8, 
préconisé le 19 janvier 1893. 

Armes. — D'azur à l'Immaculée Conception d'argent, 
nimbée d'or, accostée de a étoiles d'or en chef, au mont 
d'or cime de la basilique de Fourvières d'argent placé en 
pointe extrême de l'écu. 

Devise. — Tuus sum ego (Ps., cxviii, 94). 



CONSTANTINE (et Hippone) 

(1866. — AlgWe) 

DE LAS CASES (Félix-François-Joseph-Barthélémy) né) à Pondis (Tarn) le 
13 septembre 1819, sacré à Paris, dans la chapelle des 
Bénédictines du Saint-Sacrement, le 5 mai 1867, démis- 
sionnaire le 93 août 1870. Il fut fait chevalier de U Légion 
d'honneur et chanoine de Saint-Denis en 1871. II avait été 
marié; son décès, à Béziers, est du 1" octobre 1880. 

Armes. — D'or à la bande d'azur, à la bordure de gueules. 

Devise. — Semper paralus. 



ivÈQJJBS DE FRANCE .— CONSTANTINE 



85 



ROBERT (Jean-Joseph-Louis), né à Annonay(Ardèche) le 22 mars 1819, sacré 
jûv/Ovtt^ à Alger le 13 octobre 1872, transféré à révéche de Mar- 

seille le 15 juillet 1878, décédé à Marseille le 19 novem- 
bre 1900. 

Armes. — De gueules au palmier de sinople (on dit en 
sus endatté d'or, ce que n'indique aucun des sceaux) sur 
une terrasse du même, à Tagneau pascal d'argent, la tête 
détournée, au nimbe crucifère d'or, passant sur la terrasse 

contre le fût de Tarbre, adextré en chef du chrismon ou monogramme cons- 

tantinien d'or. 

Devise. — Suavitate et constantia. 





DUSSERRE (Prosper-Auguste), c'est à Avenel (Nord), qu'il naquit le 30 
avril 1833, et à Alger qu'il décéda, le 30 décembre 1897. 
Il fut sacré évéque de Constantine le 15 décembre 1878, 
promu archevêque titulaire de Damas et coadjuteur du 
cardinal Lavigerie le 27 février 1880, auquel il succéda en 
novembre 189a à la métropole d'Alger. 

Armes. — D'azur à la fasce d'argent accompagné en 
chef d'une croix latine rayonnante d'or, et en pointe 
du monogramme de la Vierge d'or couronné des 12 étoiles 
mariales d'argent. 

Devises. — Non deerit gratia, — Uno auxilio cœlesti, 

GILLARD (François- Charles-Marie), né à Quimper en 1839, préconisé en 
1880, décédé avant son sacre le 29 septembre 1880, au petit séminaire de 
Saint-Eugène, près d'Alger; fut aumônier de l'armée du Rhin en 1870. 

Armes. — Celles que prit son successeur. 

COMBES (BARTHéLEMY-CLÉMENT), né à Marseillette (Aude) le 29 septembre 
1839, sacré à Hippone le 9 octobre 1881, préconisé archevêque de Carthage et 

primat d'Afrique le 19 juin 1893. 

Armes. — Dé gueules à la croix d'or cantonnée au i et 
au 4 d'un pélican avec sa pitié d'argent. — Mgr Combes 
avait choisi lors de sa nomination^ et les avait même fait 
graver, les armoiries suivantes : coupé : au i parti d'azur 
au calice d'or soutenant l'hostie d'argent et d'azur à l'an- 
cre d'argent ; au 2 de gueules au pélican etc. d'argent, avec la 
devise : major autem charitas\ mais la famille de Mgr GiU 
lard lai ayant donné la chapelle de ce dernier, il en prit les armes. 

Devise. — In hoc signo vinces. 

Sceau. — Oblong : un évêque agenouillé devant la statue de saint Augustin; 
légende en lettres gothiques: f Sigillum démentis \ archiep. Carthaginensis. 




86 ARMORIAL DES PRELATS 

JULIEN -LAFERRIÈRE (Ludovic-Henri-Marie- ^~~ 

Ixile), né à Paris le 7 septembre 1838, sacré dans 
cette ville le 18 juillet 1894, et y décédé le 
13 août 1896. 

Armes. — D'azur à 3 croisettes fichées d'argent, 
au chef d'or chargé d'une couronne d'épines de 
sinople. On remarquera, comme nous l'avons 
déjà dit, le palmier soutien de l'écu. 

Devise. — Abnega temet ipsitm {Im. J, C, 11, la). 

GAZANIOL (Jules-Etienne), né à Toulouse le 38 février 184;, sacré évêque 
titulaire de Tuburbo ou Teburba, à Carthage, le ^ juin 1893, préconisé évêque 
de Constantine le 3 décembre 1896 ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Ecartelé : aux i et 4 d'azur au pélican avec sa pitié d'argent; au a 
de gueules à la tour d'argent ; au } de gueules à l'agneau pascal d'argent ; à la 
croix d'or brochant sur les partitions. (Ces armes ont du rapport avec celles de 
Mgr Combes et de Mgr Tournîer). 
Devise. — Super omnia chantas (Col., m, 14). 

Sceau. — Comme celui de Mgr Combes, ci'-dessus, sauf la légende. 



COUTANCES (et Avranches) 

(i8(w — Manche) 

ROUSSEAU (Claude- Louis), né à Paris le a novembre 173;, préconisé le 
9 avril 1803, sacré à Paris le 3^ avril suivant 
(ses bulles ne seraient datées que de la 
veille des nones d'octobre 1804 ; — Inter- 
médiaire de sept. 190,^); transféré à l'évëché 
d'Orléans le 3 août 1807, décédé à Blois le 
7 octobre 1810, baron de l'Empire depuis 
le 8 mai 1808 et chevalier de la Légion 
d'honneur. 

Armes. — D'abord ses initiales entrela- 
. cées ; puis, comme baron : tiercé en pal : de 
sinople au coq d'or ; d'argent à 3 scarabées 
de sable en pal ; de sable plain ; au franc 
canton de baron-évêque (Armoriai du /"■ Empire). — On trouve aussi : abeilles 
au lieu de scarabées. Son sceau à impression, qm jereproduis, donne desjourmis 
ailées. Sur son tombeau au cimetière de Blois on a figuré des abeilles; on a fait 
aussi, pour la troisième partition, des hachures diagonales, ce gui donne en hé- 
raldique la sanguine, émail inusité en France. On a suivi la gravure du sceau, 



ÉVÉQ.UES DH FRANCE — COITTANCES 87 

oi le graveur avait mal /ait les hachures du sable, tant pour cette partition que 
pour les abeilles. 

DUPONT DE POURSAT(Pierrb), néaChabannais(Angoumois) le 3 juin 

1761, préconisé le 3 août 1807, sacré à Paris le 6 janvier 1808, décédé à Cou- 

tances le 17 septembre 1835. 

1 Armes. — Ecartelé : au 1 d'azur à l'olivier d'or terrassé 

du même sur le tronc duquel s'appuient les Tables de la 

Loi d'argent; au 9 des baroDs-évêques ; au 3 de gueules à 

la porte-de-ville d'argent, la porte^ de sable, surmontée 

d'un écu chargé d'un P de sable; au 4 d'azur au pont 

à } arches sur une rivière et surmonté de 3 étoiles, le tout 

d'argent. (Ce qui semblerait indiquer que le nom devrait 

s'écrire : du Pont). 

ROBIÔU DE LA TRÉHONNAIS (Louis-Jean-Julien), né à 
Combourg, en Bretagne, le 7 janvier 1784, sacré à Paris, dans 
la chapelle des Carmélites, le 6 mars 1836, démissionnaire 
en 185a, chanoine de Saint-Deais, décédé à Rennes le 26 no- 
vembre 1870. 

Abmes (i). — Coupé : au 1 au mantel d'or chargé de 3 bu> 
relies ondées de gueules ; au a de sable plain. 

— DANIEL (Jacques- Louis), né à Coutances (Manche) le 

13 janvier 1794, sacré à Coutances le 13 juin 18^3, décédé 
le 4 juillet i86a ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Dans un écusson ovale (qui serait plutôt un 
sceau, s'il y avait une légende) un évêque de profil, assis, 
la main gauche appuyée sur une accre de sable, tendant 
la main droite â deux enfants qui s'approchent de lui; une 
étoile rayonnante en chef. 
Devise. — Fides, spes, charitas (i Cor., xiii, 13). 

BRAVARD (Jean-Pierre-Marie), né à Usson (Loire) le 
30 février 1811, sacréà Sens le a8 octobre 1863, décédé à 
Avranches le 13 août 1876 ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Parti : au i d'azur à 3 colonnes d'argent en fasce, 
au chef cousu de gueules chargé d'un léopard d'or, qui est 
de Coutances ; au a d'azur à la porte-de-ville d'argent, som- 




I. J'ai dit pp. 10 et II qu« des évéqaei n'avaient pas pris les armoiries de lear famille. Quand 
Mgr Robiou de L> Tréhonnsis fut nommi, on lui demanda quel écnsson il porterait. Prenant un 
Tiens cachet, qui se trouvait sur son bureau : « Celui-ci, répondit-il, sans s'inquiéter de saToit 
ce qu'il représentait. > Or les armes de la famille Robiou de La Tréhonnaii et da Pont sont toot 
antres : di gatulit !t la faict d'or atceinfagnéti dt 6 eroiiillti du mimt. 



88 ARMORIAL DES PRÉLATS 

mée d'uD dauphin d'or versé surmonté de deux croissants aussi d'or, qui est 
d'Avranches ; sur le tout, de sinople à la croix trèâée d'or. 

Devise. -~ Discipuius quem .filigebat Jésus Qoàa., xxi, 7). (Allusion au pré- 
nom, Jean, du prélat). 

GERMAIN (Abel-Anastase), né à Saint-Sylvain (Calvados) le ^i mars ou le 
I" avril 18^3, sacré à Bayeux le 19 mars 1876, décédé le 
13 novembre 1897. 

Armes. — Ecartelé : aux i et 4 de gueules à la main 
bénissante de carnatîpn mouvant d'une nuée d'argent à 
sénestre et posée sur un nimbe crucifère d'or ; aux 3 et 
3 d'azur à l'M antique couronné d'argent ; et sur le tout 
d'or au Saint-Michel de carnation, vêtu de pourpre, trans- 
perçant et foulant le dragon de sable. 

Devise. — Auxiliante Dec, 

GUÉRARD (Joseph), né à Loudéac (C6tes-du-Nord) le 
33 janvier 1846, préconisé le a8 novembre 1898, sacré à 
Rennes le 3 février 1899. 

Armes. — Taillé : d'hermine à la Vierge assise d'argent 
{peui-itre N.-D. de Toutes-Grâces) et d'azur au Mont-Saint- 
Michel d'argent. 

Devise. — Sciocui credidi (2 Thim., i, la). 

Sceau. — Dans une ellipse gothique écu aux armes, avec croix et chapeau ; 
devise au bas; légende en gothique : Sigiltumjosephi Consianlien. etAbrincen. 
tpiseopi, 

DIGNE 

(iSoi — BassavAlpes) 

DESSOLLES (IrénSe-Yves), né à Auch (Gascogne) le 19 mai 1744, sacré le 11 
juillet i8oa, transféré le 30 mai 1805 à Chambéry, dont il devint archevêque 
en 1817, Il démissionna le ao novembre 1833 et c'est à 
Paris que Dieu le rappela à lui le 31 décembre 1834. 11 
était chevalier de la Légion d'honneur, grand-croix des 
SS. Maurice et Lazare, baron de l'Empire du 34 juin 1808. 
Armes. — D'abord un écu aux initiales I Y D, puis 
d'azur au griffon d'oi, aliàs aigle d'agent (mais dOHieux), iu 
chef d'or chargé de 5 étoiles d'azur (oublié par mon dessina- 
teur), au franc-canton des baroas-évéques. 
Devise. — Certa fulgent sidéra. 



tVÎQJltS DB FRAHCB — DIONE 3^ 

(DE)(i)MIOLLIS(ClaudeouCharles-François-Melchior- y y - ^ e 

-Bienvenu), né à Aix-en-Provence,le 19 juin 1 75 j, préconisé ^— t ^^'^^ ^ 

le i} juin 180% sacré à Paris, aux Missions- Étrangères, le ^^^- :!^^ 

13 avril suivant, démissionnaire le 3 1 août 1838 et nommé ^^■"•■: ^^ -/"^= 

chaDoioe de Saint-Denis, décédé à Aix le 7 juin 1843. fy- .-^^^^ :',■ ^ 

Armes. — D'azur au chevron d'or accompagné de 3 lis \^^^^^^^>J 
d'argent. — Cesontsesarmoiriesetcellesdesa famille, ano- 
blie en 1769, qui cependant en avait fait enregistrer de différentes dans l'Armo- 
riai officiel de 1696. — Sous l'Empire le prélat ne portait que ses initiales entre- 
lacées ; son frère, créé comte par Napoléon, eut en règlement d'armoiries des 
armes absolument différentes, 

SCEAU (à cire). — ' Ecusson aux armes données ; palmettes ; chapeau à 10 
glands ; légende : Car' Frun" Melch' Ben" Miollis. Epis"'. Dinicnsis. 

BiQQ. — Vie de Mgr de Miollis, par Mgr Ricard. Vers 1 892 . 

SIBOUR (MARiE-DoMiKiouE-AuGUSTe). Il est né à Saint- Paul-Trois -Châteaux 
le 4 avril ou août 179s, fut sacré à Aix le 3^ janvier allas ay février 1840, et 
promu à l'archevêché de Paris le 11 septembre 1848. Il fut assassiné k Paris, 
dans l'église Salnt-Etîenne-du-Mont le } janvier 
18^7 ; il était sénateur depuis mars iS^a, et cheva- 
j \ lier Je la Légion d'honneur. 

Armes — Coupé : au i d'azur à la croix latine 
d'argent rayonnante d'or à dextre, et à l'ancre 
du même en bande à sénestre; au a d'argent au 
lévrier de sable, tenant en sa gueule une torche 
allumée de gueules et passant sur une (errasse de 
sinople. (Le scel à impression marque pourpre). 
La croix, l'ancre et le chien des Dominicains, 
font allusion aux trois vertus théologales et â un 
des prénoms du prélat. 
Devisa. — Major aulem hçrum est ckaritas (i Cor., xui, 13). 

MEIRIEU (Marie-Julihk), né à Saint-Gilles (Gard) le 
aj novembre i8t>«, sacré à Digne le 34 février 1849, décédé 
le 9 juillet 1884. 

Armes, — D'azur à l'ancre posée en bande d'argent, au chef 
cousu de gueules chargé d'un Jéhovah (ou œil de Dieu) d'ar- 
gent, rayonnant d'or. 

Devise. — In te Domine speravi (Ps., xxx, a). 

VIGNE. — Voir Oran. 



t. Même «OUI la Kestanratlon il ne porte pai la pirticnle que prend cependant aa famille. 



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ARMORIAL DBS PRÉLATS 



jFLEURY-HOTTOT (François-Alfred), né à Saint-Germaîn-en-Laye (Seine- 

et-Oise) le 28 octobre 1831, sacré à Digne le s6 mai 188% 
transféré à Bayonne le 16 avril 1887, décédé en cette ville le 
9 août 1889. 

Armes. — D'or à l'arbuste arraché de sinople, fleuri de 
3 fleurs de gueules, au chef d'azur chargé du chrismon 
complet d'argent. 

Devise. — Christo florescii. 




MORTIER (Henri- Abel), né à Bavay (Nord) le 5 août 
1825, sacré à Cambrai le 24 juillet 1887, décédé le 27 jan- 
vier 1889. 

Armes. — D'azur à un navire d'argent voguant sur une 
mer de (sinople ?), au Jéhovah d'argent au canton dextre 
du chef. 

Devise. — Spes tnea in Dec ^5/(Ps., lxî, 8). 




SERVONNET (Pierre- Paul), né à Saînt-Pierre-de-Bressieux (Isère) le 14 dé- 
cembre 1830, sacré à Lyon le 25 juillet 1888, préconisé 
archevêque de Bourges le 18, aliàs 29, avril 1897 ; officier de 
la Légion d'honneur. 

Armes. — D'or à la montagne de sinople sommée d'une 
croix de gueules et chargée en pointe de deux agneaux d'ar- 
gent se désaltérant à une fontaine du même. 

Devise. — Veriiaie et cariiaU (2 Joan., 3). 




HAZERA (Jean), né à Podensac (Gironde) le 31 décembre 1837, sacré 
le ; septembre 1897 à Digne et décédé le 17 juin 1903 
dans cette ville. 



Armes. — D'azur au vaisseau antique d'or, maté et voilé 
d'argent, au pavillon de gueules chargé d'une croix d'argent, 
adextré en chef d'une croix rayonnante d'or, aliàs d'argent, 
et soutenu d'une mer de sinople (i). 

Devise. — De navicula Pétri. 




I. NoustenonSy à côté de la description officielle des armoiries, à montrer, par la reproduction 
directe de leur empreinte, également officielle, à quel point les dessinateurs et graveurs com- 
mettent des erreurs, des oublis. Voit-on ici le vaisseau éTor, le pavillon de gueules ? Mais on 
verra la mer pourpre. Et dans le dessin précédent, que penser de cette mitre et de cette crosse 
minuscules ? 



ivÂQUES DE FRANCE — DIJON 



91 



DIJON 

(1803. — Côte^'Or) 

REYMOND (Hknri), né à Vienne (Dauphiné) le ai novembre 1737, sacré 
évêque constitutionnel de Tlsère le 13 janvier 1793» institué canoniquement 

évoque de Dijon en 1803, décédé à Dijon le 18 avril 1818, 
aliàs 30 février 1820; créé baron et chevalier de la Légion 
d'honneur en 1808. 




ARMES. — Fretté de sinople et d'or au franc-quartier des 
barons-évêques (leiires patentes ; mais il ne porta pas ces 
armes). — D*azur à la croix grecque d'argent surmontée 
d'une bélière du même. (On trouve aussi la croix trèflée et 
sans bélièrej. — De 1803 à 1808 ses simples initiales. 

Sceau. — J'ignore sa forme, je sais que la légende était simplement : Episco- 
pus Divionensis» 





DUBOIS (le nom s'écrit quelquefois en deux mots), 
(Jean-Baptiste). Né à Argentolles, diocèse de Langres, le 
16, aliàs 36, août 17^4, sacré le 9 juillet i8ao à Paris^ il y 
mourut le 6 janvier 1833. 

Armes. — D'argent à la fasce cintrée de gueules, chargée 
de 3 étoiles d'argent. 



MARTIN De BOISVILLE (Jean-François), né à Rouen le 
13 janvier 17;^, sacré à Paris, à Sainte-Geneviève, le 11 août 
1833, décédé à Dijon le 37 mai 1839. Il avait été nommé 
évêque de Blois en 181 7, il fut administrateur apostolique du 
diocèse de Langres de 1833 à 1834. 

Armes. — D'azur au chevron d'or, accompagné en chef 
de 3 étoiles d'or et en pointe d'un bœuf passant d'argent. 



RAILLON (Jacciues), né à Bourgoin (Dauphiné) le 17 juillet 1763, il fut 
nommé par décret impérial du 33 octobre 1810 évêque d'Orléans, mais ne 
reçut pas ses bulles ; néanmoins Napoléon, ne voulant pas 
en avoir le démenti, le créa baron le 33 décembre 1810. 
Préconisé évêque de Dijon le 38 septembre 1839, il ne reçut 
la consécration épiscopale que le 15 novembre 1839; trans- 
féré à l'archevêché d'Aix le 14 février 1833, il décéda à 
Hyères le 13 février 1835. Il avait la rosette de la Légion 
d'honneur. 

Armes. — D'argent à la bande d'azur chargée de 3 merlettes, aliàs canettes, 
d'arg^nt^ aliàs colomhQS d'or; au franc-canton des barons-évêques. 





ça ARMORIAL DBS PRELATS 

REY (Ciaude), né à Aix le 97 novembre 1773, sacré à Avignon parl'évêque 
de Cartagène, réfugié carliste, le a} septembre 1833, dé- 
missionoaire leS mai 1838, cbanoine de Saint-Denis, offi- 
cier de la Légion d'honneur, décédé à Aixle 17 août 1858. 

Armes. — D'argent à la bande de gueules chargée d'une 
couronne d'or. (Noire dessinateur a interverti les émaux et 
métaux). 

Devise. — Non fianc sedfuturam inquirimus. (Heb., 
xni, 14), (Allusion à la couronne royale de l'écu» allusion 
elle-même au nom du prélat, roi se disant rey en provençal). 

RIVET (François-Victor), né à Saiot-Germain-en-Laye 
le 1" juin 1796, sacré à Versailles le ai octobre 1838, 
décédé à Dijon le m juillet 1884 ; officier de la Légion 
d'honneur, comie romain. 

Armes. — D'argent au palmierdegueules terrassé du même. 

Devise. — Omnia ftt omnibus, (i Cor., ix, as?). 

BioG. — Mgr Rivet, évêque de Dijon, par l'abbé Che- 
vallier. Dijon, 190S, 

CASTILLON (Jeah- Pierre-Bernard), né à Merville 
(Haute-Garonne), le 8 juillet i8a8, sacré à Toulouse le 95 
juillet 1885, décédé le 9 novembre suivant. 

Armes. — De gueules à la croix trèflée d'argent chargée 
en cœur d'une tour du même cantonnée de 13 besans d'or, 
aliàs d'argent, ceux en chef mal ordonnés, ceux en pointe 
a et I ; au chef cousu d'azur chargé d'une étoile d'or char- 
gée elle-même d'un M de sable. 
Dbvisb. — Fortitudo mea. 

LECOT (Victor-Locieh-Solpice)^ Il est né à Montescourt (Aisne) le 8 janvier 
1831, a été sacré à Compîègne le ii juillet 1886, puis pré> 
contsé archevêque de Bordeaux le 36 juin 1890 ; sa nomi- 
nation de cardinal est du la juin 1893. 

Armes. — Ecartelé : au i d'azur à deux clous d'or placés 
en étai versé (rappelant le martyre de saint Quentin ?); au 
a d'azur à a crosses adossées d'or (armes du diocèse de 
Noyon); au 3 d'azur au tau de saint Antoine d'or couronné 
d'argent (emblème de la paroisse de Saint-Antoine de 
Compiègne, dont le prélat fut curé) ; au 4 d'azur à a bandes d'or qui est une partie 
de Bourgogne; à la croix d'argent brochant sur les partitions. — Comme 
archevêque de Bordeaux, Mgr Lecot a un peu modifié ses armoiries en met- 
tant les clous, crosses et tau d'argent, puis au 4* quartier : parti : au i de 
gueules au léopard d'argent (il devrait être à.' ot) ({m est de Guyenne, au 3 d'or à 





âvÉCLUES DE PRANCE — DIJON, ÉVRBUX 93 

9 bandes d'azur. On peut croire que le graveur bordelais s'est trompé pour 
les métaux. 
Devise. — Nos autem Christi. 

LE NORDEZ(Albert-Marie-Uod), né à Montebourg (Manche) le 19 avril 
1844, il fut préconisé le 38 novembre 189S évê- 
que de Dijon, mais il avait été élu évéque titu- 
laire d'Arca et auxiliaire de celui de Verdun, le 
a^ juin 1896 j il a démissionné le 4 septem- 
bre 1904. 

Abhes. — Parti: au i d'azur à l'ëpée haute 
d'argent à la poignée d'or, traversant une cou- 
ronne fleurdelysée du même et accostée de s 
fleurdelys d'or, qui est de Jeanne d'Arc, au 
franc-canton dextre d'azur chargé de } roues 
d'argent 3 et i, qui serait de Bossuel; au a de 
gueules à la croix ancrée d'or, au chef cousu d'azur chargé d'une étoile d'argent. 

Devise. — Foriiter pro templo et patria stantes. 

ÉVREUX * 

(i8oï — Enre) 

BOURLIER (Jbam-Baptiste), né à Dijon le i" février 17)1, sacré le 35 avril 
1802, décédé le 30 octobre i8ai à Evreux ; officier de la 
Légion d'Honneur, baron de l'Empire le t" mars 1808, puis 
comte-sénateur le 3^ janvier 1813, pair de France le 4 
juin 1814. 

Armes. — D'abord : un écu d'azur en forme de bouclier 
avec les initiales JBB entrelacées et comme légende: 
Johannes Baptista Episcopus Ebroicensis. — En 1808, parti : 
au I d'azur à la Vierge-Mère d'argent, couronnée d'or, sou- 
tenue d'un croissant d'argent, au franc-canton des comtes-sénateurs, qui est 
d'azur au miroir d'or après lequel se tortille et se mire un serpent d'argent ; 
su 3 à la bande écbiquetée d'or et degueules de a tires, chargée d'une tige 
à 3 âeurs de lis de jardin d'argent. 

SALMON DU CHATELIER(Chahles-Louis), né au château du Châtelier, 
dans le Maine, le 24 août 1761, nommé évêque de Laon le 
I" octobre 1817, mais sacré seulement le 3 juin 1833, en la 
chapelle de l'arcbevâché de Paris, comme évoque d'Evreux 
Comte et pair de France le ; décembre 1834, il se démit de 
sa pairie en 1830 ; il mourut le 3 avril 1841. 

Akhes. — D'azur au chevron d'or accompagné de 3 
têtes de Uon du même . 

Divise (douteuae). — Franc et sans âol. 





94 ARMORIAL DES PRÉLATS 

OLIVIER (Nicolas-Th*odore), né à Paris le a8 avril 1798, sacré à Paris, à 
Saint-Roch, le 6 août 1841, décédé à Evreux le ai octo- 
bre 1854, officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la colombe de l'arche d'argent descen- 
dant en barre, tenant en son bec un rameau d'olivier d'or. 

Devise. — Fera pacem. 

Bioo. — Histoire de Mgr Olivier, par A. de Bouchon. 
Evreux, 18... 

DE BONNECHOSE. — Voir C4re«50«M^. 

DEVOUCOUX (Jean-Sébastien -Adolphe), né à Lyon le 16 
mars 1804, sacré â Autun le 16 mai 18^8, décédé à Evreux 
le a mai 1870 ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Ecartelé de gueules et d'or ; à la croix ancrée 
de sable sur la partition. 

Devise, — Memtniise et imtlari. 

GROLLBAU (François), né à Chavagnes-les-Eaux 
(Maine-et-Loire) le i*' novembre 1838, sacré à Tours le 
8 septembre 1870, décédé à Evreux le j avril 1890. 

Armes. — De gueules à la clef et à la houlette d'argent 
en sautoir, à la croix latioe ancrée d'or brochant. 

Devise. — Pro Chrisio (la croix) MccUsia (la ciel) et 
Grege (la houlette). 

HAUTIN (François), né à Paris le a mai 1831, 
sacré à Orléans le 8 septembre 1890, préconisé 
archevêque de Chambéiy le 15 juin 189). 

Armes. — D'or à la croix de Jérusalem (c'est-à-dire 
potencée et cantonnée de 4 croisettes tantôt poten- 
cées tantôt non) de gueules ; au chef d'azur chargé 
des Conjormités de saint François, 

Devise. — Veritas in ckaritate, 

SUEUR (Loois-François), né à Campigneul-les-Petites 
(Paa^e-Calais) le ai mai 1841, sacré le ^ août 1S94, préco- 
nisé le 35 juin et intronisé le yo août 1896 archevêque d'Avi- 
gnon. 

Armes. — D'azur à la gerbe d'or sénestrée en chef d'une 
-étoile rayonnante d'or, au franc-canton dextre d'or i la 
croix ancrée de gueules. 

Devise. — Fide et opère. 



ÉVÉQ.UBS DE FRANCE — ÉVREUX, FRÉJUS 95 

COLOMB (Maurice-Siméon-Henry), né à Valence (Drôme) en 
1843, préconisé le 3^ juin 1896, décédé le 9 janvier 1898. 

Armes. — Taillé d'azur à la colombe de l'arche d'argent empié- 
tant sur un rameau d'olivier de..., et cousu de gueules au 
dauphin d'argent. 

Devise. — Qui prœst in sollicitudine (Kom. , xii. 8). 

MEUNIER (Philippe), né à Calvi (Corse) le 10 janvier 
1844, préconisé le 34 mars 1898. 

Armes. — D'azur à la Vierge-Mère d'argent, niinbée 
d'or, sénestrée en chef d'une étoile rayonnante d'argent. 

Devise. — Chantas cum omnibus vobis (1 Cor., xvi, 34). 



FRÉJUS (et Toulon) 

(i8ïj. — Var et «rr. de Grasse) 



DE RICHÉRY (Charles- Alexandre), né au château d'Allous (Provence) le 37 
avril oule^i juillet 1759, nommé par décretdu 11 août 1817, 
préconisé seulement le 16 mai 183^, sacré aux Missions- 
Etrangères à Paris, le 30 juillet 1835, promu le 37 juil- 
let 1839 archevêque d'Aix, où il est mort le i'j novem- 
bre 18^0. 

Armes. — De gueules à l'oiseau d'argent posé sur un 
globe du même, au comble d'azur chargé de 3 étoiles d'or 
et soutenu d'une trangle d'argent. 

MICHEL (Louis-Charles-Jean-Baptiste), né à 
Aii-en-Provence le la juillet 1761, sacré à Tou- 
lon le 31 septembre 1839, décédé le sa fé- 
vrier 1845. 

Armes. — Fascé de sinople, d'or, de pourpre, 
d'or, de sinople, d'or et de pourpre, à 6 divises 
de gueules brochant sur les partitions, l'or chargé 
de ai tourteaux (ou têtes de clous?), de sa- 
ble, 6, 5, 4, 5, 3 et I. 

WICART (Casihir-Alexis-Josbph). Né à Méterin (Nord) le 4 mars 1799, 



^6 ARMORIAL DES PRÉLATS 

sacré à Cambrai le ii juin 184^, nommé premier évéque 
de Laval, par décret du 30 août 1855, il démissionna en 1876 
et décéda à Laval le 8 avril 1879 ; il était officier de la Légion 
d'honneur. 

Arhes. — D'azur à la croix de calvaire d'argent, au chef 
cousu de gueules chargé de trois étoiles d'or. 

Devise. — Absii gloriari nisi in cruce (Gil,, vi, 14). 
BioG. — Vie de Mgr Wicart, par Couanier de Launay. Laval, s. d. 

JORDANY (Antoine-Henry-Joseph), né à Puimoisson (Basses-Alpes) le 
13 septembre 1798, sacré à Paris le 25 février 1856, démis- 
sionnaire en 1876, décédé à Riez (Basses-Alpes) le 35 octo- 
bre 1887, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Tiercé en fasce : au 1 d'azur à trois étoiles 
d'argent, rangées en fasce ; au s d'argent plain ; au 3 à la 
mer d'azur dans laquelle nage un poisson d'argent. — Cet 
écusson est surmonté d'un petit écu placé dans le cartou- 
che : d'azur au monogramme de la Vierge de sable soutenu d'uo croissant 
d'argent. 

Devise. — In verbo iuo laxabo rete (Luc, v, 5). 

(DE) TERRIS (Joseph-Sébastien-Ferdinand), né à Bonnières (Vaucluse) le 
20 janvier ou le 37 avril 1814, sacré dans la cathé- 
drale de Carpentras le 39 juin 1876, décédé i 
Fréjus le 8 avril 1885; comte romain. 

Arhis. — Ecartelé : aux i et 4 d'or à 3 taupes 
qui se Urrissent de sable, qui est de Terris {le 
nom véritable serait O'Terris) ; au a d'azur fretté 
de 8 pièces d'argent, qui est d'Anselme de Vénas- 
que; au 3 d'azur au chataigner arraché et fruité 
d'or soutenu d'un croissant d'argent, qui est de 
Chaternet (Jamille d'un oncle du prélat^ mort en 




^<tS>^ 



odeur de sainteté) , 

Devise. — Nocte ac die (Act. Ap., xvi, 7). 



Sceau. — Il représente l'évéque agenouillé, recevant la crosse des mains 
de saint Siffrien, patron de Carpentras, originaire de Fréjus; derrière le prélat 
saint Ferdinand, roi d Espagne, en chevalier, légende : -^ Sigillum Ferdinand! 
episcop, Foroi, et Tolon. 

OURY. — Voir Basse-Terre. 



^ËQPBS CB FRANCE -^ FRfljUS, OAP 



MIGNOT (Eudoxe-Irèn^e-Edouard), né à 
Braacourt (Aisne) le ao septembre 1849, 
ucréi Soissoos lejt août 1890, promu à 
U métropole d'AIbi le 14 décembre 1899. 

Akmec. — Tranché d'or ii la croix pattëe 
de gueules, et d'azur au rameau d'olivier 
d'argent. ^ 

Dbvisb, — In veritate et in pœe. 

ARNAUD (Alots-Joseph-Eogèsb), né à Rocquevaire (Boucbes-du- Rhône) 
le 19 septembre 1834, préconisé le 14 décembre 1899, sacré le 18 février 1900, 
décédé le 17 juin 190;. 
Armes. — D'or à la montagne de gueules surmontée 
I d'une étoile du même, au chef d'azur chargé du chrismon 

complet d'or. 
Dbvisb : In calesiibus, in Christo (Epb-, 1, 3). 
Sceau. — Oblong : écu aux armes surmonté d'une cou- 
ronne ducale, mais pas de chapeau, posé sur une crosse 
et entouré de palmettes d'olivier; légende: -f- Sigillum. Eugenii. episcopi 
•{■ ForoiuUen. et Tolonen, 

GAP 

(18a) — Hante»-Alp«t} 

ARBAUD (Fkançois-Antoime), né à Manosque (Basses-Alpes) te 2 juin 176a, 
préconisé le 16 mai 1S93, sacré à Issy le 6 juillet suivant, décédé à Gap le 97 
mars 1836. 

Armes. — D'argent à l'arbre de sinople sur une terrasse du même (comme 
Mgr Dévie; il semble qu'il jr a là un jeu de mot sur le nom du prélaf). 

LA CROIX D'AZOLETTE (Nicolas-Augustin). 
Le i^ juillet 1779 il naquit à Propières (Rbâne) ; 
il fut sacré, dans l'église de Brou (Ain) le 93 

juillet 1837, puis promu à l'archevêché d'Auch | 

le 97 avril 1840 ; il démissionna en janvier 1856 et I 

décéda à Lyon le f> juin 1861. Il fut chevalier de 
la Légion d'honneur, chanoine de Saint-Denis 
dès 18^^ et comte romain. 

Akmes. — De gueules au sautoir d'argent accom- 
pagné de 4 roses d'or. Il portait les i; glands car- 
dinalices. 

Devise. — /« cruce salue, 

Atmotui on piiun 7 



,8, 



ARHOKiJLfc-BBS ntéuas 



ROSSAT (Louis). Né à Lyon le 8 décembre 1789, il y reçut la consécration 
épiscopale le 11 février 1841; il fut transféré à Verdun. Je 
17 juin 1844, où il est mort le 34 décembre 1866 ; officier de 
I3 Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules à la fasce d'argent chargée de )• 
roses de gueules, accompagnée, en, chef d'une balance 
d'argent et en pointe de 9 branches d'olivier du même, liééa 
en sautoir par le bas. 

Devise. ^ Jusficia et pax. 




DEPÉRY (Jeao-lRÉNÉE), né ï Challeix (Ain), le 6 ou 16 mars 1796, 
sacré à Belley le î" septembre 1844, rappelle à Dieu à Gap le 9 
décembre 1861. 

Armes. — D'azur à la foi d'argent habillée d'or, tenant le mono- 
gramme constântiaien du second émail. 

Devise. — PerChrùtum, ■ - ■ 

BERNADOU (Victor-Féux). 11 naquit à Castres (Tarn) le a^ juin j8i6, 
lut sacré dans sa ville natale le sa ou 39 
juin i86a. Promu archevêque de Sens, le la 
juillet 1867 il y mourut le 15 novembre 
1891. Mgr Bernadou fut créé cardinal le 7 
juin 1886 ; il était officier de la Légion d'bon- 
neur et commaadeurd'lsabelle-la-Catbolique. 
J'ai reçu de ses mains la bénédiction nup- 
tiale. 

Armes. — D'or au palmier de sinople sur 
une terrasse montueuse d'azur (non mou- 
vant de la pointe) soutenu à dextre par un 
lévrier de sable colleté d'argent et à séoestre 
par une brebis, affrontés mais la tête détournée. 

Devise. — FiJe et lenitate. (Eccl., xlv, 4). 



GUILBERT (Aimê-Victor-François), né à Cerisy-Ia-Forêt (Manche) le la ou 
le 15 novembre i8ia, sacré le 18 octobre, aliàs\e 10 (proba- 
ble), aliàs le 20, novembre à Valogne, préconisé évêque d'A- 
miens le la septembre 1879, promu archevêque de Bordpaux 
le 9 août 1883, créé cardinal le 36 mai 1889, décédé ^ Gap le 
15 août suivant ; officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'or à la croix de sable, fleuronnée (enflammée 
plutôt) de gueules, chargée en cœur du chrismon d'argent. 

Devise. ^ Crux spes. ■-.■■-.-• i 




ARHORIAL DES ÉVÊQ.UBS — GAP 

ROCHE (Ludovic-Marie), né à Serrière (Ardèche) le 5 fé- 
vrier i8j8, sacré le 10 ou 11 novembre 1S79, en la basilii^ue 
Sainte-Clotilde de Paris, décédé à Orléans le 6 octobre 1880. 

Armes. — Tranché : d'or à 3 rameaux d'olivier de sinople 
a et I, et d'argent à la roche au naturel, surmontée d'une 
étoile de gueules. 

Devise. — Omnia in ckaritate. 



JACQUENET (Jean-BaptisteMabie-Simon), né à Bonnevaux (Doubs) le 

3 avril 1816, nommé le ly janvier 1881 au siège de Gap, transféré, le 6 novem-, 

bre 1883, à celui d'Amiens, où il est mort le i'^ mars 1892. 

Armes. — Ecartelé : au i d'azur semé de billettes d'or 

au lion du même armé et lampassé de gueules, qui est de 

Franche-Comté ; au 3 au dextrochère au naturel semant 

(d'au la devise), accompagné de 3 croisettes d'azur en con- 

tournement ; au 3 de gueules à la gerbe d'or liée d'argent (partie 

des armes du Cardinal Gousset, protecteur du prélat) ; au 4 

d'azur à a bourdons d'or en sautoir, cantonnés de 4 coquilles 

de gueules, qui est de l'église Saint-Jacques de Reims (dont il fut curé). 

Devise, — Qtue seminaverit {Gi\., vi, 8). 

GOUZOT (Louis-Joseph-Jean-Lèon), né à Paleyrac, (Dordogne) le 25 février 
1837, sacré à Périgueux le 3 juin 1884, promu, le 36 mai 
1887, archevêque d'Auch, où il décéda le 31 août 189^} 
chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Losange d'or et d'azur, qui est Gouzot (le des- 
sin ci-contre donne les losanges trop petits), à la croix haute 
d'argent soutenue d'un cœur de gueules Y«»ti/^Bi« ajoutés 
par le prélat). 

Devise, — i2«<s in/trmatur et ego non infirmer (3 Cor., 



XI, 39). 



BLANCHET (Alphonse), né à Saint-André-de-Château- 
roux (Indre) le 19 novembre 1839, préconisé le 36 mai 1887, 
décédé à Gap le 19 mai 1888. 

Armes. — D'azur au pic d'argent (neigeux), issant d'une 
chaîne de montagnes au naturel, à la filière engreslée de 
gueules ; au chef d'or chargé de 3 roses de gueules cen- 
trées d'or. 

Devise, — Quib candida proxima cœlo. 



100 ' ARKORIAL DES PRÉLATS 

BERTHET (Prosper-Amable), né aux Hières (Hautes-Alpes) 
le 17 février ii)%, sacré à Gap le i"' août 1889. 

Armes, — D'azur à la croix latine d'or posée sur une mon- 
tagne de 5 coupeaux d'argent. 

Devise. — In allis Domintts. ' 

GRENOBLE 

(iSo3. — Iiire) 

SIMON (Claude), né àSemur en Bourgognele 15 novem- 
bre 1744, sacré le 8 août i8oa, décédé le 3 octobre 1825 ; 
baron le 11 juin 1810, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — De sable chargé de 8 coquilles d'argent en 
orle, a l'écu d'or en abîme chargé de 3 croisettes recroi- 
setées au pied fiché de sable. — Sous l'Empire : d'abord ses 
initiales, puis le franc-canton des barons-évêques sur les 
armoiries ci-dessus. 

DE BRU1LLARD (Philibert), né à Dijon en 176^ sacré 
le 6 août iSa6, démissionnaire et chanoine de Saint-Denis 
en 1853, décédé à Montfieury le i-j décembre i86o, 

Armes. — Ecarlelé de sable à 3 bandes d'or, et d'or à la 
croix trèflée d'argent. (Je ne sais si ces derniers quartiers à 
enquerre son/ exacts; on croit le champ de sable). 

GINOULHIAC (Jacques-Marie- Achille), né à Montpellier le 3 décembre 
1806, sacré le 1" mai 1853, préconisé archevêque de Lyon le 
57 juin 1870, décédé le 17 janvier, aliàs 34 novembre, 1875 ; 
officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — A Grenoble : coupé : au 1, parti de sable à la 

croix ancrée d'or, et de gueules à l'oiseau contourné d'argent 

posé en tasce dans une gloire du même ; au a d'azur au dau- 

phin d'argent nageant sur une mer du même. — A Lyon : 

écartelé de gueules au lion couronné d'argent et d'or au dauphin d'azur. (On 

donne quelquefois le dauphin de sinople, mais à tort, le sceau de l'évêque indi- 

quantazar, ce qui est conjorme aux armes du Dauphiaé). 

Devises . — A Grenoble : Dei sapieniîa, — A Lyon : Prima sedes Galliarum. 

PAULlNlER(PiERRE-ANTomE-JusTiN), né à Pézenas (Hérault) 
le 29 janvier 181% sacré à Lyon le a8 août 1870, promu 
archevêque de Besançon le 23 septembre 1875, décédé à 
Pézenas le i a ou le 19 novembre 1881. 

Armes. — De gueules à a clefs d'or posées en chevron, 
accompagnées de 3 canettes d'argent a et 1, au chef d*or 
chargé de 3 merlettes de gueules. 



£v£q]UES de FRANCE — GRENOBLE, LANGUES lOI 

Devise. — Plus prodesse quam preesse. 

' -* "tftval ; dans le champ saints Ferréol et Ferjus, age- 
■■"n<irte dans un encadrement l'évangé- 




Mgr de L^ L>iia.. . 

Armes. — De sable à la fasce qui, _ 
chef de a étoiles d'argent et en pointe d'un croissant uu 
même. 

MATHIEU {Jacqjjes-Marib-Adrien-C^sairb). II naquit à Paris le 30 janvier 1796, 
y fut sacré, dans l'église des Carmes, le 10 février 1853 ; le as 
juin 18^4 il était promu par ordonance royale à l'archevêché 
de Besançon, où il mourut le 9 juillet 1875, revêtu de la pourpre 
cardinalice reçue le 30 septembre 1850. Il fut confesseur de la 
reine Marie-Amélie, commandeur de la Légion d'honneur et 
sénateur sous le second Empire. 

Armes. — D'azurà ^ croix de consécration d'or. 

Sceau. — Dans un grand ovale, l'écu entouré de la légende : Jacobus Maria 
Adrian'us Cesarius S. E. R. Card. Mathieu arch. Bisuniînus. 

BiOG. — Vie de S. E. le Cardinal Mathieu, par Mgr Besson. Paris 1888a. 

PARISIS (Pierre-Louis), né à Orléans le ta avril, aïiàs août, 1795, sacré le 
Sfévrier 1835, transféré le la août 1851 àArras,oùil décéda le 
j mars 1866; comte romain, officier delà Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la bande d'«r chargée de 3 croiseltes de 
de gueules, <i/;ii^ d'argent, accompagnée en chef d'une ancre 
versée en barre et en pointe d'une étoile du même. (Voir la 
vignette en tête des Abbés), 

Devise. — Spes mea in Deo est. 



ARMORIAL DES PBËLAT3 

GUERRIN (Jean-jAcauEs-MARie-ANToiNH), né àVesoulle 51 dé- 
cembre 179^, sacré à Besançon le 33 mai 18^3, décédé k Lan- 
grès, chevalier de la Légion d'honneur le 19 mars 1877. 
I Armes. — D'azur à l'Ange gardien d'argent, joignant les mains. 

Devise. — Angtîe Dei, custos sis met. 

BOUANGE(GuiLLAi!ME-HENRi-MARiH-FRéDÈRic), né à Aurillac en janvier 1814, 
sacré dans cette ville le 18 novembre 1877, décédé le 5 mai 1884, 
chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Parti : au t d'or au Sacré Cœur de gueules sommé 
d'une croix de sable au comble (transformé en vrai filet) en- 
greslé de sinople ; au a de sinople au Saint Cœur de Marie d'ar- 
gent, à la filière engreslée d'or, — Une marguerite est sur le bas 
du cartouche. 

Devise. — Aâ Chrislum per Mariant. 

LARUE (Alphonse-Martin). Né à Paris le i^ou 18 mars i8a^ il fut sacré à Rome, 
à Sain t-Louis-des- Français, le si décembre 1884; il 
mourut le i*"- mai 1903. Ayant donné sa démission le 
3 décembre 1899, il fut préconisé archevêque titu- 
laire de Péluse, le 14 suivant. 

Armes. — De gueules, à l'agneau pascal la tête 
détournée d'argent et nimbée d'or, soutenantun ori- 
flamme d'argent à la hampe d'or, cfhargé d'une croix 
de gueules. 
Devise. — Super omnia charitatem habeie. 

Sceau. — Rond : saint Martin coupant son manteau pour en vêtir un pauvre ; 
dans le bas, l'écu entouré de la devise ; légende : -J- Sig. Alphonsi : Martini : 
episcopi : Ligonensis . 

HERSCHER (Sébastien), né à Hettenschlag (Haut-Rhin) le 99 octobre 
18;;, préconisé le 14 décembre 1S99, sacré à Langres {e 94 février suivant. 

Armes. — Ecartelé: au i d'a2ur à 3 flèches d'or empennées d'ar- 

gent la pointe en haut et en barre, qui est de Colmar ; au 3 parti 
de gueules et de sinople à la comète d'argent en barre brochant ; 
au 3 de gueules à l'agneau pascal d'argent etc., (les armes de 
son prédécesseur) ; au 4 d'azur au lion de Belfort d'or. 

Devise. — Dominator sit omnium servus. 

Sceau. — Dans un ovale saint Sébastien percé de flèches (d'où le premier 
quartier des armes) entre deux colonnes supportant un arc trilobé, et reposant 
sur l'écusson. Légende : Sigillum Sebastiani episcopi Ligonensis, 



âVÊQUES DH FEANCE — LAVAL JOJ 

LAVAL 

(1855 - Miyenae) 
Vf IC AKI. y OIT Fréj US, 

LE HARDY DU MARAIS (Julbs-Denis-Marie-Dieudonné), né à Valenciea- 
nes (Nord) le 7 janvier 1833, sacré à Paris le 24 septembre 
1876, décédé à Laval le 3a juin 1886. 

Armes. — De sable semé de billettes d'or au lion du 
même armé, lampassé et Couronné d'argent f7« dessin 
donne d'or fiar erreur) brochant. 

Devise. — Omnia et in omnibus Christus (Colos., m, 11), 

Sceau. — Dans le haut la Vierge tenant une croix dans 
ses mains jointes ; dans le bas les armes du prélat ; à droite saint Denis 
et à gauche saint Jules, pape, patrons du prélat à genoux; au-dessus de leur 
tète sur'un listel : Mairts Domtni spes nostra; légende ; Sigiïlum Julii epls. 
Yaiïeg u idonensis. 

MARÉCHAL (Victor), né à Condans (Moselle), le 10 octo- 
bre 1837 ou 1838, sacré à Versailles le 35 juillet 1887, décédé 
à Laval le ai septembre suivant. 

Armes. — D'azur à la Vierge d'argent, tenant en sa dextre un 
lis et couronnée du même, nimbée d'or ainsi que l'Enfant- 
Jésus, dans une grande auréole elliptique d'or. 

Devise. — Vita et spes, 

BOUGAUD(Louis-Victor-Emile). Né à Dijon le ao février 1834, SI fut préco- 
nisé le 35 noverfibre 1887 (les Annales Catholiques disent 
le 8 novembre i88a!)et sacré le 3 février 1888 à Orléans; il 
mourut à Laval le 7 novembre 1888. ' 

Armes. — D'azur au Sacré Cœur d'or enflammé d'argent 
surmonté d'une croix haute, sommé d'une couronne du 
second émail et accosté de 3 palmes du même posées en 
rinceau . 

Devise, — Espoir sans peur, 

CLËRET (Jules). Naissance, 39 décembre 1835 à Carentan(Manche) ; sacre 
16 février 1890 a Saint-Ld ; décès, ao ou 33 janvier 189^ à Laval ; aumônier de la 
marine, nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1870. 

Armes. — Coupé : au 1 d'aïur à 3 divises ondées d'argent (il est probable que 




ARMORIAL DBS PRÏLATS' 

ton a voulu représenter ronde ou une mer), h l'étoile 
rayonnante d'or chargée d'an M de sable au lieu 
d'bomieur; au s de gueules à l'agneau pascal 
d'argent, la tête détournée au nimbe crucifère 
d'or, tenant une croix du même. 

Dbvises. — Monsira te esse tnatrem (Hyma. vesp. 
B. M. V.). — Animam pro ovibus mets. 

Sceau. — Il représente N.-D. d'Espérance de 
Pontmain, saint Jules pape, saint Julien premier 
évêque du Maos et co-patroa de l'évëché de La- 
val, avec cette invocation au-dessous : Orate tro 
nobis. 



GEAY (Pierre-Joseph), né à Saint-Symphorien-sur-Coire 
(Rhône) le i; mars 184;, préconisé le a; juin 1896, démis- 
sionnaire le 30 août 1904. 

Armes. — D'azur à la forteresse d'or accostée en chef des 
monogrammes constaDtînîen et de la Vierge d'argent, à la 
campagne de gueules chargée d'un lion léopardé d'argent 

Devise. — Pro fide et pairia. 




LIMOGES 

(■80s — Hinte-VIenoe, Creaw) 

DUBOURG ET DU IBOURG (Marib-Jeam-Philippe), né à 
Toulouse le a} août lyjt, sacré le 7 juin 1803 à Paris, 
décédé le 31 janvier 189a. 

Armes. — Jusqu'à la Restauration, ses initiales, ensuite : 
d'azur à } branches d'épines d'argent. 



DE PINS (Jean-Paul-Gastok). 11 naquit'à Castres, en Languedoc, le 8 février 
1766 ; préconisé d'abord évéque de Béziers le i*' octobre 1817, puis de Limo- 
ges le 37 septembre tSaa, il ne fut sacré que le 10 ou le 16 novembre 183a. 11 
fut promu archevêque titulaire d'Amasie en octobre 1834 pour administrer 
apostoliquement le siège de Lyon. Mgr de Pins se retira à la Grande-Chartrense 
en 1839 et mourut à Lyon le 30 novembre 18^0, avec le titre de chanoine de 
Saint-Denis. Il avait été nommé comte et pair en 1837. 

Armes. — De gueules à trois pommes de pin d'or. (Sauf le chevron et le 
f croissant, celles de Mgr de La Bouîllerie). 

Dbvisb. — L'uM des neuf barons de Catalogne (L'a-t-il portée ?). 





^ÉQUBS DE FRAKCE — LIMOGES lo; 

DE TOURNEFORT (Prosper). né à Villes (Comtat) le 23 
décembre 1761, sacré le i^ mai i8a^ à Paris à Saint-Sulpice, 
décédé le 7 mars ou le 3 octobre 1844. 

Armes. — D'azur à la tour donjonnée d'argent, maçon- 
née et ouverte de sable, accostée de 2 lions affrontés 
d'argent. 



BUISSAS (Bgbkard), né à Toulouse le a^ novembre 1796, 
aliâs 37 novembre 1797, sacré dans cette ville lé 4 août 
]844> décédé le 34 décembre i8j6. 

AtMES. — D'azur au mouton d'argent tenant de la dextre 
une houlette d'or. 

Dbvub. — Animampra mibus (Joan, x, 1;). 

DESPREZ. — Voir Saini-Denis'âe-la-Réunion. 

FRUCHAUD (Fèux-Pibrrb), né à Trémentines (Maine-et- 
Loire) le 30 juillet 181 1 . sacré à Angoulême le 30 novem- 
bre 18^9, préconisé, le 37 octobre 1871, archevêque de 
Tours, 011 il rendit son âme à Dieu le 9 novembre 1874. 

Armbs. — A Limoges : d'argent à une branche de lau- 
rier et une de chêne de sioopte en sautoir, cantonnées de 4 
croisettes d'azur. — ATours,le champ d'or et les croisettes 
de gueule*. 
Dbvisb. — Simpliciter et confidenter. 

DUQUESNAY (Alfred). Le 33 septembre i8r4 il naquit à Rouen, fut sacré 
à Paris le 10 février 1873 et promu à la métropole de Cam- 
brai lé 31 mai i88t;ily décéda le 15 septembre 1884, 
chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules à l'ange d'argent, auréolé d'or, 
posé sur une terrasse de sinople, tenant de la dextre un 
glaive d'or et de la sénestre un livre ouvert du même, 
marqué des lettres Alpha et Oméga de sable, l'ange sur- 
monté d'une étoile à six rais, rayonnante ?, d'or. 

Devise. — Gladius spiritos verhum Dei (Eph-, vi, 1 7). 

BiOG. — Vie de Mgr DuqUesnay. Limoges 1889. 

SLAMAZOU (Pierrb-Henri), né à Accous (Basses-Pyré- 
nées) le 8 mars 1838, sacré à Rome le 39 juin 1881 à Saint> 
Pi erre -es- Liens, nommé par décret évéque d'Amiens le 
5 juillet 188;, mais décédé à Nevers le 10 suivant. 
Armes, — Tiercé en fasce : au i d'azur à la croix rayonnante 
d'argent ; au a d'or à 3 vaches de gueules accolées et cla- 
"^^^^^^"^ rinées_d'azur en fasce, (qui rappellent les armes du Béarn, 




Io6 ^' ASHOBIAL DES PRELATS ' 

patrie du prélat) ; au 3 d'azur^aux clefs de saint Pierre (patron de l'évêqucp) 
d'argent en sautoir. 
Devise. — Fides, spes, chantas (i Cor,, xiii, i}). 

BLANGER. — Voir Basse-Terre. 

~ RENOUARD (Firmin-Léon-Joseph), né à Longprë-les-Corps- 
Saints (Somme) le la février 1831, sacré à Amiens le 3^ juil- 
let 1888. 

Armes. — D'argent à la croix de sable chargée en cœur du 
chrismon d'argent. 

Devise. — Fide firmus (Prose de S. Firmin). 

LUÇON 

(i8ai — Veadée} 

SOYER (René-François), né à Thouarçais (Anjou) le 
5 septembre 1767, sacré, le ai octobre iSai, décédé le 
4 mai 1845- 

Armes. — D'azor au chevron d'or chargé d'une étoile 
de gueules, accompagné de 3 flèches d'argent. 

BioG. — Vie de Mgr Soyer, par l'abbé du Tressay. 
Paris, 1874. 

BAILLÉS (Jacques-Marie-Joseph), né le 31 mars 1798 a 
Toulouse, sacré le 4 janvier 1846 à Paris, démissionnaire 
en 1856 décédé à Rome le 17 novembre 1875. 

Armes. — D'azur à la Vierge de la Médaille miraculeuse 
d'argent. 

Devise. — Monstra te esse mairem, (Hym.yesp, B. M. V.). 

DELAMARRE (François-Antoine-Augustin-Louis). Il est néà Valognes (Man- 
che) le 9 septembre 1800, a été sacré à Reims, en 
même temps que NN. SS. Bara et Boudinet, le 
3o juillet 1856; promu métropolitain d'Auch le 
18 mars 1861, il est mort dans cette ville, officier 
de la Légion d'honneur, le a6 juillet 1871 . 

Armes. — De gueules à un évêque (on dit : 
saint Augustin, patron du prélat) en prière d'ar- 
gent, au chef cousu d'azur chargé de 5 étoiles 
d'argent. 

Devise. — Misericordia et veritas. 

Sceau. — Oval : l'évêque y est représenté dans 



évËQPBS DE FRANCS — LOÇOlf, lYOM I07 

It même position que dans sdq écusson. Légende: Sig. Francisci-Ludovict epis- 
copi Lttcionensit. 

COLET (CHARLES-THftwoRi), né à Gérardmet* (Vosges) le 
30 avril 18061 sacré à Dijon le 3^ août iS&i, promu arctie- 
véqite de Tours le ar décembre 1874, décédé dans cette ville 
le 39 novembre 1883 ; officier de ]a Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur au mouton contourné et au repos d'argent, 
surmonté d'une balance d'or. 

Devise. — Justifia et pax. 

LE COQ, (Jules-Framçois). Il naquit i Vire 
(Calvados) le 8 octobre tSsi et fut sacré le 
1" mai 1875 à Caen ; ayant été préconisé le 
30 août 1877 évëque de Nantes, il y est mort le 
sj décembre 1893. 

Armes. — Parti de gueules à a léopards d'or, 
qui est de Normandie, et d'azur à j brochets 
(lucii) d'argent contournés et nageant l'un sur 
l'autre, qui est du chapitre de Luçon;surle 
tout au chef d'hermine ('e^ chef, qw symbolise 
Nantes, ajouté seulement depuis iSjj). 

Devise. — Missus a Dec (Joan, i, 6). 

CATTEAU (Clovis-Nicolas-Joseph), né à Sains-lez-Marquion (Pas-de-Calais) 
le ai mars 18^6, sacré le ai novembre 1877. 

Armes. — D'azur à l'agneau pascal d'argent la tête détournée, 
au nimt>e du même portant le chrisma complet de sable, tenant 
un oriflamme d'or chargé d'une croisette de gueules; au chef 
parti d'argent à l'étoile à 6 rais de gueules et d'azur à l'ancre 
d'argent en bande (en souvenir de Mgr Parisis, protecteur du 
prélat). 

Devise. — Oportel tllum regnare (i Cor,, xv, 35). 



LYON (et Vienne) 

(iSoi. ~- Rhûne-Lotre) 

FESCH (A.-S.-Joseph). Il naquît à Ajaccio le 3 janvier 1763, fut sacré archevê- 
que de Lyon le 15 août 1802 et créé cardinal le 35 février 1803, aliàs i7Janvier, 
puis archevêque de Paris en 1809, ma's il n'accepta pas. Ayant quitté son siège, 
celui-ci fut administré par Mgr de Pins (voir ci-dessus à Limoges). Le cardinal 



lo8 ARMORIAI DES PRilATS 

Fesch décéda à Rome le 15, aîiàs^o, mai 1839. Cousin ger- 
main de Napoléon 1", il fut nommé son grand-aumônier ; il 
fut en outre comte et sénateur de l'Empire, pair de France, 
chevalier de la Toison d'or, grand-aigle de la Légion d'hon- 

Armes. — i" Un écu à ses initiales entrelacées adossées 
à une croix, — 3" D'azur à un saint Jean-Baptiste indiquant 
d'une main un soleil naissant à sénestre, un mouton à ses 
pieds, le tout d'argent. — y D'azur à l'aigle des Bonaparte d'or empiétant sur 
un foudre du même chargé d'un médaillon ovale d'argent portant un F de sable. 
' Sceau. — Ovale : écusson de forme italienne à lond blanc avec saint Jean 
comme ci-dessus posé sur la croix à double croisillon, chapeau à 15 glands ; 
légende : y* Fesch arch. de Lyon, Viett. et Embr. primat des Gaules. 

BiOG. — Le cardinal Fesch, par Mgr Ricard. Paris 189^, 

DE aONALD. — Voir Le Puj: 
GINOULHIAC. — Voir Grenoble. 
CAVEROT. - Voit Sainl-DU. 
FOULON. — Voir Nancy. 
COUILLÉ. - Voir Orlùns. 

LE MANS 

(i8o5. — Sarthe) 

DE PIDOLL (Michel-Joseph), né à Trêves le i6 novembre 1734, sacré, le 
içmars 1794, évêque titulaire deDiocletianopolis et auxi- 
liaire de l'évêque-électeur de Trêves, nommé le 9 avril i8o9 
évéque du Mans, décédé le 33 novembre 1819, chevalier 
de l'a Légion d'honneur. 

Armes. — Pendant l'Empire, seulement ses initiales; 

avant et après : de gueules, a/ids d'azur, à la barre d'or 

chargée de 3 roses de gueules, accompagnée en chef 

d'un croissant contourné à dextre d'argent et en pointe 

d'une toupie cordée du même, 

DE LA MYRE-MORY (Claude-Madeleine), né à Paris 
le 17 août 1755. sacré en celte ville le 19 mars i8ao, décédé 
au château du Gué-à-Trémes (Seine-et-Marne) le 8 septem- 
bre 1839, Lors du projet concordataire de 1817 il fut 1 
nommé à révêché de Tro/es.ll avait démissionné en 1838. 



ÉVÊQ.UES DB' FRANCE — LE MANS 



109 



Armes. — Ecartelé : d'azur ^à 3 aiglettes au vol abaissé d'or, becquées, 
membrées et couronnées de gueules, et d*or à la bande de gueules accostée 
de 2 tourteaux d'azur et côtoyée en chef de 3 merlettes de sable. 




CARRON (Philupe-Marie-Thérèse-Guy), né à Rennes le 
13 décembre 1788, sacré à Paris, dans la chapelle du 
Sacré-Cœur, le 8 novembre 1829, décédé au Mans le 
27 août 1833. 

Armes. — D'azur au chevron d'or, accompagné en chef 
de 2 croissants et en pointe de 2 losanges accolées d'argent. 



BOUVIER (Jean-Baptiste), né à Saint-Charles-la-Forêt 
(Maine) le 17 janvier 1783, préconisé le ao janvier 1834 et 
sacré au Mans le 31 mars suivant ; il est mort à Rome le 
29 décembre 18^4. 

Armes. — D'or au pélican avec sa pitié de gueules et 
posé de profil, au chef d'azur à Tagneau pascal d'argent. 

BiOG. — Mgr Sébaux a écrit la vie de Mgr Bouvier. 




NANQ.UETTE (Jean-Jacques), né à Jumey (Ardennes) le 6 octobre ou décem- 
bre 1807, sacré à Reims le 11 novembre 1855, rap- 
pelé à Dieu, au Mans, le 19 novembre 1860; che- 
valier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la croix cantonnée de 4 M 
antiques couronnés, le tout d'argent. 

Sceau. — Forme elliptique; 
un édicule au centre ; en haut 
la Vierge-Mère sous des arcs 
en tiers-point ; en bas un enfant 
en prière (le prélat à sa nais- 
sance ?) entre saint Jacques, 
patron de l'évéque, et saint 

Julien, patron de l'évéché du Mans; l'écu est tout en bas. 

Légende : j^ 5' lacobi : Dei Gratta : Cenomanensis : epi. 





FILLION. — Voir SainUClaude. 



CHAULET D'OUTREMONT. — Voir Agen. 





tlO AKKOIUAL DBS PK^LATS 

LABOURÉ (Guiilaume-Masie-Joseph). Le 
37 octobre 1S41 il na- 
quit à Achiet-le<Petit 
(Pas-de-Cdais), le }i 
mai 188^ il fut saoré ï 
Luçon (Vendée), puis 
promu àl'archevêchéde 
Rennes le ^, ou mieux 
le 16, juin 1895, et créé 
cardinalle 19 avril 1897. 

Armes. — Au Mans : d'azur à la croix d'ar- 
gent chargée du chrismon complet de gueules. 
— A Rennes : le champ est d'hermine et le chrisme d'or. 
Devise. — Crux spes unïca. 

Sceau (à froid). — Elliptique ; écu surmonté de la croix archiépiscopale et 
du chapeau seulement; devise au bas ; légende : -}■ Sigil. G. M. JoHphi 
archiep. Rkedonensis. 

GILBERT (Charlbs-Joseph-Louis-Abel), né à Saînt-Michel-des-Lions (Haute- 
Vienne) en 1849, le ^ janvier, aîiàs k Limoges le 51 août, sacré 
dans cette ville le i; juillet 1894, démissionnaire en août 1897, 
et nommé évêque titulaire d'Arsînoé le 34 mars 1898. 

Armes. — D'azur à la fasce d'or chargée de 3 croisettes de 
gueules, accompagnée en chef de deux colombes aii vol plié 
d'argent, et en pointe d'un lion léopardé d'or. 
Devise. — Omniaet in omnibus Ckristus. (Colas., m, 11). 
Sceaux. — Ovale : au haut le Sacré Cœur avec sa gloire, à ses pieds deux 
évéques à genoux ; au bas les armes du prélat sur un bouquet de lis et de roses 
montant jusqu'aux matns des évéques ; légende : Sigillum Abelis f epi Ceno- 
manensis. — Sceau à cire : simple petit cachet aux armes avec le chapeau. 



DE BONFILS (Marie-Prosper-Adolphe), né à Cherbourg 
le 6 avril 1841, sacré à Paris le 39 juin 1898. 

Armes. — De gueules à la patte d'ours d'or onglée de 
sable en barre, au chef cousu d'azur chargé de 3 fleur- 
delys d'or. 

Devise, — Pilii Dei nomirumur et simus (i Joan., m, 3). 



^ 



MARSEILLE 

(iSi) — Partie dei Bonch«»4u-RliAae) 

DB MAZBNOD (CHARLEs-FoRTUNi), o4 à Aix-en-Provence le 37 avril 1749, 



f.VÉQ.UK"DH FRANCE -^ MAKSEILLG Ilf 

^cré le 6 juillet 1833,' déniîssioiioaire etr 1837 et nommé chanoine de Saint- 
Denis, décédé à Marseille le ai février 1840. 

Armes. — D'azur à 3 molettes d'or, au chef d'or chargé de } bandes de gueu- 
les (voir le suivant). 

DE MAZENOD (Chakles-Joseph-Eugène)."I1 
naquit à Aix-en-Provence le i" août 1783, fut 
sacré, à Rome le 14 octobre 18^2, évêqpe 
titulaire d'icosie et transféré le 3 octobre 
18^7 à l'évêçhé de Marseille, où il mourut le 
91 mai 1861. Il futle fondateur des Oblats de 
Marie Immaculée. D'après le manteau de ses 
armoiries il dut être pair ou sénateur et che- 
yalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Parti des Oblats (voir ce moi) et 
de Mazenod (voir ci-dessus). 

Devise (devenue celle des Oblats). ^ Pau- 
peres evàngeli^anlur (Math., xi, 5). 

CRUICE (Patrice-François-Marie), né en Irlande en 1815, sacré le 35 août 
1861, décédé à Neuilly le i a octobre 1866, ayant démis- 
sionné le ^ février précédent, chevalier de la Légion 
d'honneur- 

Armes. — D'azur à 3 cotices d'or accompagnées de 6 co- 
quilles d'argent dans le sens des cotices (el non mises en 
orle, comme t'indique noire dessin d'après un blason inexact). 
En cimier une grue tenant un serpent en son bec. 

Devise. — Crux digna, crux bona, crux contra mundi 
malignia . 

PLACE (Charles-Philippe). Il était né à Paris le 14 février 1814; Pie IX le 
sacra à Rome le 36 août 1866. Il fut promu à l'ar- ^^^ 

chevêche de Rennes le i; juillet 1878, et y mou- .^^^Bl^te- 

mtlej mars 1893. Il était chevalier de la Lé- 
gion d'honneur, grand-croix du Saint- Sépulcre 
et cardinal depuis le 7 juin 1886. 

Armes. — Coupé : au i parti d'azur à N.-D. de 
la Garde d'argent et de gueules à l'agneau pascal 

d'argen't; au 3 d'or à la muraille de ville-forte de ^ ^ 

Sable ; à la fasce d'hermine brochant sur la parti- 
tion (celle-ci ajoutée à Rennes). 

Devise. — Tua voîunias Deus. 

Sceau. — Elliptique; ta Vierge Mère ayant à 
ses côtés les patrons du prélat, saints Philippe et Charles dans un triptyc[ue 




i 



Ils ARUORIAL DBS PB^J^TS 

gothique ; en dessous la devise, dans un listel, en bas l'évéque agenouîUié ; i 
drojle et à gauche écu aux armes ; légende : f Sig Philip, arch. Rktdoncn. 

ROBERT. — Voir Constanltnt. 



MEAUX 

(iScu — S«lne-et-H*i]ie) 

DE BARRAIL (Louis-Mathias-Joseph). Il naquit i Grenoble le ao avril 1746, 
fut sacré, le 5 octobre 1788, évêque titulaire d'isaure et 
I coadjuteur de l'évêque de Troyes, auquel il succéda reli- 
gieusement le 37 janvier I79i. Le iS avril 180a il fut nommé 
évêque de Meaux, puis promu, en iSo;,à la métropole de 
Tours. MgrdeBarrail donna sa démission le 33 novembre 
181; et mourut à Paris le 6 juin 1816. Il était comman- 
deur de la Légion d'honneur. L'Empire le nomma séna- 
teur et comte, la Restauration l'éleva à la pairie, le 4 
juin 1814. 
Armes. — De gueules ï j bandes d'argent, au chef d'argent, chargé de } 
cloches d'azur bataillées d'or. — Sous l'Empire : écartelé : au 1 des comtes-sé- 
nateurs ; au 3 d'orj à } cloches d'azur bataillées d'or; au } d'argent à 3 bandes 
de gueules (ces deux quartiers rappelant les armes des Barrail); au 4 de sino- 
ple à la croix pattée d'or. 

DE FAUDOAS-SEGUERIVILLE (Pierre-Paul). Né au château deLalanne, 
en Gascogne, le i" avril 17^0, il fut sacré le 31 avril 18a; à Paris, où il mourut 
le 3 avril 1834 ayant démissionné le y septembre 1819 ; chevalier de la Légion 
d'honneur, baron le i" mars 1808. 

Armes. — D'azur à la croix d'or. {Voir celles de NN. SS. Flecl et Boudiiuf). 
— Sous l'Empire, en plus, le franc-canton des barons-évéques. — Au début ses 
simples initiales. 

DE COSNAC (Jeah-Joseph-Marie- Victoire). II naquit au château de Cosnac, 
en Limousin, le 34 mars 1764 et il y mourut le 34 octobre 
1843. Nommé évêque de Noyon en 1817,'il ne fut sacré, 
comme évêque de Meaux, que le 7 novembre 1819, à Paris 
en l'église Saint-Roch \ il fut promu archevêque de Sens 
le 5 juillet 18^0. 

Armes. — D'argent semé de molettes de sable, au lion 
de sable armé, lampassé et couronné de gueules. 

Dsvisi. — Nequâ aurum honora nesutargenfum. 



évÊaUES DE FRANCE — MEAUX^ MENDB 



^3 



GALLARD (RoMAiN-pRéD^Ric). Né à Arthenay (Orléanais) le 30 ou 38 juin 
1785, nommé en 1839 évêque du Mans, préconisé le 5 juil- 
let 1830 évéqne de Meaux, il fut sacré le 17 avril 1831, à Paris 
en la chapelle des Dames de Saint-Thomas-de-Villeneuve; le 
14 janvier 1839 il fut promu archevêque titulaire d'Amazarbe et 
coadjuteur du cardinal de Latil. Il est mort à Reims, le 28 sep- 
tembre 1839, commandeur de la Légion d'honneur et de Léopold. 

Armes. — D'azur à la fasce d'argent chargée d'une losange en 
fasce d*azur, accompagnée de 4 étoiles d'argent 3 en chef, 3 en pointe. (On 
donne aussi la fasce d*or chargée d'un croissant d'azur et les étoiles i et 3). 





ALLOU (Auguste), né à Provins le 3i janvier 
1797, sacré le 38 avril 1839, décédé à Meaux le 
30 août 1884, officier delà Légion d'honneur. 

Armes. — D*azur à la croix de calvaire d'argent. 
(Observer que le graveur a outré T ambre de la croix 
en bordure^ il a même laissé du blanc) ^ 

Devise. — Verbum crucis Deivirtus. 



DE BRIEY (Ange-Marie-Emmanuel), né à Magné (Vienne) le 10 novembre 
1838, préconisé évêque titulaire de Roséa et coadjuteur de Mgr AUou le 
37 février 1880, sacré à Poitiers le 9 mai suivant, évêque de Meaux le 
30 août 1884. 

Armes. — D'or à 3 pals alaises au pied fiché de gueules. (Voir Técusson de son 
frère à Saint-Dié). 

Devise. — Diex me conduie. 



Devise. — Concussus snrgo. 

▲RMOUAL DBS PftBLATS 



"i^"»^"**»" 



MENDE 

{i8oa, — Lorère) 

DE CHABOT (Marie-Jean-Baptiste). Né à Marigny-Brizay, en Poitou, le 
81 ouïe 34 février 1740, il fut sacré à Paris, le i" ou le 
3 août 1785, évêque de Saint Claude ; préconisé, le 
7 avril 1803, évêque de Mende, il donna sa démission 
en 1805, et mourut à Picpus (Seine) le 38 avril 1819, ayant 
refusé l'archevêché d'Auch en 1817. L'Empire le fit baron 
et chanoine de Saint-Denis en 1808. 

Armes. — D'or à 3 chabots de gueules. L'Empire y ajouta 
le franc-canton habituel. 




8 



-Vf ■ 



114 . ARMOKIAL DES PRÉLATS 

. MOREL DE MONS-VILLENEUVE (Etienme-Parfait-Martw). A Aix-en- 

Provence il naquît le 18 avril 1752 ; il fut nommé à l'évèché de Troyesen i8oî, 

mais la nomination fut révoquée. En 1805 il fut préconisé, 

le 30 janvier, aliàs le 2a mars, aliàs le 35 avril, dans un 

consistoire tenu à Paris par Pie VII; d'autre part les 

.^^ Annales catholiques indiquent pour le sacre, le ai avril 

■:-*^i|l|.''' -•■■-'■• 1805. 11 fut transféré le 1" août iSai à Avignon, où il 

■ ■-"■TÏk^"*- mourut le 4 ou 14 octobre 1830. Il fut baron en mai 1808 

. ^' '■'y'.^ '- J':'.:-j et pair de France le 3 novembre 1837. 

Armes. — De 1805 à 1808 : ses initiales enlacées mais 
surmontées de 3 étoiles. — En 1808 il ajouta simplement le franc-canton des 
barons-évêques, seulement son sceau porte des molettes très caractérisées, — 
En 1814 il reprit les armoiries de sa famille : d'or au cheval efîaré de sable; au 
chef d'azur chargé de 3 étoiles d'or, aliàs d'argent. 



BRULLÊY DÉ LA BRONIÈRH (Clacde-Jean-JoSeph), né 
gogne) le \" février 1760, sacré le a juin iSaa, décédé à 
Mende le 16 décembre 1848. Il fut préconisé évêque de 
Pamîers le ["octobre 1817. 

Abhes. — D"azur au chevron d'or accompagné de 3 fers 
de lance d'argent. (Om voit parfois des fers de pique rem- 
plis de sable). 

Sceau. — Ovale : écusson timbré d'une couronne ducale, 
avec la crosse et la mitre, le chapeau à 10 glands, deux pal- 
mettes. Légende; Claud. han. Jos" Brulleji de la Brunière epi 



Sézanne (Bour- 




FOULQUIER (Jean- Antoine-Marie). Né à Grudels, alias à Valady (Aveyron), 
le 6 ou 7 février 1798, sacré le a septembre 1849, il démis- 
sionna en 1873, mais ne mourut que le ao février 1881 
étant chanoine de Saint-Denis. 

Armes. — Coupé : au i d'azur au signe de Jéhovah de... ; 
au a de gueules à Vagnus occisus (voir p. jç l'explication 
decet agneau). (Il parait couché sur une croix posée sur 
le livre aux sept sceaux). 

Devise. — Sic Deus dilexit mundum. 
Sceau (à cire). — Ovale : l'écusson posé sur a palmettes, sommé de la 
couronne ducale lo glands au chapeau ; la devise -au-dessus; légende : 
Joannes Antonius Foulquier episcopns Mimatensis . 



SAIVET (Joseph Frédéric), né à LectoUfe (Gers) le 13 août i8a8, sacré J 
Poitiers le 1 1 mai 1873, transféré à Perpignan en 1876, décédé, le 30 juin 1877, 
au couvent de l'Espara de l'Agly. 



ÉVfiQPES t)E FRANCE — HENDE, METZ Il5 

Armes. — D'azur à la Vierge de Lourdes d'argent posée sur 
•une montagne du même, adextrée au pied d'une église d'or. i 

Devise — Sue luum prœsidium (Off. B. M. V.), 

Sceau. — Ovale : la Vierge de Lourdes ; portique gothique ; 
un évêque agenouillé ; Vécu du prélat surmonté du mono- 
gramme constantinien \ dans le bas une colombe posée 
sur une branche; légende : 5. Friderici epi. Mimatensis . 

Bioo. — Mgr Saioet... par le chanoine Rous. Lille, Desclée, 3 vol. 

COSTES (Julien), né le 19 octobre 1819 à Savignac (Aveyron), où il décéda 
le 9 ou 8 août 1890, ayant démissionné en 1888. 11 avait été 
sacré à Rodez le î septembre 1876. 
; Arkes. — Ecartelé d'argent au cœur de gueules sommé 

d'une croisettedu Takxas_,(Je suppose aa Sacré Cœur mai Jt7 
manque la couronne d'épines, la blessure et les âammes 
qui le caractérisent) et d'azur au Saint Coeur de Marie 
d'argent ; à la croix de gueules brochant sur les partitions. 
Devise. — Sic dilexit. 

BAPTIFOLIER (François-Narcisse), lié & Paris le 19 sep- 
tembre 1831, sacré dans cette ville le 11 août 1889, décédé 
ï Locdieu (Avej'ron)le 35 septembre ouïe 6 octobre 1900. 

Arhes. — Coupé d'azur à l'agneau pascal d'argent, et 
d'or à 3 feuilles de chêne de sinople, a/wi d'argent. 

Devisbs. — Pro affeciu Pater (a Mac, xiv, ^7). 



METZ "' 

{1S01-1S71 — HoMlle) 

BlEllAIMÉ (Pierre-François), né à Montbard le fl6 octobre 1737, sacré le 
9 mai i8o3 à Paris, décédé le 9 février 1806 à Metz. 
Armes. — Il ne porta -que ses initiales. 

JAUFFRET (Gaspard-André-Joseph), né à Laroque-Brussanne en Provence 
le ij décembre 1759. Il fut sacré dans la chapelle des Tuileries le 8 décembre 
1806 ; nommé à l'archevêché d'Aix en 1811 il ne reçut pas ses bulles. Baron 



I. M«tï et Strasbourg relèvent directement dspulï 1870 du Saiot-Siige, ^oi, par ddlioteM« pour 
la France, ne lei a rattachét à aucone mAtropole alIemaDd*. 



nommé d'Ats). 



ARHORIAL DES PRELATS 

en 1808, comte le 33 février 181 1, il fut officîerde la Légion 
d'honneur et aumônier de Napoléon. Il moarut k Paris le 
13 mai 1833. 

Arhbs. — D'or au palmier terrassé de sinople, au com- 
ble d'azur chargé d'un croissant d'argent, au franc-cantoa 
des barons-évêques, puis des comtes-archevéques. [Il 
□'aurait cependant pas porté ce dernier franc-quartier, qui 
figure dans l'écu ci-contre, tout en se qualifiant archevêque 



LAURENT (Claudb-Ignace), né à Chaumont (Bourgogne) 
le 14 janvier 1761, nommé en 1S09 ou i8ti, non agréé 
par le pape, décédé à Paris en juillet 1819 aliàs en janvier 
1834, chevalier de la Légion d'honneur et baron impérial 
depuis le 3 mars 181 1. 

Armes. — Ecartelé: au 1 d'argent au livre relié d'azur 
à la tranche d'or; au a de baron-évéque ; au 3 de gueules 
au gril d'or (rappelant saint Laurent); au 3 d'argent au 
chêne terrassé de sinople (i). 

BES50N (Jacqpes-Fhakçois), né à Mieugy, aliàs àSeyssel 

(Ain) le is septembre 17^6, sacré à Lyon le r^ ou le 

33 février 1834, décédé à Mets le 33 février ou juillet 184a. 

Armes. — De gueules, à la bande d'argent chargée 

d'un lion de sable et accompagnée de 3 cotices d'or. 

DUPONT DBS LOGES (Paui-Gboroes-Ma- 
rie), né à Rennes le 11 novembre 1804, sacré 
à Paris le ij mars mars 1S43, rappelé à Dieu 
à Metz Je iS août 1886. chevalier de la Légion 
d'honneur. 

Armes. — D'argent à la fasce de sable 
cintrée (en pont), chargée d'une molette d'or 
et accompagnée de 3 roses, posées a en chef 
et I en pointe. 

BioG. — L'abbé Klein a écrit sa vie ; j'en 
ignore le titre et la date. 



I. Motre Aeiûa aia«i qa$ le précédcdt «t quelques iiitres du f«ste doit itre ud p«n botif, ■{ 
Itrrassd le dlfFérencie de : sur une iirraiit par le f«it que cellc^i leulement méat de la pointe ds 
l'éca. Puis il faudrait nue ombre pour qu'elle oa «e confonde pi« avec la pUiiu. Voir la note da 
l'article de Mgr Dombideaux. 



ivÊQpES DE FRAKCB — METZ, MONTAUBAK 



FLECK (François-Louis). Il naquit le 
8 février 1834 à Niederbronn (Bas-Rhin) (et 
c'est pour cela que nous l'inscrivons). Il tut 
sacré le 95 juillet 18S1 comme évêque titu- 
laire de Sion pour être le coadjuteur de 
Mgr du Pont, à qui il succéda en 1886 j il 
est décédé le 37 octobre 1899 et a été rem- 
placé par un Allemand. 

AsMEs. — D'azur à la croix d'or, 



MONTAUBAN 

(1817. — Tarn-el-Giranne) 

LEFEBVRE DE CHEVERUS (Jean-Louis-Anne-Madeieine). Il naquit i 
Mayenne le aS janvier aliâs 8 juin 1768, et fut sacré évéque de Boston en Améri- 
que en 1810, ainsi que nous le dirons aux évêques missionnaires. Quoique 
rétabli en 1817 le siège deMontauban n'eut qu'un administrateur jusqu'en 1834, 
(année du transfert de Mgr de Chevenis) qui fut Mgr Toppia, lequel ne fut pas 
sacré, et que nous inscrivons sans détails ne sachant pas s'il fut préconisé et 
s'il eut même le caractère d'administrateur apostolique. Mgr de Cheverus fut 
préconisé archevêque de Bordeaux le ^o juillet 1897, créé cardinal le i" fé- 
vrier 1836, peu avant sa mort, arrivée le 19 juillet suivant à Bordeaux, Il fut 
pair de France. 

Armes. — En France : d'argent à la croix ancrée de sable. (Voir le frontispice 
de notre partie Prélats). Il ne portait pas les armoiries parlantes de sa famille : 
de gueules à 3 têtes de chèvre arrachées d'argent. 

- Bioo, — Vis du cardinal de Cheverus, par Hamon. Paris, Lecoffre, 1883. 

- DU BOURG (Louis-Guillauhb-Valbntin). Il naquit au Cap-Français à Saint- 
Domingue le 14 février 1766, fut préconisé évêque de la Nouvelle-Orléans 
le 8 ou 18 septembre 1815 et sacré à Rome six jours après) transféré à 
Montauban en 1836, tl fut promu, en février 18^3, archevêque de Besançon, 
où il mourut le is décembre suivant. 

Armes. — D'azur à 3 branches d'épines d'argent (Voir Mgr Dubourg à 
LimogesJ, 

Devise, — Lilium inier spinas. 

Sceaux. — A Montauban, dans an ovale, l'écusson ayant en cimier au dessus 
de la couronne ducale une âeurdelys entre 3 branches d'épines, ce qui expli- 
que la devise . — A Besançon le cimier est supprimé etr emplacé par la croix 



tlO ABHOBIAL DES PRELATS 

patriarcale, la devise est aussi supprimée; le chapeau a les 15 glands cardina- 
lices; légende : Lud. Guiî. Val. du Bourg archûpiscopus Bisunlinus. 

CHAUDRUC DE TRÉLISSAC (Jean), né au château de Trélissac en Péri- 
gord le 33 mars 1759, sacré le 26 novembre, 1833, décédé à Montauban le 
30 août 1847, mais ayant démissionaé en décembre 1843 et ayant été 
nommé chanoine de Saint-Denis. 

Armes. — D'azur à la fasce d'or accompagnée de y roses d'argent (Armoriai 
du Périgordy mais de l'évêcké de Montauban on m'a écrit que .ce sont des 3is £t 
nondes roses; très lis-Treslissac !?) 

DONEY (Jean-Marie), né à Epeugney ^Doubs) le 35 décemlîre 1794,' sacré 
le 10 mars 1844, décédé le si janvier 1871. 
Armes. — D'azur au chiffre J. M. D. enlacé d'or. 
Devise. — Consilio et palientia. 

LEGAIN (Théodore), né à Epeugney 
(Doubs) le ^ octobre ou le 8 novembre 
1809, sacré à Montauban le 3; juil- 
let 1871, et y décédé le 33 avril 1881. 
Armes. — D'or à la fasce d'azur, 
chargé de 3 moutons passants d'ar- 
gent. 

Devise. — Christo lucri/aciam. 
Sceau. — L'évêque en prière sous la Vierge-.Mère 
couronnée et tenant un sceptre, le tout sous un édi. 
cule gothique ; écu dans le bas ; légende : '^ Sigilium. 
Theodori. efiis-copi. Montalbanensis. 

FIARD (.\DOLPHE-Josufi-FRSDâHic), ué à Lens-Lestang (Drôme) le la décem- 
bre i8ai, préconisé en 1881 et sacré le a^ janvier 1883 à Montauban. 

Armes, — D'azur à la croix trèHée d'or. (Les armes de Mgr Marchai, sauf le 
chef). 

Devise. — In cruce spes. 



MONTPELLIER (Lodève, Béziers, Agde et Saint-Pons) 

(iSoi — Hérault) 
ROLLET (Jeas-Louis-Simon), né à Rochefort (Saintonge) le 3 juillet 1746, 



âvÉQJJBS DE FRANCE — MONTPELLIER 

sacré à Paris le 14 novembre 1803, il démissionna en 
mars 1806; le 7 juin 1808 il fut nommé baron ; il mourut à 
Saint-Denis, le 1 1 octobre 1834, où il était chanoine. 

Armes. — D'abord un écu chargé de ses initiales ; puis, 
étant chanoine de Saint-Denis : de vair à l'écusson de 
gueules chargé d'une croix ancrée d'argent. Sous la Res- 
tauration il supprima le franc-canton baronnial. 

FOURNIER DE LA CONTAMINE (Nicolas-Marie). Né à Gex le 37 décem- 

bre 1760, satré le 8 décembre 1806 dans la chapelle des 

Tuileries, car il était aumônier de l'empereur et son cha- 
pelain, il fut baron le 18 mars 1809, oflîcier de la Légion 
d'honneur. Décès à Montpellierle 19 décembre 1834, 

Armes. — D'azur au croissant d'argent d'où hissent 
; épis de blé du même, au comble de gueules chargé de 
3 étoiles d'argent; au franc-canton (sous l'Empire) des 
baronS'évêques. 

Devise. — Unquam le contamina. 

Bioo. — Sa vie a été écrite par le chanoine Saurel (Montpellier, 1893). 

THIBAULT (Charles-Thomas). Né à Beynes 
(Seine-et-Oise) le 04 février 1796, sacré le 2} août 
1835 à Paris, dans la chapelle des Lazaristes, il 
mourut à Paris, le 4 mai 1861, décoré de la cora- 
manderie de la Légion d'honneur et du grand- 
cordon de Charles III, du Christ et des SS. Maurice 
et Lazare . 

Armes. — D'azur à 5 gerbes de blé d'or en 
croix. (On remarquera le baldaquin en cimier et 
les glands archiépiscopaux). 

Devise. — Messis multa. (Luc . , x, 3). 

LE COURTIER (Frakçois-Marie-Joseph). Il naquit à Paris le 15 décem- 
bre 1799 ; sacré à Paris le 34 août 1861, il démis- 
sionna le 5 août 1873 et fut préconisé archevêque 
de Séboste lé 15 janvier 1874, en même temps 
qu'il fut nommé chanoine de Saint-Denis. 11 dé- 
céda à Paris le 36 août 188^, officier de la Légion 
d'honneur. 
Armes. — D'azur à 3 ancres d'argent 3 et i. 
I — Sous l'écu les croix de la Légion d'honneur et 
du Chapitre de N.-D. de Paris. 
Devise. — Reclus et inclinons. 



190 ABHOHIAL DES PRéLATt 

DE ROVÉRIÉ DE CABRIÈRES (pRANçors-MARiB-ANATOLB), né à Beaucaire 
(Gard) le i^ juin, aliàs le }0 août, 1S30, sacré 
à Nîmes le 19 mars 1874; honoré du pallium 
le i^ juillet 1890. 

Armes. — D'aïur au chêne (rouvre) arraché 
d'or et englandé du même. {Pourquoi ie dessin 
ojficiel ci-conire âonne-i-il argent et point de 
glands ?) 

Devise. — Non humore Urr<g mgehit, — La 
légende qui entoure l'écu ci-contre signifie î 
Siudâtm générale- Montis Pessulani ; elle rap- 
pelle que de Mgr de Cabrières reçut le pallium ■ tmjSfVfSs^. 
à l'occasion des fêtes du sixième centenaire de 
la fondation de l'Université de Montpellier, et que cet éminent prélat sut à 
cette occasion montrer et faire reconnaître par tous la part que l'Eglise avait 
prise à cettefoqdation, 

MOULINS 

(iSij. — AUUr) 

DE PONS (Antoine), né à Riom (Au- 
vergne) le 29 mars 1759, sacré à Paris 
dans la chapelle des Carmes le 13 juillet 
1833, décédé le 93 septembre 1849. 

Armes. — De gueules à 3 fasces cintrées 
d'or. — J'ignore pourquoi on lui donne 
quelque/ois écartelé comme ci-desbusj et 
d'azur au chevron d'or accompagné de 
3 pommes du même. 

DE DREUX-BRÉZÉ (Pierre-Simon-Louis-Marie), né à Brézé (Maine-et-Loire) 
le 3 juin 1811, sacré à Paris le 14 avril 
i8;o, décédé le ; janvier 1893 à Mou- 
lins. 

Armbs. — D'azur au chevron d'or 
accompagné en chef de 3 roses d'argent 
et en pointe d'un soleil d'or. 

Sceau. — Le dessin ci-contre le lera 
comprendre ; saint Pierre, patron de 
l'évêque, le présente à la sainte Vierge ; 
au bas, l'écusson, dans le haut, le Sacré 
Cœur dans une couronne d'épines; lé- 
gende :. Sigillum, Pétri episcop. Mo' 
liuen. 



^v£qUBS DB FRAHCB — MOULINS t3r 

DUBOURG (Aoouste-Rhné-Marie), né à Longuivy-Plougras (Côtes-du-Nord) 
le ["octobre 1843, sacré le 16 avril 189^. 

Abhes, — D'azur à la Vierge-Mère couronnée d'or, tenant un 
cœur de gueules dans la sénestre, terrassant un serpent de sable, 
sur une nuée d'argent (on dit que c^est N.-D. du Sacré-Cœur), ï 
U bordure chargée de 31 mouchetures d'hermine. 

Devises Potius mort quant fadari, — Per Matrem ad cor Filii. 



NANCY (et Toul) 

{tSoi. — Ueurtbe, pnis Meurthe^t-Moselle) 

D'OSMOND(ANToiNH-EusTACHE).C'està Saint-Domingue, à Ouanaminthe, qu'il 
naquit le 6 février ou le 6 avril 1754; il fut sacré évéque de Comminges le 
i*'mai 178% puis nommé évêque de Nancy le 9 avril 180a. Il occupa ce siège 
jusqu'au ^o janvier|i8o;, puis de 1814 à sa mort, arrivée à Nancy le 37 septem- 
bre 1833. Je n'ai pu savoir ce qu'il devint de 180; à 1810 ; 
en 1810 il fut nommé archevêque de Florence; bien que 
cette nomination n'ait pas été agréée par le Pape, il s'y 
installa officiellement le 13 janvier 181 1 et y resta jusqu'en 
1814. Il fut commandeur de la Légion d'honneur, baron 
en 1808 et comte en décembre 1810. 

Armes. — En i8oa : ses initiales. — En 1808 : de gueules 
au vol ouvert d'argent hermine de sable, au franc-quartier 
de baroD-évêque. — En 1811 : coupé : au i parti des comtes-archevêques et 
d'or au duc de sable (rappelant le cimier des anciennes armes de sa famille) ; 
au 9 de gueules au vol d'hermine, qui est d'Osmont de la Roque. — En 1814 ; 
de gueules au vol d'hermine au chef d'argent à la croisette de sinople, au 
franc-canton séneslré d'or au duc de sable. On dit que cette croix ajoutée était 
pour rappeler celle qui accostait le vol hermine de l'écu de son oncle, Mgr 
d'Osmont (aiiàs Osmond) de Médavy, ancien évéque de Comminges, mort 
en 1806. 

BiOG. — VU épiscopale de Mgr Osmon (sic), par l'abbé Guillaume ; en ? 

L'abbé Benoît Costaz, né à Champagne (Ain) le 37 février 1761 fut nommé 
par Napoléon en 1810, évêque de Nancy, mais Pie VII se refusa absolument à 
le préconiser ; il administra le diocèse comme vicaire capitulaire, imposé par 
l'Empereur, qui le fit chevalier de la Légion d'Honneur et baron le t6 décem- 
bre 1810, avec le règlement suivant d'armoiries : coupé : au i parti d'or au lotus 
de sinople et des barons-évêques ; au a de sinople au cheval gai et contourné 
d'argent, sénestré d'une houe égyptienne d'or. 

DE FORBIN-JANSON (Charles-Joseph-Marie-Aoooste). Il naquît à Paris le 



AKMOHUL I 



S PRÉLATS 




3 novembre 1785, fut nommé par ordonaance royale du 
3 novembre tSa^, puis sacré le 6 juin 1834. En i8>o, il 
quitta Nancy, exilé dit-on, et partît pour les Etats-Unis, où 
il se fit missionnaire. Il mourut le 11 ou le 13 juillet 1844 
au château de la Guilhermy (Boucbes-du-Rhône). 

Afmes. — D'or au chevron d'azur accompagné de j fêtes 
de léopard arrachées de sable et lampassées de gueules. 

Devise. — Regem ego comiitm me cornes regem. 



MENJAUD(Ai.ExANDRE-BAsiLE-ALExis).Né àChuscland(Gard)le i"juiai79i, il 
fut sacré à Paris évêque titulaire de Joppc, le iS février ou le 3 juin 1839, pour 
être coadjuteurdeMgrdeForbin, en réalité pour administrer apostoliquement le 
diocèse \ il lui succéda en 1S44. 11 fut promu archevêque 
de Bourges le 30 juillet 1859 et n'y arriva que le 17 novem- 
bre ; sa mort est du 10 décembre 1861. Il fut chanoine 
d'bonneur de Saint-Denis de 1838 à 1844. 

Armes. — D'or au chevron d'azur accompagné en chef 
de 3 branches d'olivier de sinople, et en pointe d'une tête 
de léopard de sable. Ces armes, qui rappellent celles de 
son prédécesseur, sont celles qu'il eut comme évêque de 
Nancy. — Comme coadjuteur il portait : d'azur à la colombe d'argent portant 
un rameau d'olivier de sinople. — Comme archevêque il modifia absolument 
ses armoiries et prit : d'azur au Jéhovah d'or, au chef cousu de gueules chargé 
de 3 étoiles d'argent. 

Devises. — Comme coadjuteur : Spes mea Deus. — Comme évêque : Sena- 
bis pacem Domîai. — Comnie archevêque : Status quem eligisU et assumpsisU. 




DARBOY (Georges). Né à Paye - Billot 
(Haute-Marne) le 16 janvier 1813, sacré à Paris 
le 30 novembre 1859, préconisé archevêque de 
Paris le 16 mars 1863, fusillé à Paris le 34 mai 
1871, officier de la Légion d'honneur, séna- 
teur. 

Armes. — D'azur à la croix d'argent. 

Devise. — Laborejideque. 

Bioo, — Vie de Mgr Darboy, par Guillemin; 
en ? — Histoire... de Mgr Darboy, par Mgr 
Foullon ; Paris 1889. 



ALLEMAND-LAVIGERIE (Charles-Martial). Bayonne selon les uns, Saint- 
Esprit, faubourg de Bayonne (alors dans les Landes) selon d'autres, seraient son 



iVËQUES DE FUNCS t— NANCY, NAKTB3 ^3^ 

UcD de naissance, donnée au 31 août, au i<^ et au 31 octo- 
bre 1835. Il fut sacré à Rome le aa mars i!46) comme évé- 
que de Nancy, puis nommé archevêque d'Alger par décret 
du 13 janvier 1S67 ; en 1881, il reçut le titre de primat 
d'Afrique attaché à l'archevêché de Carthage. 11 décéda le 
a6 novembre 1893 h Alger. Mgr Lavigerie fut délégué 
apostolique pour les missions-du Sahara, du Soudan et de 
de l'Afrique centrale ; il reçut la pourpre cardinalice dans 
le consistoire du 37 mars 1883. Il était officier de la Légion d'honneur, 
grand-croix du Christ, etc. 

Armes. — D'azur au pélican avec sa pitié d'argent, à la bordure du même. — 
Dés 1877, il prenait les glands cardinalices. 

Devise. — Charitas. 
■ Bioo. — Histoire populaire du Cardinal Lavigtrie, par Mgr Lesur. Paris, 
LamuUe. — Le cardinal Lavigerie, par de CoUeville ; Paris 1904. 

FOULON (Joseph-Alprbd). Né à Paris le 39 avril 
1833, il y fut sacré, à Saint-Hustache, le i" mai 
1867, puis fut promu archevêque de Besançon 
le 39 ou le 30 mars 1883, et transféré à la métro- 
pôle de Lyon te I3 avril, aliàs 36 mai, 1887 ; 
il est décédé à Lyon le 34 janvier 1S93. Le 
34 mai 1889, il fut créé cardinal. Il était chevalier 
de la Légion d'Honneur, et commandeur de 
Léopold. 
Armes. — D'azur à la croix antique d'or, 

Devise. — In mulfa patientia(!t Cor , vi, 4). 

Sceau (à Besançon). — Ovale : écu aux armes avec les ornements exté- 
rieurs habituels ; légende : Sigillum Jasephi architpiscopi Bisunfini. 
Bioo. — Le cardinal Foulon, par Mgr. Lesur. Lyon, Belhomme, 1893. 

, TURINAZ. — Voir Tareniaise. 



NANTES 

(iBo» — Loire-InWrlaure) _, 

DUVOISIN (Jean-Baptiste), né à Langres le 16 octobre 1744, sacré à Paris 
lefi" août" 1809, décédé en juillet -1813 ', officier de la Légion d'honneur, 
baron du 33 novembre 1808. 

Armes. — Jusqu'en 1809 ses initiales entrelacées, puis : d'hermine à l'étoile 
d'or en cœur, au franc-quartier de baron-évêque. 







134 ARMOKIAL DES PRELATS 

D'ANDIGNÉ DE MAYNEUF (Louis-Julbs^François-Jo- 
seph), né au château de TIsle-Briant (Anjou) le 4 mai 17361 
préconisé ou simplement nommé en 1817, sacré à Paris, 
dans la chapelle des Carmélites, le 17 octobre 1819, dé- 
cédé le 23 février 182a. 

Armes. — D'argent à 3 aigles au vol abaissé de gueules 
becquées et membrées d'azur. 

Devise. — Aquiîa non capit muscas. 

. . . , « 

MICOLON DE GUÉRINES (Joseph-Michel-Jban-Baptiste-Paul- Augustin), 
né à Ambert (Auvergne) le 18 septembre 1760, nommé évêque de Castres en 
18 17, sacré au séminaire d*Issy (Seine) le 9 ou 17, novembre 1832, décédé le 
12 mai 1838. 

Armes. — D'azur au chevron d'or accompagné de 2 étoiles d-argent en chef, 
d'une merlette du même en pointe, 

DE HERCÉ (Jean-François). Il naquit à Mayenne (Maine) 
le 8 février 1776, épousa Mademoiselle de La Haye de 
Bellegarde, dont il devint veuf en 1827, fut sacré le 17 
avril 1835 ou 1836 évêque titulaire de Bostra et coadju- 
teur de Mgr de Guérines, auquel il succéda le 12 mai 1838; 
Démissionnaire en 1848, il mourut le 31 janvier 1849, offi- . 
cier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à 3 herses d'or (aliàs à fort : d'argent). 

Bioo. — Vie de Mgr de Herci^ par l'abbé Maupoint. Angers, 1864. 

•. 
JACQ.UEMET(Antoine-Mathias-Alexandre), né à Grenoble le 6 septembre 

1803, sacré à Bordeaux le 29 juillet 1849, décédé le 9 décembre 
1869, chevalier de le Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la croi^ de calvaire d'argent soutenue d'une 
épée d'argent et d'une clef du même, aliàs d'or, en sautoir (allu- 
sion aux armes du chapitre de Nantes). 

Devise. — Bonus pasior animam suant iat pro ovibus suis 
(Joan., X, II). 

FOURNIER (Félix), né à Nantes le 2 mai 1803, sacré dans cette ville 
en l'église Saint-Nicolas le 10 août 1870, décédé à Rome le 
4 juin 1877, chevalier delà Légion d'honneur. 

Armes. ^- De gueules à la façade de Téglise Saint-Nicolas 
dé Nantes (que le prélat fît bâtir- et dont il fut curé 30 ans) 
d'argent, au chef d'argent chargé de ^ mouchetures d'hermine 
de sable. 

; Devise. — Fratrum amator et populi Israël (2 Mac, xv, 14). 
Bioo, — Mgr Fournier^ par l'abbé Pothier. Nantes, 1900. 








iVËQ.UES DE FRANCE — HANTES, NBVES8 IS; 

LE COQ, — Voir luçon. 

LAROCHE (LiopOLD-AuGUSTE), né à la Ferté-Saint- 
Aubia (Loiret) le 36 juillet 184;, précooisé le 19 jan- 
vier 1893, décédé à Nantes le 18 décembre 1895. 

Armes. — D'azur à la croix latiae rayonnante d'or, sou- 
tenue d'une roche da même, battue par une mer d'argent 
mouvant de la pointe et accostée de s étoiles d'argent, à la 
bordure d'hermine. 

Devise. — Per iticem adpactm. 

ROUARD (Pierhe-Émile), né > Montîgny-sur-Aube (Côte-d'Or) le 24 novem- 
bre 1839, sacré le 35 août 1896. 

Armes. — Ecartelé : bandé d'or et d'azur de six pièces 
à la bordure de gueules qui est de Bourgogne ancien ; 
et d'hermine plain, qui est de Bretagne et de Nan- 
tes; sur le tout, d'azur à la croîx alajsée d'or. 
Devise. — Non sibi sed gregi. 

Sceau, — Ovale : en haut la sainte. Vierge portant l'En- 
fant Jésus bénissant, posée sur une nuée ; en bas les 
armes du prélat ; une colonne ; à gauche saint Pierre dont le nom est écrit 
de haut en bas sur la colonne; à droite saint Bernard, portant sur -l'épaule 
gauche une croix de calvaire d'argent touchant terre,.avec son nom écrit â 
droite de la colonne. 

NEVERS 

(iSai. — KièTte) 

MiLLAUX (Jkak-F«ahçois-Nicoi.as), né à Rennes le 
ij novembre 1776 (les Annales catholiques disent le a; no- 
vembre 1756), sacré le 6 juillet iSaj au séminaire d'Issy, 
décédé le 19 février 1839. 

Armes. — De gueules à la croîx grecque ou alaisée d'ar- 
gent, au chef cousu d'azur chargé de la colombe de l'arche 
d'argent. 

DE DOUHET D'AUZERS (Charles), né au château 
d'Auzcrs (Auvergne) le 11 mai 1771, sacré à Paris, en 
l'église de Saint-Sulpice, le 6 septembre 1839, décédé à 
Nevers le 9 février 1834. 

Armes. — Ecartelé : d'azur à la tour d'argent et de gueu- 
les à la licorne gaie d'argent. 




ia6 



ABHORIAL DES PKËLATS 



NAUDO (Paul). Le as octobre 1794 il naquit aux Angles (Pyrénées- 
Orientales) ; il fut sacré à ■Parisj dans la chapelle des Dames 
de Saint-Michel, le 9 novembre 1834 ; le aa juillet i88a il fut 
promu archevêque d'Avignon et décéda en chantant la messe, 
le jour de Pâque 33 avril 1848, chevalier de la Légion d'hon- 

AsMES. — D'azur à l'ancre d'argent, au chef cousu de 
gueules chargé de 3 croix de consécration ou antiques d'ar- 
gent. 
neur. 

Devise. — In te Domine speravi (Ps., xxx, i). 




DUFÈTRE (Dominiq.ue-Augustin), né à Lyon le 17 av^rîl 1796, sacré à Lyon le 
13 mars 1843, décédé à Neversle 6 novembre i86o,of6cier 
de la Légion d honneur. 

Armes. — D'azur au lévrier d'argent tenant à la gueule 
un flambeau allumé d'or sur un demi-monde d'argent rap- 
pelant le chien des armes des Fils de saint Dominique, 
patron de l'évêque), au chef cousu de gueules chargé de 
3 étoiles d'argent. 

Devise. — Quod volo nisi ut accendaiur (Luc, xji, 49). 




FORCADE. — Voir Basse-Terre. 




DE LADOUE(Thohas-Casimir-François), né à Saint-Sever 
(Landes) le 33 juillet 1817, sacré à Lourdes le 31 septembre 
1873, décédé le ay juillet 1877 en disant la messe. 

Armes. — Ecartelé : au i d'argent au lion de gueules; au 
3 d'azur à y larmes d'argent ; au y d'azur à 3 fasces ondées 
d'argent ; au 4 d'argent à la merlette de sable. 
t Devise, — Quis ut Deus ? 

i LÉLONG (Alfred-Aktoine-EtIhnne), né à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) 
] ' le 3 décembre 1834, sacré à. Autun le si novembre 1877, 

I décédé le i; novembre 1903, 

Arues. — De gueules à l'agneau pascal au nimbe cruci- 
fère d'or, dont l'oriflamme est chargé d'un Sacré Cœur de 
gueules rayonnant d'or, au franc-cantoti d'argent, altàs 
d'or, chargé d'une marguerite au naturel (souvenir de la 
B. Marguerite^Marie Alacoque, de Paray, au diocèse d' Au- 
tun). 
Devise. — Ideo viçtor quia viclima. ■ 



ÉVÉQOSS DE FRAl*CE — NICE 12^ 

NICE 

(1S09-1S60. — AIpc»-Manliuie> ea partie) 

COLOMNA D'ISTRIA (Jean-Baptiste), né à Bechisano (Corse), le 4 septem- 
bre 17^8, sacré le onze jaillet 1803, décédé le s mii 185^; au couvent de 
Sainte-Sabine, à Rome. . 

Armes. — Au début de son épiscopatsoa seul chifTre dans uii écu. — En 1814, 
il prit l'image de sainte Réparate, vierge et martyre. Je ne sais s'il porta les 
armes de sa famille qui sont : ^cartelé : au 1 de gueules à la main sénestre 
d'drgent posée en bande dans l'angle dextre du chef, les doigts en bas et em- 
poignant une palme d'or en barre ; au a de gueules à } mitres épiscopales d'or ; 
au 3 de gueules à la colonne d'argent, U base et le chapiteau d'or, sommée 
d'une couronne comtale du même, qui est des comtes Colonna-Cinarea (des- 
quels sorti issus plusieurs maisons corses, comme il est dit à l'article concernant 
Mgr de La Foata) ; au 4 de gueules à la tour d'or. 

SOLA (Jean-Pierre) (i). Né à Carmagnole en 
Piémont le t6 juillet 1791, il fut sacré à Rome le 
} janvier 18^8, démissionna en 1877 et mourut le 
31 décembre 1881 à Nice II était chanoine de 
Saint-Denis, ofScier de la Légion d'honneur, com- 
mandeur des SS. Maurice et Lazare, etc. 

Arhes. — De gueules à l'ovale d'argent chargé 
d'une redorte d'olivier de sinople. 

Devise. — In sut Victoria pax. 

BALAÏN (Mathieu-Victor). A Saint- Victor (Ardèche) il naquit le 37 mars 
i8a8;'préconisé le 38 décembre 1877, il fut sacré le 
35 février 1878 à Fréjus. Dans le consistoire du 
13 juin 1896 il fut promu au siège métropolitain 
d'Auch, où Dieu' le rappela à lui le 13 mai 1905 ; 
chevalier de la LégioD d'honneur. 

Armes. — A Nice : parti : au i d'azur aux emblèmes 
des Oblats (ooiV ce mot) ; au 3 d'or à la montagne à 
3 coupeaux de sinople soutenu? d'une mer d'azur 
en pointe, au chef d'argent à 3 flammes naissantes 

de gueules. — A Auch : le deuxième parti (voir ci- ' 

contre) est : d'azur chargé d'un M antique couronnée 
d'or, il la mer de... (argent?) en campagne, au chef 
d'argent à 3 flammes de gueules. 



I. Les soceesMuri de Mgr Coloana (qui deTalt figurer par^e que Corse par annexion, plutfttqnS 
comme évéque de territoire accidentellement français), étant Italiens, je ne reprend! la série qu'à 
l'anaeiJoD de 1860, — Les évéquei de Nice^ qui étaient autrefois comte» de Drap, eu portent 
"çuelHuefoUle titre; ileit naturel que la couronne comtale timbre leur écu. 



^ 



138 



ARMORIAL DES PR&ATS 



Devises. — Pauperes evangeliianiur (Math., xi, 5). — Pro animabus vesiris. 




CHAPON (Henri-Louis), né à Saint-Brieuc le 14 mars 
184;, sacré le 39 septembre 1896. 

Armes. — D'azur à la colombe d'argent volant en bande 
vers une mer du même mouvant de la pointe de l'écu» 
tenant un rameau d'olivier de sinople et accostée en chef 
de 2 étoiles aussi d'argent, au chef de Bretagne. 

Devise* — Pax in justitia et in veritate. (Ps., cxxi, 7). 



NIMES 



(x8ax — Gard) 




PETIT-BENOIT DE CHAFFORY (Claude-François-Ma- 
rie), né à Besançon le 7 février 17^3, sacré à Paris le %i 
octobre 1821, décédé à Nîmes le 33 septembre 1837. 

Armes. — D'azur à l'agneau contourné d'argent la tête 
détournée^ surmonté de a burelles d'or, à a roses d'argent 
en chef. 

Devise. — Dulce et liniter pasco, 

CART (François), né à Mouthe (Doubs) le ;o août 1799^ sacré à Besançon le 
aa avril 1838, décédé à Nîmes le la août i8;;. 

Armes. — D'azur à une Immaculée Conception d'argent. 

Devise. — Monstra te esse matrem. (Hym. vesp. B. M. V.). 

PLANTIER (Claude- Henri- Augustin), né à Ceyzerîeux 
(Ain) le a ou 4 mars 1813, sacré à Lyon le 18 novembre 183;, 
décédé à Nîmes le a; mai 187;, chevalier de la Légion d'hon- 
neur. 

Armes. — D'azur à la bande d'argent, accompagnée en 
chef d'une ruche accostée de 5 abeilles et en pointe d'un 
lion, le tout d'or. 

Devise, — Duhius melle^ fortins leone (Jud., xiv, 18). 

BESSON (Nicolas-François-Xavier-Louis), né à Baume-les-Dames (Doubs) 
le 5 octobre i8ao, sacré à Besançon le 14 novembre 187;, décédé à Nîmes le 
x8 novembre i888. 

Armes. — Ecartelé : au t de gueules à la croix de consécration d'or (sou- 




éVÉQUBS DB FRAKCB — NIMES ' 13$ 

venir du cardinal J. C. Mathieu); au s d'azur semé de 

billettes d'or au lion naissant du même ; au } d'azur à Taigle 
de saint Jean droite d'or et tenant du bec 
et des pattes un philactère d'argent portant 
l'inscription : s. iohannas, et adextrée du 
bras de saint Etienne d'or, qui est du cha- 
pitre de Besançon ; au 4 de gueules à la 
main d'or, alidt de carnation^ portant une 
palme et sortant d'une nue mouvant du flanc sénestre du 
quartier, le tout d'argent, qui est de Baume-les-Dames. 
Devise. — In te Domine speravi. Cette devise est celle du collège de Saint- 

François-Xavier dont le prélat fut supérieur. 
ScBAu. — De forme elliptique représentant saint Louis, patron de l'évêque; 

légende : -J- Sigillum Ludovici episcopi Nemausensis. 

GILLY (Jean-Louis-Antoine-Alpred). Le 93 mai 1833 il 
est né à Anduze fGard), il est préconisé le 27 mat 1889 et 
décède, à Nîmes, le 6 ou 7 janvier 1896. 

Arhbs. — D'azur au lis fleuri de 3 branches d'argent, 
soutenu de 3 branches d'épines d'or posées en demi-cou- 
roane. 

Devise. — Inter spinas pun'or et vegeiior. 

BEGUINOT (Félix-Auguste), né à Bannay (Cher) le n juillet 1836, sacré le 
34 août 1896 à Bourges. 

Armes, — Parti : au i de sinople aux initiales M. A. allon- 
gées et gothiques d'argent ; au 3 coupé : au 1 d'azur à 
l'agneau passant sur une croix et une palme en sautoir 
d'argent à la bordure engreslée de gueules;- au 11 d'azur 
à la marguerite d'argent centrée d'or ; sur le tout d'or au 
gonfanon de gueules chargé d'un Sacré Cœur d'argent et 
frangé de sinople, qui est (sauf le cœur) d'Auvergne. 

Devise. — Ubi charilas ibi Deus. 



ASMORIAL DBS PRÂLATS 



ORAN 

(1866. - Algérie) 

CALLOT (jEAN-BAPTtSTE-lRéNÉE), oé ï Beaujeu (Rh6ne) le sa novembre 1814, 

sacré k Lyon le as septembre 1867, décédé à la Mai- 

I lardière le 1" novembre 1875, chevalier de la Légion d'hon- 

Armes. — Parti : de gueules au lion d'argent (il était cha- 
noine honoraire de Lyon, dont ce sont les armes) et d'or au 
palmier arraché de siaople ; sur le tout d'azur à l'éioile 
d'argent rayonnant d'or, chargée d'un coeur de gueules. 

Devise. — Veriiatem in charitait facientts (Epb., iv, 13). 

VIGNE (Louis-Joseph-Marie-Amoë), néàGrîgnan(Drôme)lei5ouaodécerabre 
1836, sacré à Valence 27 mai 1876, transféré à l'évèché de Digne le jo janvier 
1880, promu archevêque d'Avignon le v\ mars 188^ et décédé le 8 novem- 
bre 1895. 

Armes. — D'argent au palmier de stnople enlacé d'un cep 
de vignt du même, fruité de deux grappes de raisin de gueu- 
les {on trouve aussi azur et sable t), le tout sur une terrasse dn 
premier émail, au franc-canton sénestre d'azur chargé d'une 
étoile rayonnante d'or. 

Devise. — In vtncufis charitatis. 

Sceau. — Le prélat y est représenté à genoux devant N.-D. de Presâeau,(an 
diocèse de Valence) et dominé par une tête d'ange. 

ARD1N (CiERRE-MARtE-ETtENNB-GusTAVB). Il naquit le a; décembre 1840 et 
fut sacré le 1" mai 1880, dans la chapelle du châ- 
teau de Versailles ; préconisé évëque de la Ro- 
chelle le 37 mars 1884, il fut promu à l'archevêché 
de Sens le 11 juillet 1893. II est chevalier de la 
Légion d'honneur, assistant au trdne pontiScal, 
comte r 




Armes. — De gueules à la croix decalvaire d'or 
(à Oran d'argent ?) posée sur une montagne de 
six coupeaux d'or ; au chef cousu d'azur semé 
' d'étoiles d'argent. 

Devise. — Instaurare otnnia in Christo. 
Sceau. — A Oran : ogival ; représentation du 
martyr de saint Etienne ; au-dessous, écu aux armes avec mitre et crosse ; 
légende : j; Sigillum, SUphani, tpiscopi. Oranensis, 



ÉVÊQ.UES DE FRANCE ORAH, ORLÉANS IJ I 

GAUSSAIL(Noël-Matmieu-Victor-Marie), né à Beaupuy (Tarn-et-Garonne) 
le 34 mai, aliàsaiy décembre, 1825, sacré à Philippeville le 
1" mai 1884. Il fut transféré le 10 juin 1886 à Perpignan et 
décéda le 17 février 1899. 

Armes. — Ecartelé : de gueules au pélican avec sa pitié 
d'argent, et d'azur k la clef d'argent en pal accostée de 
3 abeilles mal ordonnées d'or (souvenir des armoiries de 
Philippeville dont il fut curé) ; à la croix d'or brochant 
sur l'écartelé. 

Devise. — Aperitt calum. 

SOUBRIER (Géraod), né à Faye-en-Badailhac (Cantal)le 
3 janvier i8î6, sacré à Alger le s octobre 1886, démission- 
naire en mars et nommé évêque titulaire de Samosate 
en 1898, décédé le 1 1 août 1899, près d'Oran. 

Armes.— Coupéid'azurau pélican avec sa pitié d'argent 
et de gueules i un évéque d'argent priant agenouillé sur 
une terrasse de sinople. 

Devises. — Chariias, — Erigens paupertm (Ps., cxn, 6). 



CANTEL (Edouard-Adolphe), né à Marseille le 
aa juin 18^6, sacré à Paris le 94 février 1899. 

Armes. — De gueules au chevron d'argent ac- 
compagné en chef de deux croix ancrées d'or, et 
en pointe d'un monde sommé d'une croix sem- 
blable également' d'or. 

Devise. — Prudicamus Jtsum Salvalorem mundi. 



ORLÉANS 

(iSos. — Loiret) 

BERMIER (Etienhe-Alexandke-Jean-Baptiste-Marie), né i, 
Daon (Anjou) le 31 décembre 1762 ou 1764, institué canonique- 
ment le 10 avril iSoa, sacré le- lendemain, décédé à Paris le 
i" octobre 1806. Il était chevalier de la Légion d'hooneui-; 
il fut membre du Conseil supérieur des armées vendéennes. 

Armes. — D'argent aux initiales E B enlacées de sable-, 
une sorte de croix pattée en cimier. — Les Annales Catho' 
liques disent par erreur : d'azur aux lettres d'or. 

ROUSSEAU. — Voir Couiances. 



:^a ARMORiAL DES pri!lats 

ROUPH DE VARICOURT (Pierre-Marjn), né à Gex (Franche-Comté) le 
9 mai 17^^, sacré le la décembre 1819 aux Missions-Etran- 
gères de Paris, décédé le 9 décembre iSai. Il avsit été député 
aux Etats-Généraux. 

Armes (D'après la reproduction officielle ci-jointe, car on a 
souvent donné des descriptions erronnées des armoiries de 
ce prélat). — D'argent chargé d'une ancre de sable en bande, 
au rocher de 4 coupeaux de gueules mouvant du coté sénés- 
tre de l'écu et de l'angle sénestre de la pointe, au chef d'azur 
chargé de 3 étoiles d'argent. 





BRUMAULD DE BEAUREGARD (Jean). 11 était né à 
Poitiers le 1 "ou le a novembre 17.19; ilfut nommé, mais non 
préconisé, à l'évêché de Montauban, puis sacré à Paris le 
i*'oule6 mai 1833 évéque d'Orléans. Ayant démissionné 
en 1838 il fut nommé chanoine de Saint-Denis; son décès 
est du 36 octobre, aliàs novembre, 1841, à Poitiers. 

Armes. — D'argent au chevron d'azur accompagné de 
^ lapins de gueules, aliàs de sable ou au naturel. 

BiOG. — Mémoires d& Mgr B. de Beauregard, précédés de sa vie, par Parent 
de Curzon. Poitiers, Sauren, 1843, 3 vol. 

MORLOT (François-Nicolas-Madëleine). Né à Laagres le 38 novembre ou 
décembre 179% il fut préconisé le SjutUet 1839 
et sacré à Paris, dans la chapelle des Dames du 
Sacré-Cœur, le 18 août suivant. Le 27 janvier 
1843, puis le 19 mars 18^7 il fut successivement 
préconisé archevêque de Tours et archevêque 
de Paris. Il est mort dans cette ville le 39 dé- 
cembre 1863, décoré de la pourpre cardinalice 
depuis le 7 mars 18^3, de la plaque de la Lé- 
gion d'honneur, et- de la commanderie du 
Christ du Portugal ; il était sénateur et grand- 
aumônier de Napoléon III. 

Armes. — D'azur à la croix engresiée d'ar- 
gent, cantonnée de 4 étoiles d'or, aliàs argent. 

FAYET (jËAN-jACQUrs), né à Mende le a6 juillet 1787, 
sacré à Paris, au couvent des Chanoinesses de Saint-Au- 
gustin (Oiseaux), le aé février 1843, décédé dans cette 
ville, le 4 ou 6 avril 1S49, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. Parti : d'azur à } chevrons d'argent et de gueu- 
les au bouc saillant d'argent, les pattes de derrière ap- 
puyées sur une terrasse de sinople. 



iVÊQPES DE PJIANCE — ORliANS I3J 

DUPANLOUP (Fèux-Antoinr-Philibert). Il naquit à Saint-Félix, en Savoie, 
le } janvier iSoa et fut sacré i Paris le 9 décembre 1849 ; il décéda le 11 octo- 
bre 1878, chevalier de la Légion d'honneur. Il fut 
député' à l'Assemblée nationale de 1871, sénateur en 
187^, membre de l'Académie française. 

Sceaux (car il n'eut pas d'armoiries), — Rond : d'un 
côté saint Félix tenant de la main gauche la grappe de 
raisin qu'il apporta à son évêque Maxime, caché durant 
une persécution ; de l'autre l'évêque d'Orléans age- 
nouillé, en prière, la mitre au pied d'une croix qui les 
sépare, au-dessus de lui dans une banderole sa devise ; légende : Sigillvm. 
Felicis. epi Avrelianen, — Autre sceau : ovale sommé du chapeau, adextré d'une 
mitre, sénestré d'une crosse, croix ornée, banderole avec la devise; légende : 
Félix epi Aurelianen. 
Devise. — Avespesvnica (Vesp. dom. Palm.). 

BiOQ. — Vie de Mgr Dupanloup, par l'abbé Lagrange. Paris, Poussiel- 
gue, i88j. 

COULLIE (PiERRB- Hector ou Hercule). 11 est né à Paris le 14 mars 1819, et y 
a été sacré évâque titulaire de Sidon et coadjuteur de Mgr Dupanloup le 
19 novembre 1876 ; évêque d'Orléans en octobre 1878 il fut 
préconisé archevêque de Lyon le i^ .jjjin 189^ et créé cardi- 
nal le 19 avril 1897. Mgr Déchelette vient de lui être donné 
comme auxiliaire, à Lyon, dans le fameux consistoire du 
SI février 1906. 

Arhbs. — De gueulas au chef de saint Nicolas de carnation 
et d'argent accosté deï lettres S. N. du même (en souvenir du 
petit séminaire Saint-Nicolas de Paris, où le prélat avait été élevé sous la 
direction de son prédécesseur), au chef cousu d'azur chargé de l'étendard de 
Jeanne d'Arc. 

Devise. — Obedieniia et dilectio (Eccle. m, 1). (Allusion à ses relations avec 
Mgr Dupanloup). 

TOUCHET (Arthur-Stanislas-Xavier), né à 
Soliers (Calvados) le 9 janvier ou le ty novem- 
bre 1848, sacré le 15 juillet 1894. 

Armes. — D'azur à Tépée d'argent garnie 
d'or traversant la couronne fleurdelysée d'ar- 
gent (rappel des armoiries de Jeanne d'Arc), 
accostée des sigles gothiques de Jésus-Sau- 
veur et de la Vierge d'or ; au chef d'or chargé 
de 3 croisettes recroisetées de sable, quelque- 
fois d'azur. 

Devises, — Ikesvs, Maria (de la bannière de 
Jeanne d'Arc). — Spes ac robvr. 




134 ARHORIAL DES PBËLATS 

PAMIERS 

(1B99 — Aritge) 

DE LA TOUR-LANDORTE (Louis^Iharies-Fbançois), 
né à Saint-Ignan (Languedoc) le 27 janvier 1760, >i//^5 le 
37 février 1768, sacré à Paris le ai juillet 1833, décédé 
le ti janvier 183;. 

Armes. — D'azur semé de fleurdelys d'argent, aliàs 
d'or, à la tour d'argent. 

ORTRIC (Gervais-Joreph), né à Bariège (Languedoc) le 
17 mai 1763, préconisé le 8 des kalendes d'août 183;, sa- 
cré à Toulouse le 37 septembre suivant, décédé le is no- 
vembre 184^. 

Armes. ^ D'azuràl'agneau pascal d'argent la tête détour- 
née, au soleil d'or en chef. 

ALOUVRY (Guy-Jean-Louis-Marie). Né à Londres le 5 
mars 1799, il fut sacré à Paris le 31 mai 1846, dans la cha- 
pelle des religieuses de Bon-Secours 11 démissionna le 
Il mars 18^6 et mourut à Paris le_39 décembre 1873, che- 
valier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'argent à trois branches degut enlacées de sî- 
nople,auchefd'azurch3rgéd'une croisetted'orraypnnante. 

Devise. — Nom déficit. 

GALTIER (Jean-Fhançois-Augustui), né i Saint-Martin- 
de-Brousse (Aveyron) le 36 juillet 1799, sacré à Toulouse 
le 10 août 18^6, décédé à Pamiers le 39 juin 18^8. 

.\rmes. — Taillé : d'or à la croix de consécration de 
gueules et d'azur à l'agneau passant et contourné d'argent, 
la tête détournée avec son nimbe crucifère du même, 
aîiàs d'or. 

Devise. — JuiiUia et pax. 

BÉLAVAL (Jean-Antoi\e Auguste), né à Tou- 
louse le 9 avril i8o3, sacré dans cette ville le 
30 novembre 1858, décédé le ) ou 4 février 1881, 
officier de la Légion d'honneur. 

Armes — Parti, d'azur i la tour d'argent et 
d'or à l'ancre de sable ; sur le tout au chef 
d'argent, aliàs de pourpre, chargé d'un Jéhovab 
d'argent rayonnant d'or. 

Devise — FortHudo mea et sfies mea Domi- 
nus. 



ÉVSaUES DB FRANCE — PAMIERS, PARIS 

ROUGERIE(PiERRB-EuoÈNE),néàAixe-sur-Vieniie(Haole- 
Vienne) le a; janvier i8>9, sacré à Limoges le 39 juin 1881. 

Armes. — D'azur au Bon Pasteur de carnation velu 
d'argent, auréolé d'un nimbe crucifère d'or, tenant de la 
dextre une houlette du même et marchant sur des monts 
de sinople. 

Devise. — Paseam tas in moniibus Israël (Ezech., 
XXXIV, ly). 



PARIS 

(■Soi — Seine) 

DE BELIOY (Jean-Baptiste). A Morangles (Ile-de-France) eut lieu sa nais- 
sance le 8 ou 9 octobre 1709 ; à Paris, son sacre comme 
évêqae de Glandèves le 30 janvier 175a. H fut évêque de 
Marseille le ^ août 17^^, puis nommé archevêque de Paris 
le 9 avril iSoa, créé cardinal le 17 janvier 1803 à 94 ans, 
comte impérial le 1" mars 1808, grand-aigle de la Légion 
d'Honneur. Il mourut à Paris le 10 juin 1808. 

Armes. — D'abord ses initiales, puis : de gueules à qua- 
tre losanges d'argent 3 et i, au franc canton des comtes- 
arcbevéques, {Sa famille poriaii : de gueules à 7 losanges d'or, 3, y et i). 

MAURY. — (Voir le chapitre suivant). 

DETALLEYRAND-PÉRIGORD(ALEXANDRE-A(;G£LiQîiE>.llnaquitàParisle 16 
octobre 1736 ; le 38 décembre 1766 il fut sacré à 
Paris coaiijuteur du métropoliiain de Reims avec 
le titre d archevêque in pariibus de Trajanopolis, 
il devint archevêque-duc de Reims le 17 octobre 
1777. En i8o3, il refusa de donner sa démission, 
ce qui <mpêcha le rétablissement de ce siège, 
mais il le fit en it'i6, aussi Mgr de Talleyrand 
fut-il créé cardinal le s8 juillet 1817. et préconisé 
archevêque de Paris le 16 mai 1819, aliàs ■"octo- 
bre 1817. Dieu le rappela â lui le 30 octobre i8ai; 
il était commandeur du Saint-Esprit, duc et pair 
de France. 

Armes. — De gueules à 3 lions d'or couronnés d'azur. 

Devise [non portée vraisemblablement). — Ré que Diott, 

DE Q.UÉLEN (Hyacinthe-Louis), né à Paris le 8 octobre 1778, il fut sacré à 



1^6 



ARMORIAL DES PRELATS 



hl 



I 






:j!Ui 



Paris, le s8 octobre 1817, évêque titulaire de Samosate;le 
17 juillet 1819 il fut promu à l'archevêché titulaire de Tra- 
janopoIis-de-Roumélie, pour être coadjuteur du cardinal 
de Talleyrand, auquel il succéda sur le siège de Paris le 
30 octobre (aliàs 21 mars, pourquoi ?) 1821. Il mourut, à 
Paris le 31 décembre 1839, membre de l'Académie fran- 
çaise et comte-pair de France depuis octobre 1832. 

ARMES. — Burelé d'argent et de gueules de 10 pièces. 
Devise. — En peh einser Quelen, 

BiOG. — Vie et travaux de Mgr de Quélen. Paris, 1840. 



Ty-pTryTïïyTrïïTj 




AFFRE (DE SAINT-ROME) (Denis- Auguste), né à Saint-Rome (Tarn), aliàs 
Saînt-Rome-de-Tarn (Aveyron), le 27 septembre 1793, 
nommé évêque titulaire de Pompeiapolis et coadjuteur de 
Strasbourg le 9 décembre 1839, sacré le 27 avril ou le 
6 août (meilleur) 1840, préconisé le 13 juillet 1840 arch- 
evêque de Paris. Il décéda le 27 juin 1848 à Paris, ayant 
été blessé le 23 sur les barricades. 

Armes. — D'azur au dauphin d'argent (de sinople dans les 
armoiries de sa famille) nageant sur une mer d'argent, au 
chef cousu de gueules, chargé de 3 étoiles d'argent. 

BioG. — Histoire.,, de Mgr Affre^ par Castan. Paris, 1855. 
SIBOUR. Woiv Digne. 




MORLOT. — Voir Orléans. 



DARBOY. — Voir Nancjf. 



GUIBERT. — Voir Vhiers. 



RICHARD. — Voir Belles . 



PÉRIGUEUX w 



(183Z.— Dordogne) 



DE LOSTANGES-SAINTE-ALVÊRE (Alexandre-Louis-Charlbs-Rosb). Né à 



X. Le 33 mars x8or, donc au xiz*, siècle, l'abbé Bouchier, né à Périgueux le 6 jniUet 1748, 
ancien vicaire épiscopal de Pontard, évêque constitutionnel de la Dordogne, fat sacré évêque de 
la Dordogne. Il mourut le xx septembre suivant* Je n'avais pas à m'occuper de ce schismatique. 



évÉaUES DE FRANCE — PÉRIGUEUX 



1^7 



Versailles le a8 octobre 1763, il fut préconisé, ou nommé?, 
le 34 septembre 1817, mais sacré seulement le 21 octobre 
1821. Il décéda le 11 ouïe 12 août 183^ à Bergerac. 

Armes. — D'argent au lion de gueules, armé, lampassé et 
couronné d*azur, accompagné de cinq étoiles du même en 
orle. (Noire dessin est conforme au scel à impression du 
prélat j mais la famille porte les étoiles de gueulesj. — Ci- 
mier : un ange. 

Sceau (à froid). — ^ Oblong, aux armes ; ange en cimier hissant d'une cou- 
ronne ducale ; 10 glands au chapeau ; légende ; Alexander Carolus Ludovicus 
Rosa de Lostanges episcopus Petragoricensis, 




m¥m 



GOUSSET (Thomas-Marie-Joseph). Le i«' mai 1792 il naquit à Montigny-les- 

Cherlieux (Haute-Saône); il fut sacré à Paris le^ouômars 1836. 

Promu le 13 juillet 1840 à la métropole de Reims, il y est mort 
le 32 décembre 1866. Il était cardinal depuis le 30 septembre 
1850, sénateur et chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules à la gerbe d'or {quelquefois liée d'ar- 
gent), au chef cousu d*azur chargé de 3 croisettes d'argent. 

Devise. — Quœ seminaverit homo hœc et metet (Gai., vi, 7). 

Bioo, — Histoire de S. E. le Cardinal Gousset^ par Mgr Fèvre. — Le Cardi- 
nal Gousset y sa vie y ses œuvres, son influence ^ par l'abbé T. Gousset, 1903. 




GEORGE-MASSONNAIS (Jean-Baptiste- Amédêe), né à Saint -Denis -en 
Gastines (Mayenne) le 17 avril 180;, sacré à Bordeaux le 
21 février 1841, décédé à Périgueux le 20 décembre i86o« 

Armes. — Il prit celles de son oncle de Cheverus : d'ar- 
gent à la croix ancrée de sable. — ^ Les armes de son père, 
George de La Massonnais, descendant d'Antoine George 
sgr de La Massonnais, étaient : d'or au dragon d'azur. 
(Communie, de Vabbé Z. Calendint). 

BiOG. — Un Mque, Mgr J.-B.^A, George-Massonnais, par l'abbé Th. Pé- 
cout, 1894. 

BAUDRY (Charles-Théodore), né à la Turmelière-de- 
Montigri (Maine-et-Loire) le i*' novembre 1817, sacré le 
; mai i86iy rappelé à Dieu, à Périgueux, le 10 ou 28 
mars 1863. 

Armes. — De gueules à la croix hendée d'or, chargée en 
cœur du chrismon de sable accosté (dans un de ses sceaux 
seulement) de Talpha et de l'oméga. 

Devise. — Christum Deivirtutem et Dei sapientiam 
(i Cor., i, 24). 




(^8 ARMORIAL DES PRÉLATS 

DABERT (Nicolas-Joseph), né à Henrichemoot 
(Cher) le 17 septembre i8n, sacré à Viviers le 
23 novembre 1863, décédé à Périgueux le a8 fé- 
vrier rjoi, chevalier de la Légion d'honneur, 
honoré du sacré pallium en 1894. J'ai assisté aux 
obsèques de ce digne prélat, maintes fois reçu 
chez mes parents. 

Armes. — D'azur à la croix d'or cantonnée de 
4 ancres d'argent, 

Devise. — Scio eut creâidi (a Thim., i, 19). 



PERPIGNAN 

(i8ia. — PyréDécî-Orientalei) 

DE SAUNHAC DE BELCASTEL (Jean- 
François), né à Ampiac, aliàs à Lentin, le 
13 janvier 1765, sacré le 18 octobre 1833, aliàs 
meilleur le 18 janvier 1834, décédé le 9 ou 
30 décembre iS^j. 

Armes. — D'or au lion de sable (on voit sur 
la reproduction officielle que le graveur a mis 
argent et que Vévêque a accepté) entouré de 
12 carreaux de gueules en orle. Supports : 
deux sauvages. 

GERBET (Olympe-Phuuppe). né à Poligny le 3 février 
1798, sacré à Amiens le 39 juin tS^4, décédé le 7 août 1864, 
chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'argent à 2 palmes de sinopje en sautoir, 
cantonnées de 4 étoiles à6 rais de gueules. 

Devise. - FUii sanctornm siiintis (Tob., vin, 5). 

BioG. — Mgr Gerbel, sa vie, ses œuvres, par l'abbé de 
Ladoue, 1869, 

RAMADIÉ (Etiekne-Emile). né à Montpellier le 6 septembre i8ia, sacré i 
Béziers le 6 mai iH6^, promu archevêque d'Albi le 36 
juin 1876, décédé dans cette ville le 34 juillet 18S4, che- 
valier de la Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules à l'agneau pascal d'argent, la tête 
détournée et au nimbe crucifère d'or; au chef cousu 
d'azur chargé de 3 coquilles d'or (on les figure sottvent 
argent) (souvenir de la paroisse Saint-Jacques de Béziers, 
dont le prélat avait été curé). 

Devise. — Plus charilas quain potestas. 




éVËQUES DB FRANCE -~- PERPIGNAN, FOITieRS 1)9 

SAIVET. — Voir Mmde. 

CARAGUEL (jEAN-AucusTiN-EurLE), né à Labuquière 
(Tarn) le 17 août [8ai, sacré à Albi le 25 novembre 1877, 
déc<!dé 16 37 juillet i8S^ à Perpignan. 

ri'nTur a la tige_.de Ils au nalurcl sur une 



POITIERS 

(iSoi. — Vienne. ■ — Deui-Stvrei) 

LE QUIEN DE LANEUFVILLE (N...). Né à Bordeaux le s} ou 35 juillet 1736, 
il fut sacré évéque de Dax le 37 janvier tf/tii5 1" mars 177a, puis préconisé 
évéque de Poitiers le 9 avril iSos, mais il ne prit pas possession de son siège : 
il mourut à Cenon (Gironde) le 39 octobre 1805.. 

Armes. — Ecartelé de slnople au chien braque d'or colleté de sable et 
surmooté d'une palme d'argent, et bandé de vair et de gueules de... pièces 

BAILLY (Jeak-Baptiste-Luc), né à Paris en octobre 176), sacré à Paris le 
}i octobre 1809, décédé le 8 avril 1804 à Poitiers, dont le diocèse fut adminis- 
tré quelques mois par Mgr du Barrai. 

Ahhes. — D'azur chargé des initiales J B L B d'argent entrelacées. 

DUFOURDEPRADT(Son vrai nom est : Je Riom du Fouri de Pradt) {Uom- 
ni(^ue-Anto[ne-Georocs). 11 naquit à Allanches (Cantal), ou mieux à Landeyrat 
(Auvergne), le aj avril i7~9 ; Il fut sacré i Paris le a février 180^ et décéda le 
18 mars 18^7 en cette ville. Le =9 mai 1808 Mgr de Pradt, qui joua un certain 
rôle sous l'Empire, fut préconisé archevêque de Malines; quoique nommé 
dès 1807 à cette métropole, alors française, il conservait l'administration 
du diocise de Poitiers encore au commencement de 1809. Il fut nommé 



140 AKHOBIAL DBS PK^LATS 

baron de l'Empire en juin 181 1* et grand-croix, grand-chancelier de la Légion 
d'honneur. 

Akmes. — D'argent aux initiales D P entrelacées de sable. — En 1811 il ne 
semble pas qu'il lui ait été imparti un règlement d'armoiries. — Ses armoiries 
de famille sont : écartelé d'or et d'azur k la croix trèSée de l'un à l'autre. 

De 1809 à iSiS le siège de Poitiers fut vacant. L'abbé Louis Bragousse de 
Saint-Sauveur, né en 1748, en fut nommé évéque à la fia de l'Empire, je n'ai 
pu savoir s'il portait des armoiries et s'il fut préconisé ; on l'appelait Mon- 
seigneur. 11 administra le diocèse comme vicaire-capitulaire, car il ne fut pas 
sacré. En 1809 un abbé, Jean-Baptiste Allemand- Lagrange, avait été désigné, 
mais il n'accepta pas. 

DE BOUILLE (Jean-Baptiste), né à Pichau- 
zet en Auvergne le 11 juin 1759, préconisé 
le 8 avril 1817, sacré à Paris te 28 octo- 
bre 1819, décédé à Poitiers le 14 jan- 
vier 1843. 

Armes. — De gueules à la croix ancrée 
d'argent (t). 

Devise, — A vero bello Chrisii, 



GUITTON (Joseph-André), né i Aix le 19 octobre 1797, sacré à Paris le 
39 juin 1843, décédé à Niort le 7 mai 1849. 

Akmes. — D'azur à la croix de Saint-André d'argent. (Nous Us donnons eu tilt 
de ia partie de {'armoriai concernant les Missionnaires). 

Devise. — In cruce via veritas et vHa. 

Bioo. — Sa vie a été écrite par Mgr Ricard. Aix, imprimerie Tavernier, i8jo. 

PIE (LoUIS-FRANÇOIS-DÉSIRé-EDOUARD). Né à 

Pontgouin (Eure-et-Loir) le 33 ou mieux le 
36 septembre 181^, sacré à Chartres le 3; no- 
vembre 1849, créé cardinal le la mai 1879, 
décédé à Angouléme le 18 mai 1880. 

Armes. — D'azur à la Vierge-Mère d'ar- 
gent, sur un pilier du même, dite Vierge-du- 
Pilier de Chartres. — On remarquera la 
crosse abbatiale, au lieu d'épîscopale, par 
la direction de la volute, et le Us du bas de 
l'écusson. 

Devise. — Tuus sum ego. (Ps., cxvm, 94). 



I. Nom donnoiu U reproduction directe de cei armoiriei, pour montrer l'iolubileti de c 
tains grarenri de cette ipoqte. 



£v£qdes de fkancb — poitiebs 141 

Sceau (à réltef). — Simple écu aux armes surmonté de la mitre et posé sur 
une crosse tournée à dextre ; rien autre chose. 
Bioo. — Vie du cardinal Pie, par Mgr Baunard. Poitiers, 1886. 

BELLOT DES MINIÈRES (jAcaOES.EoME-HBNRi PaitA- 
delphe), né à Poitiers le 1^ novembre 1893, sacré le 30 jan- 
vier ou le 3 lévrier 1881 à Bordeaux, décédé k Paris le 
tj mars 1888. 

Armes. — D'azur semé d'étoiles d'or au sautoir alaise; ou 
mieux croix de Saint-André, brochant. ^ La lamilte Bellot 
des Minières porte un loup dans ses armes. 

Devisb. — CoMtta spem in spem (Rom , iv, 18). 

JUTEAU (Augustin-Hubert). Naissance : à Benêt (Indre-et-Loire) le 4 mai 
1830 ; sacre : à Poitiers le 33 avril 1889 ; décès : à 
Poitiers le 3; novembre 1893 ; chevalier de la 
Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la croix trèflée d'or; sur 
le tout, burelé d'argent et de gueules de 8 pièces. 
(L'azur rappelle la couleur du voile dont les 
Francs avaient couvert le tombeau de saint Mar- 
tin, — le prélat était Tourangeau — et qui 
suivant l'ordre de Charlemagne servit longtemps 
de drapeau. L'écu central est celui de l'abbaye de 
Marmoutiers). 
Devise. — îion recuso laborem (paroles de saint 
Martin). 

Sceau (timbre à l'humide). — Ecu et ornements dans un ovale ; légende dans 
le haut : évlché de Poitiers. 

PELGÉ (Hehri), né à Paris le 9 mai 1837, sacré 
dans cette ville, en la cathédrale N.-Dame, le 15 
juillet 1894. 

Armes. — Taillé : d'or au Sacré Cœur de gueu- 
les et d'azur au Saint Cœur de Marie d'argent, 
ceint d'une couronne de roses au naturel. 

Devises. — Chariias Christi urgei nos (2 Cor., 
V, 14). — Omniaper Mariam. 

Sceaux (à relief et à l'humide). — Ecu aux armes ; 
ornements et devises ; pas de légendes. 



ARMORIAL DBS PRÉLATS 



LE PUY '■' 

{i8ij. — Haate-Loire) 

DE BONNALD (Louis-Jacques- Maurice). Le 30 octobre 1784 il naquit à 
Milhau, (aliàs 30 mars 1787); le 37 avril iSaj il fut 
sacré évêque du Puy, puis, le 4 décembre iSjg, aliàs 37 
avril 1840, promu à l'archevêché de Lyon, où il mourut 
en 1870, le 37 février. L'on trouve comme dates de son 
élévation au cardinalat : aj décembre 1839, 1" mars 1841, 
1" novembre 184 r. Il était sénateur et commandeur de la 
Légion d honneur. 

Armes. — Ecartelé: d'azur à l'aigle d'or et d'or au 
griffon de gueules. 

Devise. — A Lyon ; Prima seâes G-iîliarum (3). 

DARCIMOLES (Pi erre- Marie-Joseph), né à Rueyres (Lot) le 8 octobre, aliàt 
décembre i8a3t sacré le 33 août 1840 à Sens, préconisé 
métropolitain d'Aix le 13 avril 1847, décédé le 11 jan- 
vier 18^7 à Aixj officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la fasce d'argent chargée de 3 ar- 
bustes de sinople (têtes de lilas de gueules, ou tètes -d'arti- 
chauts, suivant certains héraldistes), au chef parti de 
gueules à la croix ancrée d'or et de sinople à l'étoile d'ar- 
gent. 

Devise. — Crux totius orbts lumen. 

DE MORLHON (Joseph -auguste- Victorin). Il naquit à ViUefranche-de-Panat 
(Aveyron)le 18 octobre ou décembre 1399, fut sacré le 
30 mai 1847, et décéda subitement dans sa voiture, à 
Rosières, le 6 octobre 1863, Il eut un oncle archevêque 
d'Auch. 

Armes. — D'azur au lion d'argent accompagné de 3 
besans d'or. — On remarquera autour de son écu le pallium, 
dont les évêques du Puy-en-Velay sont décorés, et l'épée 
qui émerge de la couronne. 



I. Kous avoQi signala p. 14 l'épée sar laquelle est poii l'écu des évéqaes du Pny-en-VeUy- 
.e« évéques de cette vilLe étaient comtes du Vëlay et spécialement seigneurs du Pny (en paiéage 
vec le Roi), ce qui leur donnait des pouvoirs civils et militairei ; l'épée symbolise cette pnis- 
ince séculiire. Au» iiii« et itiv" siicles dans le seeiu de l'ofBcialité dn Pny, an iiv siècle dans 
eluidelacour commune, l'épée figure avec la crosse, symboles des deui pouvoirs. On dit 
D'elle est prise ésalemeDt en mémoire de la valeur de l'illustre évéque dn Puy, Adhémar d^ 
l'est toutefois qa'i partir du xvi' siècle qu'un 

le devise, l'archevêque de Lyon it*a' 
primat des Gaules. Mgr Gin 



ËVÊQ.UBS DB FRANCE — LE PUY 

LE BRETON (Pierre Marc), né à Pleven (Côtes-du- 
Nord) le 95 avril 180;, sacré le 15 novembre 186^, dé- 
cédé, officier de la Légion d'honneur, le 30 mai 1886. 

Armes. — De gueules au menhir d'or surmonté d'une 
croix archaïque du même, sur une plaine (1) de sinople 
au chef d hermine ou de Bretagne. 

Devise. — Bréloun bepreJ (Btitoa toujours). 



PETIT (Marie-Joseph -Jean-Baptiste- A NDRé-CLÉMENT-FuLBER.T). Il est né à Saint- 

Fort-sur-Gironde (Charente-Inférieure) le 37 juillet 1832 et a été sacré à la 

Rochelle le 35 juillet 1887. 11 fut préconisé 

archevêque de Besançon le 18 mai 1894; il est 

chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Ecartelé : au 1 d'or à la statue du 
Sacré Cœur de gueules, nimbée du champ, posée 
sur une terrasse de sinople ; au 3 de gueules au 
petit-séminaire de Montlieu (où il fut professeur) 
d'argent, posé sur une colline de sinople, à 
l'étoile rayonnante d'or, placée au canton dextre 
du chef; au } de gueules au navire d'or, gréé 
d'argent, sur une mer du même, qui est de la 
Rochelle (ou Rochefort?); au 4 d'azur à la Vierge- 
Reine sur un trône de justice, le tout d'argent (N.-D. du Puy ?). 

Devises. — Sahe Regina vila et âulcedo spes nostra salve. (Le Sahe, qu'on 
attribue aussi à saint Bernard, fut composé par Adhémar de Monteil, évêque 
du Puy, chef religieux de la première croisade). — Venile ad me omnes 
(Math , XI, aS). 

Sceau (à l'humide et à impression). — Forme elliptique ; sous une arcature 
entiers-point l'évêque en prière au pied d'une Vierge-noire sur son pilier; 
listel traversant, avec la devise ; venite etc.; armes au-dessous ; légende : 
■fSigillum. Fulberti. arcMep. Bisuntini. 



GUILLOIS (Constant-Luoovic-Marie), né à Mauron (Morbihan) le 36 fé- 
vrier 1833, sacré à Rennes le 11 juillet 1894. 



I. Nous appelons quelquefois ftrrassi ce qui et! une pUlHi (campagne ou Champagne réduite), 
parce que les écussons prilatices n'oiubrent pas toujours la plaint pour la rendre lerrasit, quand 
en réalité il s'agît pour eux d'une terrasse, qu'une sorte de relief devrait déterminer. Voir plus baut 
p. 116, i Mgr Laurent, es que ooui avons dit au sujet de Itrraiit et de lirraisi. 



ARMOKIAL DBS PRELATS 

Armes. — p'azurà N.-Dame de France {VUrge, 
placée au Puy sur une émimnce, fondue avec /« 
canons pris à Sébaslopol) d'argent, au chef de Bre- 
tagne. 

Devises. — Salve Regina etc. (voir le précédent 
évêque). — In omnibus charitas (en souvenir du 
Cardinal Brossais Saint-Marc). 

Sceau (en papier et à relief). — Rond ; écu aux 
armes avec attributs et devises comme ci'contre. 



QUIMPER (ou Cornouailles, et Léon) 

(iSoi. — Finiitire) 

ANDRÉ (Ciaode), néàiVontpellierlejomai I74>, sacréle 9 mai i8oa à 
Paris, démissionnaire en mars 180^, baron de l'Empire le 16 septembre i8o8, 
chanoine de Saint-Deois, décédé le aj août 1818 à Paris. 

Armes. — Comme évêque il ne prit que ses initiales et ne porta pas ensuite 
les armes que lui régla la Grande-Chancellerie : de gueules au lévrier d'argent, 
coHeté et bouclé d'or, au comble d'azur chargé d'un soleil d'orj au fràno- 
qoartier de baron évéque. 



DOMBIDEAU DE CROUSEILHES (Pierre-Vincent), né à 
Pau le 19 juillet 17^1, sacré à Paris le ai avril 180^, 
décédé le 39 juin i8a^, baron depuis le 10 septembre 
1808 et chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'argent à l'arbre de sinople terrassé de sable 
(/« 4/^55('n i/onn^^nr^r^ttr une plaine de sinople) au lion 
de gueules passant sur la terrasse, au chef d'azur chargé 
de 5 étoiles d'or. — Sous l'Empire l'étoile de sénestre 
était cachée parle franc-canton baronnial. 







DE POUI.PIQUET DÉ PRESCANVEL (Jean-Marie), né 
au château de Lesmel (Bretagne), aliàs à Plouguerneau, 
le 4 août 17^9, sacré à Paris le i} juin i8a4, décédé le 
I" mai 1840. 11 aurait été nommé évêque de Verdun 
en 1817. 

Armes. — D'azur à 5 poules de mer d'argent, becquées 
et membrées de gueules. 

Devise. — De peu asse{. 



£VËQ.UBS DE FRANCE — QIJIMPER 145 

GRAVERAN (Josbph-Marie). Né à Crozon (Finistère) le 
i£ mars 179^, il fut sacré à Paris, au couvent des Oiseaux, le 
3î août 1840, et décéda le i*' février 1855 à Quimper. II fut 
membre de la Constituante et officier de la Légion d'honneur. 

Arhes. — De sinople k la croix de la Passion d'or. 

Devise. — Verbum in crucis Deivirtus{i Cor., i, 18). 

SERGENT (Rehé-Nicolas-Frahçois), né à Corbigny (Nièvre) le la mai 1803, 
sacré à Paris le ao mai 18^5, décédé à Moulins le 36 juil- 
let 1871 ; officier de la Légion d'honneur et comte ro- 
main, 

Akmes. — D'aïur à la Vierge entourée de la étoiles 
dans une gloire et posée sur une nue mouvant de la pointe 
de l'écu, le tout d'argent. (KoiV la vignette de la deuxième 
partie). 

Devise. — Ave Maris sUlla (Hymn., vesp. B. M. V.). 



NOUVEL (Ch*rles-Marie-Dents, en religion dom Akselme). Né à Q.uimper 
le 36 décembre 1814, il entra chez les Béné- 
dictins de la Pierre -qui-Vire en 1869; il fut 
sacré le 4 février 1 87a et décéda le 
i*'juin 1887. 

Arhes. — Parti : au 1 des Bénédictins 
(w);V ce mot) ; au 3 d'argent au pin terrassé 
d'azur soutenu par a cerfs affrontés de 
gueules, rames de sable, qui est de la famille 
Nouvel, de la Flèche. — Les Cœurs de Jésus 

et de Marie dans le haut et dans le bas du ' 

cartouche. 

Devise. — In vtsceribus Jesu Christi. 



^ 



LAM ARCHE (Jacqpes-Théodore), né à Paris Je la ou i^imars 
1837, sacré en cette ville le 39 janvier 1888, rappelé à Dieu 
le 15 juin 1893, chevalier de la Légion d'honneur. 

Aemes. — D'azur à la croix d'or, au chef de Bretagne. 

Devises. — Doué hag ar vro (Dieu et Patrie), — Ama et 
conftde. 



ARM OBI AL DtS TV Ù ATS 



ABHORIAL DBS PRÉLATS 

VALLEAU (Henri- VicTOR-F]*xix). Naissance : la 
Couarde (Charente-Inférieure) 17 novembre 1855. 
Sacre : Saintes ^ mars 1893. Décès : Quimper 
94 décembre 1898. 

ASKES. — D'azur à la barque gréée d'argent sur 
une roer agitée du même, à l'étoile rayonnant vers 
elle d'or placée au canton dextre du chef, au 
franc-canton sénestre d'hermine. 

Devise. ^ In te Domine speraoi (Ps , xxx, 1). 



DUBILLARD (François-Virgile), né à Soye (Doubs) le 16 février i^^, 
préconisé le 14 décembre 1899 et sacré à Besançon le 
94 février suivant. 

Armes. — D'azur à 3 épis d'or à la feuille 
ployée d'argent. 

Devises. — Ç^i seminai in benedi£tioni- 
iuf (a Cor., IX, 6). — Deus adjuvat me. 

Sceau. — Elliptique ; la Vierge-Mère dans 
un édicule gothique en forme de trypii- 
que ; au bas l'évêque agenouillé ; écu simple dans la 
pointe ; légende :-{- 5, Franc, Virgilii episc. Corisopiten. 
et. Lwnen, 

REIMS *'» 

(1817. — Ardenaes et air. de Reimi) 

DE COUCY (Jean-Charlrs), né au château d'Ecordal (Champagne) le 
fl^ septembre 1746, sacré à Paris le 3 janvier 1790 comme évêque de la 
Rochelle, préconisé le i*' octobre 1817 archevêque de Reims, où il mourut le 
9 ou le 10 mars 1894. 

Armes. — Fascé de vair et de gueules de... pièces, 

DE LATIL. — VoXxChartres. 
GOUSSET. — Voir Périgueux. 
LANDRIOT. — Voir la Rochelle. 
LANGÉNIEUX. — Voir Tarbes. 



I. L'ircbev^que de Reiini prend quelquefoli le ttlre de ; Primai di la Gaale-Belgique, ce qui 
nipUte ce que je diuis page 18. Il ajoute i son titre celui de Ligul-ni du SaintSUgt et w 
lalilîe parfait (spécialement N\. SS. Landriot et LiDgèaieax) d'BxctlIfntt. 



' ËVËQUES DB FRANCE — BENNES I47 

RENNES (Dol et Saint-Malo) 

(i8m. — Archev. 1859. — lUe-et-Vilaine} 

DÉMAILLÉ DE LA TOUR-LANDRY (Jean-Baptjste-Marie). Il naquit au 
château d'Entrammes (Maine) le 6 décembre 174J, fut sacré évêque de Gap 
en 1778, transféré au siège de Saint-Papoul en 178a et nommé évèque de 
Rennes le 38 mars iSoa. Il décéda à Paris le 35 novembre 1804. 

Armes. — D'azur aux initiales J B M (ses prénoms) entrelacées d'argent. 
— Sa famille porte : d'or à 3 fasces nébulées endentées de gueules. 

ENOCH (Etiehne-C^lestim). Le aa novembt-e 1739, aliàs 174g, il naquit il 
Hénin-Liélard en Artois et fut nommé le 50 janvier 180; 
évéque du siège de Rennes, dont il se démit en 1819. H 
mourut à Saint-Denis, dont il était chanoine, le 19 mars 
i8a^. L'Empire le fit baron le 16 décembre 1810. 
Armes. — De sable k 3 bourdons de pèlerin en pal d'ar- 
I gent, au comble du même chargé de 3 coquilles du champ. 

— Sous l'Empire la 3* coquille disparaît sous le franc- 
carton baronial. — De 180; à 1810 : d'azur aux lettres 
E C B entrelacées d'argent. — Sur un mandement de 1816 on trouve un écu : 
d'azur aux lettres M B fjt^ entrelacées. 

Sceau (à cire). — Ecu de forme suisse aux trois initiales; palmeites au bas ; 
crosse, mitre et chapeau-, légende : SUp" Celest" Enoch episcopus Rhedonensis, 

MANNAY (Charles de?), né à Champeix (Auvergne) le 13, aliàs 14 ou 17, 
octobre 174^, décédé à Rennes le ; octobre, aliàs décembre, 1834. Le 18 juil- 
let 1803 il fut sacré évêque de Trêves (Allemagne), mais 
démissionna en novembre 1816. En 1817 il fut nommé 
évéque d'Auxerre, mais ce siège n'ayant pas été rétabli il 
fut préconisé évêque de Rennes en i8ao. Il fut créé baron 
le 33 novembre 1808 et décoré de la rosette de la Légion 
d'honneur. 

Armes. — A Trêves, d'abord ses initiales, puis de 1808 à 
181; : écartelé : aux i et 4 d'argent à 3 fasces de sable (le 
Sceau â impression donne de vraies fasces en divises ou burelles) ; au 3 de baron- 
évêque ; au 3 d'azur au lion d'or. — A Rennes, les premier et quatrième quar- 
tiers donnent des fasces et le second quartier est semblable au troisième. 
Toutefois le sceau à cire donne une variante. 

Sceau (à cire). — Simple écu aux armes (écartelé : de... au lion de... et 
burelé d'argent et de sable de 8 pièces) ; couronne ducate ; pas de légende. 

DE LESQUEN. — Voir Beauvais. 




1^8 ARMORIAL DES PRÉLATS 

BROSSAIS-SAINT-MARC (Godbfroï), né à Rennes le 4 ou le 5 lévrier 1803, 
préconisé le 13 juillet 1841 évêque de ce siège, où il 
décéda le a6 février 1878, comme archevêque, Rennes 
ayant été élevé au rang de métropole, pat bulle du 
j janvier 1859. Officier de la Légion d'honneur, il fut créé 
cardinal le 17 (ou 19?) septembre 1875. 

Armes. — D'azur au pélican avec sa pitié d'ar- 
gent. 
Devise. — In omnibus charitas 

Sceau (à cire). — Comme l'écusson ; pas de légende. 



PLACE. —Voit Marseille. —(L'imprimeur ayant 
oublié de mettre la reproduction du sceau, ci-contre, 
de Mgr Place à l'article de Marseille, où nous 
l'avons décrit, nous le donnons ici. Ce sceau fut 
fait quand il était archevêque de Rennes). 

GONINDARD. — Voir Verdun. 

LABOURÉ. — Voir /■; Mans. 



LA ROCHELLE (et Saintes) 

(1S09. — Charente -la férié are) 

COUET DU VIVIER DE LORRY (Michei-François). Il naquit il Meti 
en 17^0, fut sacré évêque de .Vence le i"-mai 1764, transféré à Tarbes le 1 1 sep- 
tembre 1769, puis â Angers le 6 août 1789. Nommé 
évêque de la Rochelle en 1809, il prit possession de son 
siège le i*'' dimanche d'octobre, mais s'en démît pres- 
qu'aussitôt. Il mourut à Paris le 14 mars 180^. 

Armes. — Au xix» siècle, néant. — A Angers il 
portait : de gueules à j fers de lance d'argent la 
pointe en bas a et i. Le chanoine d'Agrigente, dans 
les Annales catholiques, lui attribue : parti : au i d'or 
à a pins entrelacés et passés a fois en sautoir (?) de sinople, fruités d'ar- 
gent; au 3 coupé de gueules plaiu, et d'or à la fasce d'azur accompagnée 'de 
^ aigles de gueules. 

DE MANDOLX (Claude-Jean-François), né à Marseille le ao octobre 1744, 



ÉVÊQJUES DB FRANCS — LA ROCHELLE 



149 



sacré le a février 1803, décédé le 14 août 1817 a Amiens, 
où il avait été transféré le 3 février 1805. Il fut baron de 
TEmpire, 

Armes. — Initiales J F D jusqu'en 1808. — Sous l'Em- 
pire : coupé : au i parti d'azur à la main ouverte d'argent 
et au franc-quartier des barons-évêques ; au 2 d*or à la 
fasce de sable. — A la Restauration il reprend les armes 
de sa famille : d'or à 3 fasces de gueules, au chef du 
second chargé d'une main ouverte d'argent en pal. 





PAILLOU (Gabriel-Laurent), né à Puy-Belliard en Poitou, le a ou le 7 mars 

1733 ou moins douteux, 173^, sacré à Paris par Pie VII le 
3 février 1805, décédé à la Rochelle le 14 ou 15 décem- 
bre 1826, baron depuis le 16 septembre 1808. 

Armes. — D'abord ses initiales. — En 1808 : d'azur à la 
colombe d'argent tenant au bec une branche d'olivier de 
sinople, accompagnée en chef de a étoiles d'argent et en 
pointe d'un croissant du même, au franc-canton de baron- 
évêque (Armoriai du i'^ Empire). — Sous la Restauration il 
supprima le franc-canton. Toutefois on voit sur ses mandements : le champ 
d'argent, la colombe du même, les étoiles de sable et le croissant de gueules, 
et cela, soit par ignorance de graveur soit pour une autre raison inconnue. 

BERNET (Joseph). Le 4 ou le 14 septembre 1770 il naquit à Saint-Flour en 
Auvergne ; le 12 août 1827 il fut sacré à Paris. Le 6 octobre 1835, ou plutôt 
le 18 février 1836 il fut promu archevêque d'Aix. Créé cardinal le 19 janvier 
1846, il mourut le ^ juillet suivant sans avoir reçu le chapeau. Il était comman- 
deur de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur au globe d'or surmonté d'une croix du même issant d'une 
tour d'argent. 

Devise. — Posuif episcopos regere Ecclesiam Dei (Act. Apost., xx, 38). 




VILLECOURT (Clément), né à Lyon le 9 octobre 1787, 
sacré à Sens le 13 mars 1836, démissionnaire en 1833, créé 
cardinal de curie le 17 décembre 183;, décédé à Rome le 
17 janvier 1857, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D azur à la croix de calvaire d'argent. 

Devise. — Absit gloriari nisi incruce (Gai., vi, 14). 



LANDRIOT (Jean-Baptistb-Anne-François-Thomas). A Conches-les-Mines 
(Saône-et-Loire) il naquit le 9 janvier 18 16 ; à Autun le 20 juillet 1836 il fut 
sacré; il mourut le 8 juin 1874, à Reims ayant été promu à cette métropole par 



t;0 ABHORIAL DES PRELATS 

décret du jo décembre 1866 ; ofHcier de la Légion d'hoo- 
neur. A Reims il prit le titre A'ExcelUnce. 

Armes. — D'azur à un Salnt-Jean-Baptisle de carnation 
vêtu d'argent, parlant sur le bras dextre un agneau du 
mfime, tenant de U sénestre une croix à l'oriflamnie d'ar- 
gent marquée d'une petite croisette de sable avec les mots : 
Ecce Agnus Dei, et debout sur une terrasse de sînople. 
(£« reproduction officielle ci-contre ne donne pas tout cela). 

Devise — Pararevi'am Domini (Mite, 1, }). 

Sceau. — Dans un ovale : I agneau pascal, la tète détournée et nimbée pis- 
sant sur une terrasse ; légende : Sigilîum Job-tnnis arc/iii-piscopi Retncnsis. 

THOMAS (Uo«-Be:(oit-C.i ARLES). Né à Paray-le-Monial (Saône-et Loire) 
le 99 mai 1826, il fut sacré i. Autun le t; mai 1867 
et promu à l'archevêché de Rouen par préconisa- 
tion du 94 mars 1884 II mourut à Rouen le 
9 mars 1894 décoré de la pourpre cardinalice 
depuis le 16 janvier 189^, et de la Légion d'hon- 
neur. 

Armes. — Ecartelé : aux i et 4 de gueules i la 
croix aocrée d'argent vidée et remplie de sable, 
qui est du chapitre d'Autua ; aux 9 et 3 de gueules 
à la marguerite d'argent (souvenir de la B. Mar- 
guerite- Harie Alacoque); sur le tout d'argent, 

aliàs d'or, au Sacré Cœur de gueules dans une couronne d'épines de sable 

(même souvenir). 

Devise. — Nil fortivs, nil dvlcivs. 

ARDIN. — Voir Oran. 

BONNEFOY(Fhakçois-Joseph-Edwin), né à Lorgues (Var)le 37 février 1836, 
sacré le la mars 189^ à Paris, promu à l'archevêché d'Aix 
le ; avril 1901. 

Armes. — D'azur h la croix latine et rayonnante d'or, au 
chef d'argent chargé de 3 roses de gueules. 

Devise. — Cum Maria maire Jesu, 

Sceau. — Dans un ovale : l'écusson avec les attributs ordi- 
naires, sauf le chapeau ; légende : Sigilîum Francisci 
episcopi Rnpellensis et Sanlonensis. 




ÏVËOPES DE FRANCE — RODEZ 

RODEZ (et Vàbres) 

(iSis. — Avejron) 



RAMOND DE LALANDE, ou dh RAMOND-LALANDE (Cbarles-André- 
Tocssaist-Bruno). Né à Montauban le i" novembre 1761, 
il fut nommé le 11 juin, aliàs i" octobre, 1817, mais 
sacré seulement en 1833 (10 avril, 13 avril, 13 juillet, 
selon les auteurs). Promu à rarchevéché de Sens en 
183^ il n'en prit pas possession. Il décéda le 9 janvier, 
aliàs 10 avril, 1830. 

Abkes. — Ecartelé : de gueules k la croix d'or, et d'azur 
à la cloche d'argent (qui paraît être des Raymond, de 
l'Agenais). ' 




D (Pierre). Il naquit à Clermont-Ferrand le 11 août 1791 ou 179a; 
sacré à Versailles le }o novembre 1830, il fut promu à l'ar- 
^1^ chevêche de Cambrai le 34 janvier 1849; il décéda dans cette 
ville le |6 ou 17 avril 18^0, cardinal depuis le 1 1 juillet 1847 
etolfkcier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'argent à la nef du même flottant sur une mer 
d'azur, au tourteau du même placé au canton sénestre du 
chef chargé de a étoiles d'argent en bande, aliàs d'une étoile 
d'or. 
- Pax vobis (Luc, xxiv, 36). 
Vie du Cardinal P, Giraud. Lille, Lefort, 1853. 



CROiZIER (J bas-François), né à Billom 
(Auvergne) le a novembre 1787, sacré à Mou- 
lins le a^ juillet 1843, décédé le 3 avril 18^; à 
Rodez. 

Armes. — D'azur à la croix d'or cantonnée de 
4 croisettes du même. 




ARMORIAI DES PRELATS 

DELALLE (Louis-Auguste), né à Révise (Ardenoes), 
allas à Arracourt (Meurthe-et Moselle) le 9 octobre 1800, 
préconisé le 38 septembre 1855, décédé le 6 juin 1871. 

Armes. — D'azur à la ruche d'or, au chef cousu de 
gueules chargé de y abeilles d'or, 3 et i. — Les armes 
sont aussi données coupé. 

Devise, — In laboribus plurimis (a Cor., 11, a}). 



BOURRET (Joseph-Christian ou Chré- 
tien-Ernest), né à Labro (Ardèche) le 9 
décembre 1837, sacré à Paris le ^o no- 
vembre 1877, créé cardinal le la juin 
189}, décédé à Rodez le 10 juillet 1896. 

Armes. — Ecartelé : d'azur à l'hostie 
d'argent et de gueules au calice d'or. 

Devise. — Robur et solatium. 

BiOG. — Le Cardinal Bourret, par 
E. Ricard. Paris s. d. 



GERMAIN (Jeam-Auoustin), né à Beaucaire 
(Gard) le 13 février 1839, sacré le 10 août 1897 il 
Nîmes, préconisé archevêque de Toulouse le 14 
décembre 1899, intronisé le 37 mars suivant; 
chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur au SaiOt-Augustin d'argent, 
vêtu d'or, tenant de la dextre un cceur enflammé 
de gueules, posé sur une terrasse de sînople, au 
franc-canton dextre d'argent chargé d'une palme 
de sinople en barre. (Le scel à impression ne mar- ' 
que pas tous Us émaux et métaux). 

Dbvisb. — In caritate non ficta (3 Cor., vi, 6). 



FRANCaUEVILLE (Louis-Eugène), né à Aizécourt-le-Haut 
(Somme) le 15 février 184% préconisé le 14 décembre 1899, 
sacré le 1 1 mars suivant, décédé le 9 décembre 190; à Rodez. 

Armes. — D'or à la croix haute trèflée et cerclée de gueu- 
les, posée sur. une montagne de sinople et accostée de a 
étoiles de gueules. 

Devise. — Deus proviiehit (Gen., xxu, 8). 



évÊOPES DE FRANCE — ROUEN 



»53 




ROUEN , 

(i8oa. — Seine-Inférieure) 

CAMBACÉRÈS (Etienne-Hubert). Il naquit à Montpellier le 1 1 septembre 

lyijô, fut sacré à Paris le i«' avril, aliàsle ii, aliàs meilleur 
23, mai 1802 et créé cardinal le 17 janvier 1803. Sénateur, 
comte de l'Empire en 1808, pair de France en 1815, 
grand-croix de la Légion d'honneur, il rendit son âme à 
Dieu à Rouen le 25 octobre 1818 {V Annuaire pontifical de 
1903 dit 1821, alors i8i8ne serait qu'une date de démis- 
sion). 

Armes. — De 1802 à 1808 initiales E H C entrelacées. — 
De 1803 à 1808 des armoirfes, que nous n'avons pu nous procurer, furent 
paraît-il, prises par lui. — En 1808 : d'or au chevron de gueules accompagné de 
3 roses du même, au franc-canton des comtes-sénateurs. 

DE PIERRE DE BERNIS (François). Il naquit à Nîmes le 29 novem- 
bre 1752 et fut sacré lé 30 décembre 178c par Pie VI, à Rome, en l'église de 

Saint-Louis-des-Français, comme évêque titulaire d'Apol- 
lonie. Puis, en 1784, il fut promu archevêque titulaire de 
Damas, pour être coadjuteur de son oncle, le cardinal de 
Berois, métropolitain d'Albi. Nommé en 1817 à l'archevê- 
ché de Lyon, il ne reçut pas ses bulles et ne fut transféré 
au siège de Rouen que le 27 octobre 1819. Mgr de 
Bernis avait été député aux Etats-Généraux en 1789. Che- 
valier de Malte, il était comte et pair depuis 1821 quand 
il mourut le 4 lévrier 1823. 

Armes. — D'azur à la bande d'or accompagnée en chef d'un lion du même 
armé et lampassé de gueules. 

Devise. — Arme pour le Roi. 
DE CROY-SOLRE. — Voir Strasbourg. 
BLANQUART DE BAILLEUL. — Voir Versailles. 
DE BONNECHOSE. — Voir Carcassonne. 

■m 

THOMAS. — Voir la Rochelle. 

ê 

SOURRIEU. — Voir CMlons. 




FUZET. — Voir Saint-Denis. 



i;4 ARMORIAI DES PRÉLATS 

SAINT-BRIEUC (et Tréguier) 

(1801. — Côtcs^u-Nord) 

CAFFARELM (Jeah-Baptiste -Marie). Il naquit le l" avril 1763 au château du 
Falga, en Languedoc ; sacré à Paris le i" mai i8oa, il dé- 
céda à Saint-Bneuc le 11 janvier [81% chevalier de la 
Légion d'honneur, baron depuis le ai septembre 1808. 

Armes. — D'abord les initiales J C, puis : parti : au 
I d'argent au lion de sable lampnssé de gueules; su a d'ar- 
gent à 3 girons de gueules mouvant du flanc sénestre en 
chef et de l'angle sénestre de la pointe ; au chef cousu d'or 
sur le tout, au franc-canton de baron-évêque. 

LE GROING DE LA ROMAGÈRE (Mathias). Né au cUteau de la Roma- 
gère en Bourbonnais le ; décembre 171^6, sacré à Paris le 

;.jj!j;. : ■■..i^'- 17 octobre 1819, dans la chapelle des Carmélites, décédé, 

'^Sr* > ^ffiSF ' -chevalier de la Légion d'honneur, le 19 février 1841. 
- '^ A.; Armes, — D'argent k y têtes de lion arrachées de gueu- 

les, couronnées d'or, au croissant d'azur en abîme. {Le 
aMB ;■ croissant ne figure pas dans les sceaux de l'évéque, tuais tous 

'■■■'■ -T^ - • -^ tes nobiliaires le donnent à sa Jatnillè). {Noht dessin donne 
par erreur le champ d'or). 

Devise. — Aper non aspes. 

LE MÉE (jAcaues-jEAN-PiBRRE), né à Yffignac (Côtes-du-Nord) le 33 juin 
1794, sacré à Saint-Brieuc le 8 août 1841, décédé le >i juil- 
let 1858. 

Armes. — D'azur à la croix de calvaire rayonnante d'or, 
émergeant d'une mer (?) de .. et brochant sur a ancres d'argent 
en sautoir. 

Devise. — Ecclesia securilas. 

M.^RTIAL (Guiliaume-Eusée), né à Bordeauxle 4 novem- 
bre 1796, sacré en cette ville le ai novembre 1858, décédé 
le 36 décembre 1861 à Saint-Brieuc, chevalier de la Légion 
d'honneur. 

Armes. — D'azur au lion d'argent, aliàs d'or, au mono- 
gramme T E I V C de sable au flanc dextre (initiales de sa 
devise). 

DsvrsE. — Traham eos invinculis ckaritatii{0»;,xv, ij). 



iVËQUBS DE FRANCE — SAINT-BRIEUC, SAINT-CLAUDE I^^ 

DAVID (Augustin), officier de la Légion d'honneur. 11 
naquit à Lyon le a6 ou a8 mars 1813 et fut sacré à Valence 
le 9 juillet 1863 ; il mourut à Saint-Brieuc le s; juillet 1883. 

Armes. — D'azur à la tour (de David) d'argent, battue par 
une mer de sinople et surmontée d'une étoile d'or. 

Devise. — Ruunt et stat. 

BOUCHÉ (Eucèhb-Akge-MarieI, né à Rostrenen (Côtes-du-Nord) le 7 sep- 
tembre 1838, sacré à Saint-Brieuc le 30 novem- 
bre 1883, mort le 4 juin 1888 à Tréguier, 
chevalier de la Lég:on d'honneur. 

Akmes. — D'hermine à ; fasces de gueules 
au buste de la Vierge de Rostrenen d argent 
brochant. — Sous les bras de la croix épisco- 
pale soutenant l'écu. deux ancres en sauioir ; 
on remarquera les roses ou églantines du bas 
de l'écu, de forme bizarre lui-même. 

Devises. — Pro Deopropalria. — Incharifaie 
et in pace . 

FALLIÈRES, né à Mézin (Lot-et-Garonne) le 9 avril 1834, 
sacré à Pons le 23 février 1890. 

Armes. — D'azur au calice d'or. 

Devises. — Zelo ^eiatus sum. — Sactrdos in œternnm (Ps., 
cix, 5). 



SAINT-CLAUDE 

(i8«. - Jnr.) 




DE CHAMON (Antoine-Jacques), né à Bulguéville (Vos- 
ges) le a^ juillet 1767, préconisé le 16 mai 1833, sacré le 
15 juillet suivant, décédé à Saint-Claude le 38 mai 18^1, 
chevalier du Saint-Esprit. 

.\rkes. — D'azur à l'ancre en pal, à la flèche en barre 
sur la strangle, entourée d'un serpent se mordant la queue, 
le tout d'argent. 



MABILLE (Jean- Pierre), né à Rurey (Doubs) le 30 septembre 1800, sacré à 
Montauban It 11 novembre i8;i, transféré à Versailles par préconisation du 



1)6 ARMORIAL DES PRÙATS 

15 mars 1858, décédé à Rome le 7 mai 1877, officier de la 
Légion d'honneur. 
Sceaux. — (Le prélat n'avait pas d'armes). — A Saiot- 
I Claude: l'évéque est représentée genoux aux pieds de 

saint Pierre, son patron, et de saint Claude patron du dio- 
cèse, ce dernier ayant près de lui un petit anfant ; au- 
dessus de la tête de l'évéque, ces mots : Esta quasi unus 
ex ipsis. Légende : Sig. Pelri episc. SU CUudu. — A Ver- 
sailles, deux sceaux : 1° dans une ellipse sur un fond en treillis parsemé de 
petites croix le chrismon complet, surmonté des moXi Dei virius\ légende: 
■^ \Sig'. Pctri\ Episc- -f- Versaliensis\ — a" Fond semblable avec le mono- 
gramme constantinien ; légende : In crucef Virlus-^. Ornements fleuris autour. 
(C'est celui que nous reproduisons). 



FILLION (Charles-Jean). Le i" mai 1817 naissance à 
Saint-Denis-d'Anjou (Mayenne); le 16 mai iS^S sacre au 
Mans ; le 7 avril iSéa, transfert à ce siège ; le aS juillet 1874 
décès en cette ville ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'or à la croix ancrée de gueules, au chef d'azur 
à la palme d'argent en bande, accostée de a roses du même, 
aliàs d'or, aliàs au naturel (souvenir des emblèmes du grand- 
séminaire du Mans). 




NOGRET (Louis-Anne), né à Josselin (Morbihan) le 6 octobre 1798, sacré le 
30 juin i8é], démissionnaire en 1880, décédé à Poligny (Jura) 
le 8 janvier 1884, officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur au dextrochère de carnation, vêtu d'ar- 
gent sortant d'un nuage du même mouvant de l'angle sénes- 
tre de la pointe et tenant une croix hendée aussi d'argent 
(souvenir du chapitre de Vannes, diocèse d'origine du prélat, 
qui porte : d'azur au dextrochère etc. tenant une clef). 

Devise. — Salus in cruce eiglorij. 

MARPOT (César-Joseph), né à Sainte-Agnès (Jura) le 7 "~ 

novembre 1837, sacré le 18 ou 30 avril 1880 dans l'église 
d'Arlois, décédé le 7 janvier 1898 à Saint-Claude. 

Armes. — D'or à la croix trèilée de gueules, au chef d'azur 
chargé de a ancres d'argent en sautoir. 

Devise. — Spes in cruce. 



ES DE FRANCE — SAINT-CLAUDE, SAINT -DENIS 1^7 

MAILLET (François-Alexandre), né k Bourges le la 
janvier 18^4, sacré le 39 juin 1898. 

Arhes. — D'azur à l'ancre d'argent couronnée du 
même, chargée d'un Sacré Cœur de gueules, accostée 
des lettres N D à l'antique d'or. 

Devise. — Sjtes mea. 



SAINT-DENIS, ou la RÉUNION 

(18^. -- Ile de la Réunioo) 

DESPREZ(Juliek-Florian-Félix). II naquit à Ostricourt (Nord) le 14 avril, 
aliàs 24 août, 1807; fut sacré àRoubaix le 5 janvier 185 1, puis 
transféré à Limoges le 17 ou 19 mars 18^7. Le a6 septembre 
1859, il était préconisé archevêque de Toulouse, où il mourut 
le 30 ou 21 janvier 189^. Le ta mai 1879 Mgr Desprez fut 
créé cardinal ; il était officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Coupé : au 1 de sinople â l'ancre d'argent ; au 
9 parti de gueules à la croix trètlée d'or, et d'azur au mono- 
gramme de la Vierge d'or. — Lorsque Mgr Desprez fut cardinal le coupé de 
U pointe fut mis en chef et celui du chef, en pointe. La devise ne parait plus. 

Devise. — Spes nostra ftrma (3 Cor., i, 7). 

BioG. — VU de S. E. le Cardinal Despre^, par J. Lacointa. Lille, 188t. 

MAUPOINT (Armamd-Rbh^, né à Chênehutte-les-TufTeaux (Maine-et- 
Loire) le 6 décembre 1810, sacré à Paris le 11 juin 1851, 
décédé à Saint-Denis le 8 juillet 1S71, chevalier de la 
Légion d'honneur. En 18^9 Mgr Maupoint fut nommé 
délégué apostolique de la côte orientale d'Afrique et, 
en 1870, administrateur apostolique du diocèse de Port- 
Louis. 
Armes. — D'azur à la nef d'argent sur une mer agitée du 
^^ même, voguant de sénestre vers un rocher de sable, 

mouvant du âanc dextre de l'écu, sommé d'un château (un phare?) d'argent, 
surmonté d'une étoile rayonnante du même chargée d'un M de sable; au chef 
d'hermine, aliàs â 5 mouchetures d'hermine. 
Devise. — Non vestra sed vos (3 Cor., xii, 14). 

DELANNOY (Victor-Jean-Baptiste-Paulin). Le ai juin 1804 il naquit à 
Templeuve (Nord), le 19 octobre, 1873 il fut sacré à Lille, puis transféré à Aire 
le 18 décembre 1876. Il est mort dans cette ville le 7 août 190;, chevalier de 



158 ARMORIAL DES PRÉLATS 

la Légion d'honneur, assistant au trdne pontifical, comte 

Armes. — Coupé : au i d'azur à N. Dame de' la Treille 
(vénérée à Lille) d'argent, en 5a treille d'or chargée d'un écu 
(cet écu est parti ; de gueules à 3 clefs d'or en sautoir et 
d'argent, alias d'or, à la fasce et au sautoir, aliàs à 6 girons, 
de gueules aliàs d'azur, à l'écu d'or, aliàs d'argent, plain 
en creur, qui est de l'église de Saint-Pierre, à Lille) ; au 
3 coupé de gueules à 3 trabes d'argent, aliàs d'or, en sautoir, qui est de 
l'église de Saint-André de Lille, (où le prélat avait aussi exercé le ministère), 
et de sinople à l'ancre d'argent (souvenir des armoiries du premier évêquede 
la Réunion). 

Devise. — Hofc spes nosfra. 

SOULE (Domikiqjje-Marie-Clément). Né à Cap-Breton (Landes) le 10 jan- 
vier 1837, il fut sacré à Aire le 34 lévrier 1876. Il démis- 
sionna le 50 novembre 1880 et fut nommé chanoine de 
Saint-Denis. Le si mars 189^ il fut préconisé archevêque 
titulaire de Léontopolis et installé (dès 1893?) dans la 
cathédrale de Basse-Terre, comme administrateur aposto- 
lique de la Guadeloupe. Ce vénérable prélat est cheva- 
lier de la Légion d'bonneur. 

Armes. — D'argent au Sacré Cœur de gueules à la 
branche d'épines de sable en pointe, au mantel arrondi de 
sable chargé d'une étoile d'argent au lieu d'honneur du chef, accostée de 
3 ancres du même, aliàsà.'ov. — L'écu est entouré d'un rosaire. 

Devises. — Veritas. — Pati et amare. 



COLDEFY (Joseph), né à Montfaucon (Lot) le 10 décem- 
bre 1836, sacré à Thiviers (Dotdogne), dont il était doyen, 
le 3 juillet 1881, décédé à Marseille le 18 janvier 1887. 

Armes. — Coupé : d'azur au pélican avec sa pitié d'or et 
d'azur à la nef gréée et matée en forme de croix d'or sur 
une mer d'argent, sénestrée en chef d'une étoile d'argent. " 

Devises. — Ita et nos {GaX., iv, j). — Stella maris. 



FUZET (EnMOND-FRËDËRic). Né au cliàteau de Beauvert, commune de Laudun 
(Gard), le 9 novembre 1859, '' ^^^ sacré à Nîmes le 39 janvier 1888, puis, après 
avoir occupé le siège de Beauvais du 19 janvier 1S9J au 8 décembre 1899, il 
fut promu archevêque de Rouen . Il est chevalier de la Légion d'honneur. 




ÉVËaUBS DE FRANCE — SAIKT-DENIS, SAINT-DIÉ I59 

Armes. — A Saint-Denis : d'azur à 3 fusées d'ar- 
tifice mal ordonnées d'argent accompagnées en 
chef de j étoiles du même a et 1. — A Beauvais : 
la disposition des meubles héraldiques est autre. 
— A Rouen ; d'azur à j fusées d or, au chef cousu 
de gueules chargé de 3 étoiles à 6 rais d'or. 

Devise. — Pins veux servir que briller. 

Sceau (employé à froid à Rouen). — Mêmes 
armes ; croix archiépiscopale traversant la cou- 
ronne ducale ; légende : Sigillum FriJerici archie- 
piscopi Rolkomagensis. 



FABRE (Jac<iues-Pail-Antonih), né à Nimes le 
16 octobre 1837, sacré à Paris le 35 avril 1893. 

Armes. — Tranché : d'azur à la croix trèflée d'or 
(souvenir des armoiries du premier évêque de la 
Réunion), et de gueules au marteau d'or (allusion 
comme la devise au nom du prélat, dont le père, 
du reste, aurait été forgeron). 

Devise. — Faber taborat, Deus aJjuval. 



SAINT-DIÉ <■' 

(:8î}. —Vosges) 



JACQ.UEMIN (J-»cq.oes-Alexis), [1 naquit à Nancy le 4 août 1750, il fut pré- 
conisé en novembre 1833 et sacré a Paris le iS janvier 1834, en 
l'église 5aint-Sé vérin. Démissionnaire en 1830, il fut nommé 
chanoine de Saint-Denis et fut rappelé à Dieu à Nancy le 
15 juin 1833. 

Armes. — De gueules à saint Jacques-le-Mineur (jeu de mot 
sur le nom du prélat) d'argent posé sur une terrasse d'azur et 
tenant une massue au naturel, à la campagne d'argent chargée de st j: min. de 
sable . 

■VILLEFR.^NCHE DU PONT, appelé quelquefois simplement DUPONT 
(Jacopes-Marie-Antoine-Célestin). Comme il était né en Sardaigne, à Iglesias, 



i6o 



î PRÉLATS 



le 3 février 1793 aliâs à Villafranca (Villefran- 
ciieï)(\' Annuaire Pon/ijical de 190; dit : à Nice et 
donne 1839 pour la nomination à Avignon, ce qui 
me paraît douteux), il fut naturalisé Français le 
33 juin 1834, trois jours avant sa préconisatton et 
cinq avant son sacre (k Paris le 39 juin) comme 
évêque titulaire de Samosate. Mgr Dupont fut 
préconisé évêque de Saint-Dié le ; juillet 1830 
et promu archevêque d'Avignon le 34 juillet 1835; 
le 34 avril 1843 il fut transféré à la métropole de 
Bourges, où il mourut le a6 mai 18^9. Titres : car- 
dinal le 13 juin 1847, sénateur en 18^3, comman- 
deur de la Légion d'honneur, chevalier de Malte, 
gtand-croix de Charles 111, commandeur des S5. Maurice et Lazare, etc. 

Armes. — D'azur au pont crénelé à } arches d'argent, sur une rivière d'ar- 
gent ombrée de sinople. — Le cordon de Charles 111 entoure l'écu. 

Devise. — Ante ruel quamnostrajtdes. 

BiOG. — VU Je Mgr Dufiont, par un solitaire. Appert, en ? 

DE JERPHANION, né au Puy en-Velay le 8 mars 1796, sacré le 6 septem- 
bre 183^ à Lyon n/Zcif à Bourges où il était grand -vicaire, 
préconisé archevêque d'AIbi le i^ juillet 1843, décédé le 
30 novembre 1864, officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur au chevron d'or accompagné en pointe 
d'un lis d'argent, au chef denché d'or chargé d'un lion léo- 
pardé de gueules {que le dessinateur du scel à impression^ 
reproduit ci-contre, a donné argeat). 

Devise. — Fortiter suaviter. 

GROS (Jean-Marie), né à Reims le j octobre 1794, nommé le 

I 10 octobre 1843 à Saint-Dié, puis le 17 juin 1844 à Versailles, 

décédé, chevalier de la Legiond'honneur,le 13 novembre 1857. 

ARMts. — D'azur à la colombe (Saint-Esprit) d'argent pla- 
nant le vol étendu et rayonnant d'or sur (une terre ou 

une mer de sinople ?) placée en campagne . 

Devise. — In labore recules (Pros. Pentec). 

MANGLARD (Daniel-Victor), né à Paris le 11 janvier ou février 1793 
sacré en cette ville le 35 juillet 1S44, décédé à Saint-Dié 
le 17 février, alià.^ i6 mars, 1849. 

Armes. — D'azur au lion morné étendu sur une terrasse 
en Champagne, de la gueule duquel sortent des abeilles, 
surmonté de } croisetles en chef, le tout d'argent. {On 
trouve aussi le champ de gueules, et alors : au chef cousu 
d'azur chargé de } croisettes d'argent). 

Devise, — Deforti egressa qt dulcedo (Judic, xiv, 14). 




ÉVÉCLUeS DE FRAKCE — SAINT-Dlé lél 

CAVEROT(Louis-MARiE-JosEPH-EustBE). Il naquit le 36 mai 1806 à Joinville 
(Haute-Marne), fut sacré à Besançon le 23 juillet 1849 et 
nommé archevêque de Lyon par décret du 30 avril iS-j^ 
Cardinal le 13 mars de l'année suivante, il était officier de la 
Légion d'honneur quand il décéda à Lyon en 1S87, le 33, 34 
ou !•} janvier. 

Armes. — D'azur à l'agneau triomphant (i) d'argent, au nimbe 
crucifère d'or, argent et gueules, sur un autel du même, 
aiiàs d'or à table d'argent, sénestré en chef du chrismon d'ar- 
gent. 

Devise. — Dilectione etpace. 

BioG. — Vieitt Cardinal Caverot, par l'abbé Dechelette. Lyon, 1880. ' 



DE BRIEY(Maeie-Camille-Albert), né 
à Magné (Vienne), le 10 novembre 1836, 
sacré à Poîiiers le 34 août 1S76, décédé 
le 10 novembre 1888. 

Armes. — D'or à } pals alaises de 
gueules au pied fiché. 

Devise. — DUx me condiiie. 



SONNOIS(Etienne-Mahie-Aiphonse), sa naissance eut lieu à Lnmazelle ou à 
Saint-Seine-l'Abbaye (Côte-d'Or), le 10 décembre 1838 ; son sacre, à Auxonne 
le 19 mars 1890. Depuis le 19 janvier 1893 il est métropolitain de Cambrai. 
Armes. — Ecartelé : au i d'azur au dextrochère de carnation, habillé d'un 
surplis d'argent tenant une crosse d'or (le scel à 
impression la donne argent), qui est de l'abbaye 
de Saint-Seine ; au 3 d'argent à une branche do 
chêne crglandée au naturel, qui est de Gouey, 
et une branche de vigne fruitée, aussi au naturel, 
qui est de Saintenay, posées en double rinceau ; 
au 3 de gueules à la palme d'or ou d'argent en 
pal, accompagnée de } cailloux d'argent 3 et i, 
qui est du chapitre de Dijon (patron : saint 
Etienne) ; au 4 parti : au I coupé d'azur semé de 
fteurdelys d'or, à la bordure componnée d'argent 
et dË gueules, qui est de Bourgogne moderne, et 



Explication de cette expresiion p. 39 dans VEiiai, qui précède: 



i6» 



ARMORIAL DES PRELATS 



bandé d'argent, aliàs d'or, et d'azur de 6 pièces, à la bordure de gueules 
(qui est de Bourgogne ancien); au II d'azur à la demi-croix ancrée d'argent, 
qui est d'Auxonne. Sur le tout : parti d'or à l'aigle impériale de sable 
(double tête^ couronnée, vol éployé), et d'azur à la croix de Lorraine d'or. 
A Saint-Dié le sur-le-tout n'existait pas et était remplacé par une croix de 
Lorraine d or brochant. 
Devise — -{• Omnia fit omnibus . 

FOUCAULD (Pierre-Alpkohse-Gabriel), né à Senoncbes (Eure-et-Loir) le 94 
mars 1843, sacré à Chartres le ao mai 1893- 

Armes. — De gueules au cheval cabré d'argent, adextré en 
chef du mot vak d'or (qui serait de la province du Perche) ; 
au chef cousu d'azur, chargé d'une étoile d'argent accostée 
de a roses du même feuillées de sioople (allusion à la sainte 
Vierge, étoile du matin, et, parla rosa mj'siica, à l'Epiphanie 
et au Rosaire). 

Divise. — S/tlia Jtice (Oral. miss. Epiph.). 



SAINT-FLOUR 

tiSoi. — CiDtal) 



MONTANIER de BELMONT (jEAN-ELéQ)»oRE), né à Seyssel, aliàs à Belley, 
(Bresse) le 10 mai 17^6, sacré le 18 juillet iSoi, décédé à Paris en 1808. 

Armes et Sceau à Impression. — D'argent aux lettres] E M B entrelacées 
de sable ; légende : Joan* Ehs" Montanier de Belmont épis"* Sancii flori. — 
La famille du prélat pi naît : de gueules à la bande d'argent chargée de 3 étoi- 
les de sable. On trouve aussi [Intermédiaire, un, }}}) : d'azur à la bande 
d'argent chargée de 3 étoiles de gueules. 

DE VOISINS (Ejiançois-Amable), né en Languedoc, à 
BrugairoUes, le aj septembre 1765, nommé, ou préconisé? 
en 1S08, en tout cas il ne fut pas sacré. II mourut à Paris 
le 14 février 1809, ayant été fait baron le 31 septembre 
1808 et chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'argent à 3 fusées de gueules en pal, au franc- 
canton des batons-évêques (/« dessin ci-contrea les fusées 
(lacées dans U sens de la largeur). 

JAUBERT (Guillaume- Auguste), néàCondom le 9 janvier 176a. Pas plus que 
son prédécesseur il ne fut en réalité évêque de Saint-Flour ; mais comme nous 
faisons un armoriai, et que oomnie évèque-nommé il eut des armoiries, nous 
devons l'inscrire. II administra le diocèse de 1809 à 1814 comme délégué du 



<I11|[> 



ÉTAT DU DIOCÈSE 
ADMINISTRATION DIOCÉSAINE 

ÉVÊQUE 



tô 



Monseianeur Alphonte-Gabriel FOUCAULT, "é à Se- 
nonchS?EDre-et-Loir), le 24 mars 4843, Curé-Archiprôtre 
Srw«~nt-le-Rotrou le i" août 4885, nommé évêqae de 
fflK dSt"da 3 janvier 1898^ P:é«>«'Ï3^|^'»« 
iP d9 da môme mois, sacré à Chartres le 20 mars i»yiJ, a 
Iris poss^âron ^e son siège épiscopal par procureur ^ 
22 du même mois, et a fait son entrée solennelle dans sa 
ville épiscopale le 6 avril. 



3UR 163 

valier de la Légion d'hon- 

it, terrassé de sable, au 

fus AugHsiusJaubert episc. 




). 11 était né à Carpentras, 
rc ail parlement de Paris, 
ouisX VI et sacré, à Rome, 
M» ^«M^iM â4HM»f «reque titulaire d'Orthosia. Nommé aux 
évêchés de Belley en 1817 et de Rayonne en 1819 il n'en 
prit pas possession. Le 29 mai, aliàs 6 juillet, 182011 fut 
préconisé évêque de Saint-Flour, où il mourut le i [ juin 
1829 ; il était chevalier de Malte. 

ARMES. — D'azur à la fleurdelys d'argent en chef, à la 
montagne de 6 coupeaux du même mouvant de la pointe 
de l'écu. (Toutefois ce ne sont point les armes de la famille provençale de Sala-» 
mon, a//i5 Salomon). Autour en bordure: Lud* Joseph* Siffren* de Salamon 
épis""* Sancti Flori. 

Devise. — Quodtibi hoc aller i (J oh. ^ iv, 16). 

BiOG. — Sa vie a été écrite par Tabbé Briguier. Paris, 1892? 

DE GUALY (François-Marie-Edouard). Né à Milhau le 24 octobre 1786, 
sacré à Carcassonne le 30 novembre 1829, il fut promu archevêque d'Albi le 
18 mars 1833 (décret ?), le 30 septembre (préconisation ?) 
Il mourut à AIbi le 13 ou 16 juin 1842. 

Armes. — D'or à la bande d'azur chargée de 3 quinte- 
feuilles d'argent et accompagnée de 10 losanges de sable 
rangées en bande 5 en chef 2 et 3, et 5 en pointe 3 et 2. 
(f ai fait dessiner reçus son ci^ontre if après le blason qu'ion 
dit être celui de lu famille de Gualy et qui diffère un peu 
du scel à impression de Mgr de Gualy, évêque de Carcas- 
sonne y oncle de celui-ci, sauf que la famille porte plutôt' des roses que des quinte* 
feuilles.) 

CADALEN (Jean-Pierre-Marie), né à Alban (Languedoc) le i«' novem- 
bre 1788, sacré le 26 novembre 1833 à Bordeaux, décédé à Saint-Flour le 
17 avril 1837. 

Armes. — D*azur à la croix alaisée d'argent. (Sauf la bdière ce sont les armes 
de Mgr Reymond), 




DE MARGUERYE (Fréd^ric^Gabriel-Marie-François). Le 8 mars 1802 il 




164 ARKOitlAL DES PRÉLATS 

oaquit à Sainte-Marguerile-des-Loges (Calvados) et mourut, 
officier de la Légion d'honneur, à Paris le 19 janvier 1876. Il 
fut sacré à Bayeux le 26 novembre 1837, transféré à Autun le 
1^ mars 18^2 ; il démissionna et fut nommé chanoine de 
Saint-Denis le i^août 1873. 

Armes. — D'azur à ) marguerifes d'argent, tigées et feuil- 
lées de sinople. 
Devise. — Honneur passe richesse, 

LYONSET {Jean-Paul-François-Félix-Marie). Il naquit à Saint-Etienne le 
13 juin 1801 et fut sacré à Lyon le 3^ avril iS^a ; puis il fut 
transféré à Valence le 34 'juin 1857 et promu archevêque 
d'AIbi le 27 mars 1865. Il est mort dans cette ville le 33 ou 
34 décembre 187% officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — A AIbi : coupé d'azur à a ancres d'argent en sau- , 
toir et de gueules au léopard d'or. (C* devrait être un lion 
léopardé, maïs U sceau à impression donne bien un léopard). — 
A Saint Flour il portait le lion d'or couché sur une terrasse de s 

Devise. —SciocuicrediJi {2 Thim.,i, 11). 

LAMOUROUX DE POMPIGNAC (Pierre-Antoine-Marie), né à Saint-Flour 
le sjuillet i3o3, sacré en cette ville le 38 octobre i8^7jdécédé 
à Mauriac le 2} mai 1877 ; chevalier de la Légion d'honneur. 
Armes. — Coupé : au 1 de sinople à la croix latine d'ar- 
gent surmontée d'une auréole du même et séneslrée en cbef 
d'une étoile d'argent (gravée sable par ie graveur du sceau) ; 
au 2 d azur à la marguerite d'argent au cœur d'or, tigée et 
feuillée de sinople (souvenir de son protecteur et prédéces- 
seur, Mgr de Marguerye). 

Devise. — Anspice beala et immactilafa Vîrgine, (Voir ci-dessous à Mgr 
Lamouroox). 

BADUEL (François-Mari e-Ambroisi:-Benjamin), né à Oustrac (Aveyron) le 
6 décembre 1818, sacré à N.-D. de Villt.'ranche le ai no- 
vembre 1877, décédé à Saint-Flour le 16 mai 1891. 

Armes. — De gueules à la nue d'argent soutenant un 
ciboire d'or et a anges affrontés agenouillés et en prière 
d'argent f/c i/fîîi'n les donne or /■drr/-««/-J, au cbef cousu 
d'azur à l'M antique d'argent accosté de 2 étoiles du 
même. 

Devises. — lier para tutitin (Hym. vesp. B. M, N.). — 
Factus cibtts vialornm (Pros. S, Sacr.). 



âVËQUES DH FRANCE — SAINT-FIOUR, SAINT-JEAN-DE-MAURIENNE 165 

LAMOUROUX (Jean-Marie-François), né à Murât (Cantal) le 25 lévrier 
i8î4, sacré à Saînt-Flour le 39 septembre iS^j. 

Armes. — De sinople à la croix trèllée d'or chargée en 
cœur d'un Sacré CiBur de gueules entouré d'une couronne 
d'épines de sable ; à Pétoile d'argent au canton dextre du 
chef, chargée du monogramme de Marie de sable (souvenir 
de son prédécesseur de même nom). 

Devises, — Per ipsum etcum ipso (Rom., xi, 36). — Auspice 

Afurt'd. (Cette deuxième devise et les branches d'olivier qui 

entourent l'écu du prélat, sont en souvenir de la Vierge de 

Murât, oiï il naquit, vénérée sous le nom de Notre-Dame-des-OUviers ou de 

la Haute- Auvergne). 

SAINT-JEAN-DE-MÂURIENNE 

(1860. — Savok en partie) 

VIBERT (pRANçors-MARiE), né à Yenne en 
Savoie le i^ août 1800, sacré à Rome le 
3) mars 1841, décédé à Yenne le yi octo- 
bre 1876; grand-croix des SS. Maurice et 
Lazare, officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Ecartelé : aux 1 et 4 d'argent à la 
fasce de gueules chargée de 3 coquilles du 
champ ; aux 3 et 3 de gueules à la colombe 
essorante d'argent. — L'épée sous l'écu en 
souvenir du titre de prince d'Aiguebelle, -titre 
qui fut accordé en 1768 aux évêques de Mau- 
rienne par. le duc de Savoie, roi de Sardaigne, 
en échange de certains droits seigneuriaux, cédés par les premiers. 

ROSSET (Michel). Il était né en Savoie, à Bettonnet, 1024 août 1830. Le 
34 août 1876 il fut sacré, à Chambéry, évèque titulaire de 
Parium et nommé évèque de Maurienne le 8 novem- 
bre 1876. 11 décéda le 8 juin 1903 à Saint-Jean-de-Mau- 
rienne. 

Armes. — D'azur au Saint-Michel de carnation vêtu d'or 
et ceint d'une écbarpe de pourpre, terrassant un démon de 
carnation griffé et ailé de gueules. (Le dessin ne donne pas 
tous ces détailsj. 

Devise. — VeriiaUm facientes in chariiaie (Eph., iv, 15). 



ARHORIAL DES PRlU-ATS 



SAINT-PIERRE, ou LA MARTINIQUE 

(igyi. — Ile de la Murllalque) 




LEHERPEUR (Jean-François-Etienne), né à Caen le 15 février 1797, préconisé 
le } octobre iS^o premier évêque de la Martinique (le siège 
établi à Fort-de-France ne fut transféré à Saint-Pierre qu'en 
185^), sacré le ^ janvier 1851, décédé en 1857. 

Armes. — Coupé : d'azur a a branches d'olivier d'argent en 
sautoir, et d'argent à la barque de sahle sur une msr de. . M-' 
adextrée en chef d'une étoile de... (Cftte étoile ne figure pas 
sur son premier mandemenij. 

Devise. — Veniens evangeli^opaccm (Ep\\., 11, 17). 

PORCHEZ (Louis-.Martin), né à Amiens le 1 1 novembre 1805, sacré à Paris 
le al ou î4 novembre 1858, décédé à Saint-Pierre le 
Il juin 1860. Nos Antilles n'ont pas été heureuses avec 
leurs évêques ; un abbé .Mounicq, nommé à ta mort 
de Mgr Porchcz, ne fut pas agréé par Rome et le siège 
resta vacant dix ans. 

Armes. — Coupé : au i d'azur au revers de la Médaille- 
miraculeuse d'argent ; au s de gueules à la foi d'argent en 
pointe surmontée de 3 ancres d'argent ('«/(t)j d'un palmier, 
mais douteux). 
Devise. — In vinculls caritatis (Ose,, xv, 13). 




FAVA (Joseph). Il naquit à Evio-Malmaison (Pas-de-Calais) le 10 février i8a6 
et fut facré le 3^ juillet 1871 à Montauban. Le 33 septembre 187;), il fut trans- 
féré à l'évèché de Grenoble où il décéda le 
17 octobre 1899, chevalier de la Légion d'hon- 
neur. 

Armes. — A la Martinique : coupé : au i de 
gueules au chrismon d'or et au monogramme 
de .Marie du même en face ; au a d'azur à l'ar- 
bre (palmier ?) arraché 
d'or, soutenu d'une ter- 
rasse de sinople et sénes- 
tré d'une montagne d'ar- 
gent, mouvant du flanc 
sinestre ■! : l'écu. — A 
Grenoble : d'azur au palmier (ou arbre de Saint- Joseph) 
arraché d'or posé entra a moaticulai d'argent, l« tout sur 



ÉVÉQ.OBS DE FRANCK — SAINT-PIERRE, S^EI 167 

une terrasse de sinople, adextré du monogramme constantinien d'or et sênes- 
tré de celui de la Vierge d'argent. 
Devise. — Accepit Pturum et Matrem ejus. 

CARMENÉ (Juliek-Frakçois-Pierbe), 11 est né à 
Trébry (Côtes-du-Nord) le 5 ou 6 mars 1839 et 
fut sacré à Paris, dans la chapelle des PP. du 
Saint-Esprit, le 6 ou le 7 mars 1876. Ayant donné 
sa démission en ii<97> il est, depuis le 34 mars 
1898, archevêque titulaire d'Hiéraple. 

Armes. — D'azur ï la Vierge de la Délivrance 
d'argent. 

Devises. — Omnibus debilor siim. — Suh luum 
prtesûlium . 

TANOUX (Joseph-Etienne), né à Aubagne (Bouches-du-Rhdne) le sa octo- 
bre 184^, nommé le ^ février 1898, sacré à Marseille le 
13 juin suivant, décédé le ai novembre 1899. 

Armes. — D'azur à la Vierge de la Médaille-miracu 
leuse, adextrée d'une palmette et sénestrée d'une tige de 
lis, le tout d'argent. — Les lettres S V et S L qui sont sur 
le cartouche signifieraient-elles : saint Vincent, saint 
Lazare ou saint Louis? 

Devises. — Evangeli^are pauperibus tnisU me (Luc, iv, 18). — Spes vitœ tt 
virtutis. 

. DE CORMONT (Marie-Charles- Alfred), né à Paris le 
99 mars 1847, facré â Paris le 1" mai 1900. 

Armfs — Parti d'or à j écussons de vair, au lambel de 
gueules en chef, qui est de Cormont ; et d'azur ^ la croix 
d'or chargée d'un Sacré Cœur en cœur. 

Devises. — In spiritu leniiaiis el/ortiiudinis, — Auspice 
Maria, 



SÉEZ 

(i8o5. — Orne) 

DE CHEVIGNÉ DE BOiSCHOLLET (Hilarion-Fhançois). Il naquit au châ- 
teau de l'Héberg ment-Entier, en Poitou, le 6 mai ou juin 1746 et fut sacré le 
16 mai 1803 ; il mourut à Nantes le 33 février 1813, ayant été exilé de son dio- 
cèse par Napoléon, qui l'avait fait baron le 18 mars 1809 II avait été page do 
Loui) XV IQ I7}9. 



i68 



ARMORIAL DES PRELATS 



Armes. — D'abord ses initiales, puis de gueules, aliàs de sable, à 4 fusées 
d'or en pointe, au franc-quartier des barons-évêques (il' après son sceau à impres- 
sion ; or /'Armoriai du Premier Empire dit q u'il y avait in outre 8 besans d'or, 
4 en chef et 4 en pointe, ce qui est conforme a ux armoiries de la famiile, qui 
porte les fusées en iasce). 



SAUSSOL (AiExts), né à Dourgne, en Albigeois, le 
6 févrieri759, préconisé le i" octobre 1817, sacréàParis, 
chez les religieuses de 5aint-Vincent-de-Paul, le 3 octo- 
bre 1819, décédé à Séez le 7 février 1836. 

Armes. — D'argent à la croix de Saint-Etienne de gueules 
bordée d'argent. 



JOLLY (Mellon), 11 naquit à Sézanne (Marne) le ao mai 
179^, fut sacré à Meaux le ai août 1856 et préconisé 
métropolitain de Sens l6 34 janvier 1844. Ayant démis- 
sionné en 1867, il fut nommé chanoine de Saint-Denis; il 
décéda à Fontainebleau le 33 août 1873, officier de la 
Légion d'honneur. 

Armes. — D'argent à la croix latine d'azur rayonnant 
d'or. 

Devise. — Spes unica crux. 



ROUSSELET (Charles-Frédéric), né à Saint-Amaod (Cher) le 15 novem- 
bre 1795, sacré à Paris le 35 février 1844, décédé à Séez le i" décembre 1881 , 
officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules à la croix ancrée d'argent. (Armes semblables à celles de 
Mgr de BouUlé). 

TRÉGARO (François-Marie). Né à Peillac (Morbihan) le 19 juin 1834, il fut 
préconisé le 18 novembre 1881 évêque titulaire de DoUche 
et coadjuteur de Mgr Rousselet, mais il fut sacré à Sainte- 
Anne d'Auray évêque de Séez, \ti'j,alii)syi, janvier i88j. 
Il décéda le 6 janvier 1S97, officier de la Légion d'honneur, 
ayant été aumônier en chef de la Marine. 

Armes. — D'azur à la bande d'argent chargée de 3 mou- 
chetures d'hermine (Bretagne) accompagnée d'une étoile 
d'or en chef (devise du prélat) et d'une ancre d'argent 
en pointe (souvenir de la Marine). 

Devise, — Stella Maris spes mea. 



BARDEL(CuuDB), néàThiersle ai ou 97févrieri8^i, élu, le 18 mai 1894, à 



ËVËOUES DE FRANCE — SÉEZ, SENS, SOI5SON5 169 

l'archevêché titulaire de Parium, muis à titre épiscopal, auxiliaire de l'arche- 
vêque de Bourges, sacré le i" août suivant, préconisé le 
19 avril 1897 évéque de Séez. 

Armes. — Parti : au i coupé de gueules à la marguerite 
d'argent au cœur d'or, et d'or au gonfanon de gueules 
fraugé de sînople, chargé des mots Dieu li volt d'argent, 
qui est d'Auvergne; au 3 d'azur à une Sainte-Agnès d'ar- 
gent tenant une palme de sinople de la dextre terrassée 
de sinople, ayant 9 moutons d'argent à ses pieds, à la 
bordure engresléc de gueules. — En cimier : une hoE.tie avec croix pattée 
entre une branche de vigne et des épis. 

Devise. — Caritate solamen. 

SENS (et Auxerre) 

,i8ai. — Yonne) ' 

DE LA FARE (An:*b-Louis-Henri). En Poitou', à Lesson ?, il naquît le 8 sep- 
tembre 1753 et fut sacré à Dijon le 13 janvier, a/w 
juin, 1788 évêque de Nancy. Préconisé le i" octobre 1817 
archevêque de Sens, il ne prit possession de son siège 
qu'en 1831. Il mourut aux Tuileries le 10 décembre 1839, 
honoré de la pourpre cardiaatîce depuis te 16 ou 36 mai, 
1833, Membre de l'Assemblée Nationale, il émigra, refusa 
de démissionner en i8ot ; il fut ministre d'Etat et créé duc 
en 1835. 

Armes. — D'azur à } flambeaux d'or allumés de gueules en pal (le dessin ci- 
contre les place à tort a et i). 

Devise. -^ £«* nostris hostibus ignis. 

DE COSNAC. — Voir Meaux. 
JOLLY. -Voir5<^«{. 
BERNADOU. — Voir Ùap. 
ARDIN. — VoirOM«. 

SOISSONS (Laon et Saint-Quentin) 

LE BLANC DE BEAULIEU (Jean-Claude). Il naquit à Paris. le 39 mai 
'753 (0 ^* f"^ sacré à Paris, le 18 janvier 1800, évêque constitutionnel de la 




iilsiiDce coasaltei Lt Curieux, t, 314, et Vlnltrmidiairt dtt Chtrchiun, x 




170 ARMORIAL DES PR^ATS 

Seine-Inférieure. Le 9 avril iSos il fut institué canonique- 
ment évêque de Soissons ; préconisé le 1" octobre 1817 
archevêque d'Arles, il ne prit pas possession de ce siège. 
Ayant démissionné le 14 septembre iSao, il mourut à Paris 
le 1} juillet 183^, baron depuis mars 1808 et chevalier de 
la Légion d honneur. 

Armes. — Jusqu'en 1 808, les initiales J C L D entrelacées. 
— En 1808 celles-ci contre : coupé : au 1 parti d'azur à 
l'étoile d'or, et des barons-évéques; au a d'or à 3 coquilles de sable en 
fasce. — En 1817 : d'or au dextrochère de gueules tenant un cœur enflammé 
et percé d'une flèche du même, à loile (?) de sable portant en lettres d'argent 
ces mots : super oniuia char'itas. 

Devise. — Super omnia cbaritas. 



DE VILLÈLE (Guillaumi^-.\ubin). 11 naquit à Caraman (Languedoc) le 
13 février 1770, fut préconisé évéque de Verdun le 1" octo- 
bre 18 j 7, puis de Soissons le 38 août tSio. Le 34 septem- 
bre 1820 il fut sacré à Paris et ensuite, le 33 mars 181% 
promu à l'archevêché de Bourges. Il mourut le a^ novem- 
bre 1841 à Bourges ; en décembre 1834 il fut élevé à la 
pairie avec le titre de comte. 

.A.RME3 (d'après le scel à impression). — D'azur émanché 
de 3 pointes dor en fasce. 

DE SIMONY (Jules-François). Né à Toulon le 39 juillet 177 >, sacré à Paris 
le 34 avril 183^ il démissionna le^i mai 1^47 et mourut le 
94 février 184') à Soissons. 

Armes. — Eoartelé : au 1 d'or plain, au s de gueules à 
l'étoil<j d'argent ; au j d'azur pUin ; au 4 d'argent 
plain ; à la croix de sinople brochant sur les parti- 
tions. 

Bioc. — Vie de Mgr de Simony, par J.-M. Péroqne. 
Paris 1861. 

CARDON DE GARSIGNIES (PAUL-ARMAND-lGKACE-.\HACLEr), né à Lille le 
14 janvier ou juin 180^, sacré à Soissons le 35 février 1848, 
décédé le 6 décembre 1860. 

Armë.j. — Dazur à 3 cb.irdoiis d'or (le scel à impression 
se.iible es inJiqiiir d'argent). 

Devise;. — AcuIj et snaviier, — Candor. 

Bios. — ViêdtMgrdt QarsigHtn, Pirli, Lteeffri, t8..i 



ÉVÉQUES DB FRANCE — SCHSSONS 17! 

CHRISTOPHE (Jean-Joseph), né à Rochesson (Vosges) 
le 16 avril 1823, sacré à Reims le ^ mai iS6i, décédé à 
Soissons le lo août 1863, officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la légende de saint Christophe au 
naturel. 

Devise. — Chrisium fera me ferai Chrislits. 

DOURS (jEAN-jACliL-ES-JULHS PlEHRE). Le 4 

ou 6 février 1809 il naquit à AIzonne (Aude), 
leij mars 1864 il tut sacré à Lîon, le sj fé- 
vrier 1876 il démissionna, le 13 octobre 1877 
il mourut à Bagnères-de Bigorre, Il était 
chanoine de Saint-Denis et officier de la 
Légion d'honneur. 

Armes. — De gueules à la croix de 1a 
Passion d'argent, marquée des 3 clous de 
sable, à la couronne d'épines du même 
passée entre les bras de la croix. 

Devise. — Jesum Chrislum et hnnc cruci- 
fixum (1 Cor., 11, i). 

THIBAUDIER (Odon). Il naquit à Miller/ (Rhône) le 30 septembre 1823 
et fut sacré comme ëvêque titulaire de Sidonie, ou mieux Sidon, à Lyon, 
le 9 mai 187^ ; le 16 juin 1876 il fut transféré à Soissons 
et, le 14 février 1889, promu à Cambrai, où il fut rappelé 
à Dieu le 9 janvier 1893. Il était chevalier de la Légion 
d'honneur, comte romain, assistant au trône pontifical, 

Armes. — D'azur à l'évangile d'or ouvert accosté de 
a épis d'or et acccompagné en pointe d'une feuille de 
vigne d'argent, atiàs de sînople, fruitée Je 2 grappes de rai- 
sin du même (symboles de l'Eucharistie), au chef d'or à la 
croix fleuronnée de gueules. 

Devise. — Qua sunt patrîs. 

DUVAL (Jean-Baptiste-Théodore), né au Havre le 6 juin 1824, sacré à Rouen 
le 24 février 1889, décédé le 23 août 1897. 

Armes. — D'azur à la barque d'or voguant sur une mer 
d'argent, partant d'un phare lumineux du même(symbolisant 
le Hâvre-de Grâce) el se dirigeant vers l'eftigie rayonnante 
de Nolre-Danie-de Liesse (\'ierge vénérée au diocèse de 
Soissons) d'.ir-cn', placée au canton sénestre. Dans la 
barque un évéque, revêtu des ornetnenis poiitîficaux. au 
naturel implore Marie. (Voirau su/iple'ment les Armouies de 
Mgr Caoappe, qui y ont un eertain rapport avec cellos-ct). 




)73 AXKORIAL DES PRELATS 

Devise. — Ptr Graliam ad Lceiiliam (jeu de mots charmant fur la ville de 
naissance du prélat et le pèlerinage de son diocèse). 



DERAMECOURT (Augustin- Victor), né à Beauvais le 
7 mars 184 1 , sacré le 26 juin 189S à Soissons. 
Armes. — De gueules à la croix Utine et rayonnante d'or. 
Devise. — Lumen seinilis meis (Ps., cxviii, 105). 



STRASBOURG 

(iSai. — Haut et Bas-Rbiu) 

SAURINE (Jean-Pierre). Né à Saint-Pierre-d'Eysas (Bas- 
ses-Pyrénées) le II mars 1753, sacré évêque conslitution- 
nel des Landes à Paris le 37 février 1791, il fut nommé 
évéque de Strasbourg le 39 avril iSoa; le 9 mai 1813 il 
décéda à Souliz (Haut-Rhin). 

Armes et sceau. — D'argeut à ses initiales P J S de sable 
entrelacées. Le chapeau et autres ornemenis extérieure- 
ment en blanc (voir ci-contre). 

DE CROY-SOLRE (GusTAVE-MAXiMiLrEX-Jusr prince). Il naquit à Vieux- 
Condé (Flandre) le la septembre 1773, fut sacré le 9 janvier iSao, à Paris, puis 
promu à la métropole de Rouen le 17 novembre iPîj. Il décéda dans cette 
ville le i"janvier 1844. Honneurs : le cardiaa- 
lat au ai mars 182% la pairie et la grande 
aumônerie de France le 31 octobre tSaa, la 
commanderie du Saint-Esprit et la grand-croix 
de Charles III. 

Armes. — Ecartelé : au i contrécartelé de 
gueules à 10 losanges d'argent j, 5 et 1, qui est 
de Lelaing (/« j«/ à impression en donne 7) et 
d'argent à 3 fasces de gueules, qui est de Croy ; 
au a contrécartelé, d'azur à j fleurdelys d'or, 
qui est de France, et d"or à 4 pals de gueules 
{h sceî donne argent), qui est de Foix-.AIbret, et 

sur le tout d'hermine, qui est de Bretagne ; au y contrécartelé, losange d'or et 
de gueules (le scel donne argent) qui est de Craon, et d'or {id. d'argent) au Hon 
de sable, qui est de Flandre; au 4 contrécartelé, de Croy, et d'argent i 
3 doloires de gueules les deux en chef adossées en bande et barre, la y en 
bande, qui est de Renty. Sur le tout : burelé d'argent et de gueules de 8 piè- 
ces, qui est de Croy-Soire. 



ÉVÉQJJES DE FRANCE STRASBOURG, TARBES 173 

THARIN (Claude-Marie-Paul). Né le 
34 octobre 1787 à Besançon, sacré à Paris 
le 1^ janvier 184^, il rendit son âme à Dieu 
en cette ville le n janvier 1843, ayant 
démissionné le 13 février 1827. 

Armes. — D'azur à la fasce d'or chargée 
d'uae losange de gueules et accompagnée 
de j étoiles d'argent, 3 en chef et i en 
i pointe. — On observera que le graveur a 
fait de vraies têtes de clous pour marquer 
l'or, et a placé — fait rare — la mitre à 
droite. 

LE PAPE DE TREVERN. — Voir Aire. 

RitSS (ANDRé), né à Stgolsheim (Haut-Rhin) le 6 avril 1794, préconisé évê- 
que in partibus de Rhodiopolis le 14 décembre 1840, sacré 
le 14 février suivant, puis élu évêque de Strasbourg le 37 août 
1841. 11 décéda à Strasbourg le 17 novembre 1887, officier de 
la Légion d'honneur. 

Armes — D'argent à la bande de gueules chargée d'une 
masse d'armes d'or, accompagnée d'une main mouvant du 
chef tenant un livre fermé marqué d'une croix, le tout d'or, 
et en pointe d'un cep de vigne terrassé, le tout au naturel. 

STUMPF (Pierre-Paul). Né Français (tel est le motif de son inscription) le 
91 septembre lâaa à Egisheîm (Alsace), sacré, le 34aoiJt 1881, évéque titulaire 
de Cesaropolis et coadjuteur de Mgr Rxss, il fut nommé 
administrateur aposlique du diocèse de Strasbourg le 
■ 35 février 1883 et son évêque en titre le 17 novem- 
bre 1887. Il décéda à Strasbourg le lo août 1890. 

Armes. — De gueules à } tours d'argent ouvertes de 
sable, posées en fasce sur une terrasse de sinople, à 
s clefs d'argent en sautoir les pannetons en haut broc- 
hant sur une épée du même garnie d'or, en pal et l'estoc 
en haut. 
Devise. — Suaviter et fortiler. 

Sceau. — Ovale j semblable à la reproduction ci-contre ; légende : \ Peirus 
Paiilus Siumpj episcopus Argentinensis. 

TAREES 

(183). — Haule*-Pyréiiéeï) 

DE NEYRAC (Antoine-Xavier), né à Vabres, au diocèse de Rodez, le ai no- 
vembre 17^7, sacré le \} juillet 1833, décédé le 18 janvier 1853. 




174 AKUORIAL DES PRËLATS 

Armes. — D'azur semé d'étoiles d'argent, {le scel à impression, trh grossier, 
donne 14 étoiles en pal a, j, 4, 3, a. — Voir, aux prélats romains^ ces armes à 
Mgr Neyrac). 

. DOUBLE (Pierre-Michél-Marie), né à Verdun-sur-Garonne, en Languedoc, 
le S ou 36 mai 1767, sacré à Bordeaux le a6 novembre i8jj, 
décédé le i*' avril 1S44. 

Arhes. — D'azur à la croix romaine trëfïée et rayonnante d'ar- 
gent, posée sur un piédestal de a marches du même. (Il semble 
qu'au pied de la croix il y a les lettres I O I). 
D:;ViSE, — In hoc signo vinces. 

MASCARON?— LAURENCE (Berthand-Sévère), né à 
Oroix (Hautes-Pyrénées) le 7 septembre 1790, sacré à 
Paris le 1" juin 1845, décédé le 30 janvier 1870. 

ARMis. — D'or à h croix ancrée et rayonnante de gueu- 
les, au chef d'azur chargé de 3 étoiles d'argent, ^ 

Devise, — Virluset lux. 

PICHENOT (Pjerre-Anastase). Naissance, à Nuits-sous-Ravière (Yonne). le 
37 octobre 1816 ; sacre, à Sens, le si août 1870 ; archevêque 
de Chambéry,le 3^ juillet 1873; décès, à Chambéry, le ^octo- 
bre 1880 ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'ainr à ) épis de blé d'or soutenus d'un crois- 
sant d'argent, accompagnés en chef de a grappes de raisin 
d'argent ligées de sinople. 

Devise. — Confirmât, latificai. 

LANGÉNIEUX (Benoit-M.*rie). A Villefranche (Rhône) il naquît le 15 octo- 
bre 1824, à Paris il fut sacré le aS octobre 1873, 
puis préconisé le ai décembre 1874 métropo- 
litain de Reins, oil Dieu le rappela à lui je 
I" janvier 1905. Son Excellence Mgr Langé- 

nieux fut cardinal le 

7 juin i88é ; il eut aussi 

le ruban rouge. 

(Armes. — D'azur à la 
croix de Jérusalem d'ar- L 

gent. Il portait la cou- I 

ronne ducale avant d'ê- 
tre cardinal. 

Devises. — Sub Uiiim prœsidium. — A Reims, seule- 
ment : Vivat in me Cliristvs. 
. .. Sceau à Tarbes. — Les deux saints qui prient au pied 



ÉVÈQUES DI FRANCE — TARSES I75 

de N-D. de Lourdes sont Ambroise et Augustia rappelant les deux paroisses 
de Paris dont il fut curé; l'écu est au-dessous du listel porU:it la devise. 
Légeode : J-J- Sig. DenedccU -^ epi -J- TarbUnsis \. 

JOURDAN (César VicToR-ANGE-jEAN-BAPTisfE), né à Marseille le a octobre 
1813, sacré à Paris le 54 février 187^, décédé le 16 juil- 
let 1 883 ; chevalier de la Légion d honneur. 

Armes. — D'azur au rocher de sable battu par une 
mer d'argent (symbole de la Vérité que l'évèque doit 
maintenir inébranlable), sénestré en chef d'une étoile 
d'argent (symbole de la Foi qui doit l'Oclairer). 

Devise. — Est est, non non (paroles du Sauveur, tirées 
de S. Jacques, v, la, conaplétant les symboles cî- 
dessus). 

BILLIËRE (Prospek-Marie). Enfant des Hautes-Pyrénées, car il naquit à 
Bertren, le 10 août tSn, il fut sacré à Tarbes le 
30 novembre 1883 et mourut à Lourdes le 
99 août 1899. 

Armes. — D'azur à l'Immaculée Conception d'ai^ 
gent, vêtue d'un manteau d'or, posée sur un crois- 
sant d'argent, écrasant la têle du serpent de sable, 
accompagnée en chef de 9 étoiles d'argent en orle 
(symbole de N.-D. de Lourdes), au frane-canton 
sénestré de gueules au château donjoné de 5 tours 
d'argent, qui est de Bagnères-de-Bigorre . L'églan- 
tier, qui est au bas de l'écu, rappelle le rosier fleuri 
qui était aux pieds de Marie, quand elle apparut à 
Bernadeite, â la grotte de Lourdes. 

Devise. — Posvit me cvsiodem . 

SCHŒPFER (François-Xavier), né à Wettolsheim (Haut-Rhin) le 14 décem- 
bre 1S43, sacré à Paris, le aa février 1900, à 
Saint-Sulpice. 

Armes. — Ecartelé : au ? de gueules à la 
bande d'or accompagnée de y couronnes du 
même en chef posées en bande et de j autres 
aussi d'or, posées de même mais versées, qui 
est d'Alsace; au a d'argent au dextrochère 
de carnation, lévite de sable, tenant une petite 
crpii^du même (bras de saint François-Xavier 
présentant le crucifix aux infidèles) ; au ^ de 
sinople aux clefs de saint Pierre d'argent en 
sautoir, au caillou du même- en pointa, qui est 



176 ARMOEIAL DES PRÉLATS 

de Saint-Pi erre-du-Gros-Caillou (église de Paris dont le prélat était curé) ; 
au 4 d'azur à une Notre-Dame de Lourdes d'argent. — Cimier : le chrismou 
complet. 

Devise. — Per Mariant ad Jesum. 

Sceau (à cire), — Semblable aux armes. 



TARENT AISE 

(1S60. — Ar. de Hoatiers. — Savoie) 



TURINAZ (Je AN- François-Marcelin), né au Châtelard -en-Bauges (Savoie) le 
13 février ou 6 avril 1786, sacré à Chambéry le 6 mai 1838, démissionnaire 
en iS6b, décédé à Saint-Genix-sur-Guier (Savoie) le 38 octobre 1869, cha- 
noine de Saint-Denis et officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Coupé d'argent et d'azur à la croix de gueules entourée d'une | 

vigne de sinople. — Aliàs : d'argent â la croix latine de. . . enlacée d'une vigne | 

de. .. sur un tertre de. . . au chef d'azur. { 

Sceau. — Rond ; il porte les secondes armes ci-dessus et, comme légende : 
Joan. Francise. Marcel. Turina^^ episcopus Tarentasiensis , , 



GROS (François). Le a8 février 1801 il naquit à Saînt-OfFenge-Dessous, en 
Savoie, il fut sacré à Chambéry le i"mai 
1867 Dieu le rappela à lui en novem- 
bre i88j ; il était chanoine de Saint- 
Denis depuis 1874, s'étant démis de son 
siège en 1879, et chevalier de la Légion 
d'honneur. 

Armes. — D'azur à la croix et à l'ancre 
d'argent en sautoir; au chef cousu de 
gueules chargé d'un cœur d'or entre 
I a billettes du même. — L'épée de Saînt- 
Sigismond placée sous l'écu, suivant 
l'usage des évêques de Tarentaise. 

Devise. — Major hortim esl charîtas. 
(Allusion, aux emblèmes des vertus 
théologales, qui figurent dans l'écu), 

TURINAZ (Charles-Framçois). Né à Chambéry le a février 18^8 et sacré 



tvtWES DE FRANCE ^ TAREKTAISE, TOULOUSE 



177 




en cette ville le 11 juin 1873, il fut transféré à 
Nancy le 30 mars 1882. 

ARMES. — D*or au Sacré Cœur de gueules ; au 
chef d'argent chargé d'une croix de sable entourée 
d'une vigne et posée sur un tertre de sinople 
(souvenir de son oncle ^êt prédécesseur Mgr Tu- 
rinaz ci-dessus), au franc-canton dextre d'azur 
chargé d'un M gothique d'or (à Nancy, d'argent) ; 
à la filière d'argent (peut^ire une simple fantaisie 
de graveur ^ mais le scel à impression de Nancy Va 
également), — A Nancy la mitre est enfilée dans 
un bâton et l'épée disparaît. 

Devises. — Svrsvm corda — Misericordia et veritaSy jvstitia et pax. 

PAGIS (Jean-Pibrre). Il est né à Fléaux (Cantal) le 6 ou 16 juillet 1835 ; il 

est sacré à Salers (Cantal) le 29 juin 1882, préconisé 
évéque dé Verdun le 26 mai 1887 et résigne son siège le 
18 avril 1901. 

Armes. — D'azur à une Notre-Dame de Lorette, posée 
sur le toit de sa Sancta-Casa^ soutenue par 2 anges au- 
dessus d'une chaîne de montagnes (le Cantal) le tout d'ar- 
gent ; à la plaine de sinople sur laquelle croit un laurier 
du môme ; au franc-canton dextre, de gueules à la tour 
d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois trèfles du second, qui est de Salers. 

Devises. — Auspice Virgine lauretana. — Respexit humilitatem. (Vesp. 
B. M. V.). 



BOUVIER (Pierre-Emmanuel-Dieudonné), né à Niort-de- 
Lassay (Mayenne) le 17 juin 1837, sacré le 25 janvier 1888, 
décédé à Londres en avril 1900. 

Armes. — D'or à 3 croix trèflées de gueules. 
Devise — Salus in cruce. 



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TOULOUSE (et Narbonne) 

(i8oa. — Haute-Garonne) 

PRIMAT (Claude-François-Marie). Il est né à Lyon le 
26 juillet 1747 et a été sacré évêque constitutionnel du 
Nord le 10 avril 1791 à Paris ; il fut transféré à Lyon en 
1798 Institué canoniquement le 9 avril 1802 comme arche- 
vêque de Toulouse, il y mourufle 10 ou 17 octobre 1816. 
Il fut sénateur, comte de TEmpire, pair de France et com- 
mandeur de la Légion d'honneur. 



ARUORIAL DfiS MlKLATS 



U 



178 ARMORIAL DBS PRÉLATS 

Armes. — En 1803 : ses initiales dans un cart.oucke. — En 1809, écartelé : 
au 1 des comtes-sénateurs ; au 3 de sinople au lion couché d'or ; au 3 d'argent 
à ) violettes au naturel ; au 4 d'azur à la croix pattée d'or. 

DE BOVET (François). Le 8I mars 174^, allas 1747. il naquit à Grenoble ; 
il fut sacré le 13 septembre 1789 évéque de Sisteroh.. Nommé à Toulouse en 
1817 il ne reçut le pallium qu'en 1819 ; ayant démissionné l'année suivante, 
sans même avoir été intronisé, dit-on, il fut nommé chanoine de Saint-Denis, 
et rappelé à Dieu, à Paris; le 6 ou 7 avril 1838. 

ARMES. — D'azur au bœuf d'argent (la famille ajoutait : sur une terrasse de 
sinople). 

DE CLERMONT-TONNERRE (Antoine-Anne-Julbs) Comme date de nais- 
sance on trouve : i*** janvier 1740, 31 décembre 1748, i* octobre et !•' jan- 
vier (vraisemblable) 1749 ; pour son sacre comme évéquer 
comte de Châlons : 14 avril et 13 juillet 1783; pour sa 
promotion à l'archevêché de Toulouse : 1*' juillet et 
a8 août 1830 ; pour sa création de cardinal : 3 et 30 décem- 
bre 1833. Il décéda à Toulouse le 21 février 1830. Il fut 
député aux Etats-Généraux, ministre^ duc et pair, comman- 
deur du Saint-Esprit. 

Armes. — De gueules à 3 clefs d'argent en sautoir. 

Devise. — Etiamsi omnes ego non. (Tous les sceaux ne la portent pas). 

Sceau. — Ovale ; écu aux armes ; de la couronne comtale émerge une tiare, 
légende: Ann. Ant.Jul. de Clermont-Tonnerre ep. com. Cathal. par. Fran. 
(Avant la Révolution). "" 

D'ASTROS. — Voir Bayonne. 

MIOLAND. — Voir Amiens. 

DESPREZ. — Voir Saint-Denis. 
MATHIEU. — Voir Angers. 
GERMAIN. — Voir Roâex. 




TOURS 



(1803. *- Indre-et-Loire) 



1>E BOlâGËLIN DE CICÉ (Jean-de-Dibu-Raymond). Il naquit à Rennes le 



!•* 



i 



tvtdves DE FRANCE — TOURS 



179 




27 février 1733. fui sacré le 38 avril 1765 évêque de Lavaur, 
puis promu archevêque d'Aix le 4 mars, aliàs 17 juin, i77i> 
II fut institué canoniquement archevêque de Tours le 
9 avril 1803. Créé cardioal le 17 janvier 1803, il décéda k 
Angervîlliers(Seine-et-Oise) le 33 ou 33 août 1804. 

Armes. — Eu i8oa, ses initiales. — Auparavant : 
écartelé : de gueules à la molette d'argent, et d'azur 
pUin. 



Devise. — In viriuie vis. 

OR BARR AL. — Voir Meaitx. 









Id-^'^" 




Chilleau, le 13 août iSsi, pour Paris. Archevêque de Tours 
le a6 novenabre ou le 1*' décembre 1894, il y décéda le 
38 décembre 1841. 11 avait été fait comte et pair en 1897. 
Armes. — D'azur à la bande d'or, accompagnée de a mi- 
roirs d'argent au cadre perlé du second. 

MORLOT. — Voir Orléans. 

GUIBERT. — Voir Viwrs. 

FRUCHAUD. — Voir Limops. 

COLET. — Voir Luçon. 

MEIGNAN. —Voir Châlons. 

RENOU. — Voir AmUns. 



1. On trouve aimi lei motilon» d'atnr, mais c'est une etrebr. — te ÙicHonnairt dtt fatititlti 
b P«iteiit a, p. 466, dit qu'il* lonlauul ioaais paiuanli ; il ne let iodiqne pu coUetJiÉ 



ABMORIAL DES PRÉLATS 



TROYES 

(i8o». — Aube) 

DE NOÉ (Marc-Antoine), né à la GremaudJère (Sain- 
fonge)en avril 1794, sacré le 1 a juin 1763 évêque deLescar, 
nommé évêque de Troyes en mai iSoa, décédé le aa sep- 
tembre suivant. 

Armes. — Losange d'or et de gueules (famille). 

DE LA TOUR-DU-PIN MONTAUBAN (Louis-Apolunaibb). 11 naquit à Paris 
le 1} janvier 1744, fut évêque de Nancy en 1777, altàs 
a; juin ou 35 juillet 1778, archevêque d'Auch en 178^; puis le ' 
1" octobre 1803 il fut nommé à l'évêché de Troyes, encon- 
servantle titre personnel d'archevêque. 11 mourut à Troyes 
le.aS novembre 1807, officier delà Légion d'honneur. 

Armes. — En 1803, ses Initiales. — Auparavant : écartelé: 
d'azur à la tour d'argent au chef cousu de gueules chargé 
de 3 casques d'argent, fermés d'or, et d'or au dauphin 
d'azur, crête, oreille et barbé de gueules .- 

Devise. — Nihtl altsus. 

DE BOULOGNE (Etienne-Antoine). Sa naissance a Avignon est donnée au 
36 décembre 1747, au 37 décembre 1753, au 36 décembre 1757. Préconisé le 
II juillet 1808, il fut sacré le s février 1809 et rendit son âme à Dieu, le 
13 mai 183;, à Paris. 11 avait d'abord été nommé évêque d'Acqui, mais n'avait 
pas été préconisé. Quand, par ordre de Napoléon, il était en prison, en 1813, 
l'abbé F,-A. de Cussy fut nommé évêque de Troyes, maïs naturellement ne 
reçut pas ses bulles. Mgr de Boulogne fut préconisé archevêque de Vienne le 
i" octobre 1817, mais le nouveau concordat n'ayant pas été établi le Pape lui 
accorda le titre d'archevéque-évèque de Troyes et le décora du sacré pallitim. 
Il fut baron de l'Empire. 

Armes. — D'azur à l'étoile d'or entre deux branches d'olivier en forme de 
couronne civique d^i même (1), au franc-canton des barons-évêques, - à la 
bordure à'or (Armoriai îles Évcques de Troyes). —De gueules à j branches ('Jtc^ 
d'olivier d'argent, en sautoir, en forme de couronne ; au centre, une étoile d'or, 
l'écu bordé d'un filet de même (France pontificale). — D'azur à la filière d'or 
avec une étoile d'argent en abime entre 3 branches d'olivier posées en sautoir, 
au franc-quartier de gueules à la croix alaisée d'or brochant sur le tout (ïtf; 



lerait doubtt rinceau, une branche seule un peu arrandie se nommant rimeau en 
nme on n'est pas absolunieot d'accord sur le nom ï donner à s bnnctiei en forme 
erte par le haut, nous blasonnoDs ici da façon compréhensible, A l'iveoir Qont 
ttlrons Indifféremment rincrau ou ihublt rimtau. 



^ÈCLUES DB FRANCE — TROYES l8l 

alors que devient téhiU placée au croisement des branches ? — Annales catho- 
liques, 1896, 280). — De gueules chargé d'une étoile d'or en abime entre 
3 branches d'olivier de sinople en sautoir ('ji'c) liées par un ruban d'argent, à 
une filière d'or ; au franc quartier des barons-évêques. (Armoriai du I" Em- 
pire, I, 133). 

DE SEGUIN DES HOUS (Jacques-Louis-David), né à Cas- 
tres (Languedoc) le 30 octobre 1760, sacré à Paris le 26 fé- 
vrier iSsôf décédé à Troyes le 31 août 1843. 

Armes. — D'azur à y pals d'or, au chef d'argent chargé 
d'un lion léopardé de sable {gravé argent I) 

DEBELAY (Jeak-Marie-Mathias), né à Viriat (Ain) le 24 fé- 
vrier 1800, sacré le 10 mars 1844, promu à l'archevêché d'Avi- 
gnon le 15 octobre 1848, décédé en septembre 1863, officier de 
la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la gerbe d'or. 

Devise, — Posuivos uieaiis et fructum afferaiisQoan.,xv, 16). 

. -, . CŒUR (Pierre-Louis), né à Tarare (Rhône) le 14 mars 180% 
sacré le 35 février 1849, décédé le 9 octobre 1860 à Charmont 
(Aube). 

Armes. — D'azur à la croix ancrée ou de saint Benoit d'or 
cantonnée de 4 cceurs d'argent. 

Devise. — Pati et compati. 

RAVINET (Emmahuei-Jules). Il est né à Paris le 4 avril 1801, a été préconisé 
le 18 mars 1861 ; il décéda le 38 mars 1881, chanoine de 
Saint-Denis depuis 1875, ayant démissionné ; officier de la 
Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la croix -haute et ancrée d"or, posée sur 
un rocher de 4 coupeaux du même, surmonté d'un Saint Esprit 
d'argent rayonnant d'or. 

DsviSB. — In cruce robur ^t solatium. 

■■' -■ CORTET (Pibrre-Louis-Marie), né le 7 mars 1817 à 
Château-Chinon, sacré à Paray-le-Monial (Sa6ne-et-Loire) 
le jo novembre 1875, décédé à Cannes le 16 février 1898, 
chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la croix d'or chargée en cœur d'un 
Sacré.Cœur de gueules, sommé d'une croix de sable (sou- 
venir du lieu de son sacre). 
Devise. — Omnia vincii amor. 



103 AKMORIAL DES PRÉLATS 

DE LA ROUSSE DE PÉLACOT (Gustave- 
Adolphe), né le 14 juin 1840 au Puy, où il 
fut sacré le 39 juin 1898; chevalier de la 
Légion d'honneur. 

Armes'. — Ecartelé : d'or à la rose degueu- 
les, et échiqueté d'or et d'azur de cinq 
traits. 

Devise. — SvsiimofiâfmDet. 



TULLE 

(i8m. — Cofrtie) 

DE SAGEY (Claudb-Joseph-Judith-François-Xavieb). Né à Ornans en Fran- 
che-Comté le 3 avril 1759, sacré le i" mai 1823 à Issy, il démissionna en 18*4 
et fut nommé chanoine de Saint-Denis, mais il conserva l'administration de 
son diocèse jusqu'au i"" avril 1835. 11 est mort à Paris le ao mars 1836. 

Armes. — D'azur à la croix ancrée d'or, (Plusieurs éoêçues ont des armoiries 
similaires, particulièrement Mgr Caur ci-dessus, moins les cœurs). 

DE MAILHET DE VACHÈRES (Augustin), né le 33 août i76> au château 
de Vachères (Haute-Loire) où il mourut le 16 mai ou le 15 juin 1842, sacré le 
34 avril 183^. 

Armes. -^ D'azur à } maillets d'argent. 

Sceau (en papier). — Ovale de so "" X 15 "° ; écu aut armes ; palmettes 
au bas du cartouche ; couronne de marquis entre mitre et crosse ; 10 glands au 
chapeau ; pas de légeude. 

BERTEAUD (Jeah-Baptiste-Pierre- Léonard). Il naquit à Limoges le jo no- 
vembre 1798 et il y fut sacré le ai septembre 184a. Sa 
démission est du 3 novembre 1878 et son décèî, au 
château épiscopal de la Morguie, du 3 mai 1879 ; chevalier 
de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à 9 bras d'argent sortant d'un nuage 
du même, mouvant du flanc sénestre de l'écu et jetant un 
filet de sable sur une mer d'argent ombrée d'azur avec 
a poissons au naturel, au soleil d'or rayonnant sur a nues 
d'argent occupant tout le chef, et chargé en cœur d'un X 
(partie du chrismon) de sable, aliàs de gueules. 

Devise. — In verbo autem tuo laxaèo'rete (Luc, v, 5). 

DENÉCHAUX (Henri -Charles-Dominique), né à Trémentincs (Maine-et- 



i\tQ.VSS DB FRANCE — 1 



183 



Loire) le 19 décembre 183a, sacré à Tours le i" avril 1879, honoré du sacré 
pallium eo 1904. 

Armes. — D"or à une branche de laurier et une de chêne 
de sinople en sautoir, cantonnées de 4 croisettes de gueules. 
(Ce sont les armes que portait, à 
Tours, son oncle Mgr Fruchaud). 

Devises. — Simpliciter et confidenter, 
— Ecce tuiela. 
I Sceau. — Ovale ; la Vierge-Mère sous 

un édicule gothique dans le haut, ayec au-dessous sur un 
listel : eccetuteJa (jeu de mots sur le nom latin de Tulle) ; 
dans le bas saints Martial et Martin agenouillés ; l'écu, 
sans ornements et entre a étoiles, dans la pointe extrême ; 
légende : Sigillum. Henrici episc. Tutelensis. 



VALENCE 

(tSoi.— Drame) 

BÉCHEREL (François). Il est né à SaiQt-Hi1aire-de-Harcou{£t (Normandie) 
le 8 ou 18 mars 173:, et fut sacré, le ao mars 1791, évèque constitutionnel de 
la Manche. Fn tSoa il fut institué canoniquement évéque de Valence et mou- 
rut le 96 juin iSi;. Il était chevalier de la Légion d'honneur et baron depuis le 
18 juin 1809. 

Armes. — D'abord ses initiales F B, en noir sur blanc. — En 1809 : de gueules 
à la croix d'argent, cantonnée à sénestre d'une croisette d'or, ou mieux, au 
franc-canton des barons-évéques entouré d'une 6lière d'or. 



(DE) LA RIVOIRE DE LATOURETTE (Marie-] oseph-Aktoine-Laurekt), né à 
Tournon (L3nguedoc-Ardèche)le 1^ septembre 1761, sacré 
à Mende le 7 novembre 1817, ou mieux 1819, décédé le 
3 avril 1840 à Valence. 

Armes. — Ecartelé : de gueules au lion d'argent armé et 
lampassé de sable, qui est de La Rivoire, et d'or au lion de 
gueules, qui est de Ginestous de La Tourette. 

Sceau (en papier). — Ecusson surmonté de la couronne 
ducale posée sur le cartouche du bas duquel sortent a palmes; légende : 
Maria. Jos. Ani. Laur. Larivoire de La Tourette episc. VaUntinensis. 

CHATROUSSE (Pierre), né à Voiron (Isère) le 37 juillet 1795, sacré à Vienne 



184 ARHORIAL DBS PRÉLATS 

le 31 septembre 1840, décédé à Valence le 16 mai 1857, cheva- 
lier de la Légioa d'honneur et décoré du pallium. 

Armes. — D'azur au chêne de sinople issant d'une chaîne de 

montagne (d'argent ?) mouvant du bas de l'écu, battu par un 

vent qui souffle de l'angle sénestre sous forme d'une ligure de 

carnation ; au chef de gueules chargé d'une croix ancrée d'argent. 

Devise. — Domtnus petra mea et robur meum (9 Reg-, xxii, a). 

LYONNET. - Voir Satnt-Flour. 

GUEULETTE (François-Nicolas). Le 8 janvier 1808 il naquit à Moulins 
(AUier), le 7 mai 186^ il fut sacré à Paris. 
Ayant donné sa démission en 187^, il fut 
nommé chanoine de Saint-Denis en 1877. Dieu 
le rappela à lui le 18 mars 1891 en l'abbaye de 
Lérins (Alpes-Maritimes). Il était chevalier de 
la Légioa d'honneur. 

Armes. — D'or au dextrochère de carnation 
sortant d'une nuée(?) d'azur, mouvant de l'an- 
gle sénestre de la pointe et tenant une 
branche de muflier (vulgo : gueullette de 
lion) de gueules, tigëe et boutonnée de si- 
nople. 

Devise. ^ Os palet ad vos in Christo (2 Cor,, vi, 1 1). 

COTTON (Charles-Pierre-François), né à Saint-Siméon^de-Bressieux (Isère) 
le s ou ^ décembre 183J, décédé au même lieu le s^ septem- 
bre 190% ayant été sacré à Grenoble le i'' mai 187^. 

Armes. — D'azur à la croix d'or chargée en coeur d'un calice 
de sable et cantonnée de la épis d'oi (un des sceaux à impression 
donne par erreur des fleurdelys placées dans chaque canton 
. et I). 

Devise. — Omnibus omnia (i Cor., ix, 32). 

ScBAU. — Ovale ; écu aux armes ; couronne comtale ; devise au bas ; légende : 
•f SigiUum CaroU episcopi Vaîentinensis. 



VANNES 

(1801. — Morblhin) 

MAYNEAUD DE PANCEMONT (Annb-Antoinb-François-Xavier), né ii 
Digoin-sur-Loire le é ou lo août l^^*„aliàI 6 août 17^6, sacré à Paris le 
II avril 1803, décédé le 14 mars 1807. 



éVÈQj:tS DH FRANCE — VASNES iSç 

Abmes. — D'azur aux initiales A X M P d'or entrelacées. — Sa famille porte : 
écartelé : d'argent à 3 merlettes de sable, et d'azur à la tour d'or. 

DE BAUSSET- ROQUEFORT {Pierre-François-Gabriel-Raymond-Ignace- 
Fernand), né à Béziers le 31 décembre 1757, sacré le 39 mai 1808 à Aix, où il 
rendit son âme à Dieu, le 39 janvier 1838. Il fut préconisé 
archevêque d'Aix le a} août 1819 ; il était chevalier de la | 
Légion d'honneur, baron impérial, comte et pair de- 
puis 183;. 

Armes. — En 1808 : d'azur au chevron d'or accompagné 
en chef de a étoiles à 6 rais d'argent, à la bordure d'her- 
mine ('f»/>^rim/«ij 4(>J, au franc-canton de baron-évêque. — 
En 1815, il supprima le franc-canton. — Dans un de ses 
sceaux à impression il ajouta vers 1809 un monticule à ), aliàs à 6, coupeaux 
d'argent en pointe de l'écu, comme le poilaient ses oncles de BaussetRoque- 
fort, évêques de Fréjus et Béziers. 

Devise. — Sola salus servire Deo (Peut-être ne la porta-t-il pas). 

DE BRUC-MONTPLAISIR (Henri-Marie-Claude), né à Vallet (Bretagne) 
le la ou 19 juillet 1751, nommé le 37 août 1817, préconisé le 33 août 1819, 
décédé à Vannes le 18 juin 1836. 

Armes. — D'argent à la rose (héraldique) de gueules boutonnée d'or. 

Devise (personnelle). — Virgo Maria in te conftdo. 

GARNIER (Simon). Il naquit à Langres, aliàs à Saint- 
Vallier, le 39 juillet 1764; il fut sacré, en l'église Saint- 
Germain-des-Prés de Paris, le 19 novembre 1836 et décéda 
le 3 mai [aliàs 8 ?) 1837 à Vannes. 

Arues. — Parti : d'azur à la croix trèflée, aliàs fleuronnée, 
d'or, et burelé d'or et de gueules de lo pièces. 

DE LA MOTTE DE BROONS DE VAUVERT, né au châ- 
teau de Launay, en Bretagne, le 13 août 1783, sacré à Paris, 
dans la chapelle des Carmélites, le 38 octobre 1837, décédé 
à Vannes le 5 mai 1860. 

Armes. — D'azur fretté d'argent de 6 pièces. {On dit que sa 
famille porte inverse). 

DUBREIL (Louis- Anne). Né à Toulouse le 18 janvier 1808, 
ily fut sacré le S septembre 1861 ; le 30 ootobre 1863 il fut 
promu archevêque d'Avignon. Le 13 ou 30 janvier 1880 il est 
décédé, officier de la Légion d'honneur, comte romain, etc. 

Armes. — Tranché : d'or au rameau d'olivier de sinople, et 
d'azur k la croix tièâée d'or. 

Devise. — Pax in virfute (Ps., cxxi, 7). 




l86 ARHORIAL DES PRÉLATS 

GAZAILHAN (Jean-Baptiste-Charles). Il naquit le 14 mai i 
et y décéda le 8 ou 16, janvier 1872; son sacre (auquel, tout 
enfant, j'ai assisté) eut lieu à la cathédrale de cette ville 
le 6 mars [864. 11 démissionna en 1866 et fut nommé 
évêque de Saint-Denis en i8t9. 

Armes. — D'azur au chevron d'or accompagné de 
3 flambeaux d'argent allumés de gueules, au chef d'argent 
chargé de } croiseties de gueules. 

Devise. — Arâens et lucens (Joan., v, 35). 



BÉCEL (Jean-Marie), né à Belgnon (Morbihan) le i»' août 1835, 
sacré à Paris le 3^ juillet 1866, décédé à Vannes le 6 novembre 
1897, chevaherdela Légion d'honneur. 

Armes. — D'hermine à la croix d'azur. 

Devise. — Charitas cum fide. 

LATIEULE (AM^DÉa-jE an-Baptiste), né à Sain^Mayme 
(Aveyron) le a juillet 1838, sacré le 39 juin 1898, décédé à 
Vannes le si octobre 1903. 

Armes. ■— Parti : d'azur à l'agneau pascal d'argent, nimbé 
d"or, et de gueules à 3 annelets d'or; au chef d'hermine sur le 
tout. 

Devise. — Fralrum amator (3 Mach , xv, 14). 



VERDUN 

(,8,3. - Meuie) 

D'ARBOU (Ehenne-Marie-Bruno). Né à Toulouse le 
36 décembre 1778, il fut sacré à Paris le 15 juillet 1833 et 
démissionna en 1836; le 16 mars 1830 il fui transféré au 
siège de Bayonne qu'il quitta en 1837. Nommé chanoine 
de Saint-Denis en 18^:, il mourut à Toulouse le 3 ou 
4 septembre 1858. 

Armes. — D'azur au lion d'argent, au chef du même 
chargé de 3 merlettes de sable. 

DE VILLENEUVE-ESCLAPON (François-Joseph). Nais- 
sance, à Grasse le 13 juin É757 -, sacre, à Paris le 20 mai 
1837 ; décès, à Verdun le 14 novembre 1831. 

Armes. — De gueules fretté de 6 lances d'or, accom- 
pagné de petits écussons d'or dans les claire-voies ; sur le 
tout, d'azur à la fleurdelys d'or. 

Devise. — Per hcec regnum et imperium. 




évËQUBS DE FRANCE — VERDUN 1S7 

VALAYER (Placide-Bruno). 11 est né à Grillon (diocèse 
d'Avignon) le ^ octobre 1764 et est sacré à Paris le 10 fé- 
vrier 1833 ; il démissionne en 1836, est nommé l'année 
suivante chanoine de Saint-Denis et rend son âme à Dieu 
le a8 avril 1850, à Avignon. 

Armes- — D'azur à la croix de saint B.;noit ou ancrée 
d'argent, accompagnée en chet de 3 étoiles du même. 



LE TOURNEUR(jEAN-AuGUSTm), né le ^septembre 1775 
à Paris, où il es[ sacré le 35 juin 1837, décédé le 36 jan- 
vier 1844. 

Armes. — D'azur aux fonts baptismaux d'argent soutenus 
de 4 marcbiCs du même. 

Devise. — Superimpendar ipse(% Cor., xii, 15). 



ROSSAT. — Voir Gap. 



HACQUART (AuotJSTi»), né à Epinal le 
i; mai 1809, sacré à Paris, à la Madeleine, le 
i" mai 1867, décédé le i", ou mieux le 31, 
.mai 1884, officier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la croix de calvaire d'or, 
enlacée d'un cep de vigne d'argent (parfois 
fruité de pourpre). 

Devise. — In vinculis charilaiis. 



GONINDARD (Jean-Nataus-François}. Le 51 décembre 1837 il naquit à 
Ferreux (Loire) et fut sacré à Lyon le 10 mai 188;. Par décret du 17 mai 
1887 il fut nommé coadjuteur de Mgr Place, à Rennes, et 
le Pape le promut archevêque titulaire de Sébasie. Arche- 
vêque de Rennes le ^ mars 1893, il décéda le 17 mai 
suivant. 

Armes. — De gueules à la croix haute et potencée d'or 
(à Rennes : d'argent chargée de g mouchetures d'hermine 
de sable) (1) plantée sur une plaine de sinople, adexlrée 
d'un lion d'argent (rappelant qu'il habita longtemps Lyon) 
et sénestrée d'un daujthin d'or affrontés, au chef cousu d'azur chargé d'une 
étoile d'argent, le haut de la croix b.o^hant sur le chef. 

Devise. — De cruce ad lucem. 



PAGIS. — Voit Tarentaise. 



ARHORUt DES PRÉLATS 



VERSAILLES 

(iSoa. — Seine^t-Oise) 

CHARRIER DE LA ROCHE (Louis). Il naquit à Lyon le 17 mars, aliàs mai, 
I7j8, et fut sacré à Paris le 10 avril 1791 archevêque constitutionnel des Côtes- 
de-la-Manche; mais il démissionna le a6 octobre suivant. Le 19 mai 1802 il 
fut nommé évêque de Versailles, oit il décéda le 17 mars 
1837. Député aux Etats-Généraux de 1789, premier aumô- 
nier de Napoléon, il fut aussi officier de la Légion d'hon- 
neur et baron au aa novembre 1808. 

Armes. — D'abord ses initiales. — En 1808, écartelé : 

au I d'hermine au pont d'argent; au a des barons- 

évêques; au > à la fasce d'or accompagnée de 3 trèfles de 

sinople ; au 4 coupé d'or au lion de sable surmonté d'un 

comble de gueules, et d'azur à la bande d'argent accompagnée de 3 têtes de 

coq, a en chef 1 en pointe; sur le tout, d'azur à la roue d'argent, qui est 

de Charrier de La Roche. 

Devise (rarement portée). — Semper in orbite, 

BORDERIES (Etienne-Jean-François), né à Montauban le a4 janvier 1764, 
sacré à Paris le 39 juillet 1837, décédé le 4 août 183a. 

Armes. — D'azur au dauphin d'argent enroulé autour d'une ancre du même, 
(Voir celles de Mgr Termo^]. 

Devise (écrite en grec). — Iclus. 

BioG. — Vie de Mgr Borderies, par Mgr Dupanloup. Paris, Téqui, 1904. 

BLANQ.UART DE BAILLEUL (Louis-Marie-Edmond). Il naquit à Calais le 
8 septembre 189;, fut sacré le 37 janvier 1833 à Versailles, et promu 
à la métropole de Rouen le 17 juin 1844. S'étant démis de son 
siège le 35 janvier 1856, il fut nommé chanoine de Saint-Denis ; il 
mourut à Versailles le 30 décembre 1868, commandeur de la 
Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur au chevron d'argent à la billelte (ou carreau) 
du même en pointe. 

GROS (J. N.). —Voir Saint-Dié. 

MABILE. — Voir Saint-Claude. 



t. Faiions encore observer que It majorité des prélaU origioaires de Bretagne, ou nommés en 
Bretagne, ont pris on ajouté i lears premières armoiries lei hirminn, qui sont l'éca de Bretagne, 
1 moins qn'ili n'aient de* armoidei de famille. 



évÉQUES DB FRANCE — VERSAILLES, VIVIERS 



189 




GOUX (Pierre- Antoine- Paul), né le 13 mars 1827 à Tou- 
louse, où il fut sacré le 14 novembre 1877, décédé à 
Versailles le 29 avril 1904. 

Armes. — De gueules à la croix de Toulouse d'or sou- 
tenue d'une vergette du même, à Tagneau d'argent la tête 
détournée brochant sur la vergette (fragment des armoiries 
de Toulouse), au chef cousu d'azur semé d'étoiles d'or. 

Devise. — In cruce salus {\u\x . miss, de cruce). 



VIVIERS 



(1833. — Ardëche) 



MOLIN (1) (André), né à Job (Auvergne) le 23 jan_ 
vier 1759, sacré à Paris le 6 juillet 1823, décédé le 25 juil- 
let 182^. 

Armes. — D'argent au chevron d'azur accompagné en 
chef de 2 croissants d'azur et en pointe d'un arbre de sino- 
pie terrassé du même ; au chef d'azur chargé de 3 étoiles 
d'argent. 




BONNEL (DE LA BRAGERESSE) (Abdon-Pierre-François), né à Mende le 
27 janvier 1757, sacré à Avignon le 19 février 1826, démissionnaire le 17 juin 
1841, décédé à Viviers le 24 juin 1844. • 

Armes. — D'azur aux initiales P F B entrelacées de sable. 



GUIBERT(Joseph-Hippolyte). Le 13 décembre 1802 il naquit à Aix-en-Pro- 
vence; le 11 mars 1842 il fut sacré à Marseille, puis promu archevêque de 

Tours le 19 mars 1857 et transféré à l'archevêché de Paris le 
27 octobre 1871. Il fût nommé cardinal le 22 décembre 1873, 
puis officier de la Légion d'honneur. Sa mort arriva le 7 ou 
le 8 juillet 1886 à Paris. 

Armes. — D'azur aux insignes des Oblats d'argent sur une 
terrasse de sinople en chef, avec leurs initiales de sable en 
pointe, séparés par un agneau d'argent et un lion d'or (lescel à impression mar- 
que argent) au repos et affrontés. 

Devises. — Pauperes evangeli^antur (Math., xi, 5). — Suaviter et fortiier. 




t. On trouve auisi : Molins^ MoUin et Mollins. 



190 ARMORIAI DES PRELATS 

DELCUSSY (Louis), né à Sainte-Anastasie (Cantal) le 
36 juillet 1794, sacré à Aurillac le 31 mai 18^7, rappelée Dieu 
le 17 mai 1876; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armbs — D azur i a brebis d'argent posées et regardant, 
en pointe, à la croix de calvaire de sable encognéedu même, 
soutenue d'une divise aussi de sable {^Annes à enquerri). 

Dtvise ~ Vocem meam audienl. 

BONNET (Joseph-Michel-Frëdéric), né à Langogne (Loière) le 29 septem- 
bre 183% sacré à Périgueuxle 34 août 1876, comte romain 
et assistant au trône pontifical. 

Armes. — D'azur à la croix d'or 

chargée d'un Sacré Cœur de gueules. 

DeviSB. — Spes mea. 

Sceau. — Il représente la sainte 

Vierge ou le Sacré Cœur avec l'évê- 

que en prière assisté de saint Front, 

patron du diocèse de Périgueux, dont 

il était grand-vicaire, et de saint Privât ; légende : 

\. SigiUum. Friderici,. episcopi. Vivarien.. 



Mgr S^gn,l. - Q..mf.r. Sj,mèoli J« rf«^ T^il^m,-. 



II. Cardinaux n'ayant occupé aucun siège 
au XIX^ siècle 



DE BAUSSET-ROQUEFORT (Louis-François). Il naquit à Pondicbéry le 
14 décembre 1748 et décéda à Paris le ai juin 1831, aliàs 1834. Le 18 juillet 
1784 il avait été sacré évêque d'Alais, siège dont il donna sa démission en 
1 801. Il fut créé cardinal le 91 ou 37 juillet 1817. Baron en 1808, élevé à la 
pairie et nommé duc en 181^ et 1817, il était membre de l'Académie française 
et commandeur du Saint-Esprit. 

Arhes. — D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de s étoiles à 6 rais 
d'argent et en pointe d'un rocher de ^ ou 6 coupeaux du même. (Voir â Vannes 
les armoiries presque semblables de son parent, Mgr de Bausset). 

Devise. — Sola salusservire Deo. 

DE FALLOUX DU COUDRAY(ALFRED-FRÉDifiic-PiERRE), 
né (à Angers le i^ août 1807 d'après la Gerarchia, mais 
douteux) le i^ août 181^ et à Bourg d'Iré (Maine-et-Loire ; 
Ann. Pontifie, de 1905), décédé à Tivoli, près de Rome, le 
31 ou 93 juin 1884 ; d'abord, prélat de la Maison de S. S., 
puis cardinal, le 13 mars 1877. 

Armes. — D'or au chevron de sable accompagné de 
3 trèâea du même. 



199 



ARMORIAI DE6 PRELATS 



DE LA LUZERNE (César-Guillaumb). II naquit le 7 ou 
17 juillet 1738 à Paris et décéda le ai juin iSïi. Sacré 
évâque de Langres le 30 octobre 1770, il fut rétabli sur 
son siège en 1817, mais n'en prit pas possession. Le Pape 
l'éleva au cardinalat le 37 juillet 1817. 

Armes. — D'azur à la croix ancrée d'or, chargée de 
^ coquilles de gueules. 

DE LAITIER DE BAYANE (Alphonse-Hubert). Né i Valence le yo octobre 
1739, il fut créé cardinal le 9 août 1803 et mourut à Paris 
le 36 juillet t8i8. Napoléon le nomma sénateur le a^ jau- 
vier 1813, comte, le 1 1 septembre suivant, et Louis XVIII, 
duc et pair le ai juin 1814. 

Armes. — D'azur fretté d'argent, au chef du même 
chargé d'une étoile d'or. — Sous l'Empire en sus : le 
franc-canton des comtes-sénateurs. 




M AURY (Jean-Siffrein). 11 naquit à Valrêas (actuellement Vaucluse) le a6 juin 
1746 et décéda à Rome le 11 mai 1817. Il fut sacré archevêque titulaire de Nicée 
le i"mars 1793 et nommé en 1794 évéque de Montefiascone et de Coraeto. 
Le 31 février 1794 il fut créé cardinal et reconnu par 
Napoléon comme cardinal français seulement en 1806. 
Nommé par ce dernier à l'archevêché de Paris en 1810, 
le cardinal Maury ne reçut pas ses bulles. II fut de l'Aca- 
démie française. 

Armes. — D'azur à la fasck d'or, accompagnée en cbet 
d'une colomlie essorante d'argent, et en pointe de 3 flèches 
d'or ferrées d'argent, accostées à dextre et à sénestre de 
3 étoiles d'or. 

Bioo. — Il existe plusieurs biographies de ce célèbre prélat, spécialement : 
Vie du cardinal Maury, par L, S. Maury. Paris, 1837, 

SAVELLl (DoMiNiQ.tiE), né à Spelomafo-de-Bologne (Corse) le i^ septembre 
1793, créé cardinal le 7 mars 18^4, décédé à Rome le }0 août 1864. II fut minis- 
tre de Pie IX (1). 

Armes. — De gueules à 3 bandes d'or, au chef d'argent 
chargé de 3 lions affrontés tenant une rose sommée d'un 
oiseau le tout de gueules ; le chef soutenu d'une trangle 
de sinople chargée d'une couleuvre d'azur. (Ces armes, 
qui m'otii été envoyées ainsi coloriées, me sont aussi décrites 
de la même Jaçon par un neveu du prélat, le comte SaveUi, 
officier Jrançais ; toutefois le cachet avec lequel il a fermé sa 
lettre portait : d'or à ) fasces de gueules). — les armes du 

I. Il est oœii ilaoi la liste des Cardinaux fraiifait donoée par VAnimairt Pontifical At 190^ : 
— Je ne donne pas le cardinal Bonaparte parce qu'il était de la branche italienne des prince* 
de CanlDo. 



- ■■ ,' ■ .CABDINAUX SANS SlËOB ' ('\ •' /'- (^ r'i^ <*; I((^ 

cardinal sont données avec Us variantes suivantes : Coupé d'argent sur un bandé 
d'or et de gueules, à la fasce de sinople chargée d'une burelle ondée de sable, 
l'argent chargé de s lions affrontés d'or tenant entre leurs pattes une rose de 
gueules tîgée et feuiUée de sinople sommée d'un oiseau de sable- (Cette des- 
cription, peu héraldique, est certaintment erronnée.) On trouve aussi : un bandé 
d'argent et de gueules de 6 pièces, le chef, comme ci-dessus, la trangle sous la 
couleuvre. 

ZIGLIARA (Thomas). Né à Bonifacio, le lo (on trouve aussi aa et a9)*octo- 
bre 1833, il fut créé cardinal le 13 mai 1879 et rappelé à 
Dieu, à Rome, le 10 mai 1893. It était Dominicain. En 
janvier 1893 il fut bien préconisé évêque de Frascati, mais 
il mourut avant d'être sacré. 

Armes. — Tiercé en fasce : au i des Dominicains (voir 
plus loin), au a d'or à l'aigle de sable couronnée de. . ., au 
3 d'azur à la fleurdelys d'or, à la divise de gueules entre 
les a et 3. (il y a quelquetoia une divise de sinople entre 
les I et a). ■ '• 



III. Arck-ev^ues et Evêques résidentiels 
en Europe 



D'ANGENMES (Albxandre-Vikcgnt-Louis). Il naquit à Turin, mais de parents 
français, le i^ juin 1781; il fut 
préconisé éyéque d'Alexandrie-de- 
la-Pouille (lUlie) le 16 avril 1897 
et promu archevêque de Vercelli 
(Italie) le i*' mars 1833. 11 décéda 
le 18 mai 1869, chevalier de l'A- 
aonciade. 

Armes. — De sable au sau- 
toir d'argent. — Supports : deux 
chevaux *, colliers de l'Aaoaciade 
et des SS. Maurice et Lazare au- 
tour de l'écu. -■ --' 

ARRIGI DE CASANOVA (AHTomH-Louis). Nous ne savons que peu de chose 
sur lui : il naquit en Corse le 11 avril 17^^, devint Français par l'annexion de 
cette île, fut nommé évêque d'Acqui (Italie), probable- 
ment sous l'Empire, et décéda en février 1810. Napoléon 
le fit baron le lâ septembre 1808. 

AfiMEs. — Ecartelé : au i d'argent à 3 barres de gueules ; 
au a des barons-évéques ; au } d'azur à la tour d'argent au 
bras du même issant d'une fenêtre sénestre de la tour et 
tenant en pal une clef d'or que saisit de sa dextre un lion 
d'or, armé et lampassé àe gueules, le tout posé sur une 
campagne de sinople ; au 4 d'or, au sphinx égyptien de sable, tenant un éten- 
dard à } queues de cheval du même posé en barre ; à la croix de pourpre bro- 
chant sur les partitions. 

BERDOLET (MARC-AirromE). Aix-la-Chapelle (Allemagne) fut érigé par 
Pie Vil en évêché lors du Concordat, mais pour peu de temps. Mgr Berdolet, 
qui aurait été sacré évêque constitutionnel de ?, fut intronisé le 9^ juillet 1809 



ÉVOQUES EN EUROPE t^^ 

premier titulaire d'Aix. Il était né k Rougemon, en Alsace, le i} septembre 1740» 
il mourut le 13 août 1809. Mgr Le Camus (voir plus bas) devait lui succéder. 

Armes. — Le doyen du chapitre d'Aix-la-Cbapelle m'a écrit : « Probable- 
ment il n'a pas eu d'armoiries, car s'il en avait eu on les trouverait sûrement 
sur son portrait dans notre salle de chapitre ; mais il a'ea est rien. > 

DE BESSUÉJOULS DE ROQ.UELAURE (Jean-Armand). Né à Roquelaure 
(Languedoc) le 34 février 1791, sacré évêque de Sentis le 16 juin 17^4, il fut 
préconisé, ou mieux intronisé, le 11 avril 180a, archevêque 
de Malines (Belgique), siège qu'il occupa jusqu'en 1808. 
Ayant démissionné il fut nommé chanoine de Saint-Denis 
en 1808, puis comte le ■"juin suivant. Il fut premier au- 
mônier du Roi et commandeur du Saint-Esprit. Son décès 
arriva à Paris le 3} avril 1818. 

Armes. — Ecartelé : au i de comte-archevêque ; aux 3 
et y d'azur à j rocs d'échiquier d'or, aliàs argent ; au 
4 d'argent, alids d'or, à a lions affrontés de gueules appuyés sur un laurier de 
sinople, le tout posé sur une campagne du même . 

DE BEXON(CLAODE-LiopOLD). II naquit à Sarralbe (?) le 14 juin 1736 et 
mourut au Ban -Saint-Martin (Moselle) le 10 août 1807. Il fut sacré évéque de 
Namurà Parts le 30 mai i8os, il démissionna le i; septembre 1803. 

Akhes. — De... i 9 lances de... en sautoir. 

DE BROGLIE (Maurice-Jean-Madeleine, prince). Né à 
Broglie (Eure) le ^ septembre 1746, décédé à Paris en juin 
ou juillet 1831. Il fut sacré en celte ville le 17 novembre 
évéque d'Acqui (Italie) puis transféré au siège de Gand 
(Belgique) le 3 août 1807, II fut aumônier de Napoléon et 
baron le as novembre 1808. 

Armes. — D'or au sautoir ancré d'azur, au franc-canton 
de baron impérial. 

COLMAR (Louis-Joseph), né à Strasbourg le 99 juin 1760, sacré à Paris, le 
94 août 1809, évéque de Mayence (Allemagne), où il 
décéda te 1; décembre 1818; baron de l'Empire depuis 
le 10 février 1809 et chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Parti : au i d'or à la ruche de sable surmontée 
d'une colombe essoié'e d'azur, portant au bec une branche 
d'olivier de sinople ; au a de gueules à la pèlerine de 
pèlerin d'argent chargée de 3 coquilles de sable ; sur 
le tout au comble d'or et au franc-dnton de baron- 
évéque. 

Bioo. — Mgr Colmarf évéque dt Mayence, par J . Wirth. Paris, iyo6. 



196 AKMOaiAL DES PRELATS 

DEJEAN (Jean-François-Aiké, ou André). Il naquit à Castelaaudaiy le 
34 mars 1748 et mourut en 1814, baron depuis le 3 mai 1809. Le 9 février 1809 
il fut nommé, par décret, évêque d'Asti (Italie); peut-être reçut-il ses bulles, 
en tout cas il ne fut pas sacré. 

Armes. — Coupé : au 1 parti d'azur au croissant d'or surmonté de a étoiles 
du même, et de gueules à la croisette d'or, qui est des barons-évéques ; au 
9 d'argent au griffon essorant C^ic) de sable. 



DOULCET (Hemry) Cet évêque appartient à la congrégation des Passionnis- 
tes ; il est né k Paris le 36 avril 18^7 et a été élu, 
le 36 avril 189^, évéque résidentiel de Nîcopolis 
(Bulgarie). 

Armes. — Parti : au i d'or à une sorte de sca- 
pulaire de sable en forme de coeur, avec les mots 
Jesu Xri Passio, (gue le dessin ci-contre fera mieux 
comprendre qu'une description, qui ne pourrait Ure 
héraldique), entre deux palmettes posées en dou> 
bie rinceau, qui est l'emblème des Passionnistes ; 
au 9 écartelé : de gueules à la tête de bélier d'ar- 
gent, et losange d'argent et de sable, qui est de 
Doulcet. 
Devise. — Evangeli^are pavperibvs (Luc, iv, 18). 

FALLÛT DE BEAUMONT DE BEAUPRÉ (Etiennb-Akdré-François-de- 
Paule). Il naquit à Avignon le !•■■ août 1750 et fut sacré à Frascati (Italie), le 
aj décembre 178a, évêque titulaire de Sebastîanopolis. En 1786 il fut transféré 
au siège résidentiel de Vaison puis à celui de Gand (Bel- 
gique) le 9 avril 1803, puis encore, le 33 mars 1807, à celui - 
de Plaisance (Piacenza, Italie), dont il se démit en 1815 à 
la chute de Napoléon, ayant eu des difficultés d'ordre poli- 
tique avec son clergé. Mgr de Beaumont avait été nommé 
archevêque de Bourges en iSi^ par décret impérial. 11 fut 
baron puis comte de l'Empire, pair de France en 181^, 
officier de la Légion d'honneur et premier aumônier . 

de Napoléon. Il mourut à Paris le 1" octobre 183^. 

Armes. — D'abord : d'azur aux lettres F D B entrelacées d'or. — En 181^ : 
coupé : au I parti des comtes-archevêques et d'azur à la croix de Jérusalem d'ar. 
gent; au a d'or à 2 lions adossés de sable. 

HIRN (François-Joseph), né â Strasbourg le 35 février 175I1 sacré le 
18 juillet 1801 évêque de Tournai (Belgique), décédé le 17 août 1810 (date très 
douteuse), baron de l'Empire le 39 juin 1808, 



^ÈQUES EN EUROPE 197" 

Armes. — Ecartelë : au i d'azur à la Vierge-Mère d'ar- 
gent ; au a des barons-évéques ; au 3 de gueules à la coroe 
d'abondance d'or; au 4 d'azur à la porte de ville, allas 
église, flanquée de 3 tours d'or, aliàs d'argent. 

Napoléon nomma pour remplacer , Mgr Hirn un abbé, 
appelé Samuel (de) Saint-Médard, sur lequel il nous a 
été impossible d'avoir des renseignements précis. Nous 
savons seulement qu'en 1793 il s'était réfugié en Espa- 
gne, qu'en 1803 il fut curé de Saint-Georges-d'Oléron (Charente-Inférieure) 
puis en 1805, vicaire général de la Rochelle. Nommé le 14 avril 181^ évêque 
de Tournai, il se rendit dans cette ville, dont le chapitre cathédral refusa de 
le recevoir; pris de peur en 1814 il rentra en France précipitamment mais 
emportant avec lui la chaptlU de son prédécesseur; il mourut en iSa^ dans 
lUe d'OIéron. 

DE LA TOUR (Hyacinthe). Il naquit à Saluces (Piémont) d'une famille que 
l'on dit française, ce dont je doute un peu. Sacré arche- 
vêque de Sassari le 39 mars 1790, il fut transféré au siège 
d'Acqui le 34 juillet 1797 et préconisé archevêque de Turin 
(Piémont) le i" février 1805 ; il y mourut le 8 avril 1814, 
comte et sénateur de l'Empire français. 

Armes. — Ecartelé : au 1 des comtes-sénateurs ; au s, 
coupé d'or, et d'azur à la tour d'argent ; au j de gueules 
à la bande d'or, au chef d'azur chargé de a ruches d'or ; au 
4 d'argent à la croix ancrée et neslée de gueules. 

LE (?) CAMUS (Jean-Denis-François). Né à Chartres le 38 février 1750 ou 
I7;9j il fut nommé en 1809, aliàs par décret du 33 octobre 1810, évêque d'Aiz- 
la-Cbapetle (Allemagne). Quoique n'ayant pas été sacré, il administra toutefois 
le diocèse, tout au moins jusqu'en 1814 ; la date de sa mort ne nous est pas 
connue. 11 fut fait baron le 16 décembre 1810, avec le règlement d'armoiries 
suivant. 

Armes. — D'azur semé d'étoiles d'argent, au franc-quartier de baron- 
évêque. (Au franc-quariitr près ce sont Us armes de Mgr Neyrac, prélat romain). 

LEJEAS (François- Antoine). Il naquit à Paris, aliàs à Dijon, le ta juillet 1744 
et mourut à Bruxelles le 16 avril 1837, chevalier de la 
Légion d'honneur et baron de l'Empire. Nommé évêque 
de Liège par décret du 9 février 1809, on ne sait s'il fut 
préconisé; en tout cas il ne reçut pas ses bulles et ne put 
administrer le diocèse que comme vicaire capitulaire d'oc- 
tobre t8io à septembre 1814. 

Armes. — De gueules au chevron d'or accompagné en 
chef de 9 étoiles d'argent, au franc-canton de baron impé- 
rial. — En 1808 il eut le pal des chevaliers, au lieu du franc-canton. 




198 



ARMORIAL DES PRELATS 



MASCLET (Jean-Baptiste). Il émigra en Russie lors de la Révolution. Le 
6 décembre 1808 il aurait été sacré évéque titulaire pour être auxiliaire de 
Mgr Dederko, évêque de Minsk^ en Russie. Toutefois Ganis, dans sa Séries 
episcoporu m j dit qu'il ne fut suffragant de Minsk que le 36 septembre 1814, 
avec le titre d'êvêque titulaire de Comana. On lui donne aussi le titre d évéque 
de Camacho. Il mourut avant juillet 1836, époque où Grégoire XVI désigne 
un titulaire pour Comana. Mgr Dederko ayant été dépossédé de son siège 
en i8ia et relégué dans Tabbaye d'Olyka, Mgr Masclet aurait été nommé 
administrateur de Tévéché sans Tarrivée des troupes françaises en Russie ; son 
origine l'en empêcha et ce ne serait que vers 1820 qu'il aurait administré ce 
diocèse. Gams toutefois ne donne en ce qui Je concerne que deux dates 
extrêmes : 1814 et 1818. — Ses armoiries sont inconnues. 

MOLIN (pRÉDéRic-MARiE), né à Venise, de famille française (?), le 17 novem- 
bre 1733, nommé évêque d'Adria (Italie) le 18 septembre 180% aliàs 1807, baron 
de l'Empire français en 181 1 ; date et lieu de décès, inconnus. 

Armes. — Coupé : au i, parti d'azur à une roue de moulin d'argent et des 
barons-évêques ; au 2 de pourpre à 3 étoiles d*argent en fasce. 

PISANI DE LA GAUDE (Charles-François-Joseph), né à Aix-en-Provence 

le 4 mars 1743, sacré évêque de Vence le 8 février 1784, 
préconisé évêque de Namur (Belgique) le 28 mai 1804, 
décédé le 23 février 1826, baron de l'Empire le 2 novem- 
bre 181 1, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'abord : d'azur au sigle de Jésus-Sauveur 
d'argent. — En 181 1 : d'or à l'arbre arraché de sinople, 
au comble d'azur chargé de 2 étoiles d'or; au franc-canton 
baronnial. 

PITRA (Jean-Baptiste). Né à Champforgueil (Saône-et-Loîre) le 31 juillet, 
aliàs !«' ou 10 août, 1812, il fit profession chez les Bénédictins de Solesmes le 
10 février 1843. Il fut créé cardinal le 16 mars 1863, préconisé évêque de 
Frascati-Tusculum (Italie) le 12 mai 1879, puis transféré à un autre siège 
suburbicaire, Porto et Santa-Rufina,le 24 mars 1884. A Rome, 
le 9 février 1889, il rendit l'âme à Dieu. 

Armes. — Parti : au i d'azur à la montagne de 3 coupeaux 
arrondis d*or sommée d'une croix patriarcale potencée de 
sable, au mot pax de gueules brochant sur son pied, qui est des 
Bénédictins ; au 2, coupé d*argent à la fasce de gueules 
chargée de 3 pies de sable, et à la mer de sinople dans 
laquelle nage un poisson d'argent, qui est de Pitra. — Pen- 
dant très longtemps le cardinal Pitra portait un second parti différent : coupé 
de gueules à 3 merlettes d'argent 2 et i et à une mer etc.; à la fa$ce de sable 
chargée de 2 étoiles d'argent brochant sur le coupé. 

Devise. — Pax in virtuie ÇPs., cxxi, 5). 





. j 



■ ÉvfiQUES BM EUROPJ I99 

BiOG. — Histoire du Cardinal PUra, par Dom F, Chabrol. Paris, 1893. 

THEURET (Charles-François-Bonaventore). Il naquit dans le Doubs, à Vars, 
le 36 mai I Sas et fut précooisé le i;, aliàs ai, juillet 1878 évéque titulaire 
d'Hermopolis- Majeure. Le Saint-Siège ayant érigé la principauté de Monaco en 
évêché le i^ mars 1887, ily fut transféré le i^ juillet suivant et en fut ainsi le 
premier évêque. (La date : 11 mars iS8a qu'on trouve, semble absolument 
inexacte). Mgr Theuret est mort à Monaco le 11 no- 
vembre 1901 ;' il était chevalier de Malte, comte 



Armes. — De gueules au lion d'or tenant une croix 
d'argent dans la patte dextre ; au chef d'azur^ il l'esquif 
de sable gréé d'argent, vo- 
guant surune mer de sîno- 
ple, accompagné en chef 
d'une colombe avec son 
rameau d'argent volant 
vers un palais du même, 
posé sur un roc de sable 

et mouvant du canton dextre du chef. (Allusion 

à la légende de sainte Dévote, patronne de 

Monaco, dont le corps fut transporté de Corse au 

port de celte ville, dans une barque guidée par 

une colombe). — L'écu est posé sur une croix de 

Malte avec, au bas, les Ordres du prélat. 
Devises. — De pressa extolitvr. — Fortis, patiens. 
Sceau. — Elliptique ; dans le haut l'Immaculée Conception sous un portique 

roman; dans le bas le monastère qui a donné son nom à la principauté, avec 

l'écusson de celle-ci, à gauche, et celui de l'évéque, à droite ; légende : 

♦ Sigillum Caroli f *pi : Monoecensis * 

VIALE-PRELA (Michel). 11 naquit à Bastia le 33 sep- 
tembre 1799 et fut sacré en... comme évéque titulaire de 
Canhage. Il était cardinal depuis le i; mars 18^3 quand il 
fut promu archevêque de Bologne (Italie) le aS septem- 
bre 18;^ ; il mourut en cette ville le i; mai iSéo. Il avait 
été nonce à Vienne. 

Armes. — D'azur à la bande d'argent accompagnée de 
3 lions couronnés du même. 

ZŒPFFEL (Jean-Evangëuste), né à Dambach (Alsace) le 5 décembre 1736, 
sacré le 7 juin 1803 évéque de Liège (Belgique), décédé le 17 octobre 1808. 
Armes. — Ses initiales entrelacées. 







* ■ 



. IIL Evêques titulaires, sans fonctions 

• m 

OU auxiliaires des Evêques résidentiels de France 



et d'Algérie 



(X) 




BLANQUET DE RÔUVILLE (Etiennb-Trophime). Né à Marvejols (Langue- 
doc) le 30 juin 1768, décédé à Reims le 3 novembre 1838, 
il fut sacré vers 1829 évêque titulaire de Caryste et fut 
auxiliaire de Tarchevêque de Reims. Dès 1830 il fut 
nommé chanoine de Saint-Denis, dit Tannuaire ecclésias* 
tique de cette année-là^ qui lui donne le titre d'évâque in 
pariibus de Numidie ; or il n'y a pas d'évêché titulaire de 
Numidie, mais de Centurie-de-Numidie, Fussola-de-Numi- 
die, Diana-de-Numidie. 

Armes. — D'argent à la bande de gueules chargée de 3 roses du champ, 
accompagnée de 2 croissants du second, celui du chef versé» 

BRINCAT (SAUVEUR-ALBXANDRE-FéLix-CARMEL), né à Alger le 20 novembre 
18^7, préconisé évêque titulaire d'Hadrumète le 7 juillet 1889. 

Armes. — Coupé : d'azur au pélican avec sa pitié d'argent, et de sable à la 
croix et l'ancre d argent en sautoir, à l'étoile d'or en chef. 

Devise, — In veritaie et charitate (a Ep. Joan., 3). 

BUQ.UHT (Louis-Charles). Il naquit le âi novembre 1796 à Paris ; son décès 
arriva le 17 janvier 1872. Il fut préconisé évêque titulaire de Parium le !•' octo- 
bre i86t et sacré le 30 novembre suivant (on trouve aussi 1863, mais c'est dou* 
teux, 1863 est la date de sa nomination de chanoine de Saint-Denis). Il fut 
au3iiliaire de Mgr Darboy, ^ Paris. 

Armes. — D'azur à la croisette d'argent. {Semblables à celles de Mgr Allou^ 
sauf le pied qui est de même longueur que les bras). 

Devise. — Principium et finis. 



I. Ce chapitre compread en tas deux administrateurs apostoliques» dont l'an, Mgr Rnffo, était 
ancien évêque, et uncoadjuteur de Strasbourg, né Français. Par évêque sam fonctions nova enten* 
dons ceux pour qui, comme NN. SS. de Fraysslnous et Timarche, Tépiscopat ne fut qu'an lionneor* 



TlTULAIItES DE FRANCE 301 

CASTELLANI(N...),néàSanta-Reparata(Corse)eni79i, 
I sacré évêque titulaire de Porphyre le , décédé en 1854. 

Armes, — Coupé : au i d'argent au cœur flamboyant de 
gueules soutenu d'un livre de sable, accompagné de son 
signet et d'une plume d'oie d'or (qu'on dit être l'emblème 
de saint Augustin) (1), au 3 de gueules à la tour d'argent 
donjonné de sable (qu'on dit être de Castellani). 

DE CHAZELLES, évêque nommé d'Aréthuse. — Voir aux Prélais romains. 

DE FORGES (Paul-François), né à Redon (lUe-et-Vi- 
laine) le 33 août iSaa, sacré le 31 novembre 1877 évéque 
titulaire de Ténarie, auxiliaire du cardinal Brossais Saint- 
Marc, décédé en 1900 ou 1901. 

Armes. — De gueules 1 l'agneau pascal d'argent. 

DE FRANCHE! DE RANS(Claudb-François-Io:<ace Xavier-Alexis). ïl naquit 
à Besançon en 1733 et y mourut le ai février 1810. 11 avait été sacré le 33 mai 
17^6 comme évéque inparlibus de Rosea, aliàs Rhosus (Arsus). Comme 11 fut 
auxiliaire de l'archevêque de Besançon aussi bien après qu'avant la Révolution, 
il doit figurer dans notre Armoriai. 

Armes. — D'azur à la tête et au col de cheval d'argent. 

Devise. — Liba-tate nonfreno. 



5 


î 



(DE) FRAYSSINOUS (Denis-Aktoine-Luc). 11 naquit le 
9 mai 176; à Currières en Languedoc, fut sacré évéque 
titulaire d'Hermopolis en iSaa et fut rappelé à Dieu le 
13 décembre 1841, à Saint-Geniès (Aveyron). Il fut minis- 
tre, comte et pair, premier aumônier du roi, etc. 

Armes. — Ecartelé : d'or au lion de sable armé et lam- 
passé de gueules et d'argent, au frêne arraché de sinople. 



GAY (Louis-Charles). C'est à Paris qu'il naquit le i" oc- 
tobre 181; et qu'il mourut le 19 janvier 189a. Il fut sacré 
\ Poitiers, pour y être auxiliaire Ju cardinal Pie, le 3^ no- 
vembre 1877, avec le titre d'évêque titulaire d'Anthédon. 

Armes. — D'azur à la croix d'or, cantonnée aux i et 
4 d'une rose au naturel feuillée et tigée de sinople, 
et aux 3 et 3 d'un lys d'argent tige et feuille de sinople. 

Devise. — Omniaet in omnibus Christus. (Colos., m, 1 1), 




I. Dtm lei «moiriM dei Ermites de SiiQt-AagnstiD figurent cfl* «mblâmei, : 
peti DD peu à plat et la plume 4'oie perce le cour. 



903 . AHUORIAL DES PK^LATS 

GUILLON (Marte-Nicolas-Sylvestre). Il naquit ï Paris le 31 décembre 1759 
(les Annales Catholiques disent en 1767) et fut sacré évêque titulaire de Maroc 
le 7 juillet 1833, ayant donné sa démission d'évêquede Beauvais, où il n'avait 
été que nommé en i8jo. Il était doyen de la Sorbonne quand il décéda à 
Paris, ou mieux à Montfermeil, près de Paris, le 16 octobre 1847. On assure 
qu'il ne prit pas d armoiries. Nos actives recherches à ce sujet sont en effet de- 
meurées infructueuses. 

JEANCARD (JACQ.UES), né à Cannes le a décembre 1799, décédé en cette ville 
le 6 juillet 1875, préconisé le 18 mars 1858 évêque titulaire de Cérame ou Kéra- 
mus, sacré à Marseille le 98 octobre suivant, chevalier de la Légion d'honneur 
en 18^9, chanoine de Saint-Denis en 1861. 

Akmes. — D'azur au calice d'argent surmonté d'une hostie rayonnante d'or, 
(i^ contraire ne serait-il pas plus exact ?) 

Devise. — SaccrJos in œiernum (Ps., cix, 5). 

JOURDAN DE LA PASSARDIÈRE (Félix-Jules-Xavier), né à Graoville 
(Manche) le 9o chars 1841, sacré cvèque titulaire de Rosea, au monastère de la 
Grande-Chartreuse, le 19 octobre 1884, auxiliaire de plu- 
sieurs évéques spécialement du cardinal Richard, membre 
de la Société de l'Oratoire de saint Philippe de Néri. 

Armes. — Ecartelé : d'argent à la croix potencée de gueu- 
les et d'or à 3 barres de sinople, qui est de Jourdan de La 
Passardiëre \ sur le tout, au chef d'azur au médaillon d'ar- 
gent chargé d'un buste de la Vierge -Mère au naturel is- 
sant d'un croissant â^ot (et no» argent comme donne notre 
dessin) et soutenu par trois tètes d'anges au naturel, à 6 étoiles d'argent pla- 
cées s et I à dextre et à sénestre du médaillon, ce qui est de l'Oratoire. 
Devisf. — Omnia in cariiate. 

Sceau (à sec). — L'écu avec chapeau, crosse, mitre ; une couronne d'épines 
avec PAX et 3 clous en cimier; devise au bas; pas de légende. 

DE LABRUE DE SAINT-BAUZILE (Jacques-Louis). En 1759 (?) il naquit 
au château de Saint-Bauzille, paroisse de Saint-6asile-le-Doustre ou Saint- 
Bauzile-de-la- Roche (Corrèze). Nommé évêque de Gand 
en 1813, il ne reçut pas ses bulles; en 1891, le 94 septem- 
bre, il fut préconisé puis sacré évêque titulaire de Tempe 
et nommé dès 1836 chanoine de Saint-Denis. Il est mort 
le 37 mars 1839, ayant été aumônier du roi de Bavière. 

Armes. — D'azur au chevron accompagné en chef de 
3 étoiles et en pointe d'une grue, le tout d'or. 

Bioo. — Note sur la famille et sur l'évique du nom de 
-Labrue de Saint-Bau^ile, par l'abbé Poulbrière. Tulle, CraufiFon, i 




TITULAIKES DE FRAKCB iO} 

DE LA CHASTRE (Louis -Syivestre). Né à Paris le i6 mai 1754, il y mourut 
le 5 février 1839, Préconisé le i"' octobre 1817 évêque de 
Beauvais, il ne fut pas sacré à cause des dificultés qui 
surgirent à l'occasion du Concordat accepté par Louis XVIH 
et Pie Vil et rejeté par les Chambres. Il rendit son billet 
en 1833 et fui préconisé évéque titulaire d'Imérie ou 
Himeria le 17 novembre iBa), puis sacré à Paris dans 
l'église des Carmes le 3^ janvier suivant. Il avait été lieu- 
tenant de carabiniers. 

Armes. — De gueules i la croix ancrée de vair. 

LAURENCIN (François). Il naquit à Mottier 
(Isère) le 17 janvier iSa^, altàs 19 janvier 1837 ; 
il fut sacré à Grenoble le i« mai 1889 archevêque 
titulaire d'Anazarbe et nommé administrateur 
apostolique de Basse-Terre, oii il se rendit immé- 
diatement. Il décéda à la Tronche (Isère) le 18 dé- 
cembre 1893. 

Armes. — Coupé : au i parti de gueules à la 
croix latine d'or (foi) et de sinople à l'ancre d'ar- 
gent (espérance); au a d'azur au pélican îivec sa 
pitié d'argent (charité) 

Devise. — Major autem horum est charitas. 
(Allusion aux trois vertus théologales dont l'écu donne les emblèmes). 
(i. Cor , xiii, i^). 

MARB.ACH (Charles), né à Wissembourg ou Weissenburg (Bas-Rhin) le 
31 ou 33 novembre 1841, sacré évéque titulaire de Paphos 
ou Bafa, à Strasbourg, le ai juillet 1891, le même jour 
que Mgr Fritzen, dont il est le coadjuteur au siège de 
Strasbourg. 

Armes. ^ D'azur à la muraille à a tours et crénelée, à 
la porte ouverte, mais percée et surmontée d'une crosse, 
le tout d'argent. 

Devise. — Devi noster refvgivm et virtvs. 



MARCHAL (Augustin), né à Raon-1'Etape (Vosges) le 16 avril 1833 ou 1834, 
sacré, à Bourges le 50 juillet 1888, évéque titulaire deSinope, auxiliaire de son 
frère archevêque de Bourges, décédé à Paris le 16 juin 1900. 

Armes. — D'azur à la croix de Lorraine d'or ('an /i-« d'ancrée comme dam 
Vécu de son frère), au chef cousu de gueules, chargé de y roses d'argent. 

Devise. — Pro Chn'sto amor untu 4t labor (allusion fraternelle). 



104' ÀRMORIAL DES PB^lATa 

MARET(Henri-Louis-Charles). Né à Meyruers (Lozère) 
le 30 avril 1805, il fut nommé évêque de Vannes en iSûo, 
mais n'obtint pas ses bulles. Le 33 juillet 1861 il fut élu 
évêque titulaire de Parium, aliàs de Sura, puis promu à 
l'archevêché titulaire de Lépante en 1883. 11 fut inhumé à 
Saint-Denis, où il était chanoine, en juin 1884. 

Armes. — D'or à l'arbre de sinople sur une terrasse du 
même, au chef de gueules chargé de } étoiles d'argent. 
Devise — Sfies non confundit (Rom., v, 5). 



MARRE (Dom Augustin), évêque titulaire de Constantia. — Voir aux 
Trappistes. 

MONNIER (Henbi), né à Nivelle (Nord) le 3 janvier i8ao, sacré le i" mai 
1873 évêque titulaire de Lydda, auxiliaire de Cambrai. 
Arkes. — D'azur à l'agneau pascal d'argent sur une terrasse du même. 
Devise. — In fide et in lenilaie (EccL, xlv, 4). 

DE PERETTI (DELLA ROCA) (Léonard-Cassien). Né à Lévie (Corse) le 
4 mai 18:3, préconisé évêque titulaire de Ptolémaïs le 
51 mars 187% décédé le 33 février 1893 à Ajaccio, où il fut 
auxiliaire de Mgr de GafTory. 

Armes. — Parti : de gueules à la colonne couronnée 
d'argent, et de gueules à la tour d'argent sur une terrasse 
de sinople surmontée d'une balance de...; au chef sur lé 
tout cousu d'azur, chargé de 3 lions affrontés et tenant un 
casque cresté d'uae âeurdelys le tout d'argent (1). 

Sceau (timbre à l'humide). — Ecu posé sur une aigle dont la double tête 
soutient une couronne comtale traversée par la croix ; crosse et mitre aux 
angles; chapeau avec 10 glands; pas de légende. 



DE RUFFO ou ROUX DE BONNEVAL (Jban-Baptiste-Marie-Scipion). Le 
33 janvier 1747 il naquit à Aix d'une famille originaire d'Italie, qui venait de 



I. Ls colonne de cet écusson rappelle, comoia noui l'avoDS dit pour Mgr de La Foitt, les armel 
de k famille Colonna-Cinarea, «auche, dit-on, de nombreni seigneurs d'uae partie de 11 Cône 
— Le» armes de Peretti ont donn* lieu à de nombreuses comuiunications dans l'/n/crm/AWr* 
det ChtrchfUrs (l, 689, 969; w, 3a, 91, aoi) et dans la Rniila d/l Cotltgiû Araldlco (1905, p. 317). 
Il y a des variantes : le casque doit être an cippe ou îit de la colonne ; le graveur du icel t 
l'humide, qui nous a servi de niodile, s'est trompa : la balance d'or doit être aussi soutenue par 
une main du même niouviQl du chef, ]a base et le cbapitean d« la colonne sont égalemtot 
doDDi» d'gr. 



.TITULAIRES DB FRANCE 



ao; 



reprendre son nom de RufTo, qu'elle avait d'abord francisé 
en Roux. 11 avait été sacré évéque de Senez le a: février 
1789. Promu archevêque d'Avignon en 1S17, il ne put 
prendre possession de ce siège, car sa réérection en métro- 
pole, bien que décidée alors, tarda jusqu'en 1832. Toutefois 
Mgr de RufTo en fut administrateur apostolique de 1817 
à i8s3 (pendant que la démission de Mgr Périer était en 
suspens), ce qui motive notre insertion ; il décéda à 

Viterbe (Italie) le i} mars 1837. 
Armes. — D'argent à } pals de gueule; à la bande d'azur chargée de^ besans 

d'or brochant-surle tout. 

SARREBAYROUZE(jBAN).Né à Toulouse en 1796, 
fappelé à Dieu à Ajaccio le i; octobre 1877. II avait 
été sacré dans cette dernière ville, pourétre auxiliaire 
de Mgr Casanelli d'Istrîa, le 19 octobre 1851, avec le 
titre d'évêque in partibus d'Hétalonie ; en 18641e 
canojiicat de Saint-Denis lui fut donné. 

Armes. — Coupé : au 1 d'azur à l'arc-en-ciel au 
naturel, surmonté d'un des signes de Jéhovah d'ar-~ 
gent, et de sinople au champ de blé d'or. 

Devise. — In Deo spesmea. 




SIBOUR (UoH-FsANçois). Naissance à Istres (Bouches-du-Rhdne) le 8 ou 
le 9 février i8«7 \ décès à Antibes (Var) le 18 ou a8 novembre 1864. Pour son 
sacre j'ai trouvé : Paris le 7 janvier 185a, et Rome le 14 janvier 1855. II fbt 
évéque titulaire de Tripoli, auxiliaire de son cousin, de 
même nom, l'archevêque de Paris, chanoine de Saint-Denis, 
chevalier de la Légion d'honneur. En 1848 il fut membre 
de l'Assemblée nationale. 

Armes. — D'argent à la fasce d'azur accompagnée en 
chef d'une croix trëâée de... et eo pointe d'un château' 
fort de... sur une terrasse de... dont les tours empiètent 
sur la fasce. — (Mon dessin est fait d'après l'empreinte de 
son scel à impression, or on me donne d'autre part .;J d'azur à la ville forte, avec 
porte donjonnée de 3 tours d'argent, sur une terrasse de sinople, au chef 
d'argent chargé d'une croix trèflëe d'azur. 
Devisb. — Frater (?) qui a fratre adj'uvalur civitas firma. 
Bioo. — Notice biographique de Mgr Léon Sibour, par l'abbé Dedoue. 
Paris, 1865. 

TIMARCHE, aliàs TIERMARCHI (Vitai-Honoré). 11 naquit à Abbeville le 
30 mars 1796 et mourut à Crépy-en-Valois (Oise) le 13 juillet 1871 {aliis 1870 
mais douteux). 11 fut sacré à Paris, dans la chapelle du palais des Tuileries» 



do6 



ARMORIAL DBS PRELATS 



évéque titulaire d'Adras le 7 ou 3; août iS;^. Il fut aumônier de Napoléon III 
et chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Coupé : d'argent à la forteresse de Ham de âable {il avait été curé 
de Ham et c^est là qu*il avait dû connaître Louis Napoléon)^ et de gueules au 
palais des Tuileries d'argent. 

Devise. — Tua, pater^ providentia gu bernât (Sap., xiir, 3). 



TOURNIER (Jean-Baptiste), né à Bonneville (Haute Savoie), le 2 
bre 1842, sacré à Carthage, pour être auxiliaire suffragant 
de son archevêque, le ^ juin 1892, comme évéqué titulaire 
d'Hippone-Zarito. 

Armes. — Ecartelé : au i d*azur au pélican avec sa 
pitié d*argent ^souvenir du cardinal Lavigerie, dont il fut 
l'auxiliaire quelques mois); au 2 de gueules au palmier 
d'or sur une plaine de sinople ; au 3 de gueules à la tour 
d'argent ; au 4 d'azur à une Immaculée Conception d'ar- 
gent ; à la croix de... brochant sur les partitions. 

Devise. — Diligite alterutrum. 



5 décem- 





JMfr Guiltoti. — Poilim. 



IV. Evêques Missionnaires '" 



% 1. N'appartenant à aucun Ordre ou aucune Congrégation 

AUVERGNE (Jean-Baptiste). Il naquit ou à Ntmes, ou dans le diocèse de 
Mimes en 1788, aliàs 1791- H fut sacré, à Rome le i" mai 
183^, archevêque titulaire d'Icone pour occuper le vicariat 
apostolique d'AIep ; il tut aussi délégué apostolique en 
Syrie. Son décès eut lieu le ra septembre 1836 entre Alep 
(Asie-Mineure) et Diarbékir. 

Armes. — D'argent à un sceptre (justice) de... et une 
branche d'olivier (paix) de sinople en sautoir, à la bordure 
d'azur. 

Devise. — Jusiicia et pax. 

BAZIN (Jean-S.), né à Duerne (Rhône) le 15 octobre 1796, sacré évêque rési- 
dentiel de Vincennes (Indiaaa, Etats-Unis) dans la cathédrale de cette ville, le 
34 octobre 1847 et y décédé le a) avril 1848. — Ses armoiries sont inconnues. 

BÉLOUINO (Léon). Né à Umballe (Finistère) vers 1835. il fut préconisé le 
90 août 1880 évêque titulaire d'Hiéraple et sacré k Lamballe le 34 octobre t88o. 




inlith hon d« l'Europe et des ADdlle* au de l'Afrii^ae fnnçaite. 



90S ARMORIAL DES PRÉLATS 

I II ne fut qu'un an auxiliaire de l'archevêque de Port-au- 

Prince (Haïti) car il démissionna en janvier 1883. Son 

! décès arriva le as août 1890, soit près de Saiot-Brieuc, soit 

plutôt à Moncontour-de-Bretagne. 

Armes. — Parti': au i d'azur à j gerbes d'or liées de 
gueules 3 et i, qui est de la ville de Lamballe ; au 3 de 
gueules au lion d'argent, lampassé et couronna d'or, au 
chef d'hermine, qui est de la ville de Moncontour ; et sur 

le tout, à la croix haute trèflée au pied fiché d'or, altàs d'argent. (Sur son image 

mortuaire la reproduction de ses armes donne au lieu ^hermines un chef d'azur 

semé de fleurdelys d'or). 
Devise. — Primum regnum Dei. 
Sceau. — Un timbre sec à relief donne l'écusson sommé d'une couronne 

comtale de laquelle émergent une crosse et une mitre ; légende : Léo episcopus 

Hierapoliianus, 

BLANC (Antoine). Il naquit à 5ury-le-Comtal (Loire) le it octobre 179a et 
fut sacré par Mgr Rosati, le 33 novembre 183% évêque de la Nouvelle-Orléaas 
(Etats-Unis) dans la cathédrale de cette ville. 11 en fut promu archevêque le 
19 juillet 18^0 et y mourut le 30 juin 1860. 

Armes. — On n'a pu les trouver, malgré des recherches, particulièrement 
sérieuses à l'archevêché de la Nouvelle-Orléans. Toutefois il est fort possible 
que les armoiries suivantes soient les siennes, car si elles nous furent d'abord 
données comme celles de Mgr Perché, archevêque de cette ville en 1883, nous 
découvrîmes que ce dernier en avait d'autres, avec toutefois une partie de ces 
emblêmes-ci; mais il n'y aurait rien d'étonnant à ce quel'écu du prédécesseur 
ait influé sur la pensée de son sucesseur. — Coupé : au i aux conformités de 
saint François ; au a parti d'argent à la âeurdelys de sable, et de... au pélican 
avec sa pitié de... 

Devise, — Deus meusetamuia. 

DU BOIS (Jean), né à Paris le 34 août 1764, sacré à Baltimore, le 39 octo- 
bre i8a6, évéque de New-York (Etats-Unis), décédé dans 
cette ville le 20 décembre 1842. 

Armbs. — D'azur à la fasce en divise, accompagnée en 
chef d'une montagne sommée d'une croix et en pointe 
d'un dextrochére (?) à sénestre tenant une épée (?), le 
tout d'argent. — ' Pourquoi la croix archiépiscopale et les 
10 glands ? 

Devise. — Dominus petra mea. 

DU BOURG (L. G. V.). Il fut plus tard évêque de Montauban (voir p. 117 ce 
âiège) et archevêque de Besançon. 11 aurait été vicaire apostolique de la 




MISSIONNAIRES LIBRES SOÇ^ 

Louisiane en iSia ; il fut sjcré, le 34 septembre 1815, évêque de la Nouvelle- 
Orléans (Etats-Unis), où il resta jusqu'en i8a^. 

BOURGADE (Pierre). Né à Sainte-Agathe (Puy-de-Dôme) le 17 octobre 
184;, il fut sacré dans la cathédrale de Santa-Fé par 
Mgr Lamy le i" mai 1885 comme évêque titulaire de 
Thaumacum. Le 10 mai 1897 il fut transféré à l'évê- 
ché, nouvellement érigé, de Tucson (Etats-Unis), puis 
promu à l'archevêché de Santa-Fé (Etats-Unis) le 7 jan- 
vier 1899. 

Armes. — D'azur à l'ancre d'argent, à la gumène de 
sable (souvenir de Mgr Lamy), surmontée d'une étoile à 
6 rais d'or. 

Devise. — Ego Mater sanctœ spei. 

Sceaux (à froid et relief). — L'écu avec crosse et mitre aux angles du car- 
louche; pas de croix; chapeau avec seulement 5 glands; palmettes d'olivier 
au bas du cartouche ; cadre ovale perlé ; légende : Petrus Bourgade archiepis- 
copus Sanciae Fidei. 

BRUTE DE RÉMUR (Simon-Gabriel), né à Rennes le ao mars 1779, sacré 
à Saint-Louis (Etats-Unis), le 28 octobre 1834, premier 
évêque résidentiel de Vincennes (devenu en 1898 India- 
nopolis ; — Etats-Unis), où il décéda le î8 juin 1839. On 
dit qu'il fut Sulpicien. 

Armes, — D'azur au dauphin d'argent étreignant une 
croix haute du même. 

Devise. — Post tenebras spero lucem. 

BiOG, — Vie de Mgr Brute de Réimir, par l'abbé Brute 
de Rémur. Paris, Hatlon, 1887. 

CHABRAT (Guy-Ig\acb). A Chambres (Canlal) il naquit le 27 décembre 
17S7?; sa mort est du 22 novembre 1868, Ilfutsacré évêque titulaire de Bolima 
etcoadjuleur de celui de Bardstown etLouisville (Etats-Unis) le îojuillet 1834. 
Il donna sa démission en 1S47. 

Armes. — A l'église de Chambres, que ce prélat fit 
bâtir, il y a un écu ffa^ur à la croix d'argent avec la 
devise : O crux ave) n'appartenant à aucun évêque du 
Cantal (1) ; on en avait conclu que c'était celui de 
Mgr Chabrat. Mais on m'a communiqué des Etats-Unis 1 

l'enveloppe d'une lettre, écrite en 1839 par lui à la supé- | 

rieure du couvent de Nazareth, près de Bardstown et scellée 
d'un cachet de cire où, sous le chapeau épiscopal posé 




3 et Jolly c 



cîpondant i peu prèi 



210 



ARMORIAL DBS PRÉLATS 




sur ane croix et soutenu d'une banderole à devise illisible, il y a un écu, que 
je blasonne ainsi : de sinople à une plante se ramifiant en 4 branches fleuries 
de... accostée dans le bas de 2 croisettes pommetées de... et sommée d'un 
oiseau de...; au chef d'argent au mantel de sable ; (il semble que sur l'argent il 
y a un petit animal, ce qui rappellerait un peu l'emblème des Dominicains) (i). 

CHAPELLE (Placide-Louis), né à Runes (Lozère) le 28 août 1842, décédé à 
la Nouvelle-Orléans le 7 août 1905. Mgr Gibbons le sacra, à Baltimore, évéque 
titulaire d'Arabyssus le i" novembre 1891 ; il fut promu archevêque litulaire 
de Sébaste le 10, aliàs 12 ou 17, mai 1893 pour être coadju— 
teur de l'archevêque de Santa-Fé. Devenu archevêque rési- 
dentiel de cette ville (Nouveau Mexique, Etats-Unis^ le 9, 
aliàs 26, janvier 1894, Mgr Chapelle fut transféré au siège 
métropolitain de la Nouvelle-Orléans le i" décembre 1897. 
Il fut délégué apostolique à Cuba et à Porto-Rico après la 
guerre de 1898. 

Armes. — Je renonce à les décrire. Voici la reproduction du sceau à impres- 
sion ; dans une autre empreinte le chevron est d'azur au lieu de parti pourpre 
et sinople. 

Devise. — Dcus providehit. 

DE CHARBONNEL (Armand-François-Marie). Il naquit au château de 
Flachat^ près de Monistrol-sur-Loire, le i®** décembre 1802 et fut préconisé 
évêque de Toronto (Canada) le 15 mars 1830, pirts sacré le 26 mai, par Pie IX 

à Rome. Ayant démissionné le 26 avril 1860, il rentra en 
France et servit d'auxiliaire à l'archevêque de Lyon ; le 
i^*" octobre 1869 il fut transféré à l'évêché titulaire de 
Sozopolis. Mgr Charbonnel se fit alors capucin ; le 16 dé- 
cembre 1880 il aurait été préconisé archevêque au même 
titre de Sozopolis (?). Il rendit son âme à Dieu, le 29 mars 
1891, au couvent de Crest (Drôme). 

Armes. — D'azur à 3 molettes d'or, aliàs d'argent, au 
croissant d'argent en abîme, au chef (ajouté après 1869) d'argent aux conjor- 
mités de saint François. 

Devise. — /// corde dccus et honor. 

CHAUCHE (Jean-Marie-Joseph), né à Baltimore (Etats-Unis) de parents 
français émigrés le 4 octobre 1795, sacré évêque de Natchez (Mississipi, Etats- 
Unis) le 14 mars 1841, décédé à Frédéric (Maryland) le 22 juillet 1842. — 
Armoiries inconnues. 




I. Comme je ne sais pas dessiner, le dessin que j'en donne moi-même ci-avant marque bien 
la grossièreté de l'empreinte que je possède. 



MISSIONNAIRES UBRES 311 

CRÉTfN (Joseph), né h Lyon vers 1800. sacré évêque (premier) de Saint- 
Paul (Minnesota, Etats-Unis) dans l'oratoire de 1 évêché de Belley, le 36 jan- 
vier 1851, décédé à Saint-Paul le aï février 1857. Le R. P. Pélamourgues fut 
élu en 18^8 évéque de Saint-Paul, mais il n'acepta pas, et Mgr Grâce fut 
nommé eu 18^9. Nous ne faisons pas d'article pour Mgr Pélamourgues, bien 
que préconisé, faute de renseignements sur lui. 

Armes. — Au lieu d'armoiries, une bannière portant dans un ovale l'image 
de saint Paul, apôtre, avec mitre et croix sur le haut de la bannière. Mgr Jean 
Ireland, archevêque de Saint-Paul, nous a écrit avoir pris mêmes emblème et 
devise. 

Devise. — Omnibus omniafactus sum (1 Cor., ix, 93). 



DAVID (Jean- Baptiste-Marie), Il naquit à Couêron, diocèse de Nantes, 
le 4 juin 1761 et fut sacré à Loutsville (Etats-Unis) le i^ août 1819, pour être 
coadjuteur de Mgr Flaget, comme évêque titulaire de Mauncastre(?). Ayant 
donné sa démission en 18)4, il décéda le la juillet 1841 au couvent de Naza- 
reth, près de Bardstown (Etats>Unis). 

Armes. — On croit qu'il n'avait pas d'armoiries propres. Il se servait d'une 
des deux bagues de Mgr Flaget, celle portant gravé : d'azur au Sacré Cœur 
d'argent soutenant une couronne d'épines, etc. (Voir Flagel ci-après). Si c'est 
nécessaire on est d'autant plus en droit de lui appliquer cet écusson que quel- 
ques évêques prennent celui de confrères. 



DUBUIS (Claude-Marie), né au Tché, en Coutouvre, (Loire) le â mar» 1817, 
sacré à Lyon, le 35 novembre 1863, évêque de Galveston (Texas, Etats-Unis), 
démissionnaire en 1883, décédé à VernaJ- 
son (Rhône) le si mai 1895. 

Armes. — D'aïur à l'évangile ouvert d'or 
soutenu d'une mer de sinople mouvant de 
la pointe de l'écu. Son scel à impression 
(voir ci-contre), mal gravé, semble donner 
1: champ d'or, le livre d'argent, la mer 
d'azur séparée du fond par un ciel d'argent. 
La mitre est sur le milieu de l'écu, posé sur 
une torche et une crosse en sautoir. 

Devise. — Pauperibus evangeli^are misii 
me. — Ignem veiri milUre in terram et quid 
volo nisi ut auenâatur (Luc, xii, 49). Son empreinte ne porte pas cette 
seconde devise, à laquelle la torche fait allusion, mais elle figure dans 
sa Vie. 

Bioo. — Vie de Mgr Dubuis, par l'abbé J. P.. Lyon, Vitte, 1900, 



2ia 



ARMORIAL DES PRELATS 



DURIER (Antony), né à Saint-Bonnet-des-Quarts (Rhônej 

le 3 janvier 1833, élu le 19 décembre 1884 évéque de Nat- 
chitoches (Lousiane, Etats-Unis), sacré le 19 mars suivant 
à la Nouvelle-Orléans, décédé en 1904. 

Sceau. — La reproduction ci-contre le fera compren- 
dre, donc pas d'armoiries. 

Devise. — Tuus sum ego (Ps., cxvm, 94. 





FLAGET (Benoit-Joseph). Le 7 novembre 1763 il naquit à Contournât, pa- 
roisse de Saint-Julien-de-Copel (Auvergne). Préconisé le 18 avril 1808 premier 

évéque de Bardstown (Kentucky, Etats-Unis ; siège devenu 
Louis ville en 1837), il fut sacré à Baltimore le 24 novem- 
bre 1810 par Mgr Carroll^ assisté de Mgr de Cheverus, qui 
avait reçu la consécration épiscopale quatre jours aupara- 
vant. Il mourut à Louisville le 11 janvier i8;o. Il avait été 
Sulpicien. 

Armes et sceaux. — Mgr Flaget ne se servit guère de 
sceau à impression, mais il eut deux bagues gravées. Sur 
la première : d'azur au Sacré Cœur d'argent soutenant une couronne d'épines 
de sable d'où issent des flammes de gueules, à la bordure d'argent. Sur la 
seconde : d'azur à la croix latine d'or, à la couronne d'épines de •. en chef. 
En outre le prélat avait un cachet pour la cire où, sur un ovale à fond d'azur 
entouré d'une couronne d'épines, se détachaient en relief ses initiales B J F. 

Devise. — In cruce salus. 

Bioo. — La vie de Mgr Flaget a donné lieu à plusieurs publications : Tune 
par M. Grélèche, conseiller à la cour de Riom, l'autre par l'abbé Desgeorges, 
supérieur de la mission des Chartreux à Lyon, sans parler d'un numéro des 
Contemporains (397 ? 1901 ?). 



FOREST (Jean-Antoine), né le 25 décembre 
1838 à Saint-Martin-la-Sauveté (Loire), élu le 
27 août 1895 évéque résidentiel de San-Antonio 
au Texas (Etats-Unis) et sacré le 28 octobre sui- 
vant. 

Armes et sceau. — .D'azur au Sacré Cœur d'ar- 
gent, enflammé de gueules, sommé d'une croix d'ar- 
gent, à la filière de sable chargée d'un chapelet (?) 
d'argent. — Le sceau porte, on le voit, la mitre 
(noire) sur le centre du cartouche, une croix 
d'Ordre au bas, etc. 

Devise. — Cor Jesu spes mea. 




^./ 



GENTET (Pierre-Marie), né à la Marne (Loire-Inférieure) le 18 décem- 




MISSIONNAIRES LIBRES 21) 

bre 1848, décédé le 6 mars 1896. Il avait été sacré à Port- 
au-Prince (Haïti), le 15 décembre 1895, comme évéque 
titulaire de Proconèse ou Proconessus, pour être auxi- 
liaire de Mgr Tonti, archevêque de cette ville des 
Aotilles. 

Armes. — D'azur au palmier d'argent posé à dextre sur 
une terrasse de sinople, chargée à sénestre de 2 moutons 

et un demi-mouton au naturel, au franc-canton sénestre 
d'hermine. 

Devise — PascUe gregem /)«(Petr., i, a). 

DE GOESBRIAND (Louis-Joseph-Marie-Théodore), né à Saint-Urbain (Finis- 
tère) le 4 ou 6 août 1816, décédé le ^ ou 17 novem- 
bre 1899. Préconisé évêque de Burlington (Etats-Unis) le 
29 juillet 1853, il fut sacré le 30 octobre, aliàs le 6 novem- 
bre, suivant. 

Armes. — D'azur à la fasce d'or. 

Devise. — Deus providebit (Gen., xxii, 8). 

Sceau. — Ovale ; les armes dans un cartouche ovale ; 
couronne ducale ; 10 glands ; deux banderoles avec, celle 
du haut : Episcopus Burlingtoniensis ^ celle du bas, la devise. 




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GRANJON (Henry), né à Saint-Etienne (Loire) le 2 jan- 
vier 1863, publié évêque résidentiel de Tucson (Nouveau-Mexi- 
que, Etats-Unis) le 1} décembre 1900, mais sacré à Baltimore le 
17 juin précédent. 

Armes. — Parti : de gueules semé de fleurdelys d'argent et 
d'argent à la croix de gueules. 

Devise. — Audenier fide^ caritaie gaudenier. 




GUILLOU(X) (Alexis- Je an-Marie). Il naquit à Ploermel (Morbihan) le 

5 juin 1819 et fut préconisé archevêque résidentiel de 
Port-au-Prince (Haïti) le 27 juin 1870, mais il ne reçut la 
consécration épiscopale que le 27 janvier 1871 à Ploermel. 
Les diocèses haïtiens des Gonaives et des Cayes, puis du 
Cap-Haïtien jusqu'en 1874, Teurent comme administrateur 
apostolique. Dieu le rappela à lui, à Port-au-Prince, le 
24 octobre 1885. 

Armes. — D'azur à la croix d'argent. Il prit les 15 glands 
cardinalices. 

Devise. — Spes unica (Hym. Vesp. Dom. Pas.). 




fi 14 ARMORIAL DES PRÉLATS 

GUYNEMER DE LA HAILANDIÈRE (CÉLESTiN.RENé.LAURENT)(i). Le a mai 
1798 il naquit à Combourg(nie-Vilaine) et il décéda à Triandin, près de cette 
ville, le i^'mai 1882. Il fut préconisé, le 17 mai 1839, comme évéque titulaire 
d'Achière(ou Axiern ?) pour être coadjuteur de Mgr Brute, évéque de Vincen- 
nés (Etats-Unis) ; mais celui-ci étant mort le 28 juin, c'est comme évéque de 
Vincennes qu'il reçut à Paris, le 18 août 1839, la consécration épiscopale. II 
démissionna le 16 juillet 1847. 

Armes. — D'azur à la croix latine pattée d'argent. — C'est ainsi qu'elles 
figurent sur un vitrail de l'église de Combourg donné par le prélat et d'après 
du reste, la gravure de sa bague. Cependant sur la nomination, au 3^ mars 1840, 
de M. le chanoine Auguste Martin (probablement Mgr Auguste Martin, évéque 
de Natchitoches en 1853) comme son vicaire général, les armoiries de Mgr de 
La Hailandière, imprimées en tète du document, donnent une croix latine 
noire sur fond blanc avec une rose de jardin, posée ^n face dans une campa- 
gne blanche séparée de la partie supérieure par une ligne noire. En suppo- 
sant que le dessinateur de ce scel à impression n'ait pas su figurer les émaux 
pourquoi cette rose quand la verrière n'en porte pas ? (2). — Armoiries de 
famille : d'or à 3 merlettes de sable. 

Devise. — Ubi crux ibi patria. 

Sceaux. — A cire : la bague dont il vient d'élre parlé. — A froid (relevé au 
bas du document de 1840) : écu (armes effacées); légende (en partie eflfacée) 
(E) piscop (us) (Vj incenn (opolitanus). 

BiOG. -— M. l'abbé Delafosse, doyen de Combourg, a écrit la vie de cet 
évéque. 

HILLION (Constant-Mathurin), né à Mauron (Morbihan) le 21 octobre 1830, 
sacré à Sainte-Anne-d'Auray (Morbihan), le 8 février 1874, évé- 
que résidentiel du Cap-Haïtien (Haïti), promu à l'archevêché de 
Port-au-Prince, même Antille, par préconisation du 10 juin 1886, 
décédé dans cette ville le 21 février 1890. 

Armes. — D'azur à la croix trèflée d'argent, au chef d'her- 
mine. 

Devise. — In veriiate ci charitate (2 Joan., 3). 

JAMOT (Jean-François), né à Châtelard (Savoie) le 23 juin 1828, décédé le 




X. Nous devons à M. Paul de La Bigne les détails concernant ce pieux prélat, son parent. 

9. Voici un évéque qui, d'abord, ne porte pas les armoiries de sa famille et qui, sans avoir 
changé de siège, a modifié son écusson. Nous insistons sur ce point pour nous mettre, autant que 
possible, à l'abri de reproches éventuels, quand on trouvera des variantes aux blasons de notre 
ouvrage. Nous décrivons d'après ce que nous avons vu, lu, ou d'après ce qui nous a été dit ; 
nous n'avons pas la prétention d'être complet et sans erreurs. 



MISSIONNAIRES U«tES SIJ 

4 mai 1886. Le 34 février 1874 il fut sacré évêque titulaire de 

Sarepta et vicaire apostolique du Canada septentrional. Lors 

de l'érection, le 11 juillet 1889, de Peterboro ou Peterbo- 1 

rough (Canada) en évêché, il en fut le premier évêque. | 

Armes. — Il se servait du sceau du diocèse, qui est : écar- 
telé : au i une épée en barre traversant un disque ; aux 3 et 
3 un calice ; au 4 un cornet ou une botte ; sur le tout une 
tente ou une maison. Pas d'émaux ni de métaux indiqués. Sur l'éca, sur- 
monté du chapeau, rien que la mitre à dextre. La devise dans le haut; en bas 
Sig f Dioc f Peterboro. 

Devise. — Viim aiernce verha hahes (Joan., vi, 69). 

JUNCKER (Henhi-Damien), né à Fenétrange (Meurtlie?)vers 1804, consacré 
par Mgr Purcell, le a6 avril 18^7, dans la cathédrale de Cincinnati (Etats- 
Unis) comme premier évéqne d'Alton (l'évêché de Quincy, aux 
Etats-Unis, étant érigé en 18^3, le siège venait d'en être trans- 
féré à Alton, en Illinois), décédé ^ Alton le 3 octobre 1868. 
Armes. — Coupé: de... à l'étoile de la merde... chargée 
d'un M ; et de... à une croix et une ancre en sautoir soutenant 
un cœur de... — Etoile sous l'écu. 
Devise. — Ave maris sUlla (Hym. Vesp. B. Mar.). 

KERSUZAM (François-Marie). II est né àGrandchamp (Morbihan) le 9; mars 
1848 et est élu évêque titulaire d'Hippa le 9 août 1883, pour être auxiliaire de 
Mgr Guilloux, archevêque de Port-au-Prince \ 
il est sacré comme tel, dans cette ville, le 
\y janvier 1S84. Depuis le 13 août 1886 Mgr 
Kersuzan est transféré au siège résidentiel du 
Cap-Haïtien (Haïti); il administre en outre le 
diocèse de Port-de-Paix. 

Armes. — Ecartelé : au 1 d'azur à N.-D. du 
Perpétuel-Secours au naturel ; au a de gueules 
à l'étoile d'or en chej avec rayons en pal ; au l 
3 d'argent à ; mouchetures d'hermine en sau- 
toir ; au 4 d'azur à un évêque d'argent, 
agenouillé sur une terrasse de sinople, tenant 
la crosse, avec la mitre à ses pieds à dextre, d'argent. 

Devise. — Spes nostra (Ant. S. Bero.). 

LAM Y (Jean-Baptiste). Né à Lempdes (Puy-de-Dôme) le 11 octobre 1 8 1 4, il 
fut sacré évêque titulaire d'Agatbon ou Agatonique le 94 novembre i6;o, 
pour être vicaire apostolique du Nouveau-Mexique (Etats-Unist. Ce territoire 
ayant été érigé en évêché en 18^3, sous le nom de Santa-Fé. il en fut nommé 



n 



di6 



ARMORIAL DES PRELATS 



évêque résidentief le 29 juillet, puis archevêque, le 12 fé- 
vrier 187s lors de l'érection de ce siège en métropole. 
Ayant démissionné en juillet 1885, il rendit son âme à 
Dieu, à Santa-Fé, le 14 février 1888. 

Armes. — Parti ; d'azur à l'ancre d'argent à la gumène 
de sable, et de sinople à la gerbe d'or. 

Devise. — Fides et opéra. 

Sceau (à froid). — Rond ; écu très évasé, formant pointe dans le haut, posé 
sur la croix archiépiscopale, traversée d*une banderole portant la devise ; 
légende inscrite, dans un cercle fleuronné : « Archidiœcesis Sanciœ Fidei ♦ 
Novi Mexici ♦ 





DE LANDES D'AUSSAC DE SAINT-PALAIS (JAcauEs- 
Maurice), né à la Salvetat (Hérault) le 15 novembre i8it, 
sacré, le 13 janvier 1849 à Vincennes (Etats-Unis), évêque 
résidentiel de cette ville, où, probablement, il décéda le 
35 juin 1877. 

Armes. — D'azur à la lasce d'or chargée de 3 tourteaux 
d'azur, accompagnée en chef de 3 croissants d'argent, 
rangés en fasce, et en pointe d'une cygne du même na- 




geant sur une rivière aussi d'argent. 
Devise. — Alius (?) inier albos, 

LAVIALLE (Pierre-Joseph), né à Lavialle (Cantal) en 
1890, sacré évêque résidentiel de Louisville (Kent., Etats- 
Unis), le 24 septembre 186^, décédé le 11 mai 1867. 

Armes. — Parti : au i tiercé en fasce : d'azur au Saint 
Esprit d'argent, de gueules à la nacelle d'argent, d'azur au 
poisson contourné aussi d'argent ; au 2 de sable à l'ancre 
d'argent. 

Devise. — Fax CAm/f (Colos., m, 15). 



LEFEBVRE DE CHEVERUS. — Voir page 117 ce qui concerne son épiscopat 

. en France. Il fut sacré à Baltimore, le \^ novembre 1810, 
évêque de Boston (Etats-Unis), où il demeura quatorze ans. 

Armes. — Voici la reproduction des armoiries qu'il porta 
en Amérique : d'azur à la croix latine d'argent et rayonnante. 

Devise (inscrite dans l'écussôn). — In hoc (la croix rem- 
place : signo) vinces. 

LERAY (François-Xavier). Né le ao avril 1835 à Château-Giron (lUe-et- 
Vilaine)il fut sacré à Rennes, le 33 avril 1877, par le cardinal Brossais Saint- 
Marc, assisté de Mgr de La Hailandière, comme évêque de Natchitoches 





MISSIONNAIRES LIBRES 917 

/Etats-Unis). En décembre 1883 il fut promu à la métropole de la Nouvelle- 
Orléans, ayant été d'abord nommé coadjuteur de rarchevéque de cette ville, 
le 23 octobre 1879, avec le titre d'évéque titulaire de Jonopolis. Dieu le 
rappela à lui à Château-Giron le 23 septembre 1887. 

ARMES. — D'hermine au Sacré Cœur de gueules. 

Devise. — Omnia in chariiaie fiant (i Cor., xvi, 14). • 

LORAS (Mathieu), né à Lyon en juillet 1793, sacré à Mobile le 10 décembre 

1837 par Mgr Portier, assisté de Mgr Blanc, comme premier 
évéque de Dubuque (Etats-Unis), décédé à Dubuque le 

* 

le 19 février 1858. 

ARMES. — De pourpre à la croix latine d'argent. — Les 
10 glands et surtout la croix archiépiscopale, puis la forme 
anglaise de Técu, me font douter que ces armes soient bien 
celles de Mgr Loras, bien qu'elles m'aient été envoyées des Etats-Unis comme 
telles. Dubuque ayant été érigé en 1893 en archevêché, il est possible qu'un 
successeur de Mgr Loras ait repris les armoiries du premier évêque de ce 
siège, ou que celles-ci soient devenues celles de l'archidiocèse. 

MACHEBŒUF (Joseph-Projet). 11 naquit à Riom (Puy-de-Dôme) le 11 août 
1812 ; il fut sacré évéque titulaire d'Epiphanie le 16 août 1868 et nommé 
vicaire apostolique du Colorado et de TUtah (Etats-Unis). Le Colorado ayant 
été séparé de l'Utah en 1871, Léon XIII érigea le vicariat du Colorado en évé- 
ché le 8 août 1887, lui assignant comme siège résidentiel Denver, dont Mgr 
Machebœuf fut ainsi le premier évêque. Il mourut le 10 juillet 1889. 

Sceau. — Le prélat n'avait pas d'armoiries. Son sceau, à cire, était rond ; il 
représentait le monogramme de la sainte Vierge surmonté des 19 étoiles ma- 
riales en couronne; le chapeau au-dessus avec 10 glands; en dessous, la 
devise ; légende : Episcopatus Denveriensis, 

Devise. — Auspke Maria. 

MARÉCHAL (Ambroise). Sa naissance à Ingré, diocèse d'Orléans, est du 
5 décembre 1768, C'est comme archevêque titulaire de Stauropolis qu'il fut 
préconisé, le 2\ juillet 1817, pour être coadjuteur de l'archevêque de Balti- 
more, mais c'est comme métropolitain de cette cité des Etats-Unis qu'il reçut 
la consécration épiscopale des mains de Mgr de Cheverus, à Baltimore, le 
14 décembre 1817. Il est mort le 29 janvier 1828 ; il avait été Sulpicien. 

Armes. — D'azur à la Vierge-Mère d'argent. {Elle semble assise^ ^ après l'em^ 
preinU défectueuse qu'on m^ a envoj^ée ; je h* ose ni la faire dessiner ni la repro^ 
duire). 

MARTIN (Auguste-Marie), né à Saint-Malo (lUe-et-Villaine) le a février 1803, 



*'8 ARMORIAI DES PRÉLATS 

sacré à la Nouvelle-Orléans, le }o novembre 1853. premier 
évèque de Natchitoches (Lousiane, Etats-Unis), oii il décéda 
le aç septembre ou le a octobre 1875. 

Armes. — D'azur à l'M d'argent soutenant par une traverse 
une croix du même (revers de la Médaille-miraculeuse), à la 
bordure d'argent. 

Devise. — Spfs mea. 

Sceau. — Ovale; l'écu aux armes ; une étoile rayonnante en cimier entre 
lui et le chapeau, qui a 10 glands ; légende : Ep'scopvi N.itchitochensis. — (Il 
est probable que ce sceau était à cire, puisqu'on nous a envoyé une épreuve 
humide qui est un négatif). 

MATZ (Nicolas-Chhysostome). 11 est né à Munster (Haut-Rhin) le 6 avril 

18^0 €t a été sacré, le aS octobre 1887, comme évêque titulaire de Telmesse 

pour être coadjuteur de Mgr Machebœuf, évêque de Denver 

(Etats-Unis) ; il succède à ce dernier sur ce siège résidentiel le 

10 juillet 1889 et est intronisé le 3 août suivant. 

Armes. — C'est Mgr Matz qui a bien voulu nous expliquer 
liii-même ce que représente son écusson (qu'on attribue 
aussi, mais à tort, à son prédécesseur). Au pied d'une monta- 
gne, appelée la Sainte-Croix, on voit des personnages (les 
Espagnols quand ils découvrirent le fait) en adoration devant cette montagne 
du Colorado, près de Leadville, dénommée depuis : Mount of the Holy-Cross, 
sur laquelle paraît une immense croix blanche. Cette croix est formée par la 
neige qui demeure dans deux énormes crevasses en forme de croix, alors que 
celle, qui en hiver couvrait tout le mont, a fondu tout autour. 
Devise. — In hoc vinces signa. 

MORICE (Jean-Marie-Alexandre). Nais- 
sance à Loyat (Morbihan) le 30 octo- 
bre 185a ; sacre à Port-au-Prince le 
30 juillet 1893 comme évêque résidentiel 
des Cayes (Haïti) (i). 

Armes. — D'azur au pélican avec sa 
pitié d'argent, au chef de Bretagne. 

Devise. In cariiaie /^«'(aThes., m, 5). 

NÉRAZ (Jean Claude), né à Anse (Rbône)Ie la janvier iSaS, sacré évêque de 



UISSIONKAIRES LIBRES 

San-Antonio (Texas, Etats-Unis) le S mai t88i, décédé en 
cette ville le i^ aovenibre 1894 

Armes. — D'azur à la croix latine d'argent, entre a rin- 
ceaux de lierre du même, liés par le bas (symbule médié- 
vial de l'éternité des jouissances célestes), à la bordure 

d'argent chargée de 17 tourteaux de {Le sceau marque 

des points noirs ; le graveur a peut-être voulu faire une bor- 
dure or). 

Devise. — In criice sfies mea. 

Sceau. — On le comprendra par la reproduction ci-confre, prise sur \ 
mortuaire du prélat. 




ODIN (Jeam-Marie). Il naquit à Ambierle (Loire) le 35 février 1801. Ayant 
été nommé coadjuteurde l'évâque de Détroit (Etats-Unis) il refusa. Elu évèque 
titulaire de Claudiopolis le 1 1 octobre 1841, il re^ut la consécration épiscopale 
à Saint-Louis, le 6 mars 1833. En 1847 il fut transféré à 
l'évéché de Galveston (Etats-Unis), dont il était le vicaire 
apostolique et qui venait d'être érigé, le 4 mai 1847, en siège 
résidentiel. Le [^ février 1861 Mgr Odin fut pronvi ^ la mé- 
tropole de la Nouvelle-Orléans ; le 9^ mai 1870 il mourut dans 
sa ville natale. 

Armes. — De sinople â la croix latine d'or. — On lui appli- 
que quelquefois, mais à tort, les emblèmes du diocèse de 
Galveston : une étoile rayonnante chargée d'un Sacré Cœur et surmontée 
du chapeau d'évéque, dont les glands touchent les rayons de l'étoile. 

Bioo. — Vie de Mgr Odin, par l'auteur de \* Initiateur du Vau-National, 
Paris, Dumoulin, 1896. 



PERCHÉ (Napoiéon-Joseph). Le 10 janvier 1805 il naquit à Angers, il 
décéda à la Nouvelle-Orléans en 1883, le 
37 décembre. Sacré dans cette dernière ville, 
le V mai 1870, comme évêque titulaire d'Ab- 
dère et coadjuteur de Mgr Odin, il succéda à 
ce dernier, quelques semaines plus tard, sur 
le siège archiépiscopal de la Nouvelle-Orléans 
(Etats-Unis). 

Armes. — Coupé : au 1 parti de gueules à la 
tour d'argent et de sable (?) à la fleurdelys 
d'argent; au a d'azur au pélican avec sa pitié 
d'argent.— Couronne de fonr.e bizarre-, les 
1; glands de cardinal. — Voir p. ao8 l'article 
de Mgr Blanc. 

Devise. .— Suojilios (?) sanguine nutrit. 



ARMOBIAL DBS PRELATS 



PORTIER (Michel). Né à Montbrison (Loire) le 7 septembre 1795, il fut 
sacré, à Saint-Louis le 5 novembre i8a6, évêque titulaire de... et vicaire apos- 
tolique de Mobile (Etats-Unis). Ce siège ayant été érigé en évêché en 1839, il 
en fut naturellement le premier évêque résidentiel. Son décès eut lieu le 
14 mai i8')9. 

Armes. — De... à l'ange de... volant et tenant de la main dextre une croii 



RAPPE (Louis-AMéDÉE), né à Audrehem (Pas-de-Calais) les janvier 1801, 
sacréàCincinnatus (Etats-Unis) par Mgr Purcel, le 10 octo- 
bre 1847, évêque de Cleveland (Ohio, Etats-Unis), dont le 
siège était érigé depuis le 3} avril, démissionnaire le sa août 
1870, décédé à Saint-Alban (Etats-Unis) le 8 ou 9 septem- 
bre 1877. 

Armes. — Dans un écu de forme bizarre, l'agneau immoU 
de l'Apocalypse sur le livre aux sept sceaux, soutenu d'un M et surmonté du 
signe dejéhovah ; pas d'émaux indiqués. 

Devise. — Susiine et abstint. 

RAVOUX. — Voir aux Prélats romains cet évêque nommé de Limyre. 

ROUXEL (Gustave-Augustin), né" à Redon (lUe-et- 
Vilaine) le 3 février 1840, élu le 10 février 1899 et sacré, 
le 10 avril suivant, évêque titulaire de Curium et auxiliaire 
de l'archevêque de la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), au- 
quel il ne succède pas en 190^. 
Armes. — D'azur au pélican avec sa pitié d'argent, au 
chef d'hermine ou de Bretagne. 
Devise. — Omnia in cariiate. 

SALPOINTE (Jbah-Baptiste). Il naquit à Saint-Maurice-de-Pioosat (Puy-de- 
Dôme) le sa ou 3^ février 183^, fut préconisé le 34 septembre 1868 évêque 
titulaire de Dorylée et vicaire apostolique de l'Arizona, 
aux Etals-Unis ; son sacre eut lieu à Clermont-Ferrand 
le 30 juin 1869. Nommé coadjuteur de l'archevêque de 
Santa-Fé (Etats-Unis) le as avril 1884, il devint métro- 
politain de ce siège le 18 juillet 188^. Démissionnaire 
depuis le ^ janvier 1S94, il rendit son âme à Dieu, à ^^ 

Tucson, le 15 juillet 1898. '^^imS^' 

Armes. — D'azur à la croix haute et rayonnante d'or, mouvant de la pointe 
de l'écu, accostée de deux étoiles d'argent, au pallium au naturel posé sur le 
chef. {La reproduction ci-contre du scel à impression n'indique pas Us émaux). 

Devise. — Fides. 





MISSIONNAIRES LIBRES â2l 

Sceau (à froid). — Rond ; écusson et ornements extérieurs semblables à la 
reproduction ci-dessus ; légende ; J. B. Salpointe archiep, Sœ, Fidei, \ Novi 
Mexici -{•. 

TESTARD DU COSQ.UER (Martial-Guillaume-Marie). 
né à Lesneven (Finistère), le ss septembre 1820, sacré à 
Rome le 18 octobre 1863 archevêque de Port-au-Prince 
(Haïti), décédé à Rome le. 27 juillet 1869, chevalier de la 
Légion d'honneur. 

» 

Armes. — D'or au chevron de gueules accompagné de 
3 têtards de sable. (Le scel épiscopal les donne d'argent ^/xr 
erreur). 

Devise. — Non ego solus(2 Joan., 9). 

TRIOCHE (Marie-Laurent), né à Marseille le 21 février 1801, mort à Saint- 
Chartier (Indre) le 24 ou 27 novembre 1887. 11 fut sacré, à Bagdad, évêque 
résidentiel de Bagdad le 15 août 1837. Cette ville de la Mésopotamie (Asie) 
eut son siège érigé en archevêché le 18 septembre 1848, siège nommé égale- 
ment Babylone. Mgr Trioche en fut donc le premier archevêque de rite latin ; 
il était consul de France et chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la tour de Babel d'argent, adextrée en chef d'une comète 
d'or. 

VÉROT (Augustin). Il naquit au Puy (Haute-Loire) le 23 mai 1808 ou 1805. Le 
25 avril 1858 Mgr Henricklui impartit la consécration épiscopale dans la cathé- 
drale de Baltimore, car ce Sulpicien venait d'être élu vicaire 
apostolique de la Floride de lEst avec le titre d'évêque de 
Danaba in partibus. Le 14 juillet 1861 Mgr Vérot fut transféré 
au siège résidentiel de Savannah, puis, en 1870, à celui de Saint- 
Augustin (Floride, Etats-Unis), qui venait d'être érigé. C'est là 
que Dieu le rappela à lui en juin (8^ 10 ou 13) 1876. 

Armes. — A Savannah : d'or à l'étoile d'argent. — A Saint-Augustin : de 
pourpre au Sacré Cœur d'argent. 

Devise. — A Savannah : Ora pro nobis. — A Saint- Augustin : Fide et 
virtute. 

VILLARDEL (François). Sa naissance et son décès sont inconnus ; on sait 
seulement qu'il périt assassiné en 1852, voyageant en caravane. Il fut archevê- 
que titulaire de Philippes, délégué apostolique en Syrie, Mésopotamie et Liban 
(Asie), et vicaire apostolique d'Alep en 1839. 

Armes. — Coupé : au i d'azur au monogramme de Jésus-Sauveur (i) d'ar- 




X. Les lettres I H S avec la croiit sar TH forment un monogramme ou mieux un sigle fort 
usité dans l'art gothique et dont le vrai sens serait les premières lettres du nom de Jésus, en 



S9S ABHORtAL DES PSdLATS 

gent ; au 3 de gueules à l'étoile d'argent ou d'or ; à la divise d'argent brochant 
sur la partition. 

Sceau. — Le sceau humide du prélat ne porte pas de légende ; l'écu est sim- 
plement posé sur la crois à double croisillons, sans autres ornements que le 
ch»peau. 




§ II. Capucins «| ^^ K °^ Frères Mineurs 



Nous n'avons pas à donner de détails sur les Capucins, branche des Frères 
Mineurs, Ordre mendiant fondé par saint François iT Assise. Ils desservent quel- 
ques missions et ont plus de préfectures que de vicariats apostoliques. 

Armes ou emblèmes (que portent également les Franciscains). - Un bras nu 
sortant d^une nue avec la marque d'un clou à la paume de la main, dest le bras de ■ 
Jésus crucifié ; — autre bras, vêtu de bure, croisant le premier, avec la même mar- 
que à la main ; c'est la main de saint François d'Assise, honoré des .fUgmates ; — 
une croix rayonnanle émergeant entre les deux. — Le nom de Conformités de 
saint François, qu'on donne à cet ensemble s'explique de lui-même. On retrouve 
•ces Conformités dans certain nombre de blasons prélatices; le champ est géné- 
ralement azur, les bras au naturel, la nue argent et la croix or ou argent, 

CAHAGNE, R. P. Taurin d'HEUBÉcouRT (i) (LuDOvrc-HiLDEViBi), né à Heu- 
bécourt (Eure) le 37 mai 1836, décédé à Carcassonne le }t août 1899. 11 fut 
sacré à lesha (Abyssinie) le 14 février 187^1 mais dès le 
31 mars 187^ il avait été élu évêque titulaire d'Adramyte 
et coadjuteur de Mgr Massaja, vicaire apostolique d' Abys- 
sinie, auquel il succéda en août i88o. Vice-préfet aposto- 
lique d' Abyssinie le 39 décembre 1866, il avait été nommé 
en 1873 vicaire apostolique des Gallas. 

Armes. — D'or à un pèlerin au naturel, au chef d'azur 
chargé des conformités de saint François. (Le pèlerin 
représente, dit-on, saint Jacques-le-Majeur, parce que les Ethiopiens avaient 
surnommé Mgr Taurin : abba Yacoub). 



grec, et aoa lei iaitialei àe Jisai Hammum Salvator, fBUmrnti d'Uonografkii cirèliiiiHi, par 
L. Cloquel). D'autre part Mgr Batttndiei fAunuairt font. 1S99, p. su) dit : c Cerigle n'eit qu'une 
corruption du Labarum, où ou devait lire ea letlres bliDes 1. H. S. V. fin toc ligna vincttj. Met- 
tant le V en dessous on lui ajouta une barre et le V devint alors les y dooi de la Paision. • Faut- 
Il accepter cela sans discussion? 

I. Les Frires Mineurs (Capucins, Franciscains), portent toujours aprèi leur nom de religieui 
celui de leur paroisse native. On les connaît si peu loui leur nom de famille que plusieurs m'a- 
vaient parlé de Mimitigittur Taurin, avant que j'aie découvert son nom patronymique. — Je dois 
bien des détails snr ces ivéques à l'obligeance du R. P. Ubald d'Alenfon. 



MISSIONNAIRES — CAPUCINS 99^ 

Sceau (à cire). — Petit obloag: écu aux armes de forme médiévale, posé 
sur une crosse ; mitre ; pas de chapeau ; légende : Sig. F. Taurini epi. Adra- 
mjiiten., puis 8 caractères cophtes. 

DECHARBONNEL. (Voir le paragraphe précédent p. ato, ce prélat étant 
déjà évéque quand il entra chez les Capucins). 

DARDEL, R. P. Edmond d'Aix, né à Aix-les-Bains en Savoie, le 95 octo- 
bre 1805, nommé évêque titularîe de Zoara, par bref du 93 août 1889, et vicaire 
apostolique des Seychelles (Afrique), où il décéda, à Port-Victoria, le 91 mars 

1890, avant sa consécration. 

HUDRISIER, R. P. Marc de Faverges (Michel), né à Faverges (Haute- 
Savoie) le 27 juillet 1848, élu vicaire apostolique des Seycelles et évéque 
titulaire de Théos le 28 juillet 1890, trans- 
féré, le 14 juillet 1893, à l'évêché résidentiel 
de Port-Victoria (Afrique) lors de l'érection 
de ce siège des iles Seychelles, 

Armes (un vrai tableau). — D'azur à la 
mer d'argent chargée de 3 îles au naturel 
(deux des Seychelles), à la fleur d'iris d'ar- 
gent tigée de sinople mouvant de la pointe 
de l'écu et bronchant, enlacée d'une hydre 
de gueules (allusion au nom latin du prélat, 
qui a bien voulu me donner lui-même ces 
explications), sénestrée d'un cœur de gueules 
percé de 7 glaives d'argent emmanchés de sable, plongeant dans la mer (la 
Savoie, patrie de l'évêque, est sous le patron nage de N.-D. des Sept-Douleurs); 
au chef d'azur chargé des conformités de saint François. 
Devise. — In prtidentia et chariiate. 

JAROSSEAU, R. P. André de Saint-.Mahs (Marie-Eub), né à Saînt-.Mars- 
des-Prés (Vendée), le 1 j avril 1858, préconisé évêque titu- 
laire de Soatra et vicaire apostolique du pays Galla 
(Abyssinie), le 19 avril 1900, sacré à Rome le 16 septem- 
bre suivant. 

Armes. — D'aur aux conformités Je saint François, 
(Les bras meuvent des flancs de l'écu, la croix va jusqu'au 
bas et porte le cartouche du crucifiement). 

Devise. — O Crux ave spes unica {Hy m. Vesp. Dom. Pas.). 

LASSERRE, R. P. Louis-de-Gonzaguh, né à Vézeronces (Isère) le 6 avril 
4859, élu évêque titulaire de Maroc et vicaire apostolique de l'Arabie le 



avril 1900, décédé 



934 ARHORtAL DES PRELATS 

13 mars 1881, sacré le 10 décembre iSSa, démissionnaire e 
à Lyon le 2) août 1903. 

Armes. — De gueules à la Vierge de Lorette d'argent ; 
au chef d'azur chargé des conformités . 
Devise. — Per te Virgo sim âefensus. 

Sceaux. — L'un ovale mais en forme d'amande ; pas 
d'écusson, simplement N. D. de Lorette et les conformités 
en dessus ; légende : Sig. Lud. Lasserre ep. Maroc, vie. 
apost. Arahiœ. — L'autre (timbre à l'humide), écu aux armes sur a rameaux 
d'olivier; au-dessous couronne ducale entre mitre et crosse; chapeau ; pas de 
légende. 

MOUARD, R. P. Syhphorien de Sombernon (Charles-Jacques) . Naissance à 
Sombernon (Côte-d'Or) le 22 novembre 18:8. Sacre à Agra (Indes) le 
a8 (ou 31 ?) octobre 188a, comme évêque titulaire de Cydo- 
nia et vicaire apostolique des Seychelles (Afrique). Décès 
à Lahore (Hindoustan) le 13 juillet 1890, ayant été nommé 
évèque résidentiel de ce siège le 16 février 1889. 

Armes — D'argent à la croix latine au pied ancré de 
gueules, chargée d'une étoile à 6 rais d'or portnnt un M de 
sable, à l'ancre de sable posée en bande sous la croix, qui 
est acosiée de deux palmes de sinople en pal et sur- 
montée d'une banderole d'azur chargée du mot Spes d'or; 
conformités. 

Devise. — Spes 




% III. Dominicains 



ou Frères Prêcheurs 



Oriirs fondé tn m; [ijr 



. ïkaires aposloiiqoej 

dcminicainï 
e sont pas Français. 



Armes. — Le dessin ci-dessus n'inJiqne pas très hnu les émaux et les métaux de 
l'écusson des Dominicains. On relève, Ju reste, pjur ces armoiries les plus grandes 
variantes; le filet d'argent arron.U, qu'on vjH lians le chef ci-dessus, j^ figure 
eissc^ rarement. — Blason : Chapé-ployé d'argent et de sable tige du même (aliàs de 



MISSIONKAIRES — DOMINICAINS 93^ 

sinople) et une palme Sor (aliàs ^argent ou sinopli), les bouts passés en sautoir 
dans une couronne t^o/- (oubliée dans le dessin), brochant sur le tout ; une étoile 
à6 ott 8 rais d'or (aliàs d'argent) en haut du chef ; l'argent chargé d'un livre de 
gueules, sur lequel est couché un chien de sable {aliks gueules ou argent), colleté 
d'argent, posant sa patte sur un monde d'azur cintré et croiseié d'or (aliàs de 
sable cintré et craiset^ de gueules), tenant en sa gueule une torche de sable (aViàs 
argent ou or) allumée de gueules, — Quelquefois on met rétoile en dessus de la 
couronne au Heu d'honneur mais sur l'argent, alors elle est de sable. — Dans le 
sceau du général de l'Ordre le lis est à dextre, — Le manie! indiqué la chape noire 
sur robe blanche des Dominicains ; l'étoile, celle radieuse qui brilla sur le front 
de Dominique, le jour de son baptême; le chien, le jeu de mot Domini canes et 
aussi la vision de la mère du saint, dans laquelle elle vit le fils, qu elle attendait, 
sous la forme dun chien noir et blanc, tenant dans sa gueule une torche enflammée 
(lumière de rEglist et terreur des hérétiques). 

Devise. — Veritas, 

ALTMAYER (Henrv-Victor). Il est né à Bouzonville (Moselle) le 4 décem- 
bre 1844, a été préconisé, le 4 avril 1884, archevêque titulaire de Chalcîde, 
pour étie administrateur apostolique du siège de Bagdad et délégué apostoli- 
que de Mésopotamie, Kurdistan et Arménie, il a été sacré 
à Metz le 10 août suivant. Nommé coadjuteur cumjure 
successionis de Mgr Trioche, archevêque de Bagdad (Asie), 
en août 1887, Mgr Altmayer fut transféré sur ce siège, 
appelé aussi de Babylone, le 37 novembre suivant. Il est 
démissionnaire depuis 190a et a été préconisé, en 1903, 
archevêque titulaire de Synnade, Titres : assistant au 
trône pontifical et chevalier de la Légion d'honneur. 
Armes. — De gueules à la montagne à j coupeaux d'or mouvant de la pointe, 

au franc-canton sénestre d'azur chargé d'un lion d'or tenant une croix de 

(emblème de saint Victor, patron du prélat) ; au chef des Dominicains. 
Devise. — Major aufem horum charitas{i. Cor., xili, 13). 

AMANTON (Henbi-Marie), né dans le diocèse de Dijon en 1823 et décédé à 
Paris le ai octobre 1869, Il fut préconisé évêque titulaire d'Arcadiopolis le 
10 mars 18^7 et nommé administrateur apostolique de Bag- 
dad et délégué apostolique en Perse ; le Pape le nomma, 
en 1860, délégué apostolique pour la Mésopotamie, le Kur- 
distan et l'Arménie (Asie); il démissionna en 186^. 

Armes. — Coupé : d'argent au chrisme complet de sable, et 
d'azur au chien accroupi de... adextré d'un globe de... 
(fragment des emblèmes de son Ordre). — Chapelet autour 
de Vécu (on sait que le rosaire date de saint Dominique). 

Devise. — Mihi vivere Christus est (Phil., i, ai). 

AUIOKUI DIS PlrilATS t$ 



196 ARMORIAL DES PRELATS 

DUVAL(CHARLES-PiEHRE-GoNZALès). Il naquît le 17 août iS^j à Tulle. Elu, le 
21 novembre 1895, archevêque titulaire de Pétra, il fut 
sacré à Rome le 39 décembre suivant; le 25 février 1896 le 
Pape le nomma délégué apostolique en Syrie pour les 
Orientaux. Dieu l'a rappelé à lui à Beyrouth le l'^août 1904. 

Armes. — D'azur à la colombe d'argent tenant un 
rameau d'olivier de sinople volant vers l'angle sénestre du 
chef; au chef de l'Ordre des Dominicains. 

Devise. — Fax et veritas {Isai., xxxix, 8). 





GONIN (Joachim-Hyacinthe-Louis), né à Bourgoin' 
(Isère) le 14 décembre I8r^, préconisé le ai décembre iSé^ 
archevêque résidentiel de Port-d'Espagne (Trinité, Antilles 
anglaises)^ décédé en mars 1889. 

Armes. — Coupé : au i des Dominicains ; au a d'azur 
au chrisme de... entre 2 palmettes de... en forme de rin- 
ceau ou couronne civique. — L'écu est placé sur la croix, 
fleurdelysée sable et argent, de l'Inquisition. 

Devse. — Via, veri/as et vita (Joan., xiv, 6). 

LION (Eugène-Louis-Marie). Né à Reims en juin 1826, il fut préconisé 
archevêque titulaire de Damiette en janvier 1874; son 
sacre eut lieu à Paris. Il fut délégué apostolique du Saint- 
Siège en Mésopotamie, Kurdistan et Arménie, puis admi- 
nistrateur du diocèse de Babylone. Son décès au couvent 
de Raban-Ormez, près d'.Mcache, est du 8 août i88>. 

Armes. — D'azur au lion d'argent tenant une croix latine 
pattée d'or. 

Devise. — Ibi fortiludo ejus (4 Reg., xx, ïo). 

TRIOCHE. — (Voir au paragraphe i, p. asi, car je ne suis pas certain qu'il 
fut Dominicain). 

% ÏV. Jéattitea ou Compagnie de Jéaua 



Cette congrégation, rentrant dans la catégorie des Clercs réguliers, fut fondée 
en 1^34 par saint Ignace de Loyola. Elle eut des missions dès la première heure. 
dont saint François-Xavier fut un des plus illustres promoteurs. On dit que si le 
Saint-Sidge avait maintenu, an XVIII° sihle, les Jésuites dans leurs importantes 
et prospères missions de Chine une partie de ce pays serait catholique. Ces reli- 
gieux ne peuvent accepter l'e'piscopat que sur l'ordre formel du Pape. 

Emblèmes. — Le sigle médiéval du Christ, appelé aussi de Jésus-Sauveur, dans 
une gloire à rayons généralement inégaux, dont quelques-uns ont la forme de 



MISSIONNAIRES ^ JESUITES 



227 



flammes^ les ^ clous de la Passion au bas de VH. — Voir plus haut p. a 2 1 , i r article 
de Mgr Villardelf ce que fat dit en note au sujet de ce sigle d'après Mgr Bat- 
tandier. 

Devise. — Ad majorem Dei gloriam, 

BioG. — Il existe plusieurs histoires de la Compagnie de Jésus. 

BARTHE (Jean-Marie), né à Lézignan (Aude ou Hérault) le 8 avril 1849, 
préconisé évéque résidentiel de Tridhinopoly (Maduré, Indes) le 21 mars 4890, 
sacré à Ootacamund. 

Armes. — De gueules à la gloire (en forme de flammes) d'or, chargée des 
Saints Cœurs de gueules. (A peu près comme celles de Mgr Chautard sauf le 
champ). 

BORGNIET (ANDRé-PiERRE), né à Mayence, de parents français, le 14 fé- 
vrier 181 1, sacré évéque titulaire de Berisa et vicaire apostolique de Nankin 
(Chine) le 2 octobre 18^9, à Shanghaï^ décédé à Hien-Hien (prov. du 
Tchély S-E) le 30 juillet 1862. 

Armes. — D*azur à l'ovale d'argent chargé du monogramme de Jésus-Sauveur 
de sable rempli d'argent, soutenu des 3 clous de la Passion de sable. — Cimier: 
les Saints Cœurs. 

Devise. — lesvs Maria loseph. 

BULTÉ (Henri- Joseph). Il naquit à Héricourt (Pas-de-Calais) le 8 novem- 
bre 1830 et fut élu le 23 février 1880, puis préconisé le 20 août suivant, comme 
évéque titulaire de Batrum ou Botri et vicaire apostolique du Tchély sud- 
oriental (Chine). Son sacre eut lieu à Shanghaï, a/ii5 à 
Ton-ka-ton, le 29 juin 1880 et son décès, à Tchang-kia- 
tchoang le 14 octobre 1900. 

Armes. — D'azur à Tovale d'argent chargé du sigle de 
Jésus-Sauveur en lettres gothiques de sable avec croix 
rayonnante du même et les trois clous de la Passion au bas 
aussi de sable. (On m^a écrit de Chine que les lettres étaient 
d'or sur fond de gueules^ mais son sceau, que fai sous les 
yeux, les donne telles que je les blasonne), — Cimier : les Saints Cœurs. 

Devise. — Spesmea. 

Sceau (timbre à Thumide). — Forme oblongue ; écu comme ci-dessus, crosse 
et mitre à gauche et à droite du cartouche, les SS. Cœurs en cimier ; légende : 
Henr. /* Bulte S. J. Episc. Botrensis vicar. apost. Tche-li M. O. 

CâNOZ (Alexis). Il naquit à Sellières (Jura) le 8 ou le 11 septembre iSo;. 
Le 2) mai 1846 il fut préconisé évéque titulaire de Tamasse (i) et vicaire apos- 

t. Koas fiotts conformons pour l'orthographe des évéchés titulaires à la traduction française 
<|u'en donne Mgr'Battandier dans ses annuaires pontificaux ; elles diffèrent parfois^ mais légère* 
ment, de ceUes données par les congrégations. 




asS ARMOSIAL DES PRÉLATS 

tolique du Maduré (Indes) ; le 39 juin 1847 il fut sacré à Trichioopoly, dont il 
devait être le premier évèque résidentiel, le ["septembre 1886. Il r«adit son 
âme à Dieu dans cette ville des Indes le 9 décembre 1888. 

Armes. — De gueules aux emblèmes des Jésuites d'or. (C'est par erreur qu'il 
est dit dans sa vie qu'il avait ses initiales propres comme armoiries). 

BiOG. — Monseigneur Alexis Cano{. Paris, Retaux-Bray, 189t. 

CAZET (Jean-Baptiste), né à Jurançon (Basses-Pyrénées) le 31 juillet 1827, 
préfet apostolique de Madagascar central de 1871 à 1885, 
puis vicaire apostolique de cette province et sacré comme 
tel et évéque titulaire de Sosuza, il Lourdes (Hautes- 
Pyrénées), le it octobre 1885. 

Armes. — Coupé : au i parti de gueules au calice d'or 

soutenant une hostie d'argent (notre dessinateur a mis par 

erreur une étoile) posé sur un évangéliaire d'or, et d'argent 

à la croix trèflée de gueules ; au a d'azur à l'ile d'or d'où 

surgissent 3 palmiers de sinople et entourée d'une mer du même en pointe. 

Dbvise. — Audite insula: (Isaï-, xux, [).(Allusion à l'évangélisation de notre 
grande île africaine). 

DUBAR (Edouard). Le la octobre 1836 il naquit à Roubaijt (Nord) et le 
V" juillet 1878, il mourut à Ou-kiao, ahàs à Tchang-kia-tchouang (Chine). Il 
avait reçu la consécration épiscopale dans cette dernière 
ville le 19 février 1865, ayant été élu, le 19 septembre pré- 
cédentj évéque titulaire deCanatha et vicaire apostolique 
du Tchély sud-ouest (Chine), 

Armes. — D'azur à 3 fleurs-de-la-passion d'argent dans 
les cantons du chef, le centre occupé par un ovale d'ar- 
gent chargé des emblèmes des Jésuites de sable. (Comme 
pour MgrBulfé nous copions absolument les sceaux qui 
nous ont été remis). — Cimier : les Saints Cœurs dans une gloire. 

Devise. — Evangeli^are pauperibus (Luc, iv, 18). 

Sceau. — Grand rond ; écu aux armes ; crosse à gauche ; mitre à droite -, les 
Saints Cœurs dans une gloire entre le cartouche et le chapeau ; devise au bas 
et lettres M A entrelacées sous la devise ; légende : Eduardus Dubar S. J. 
Episc. Canathen. vie. ap. Tchely mer. or. 

BioQ. — Mgr Edouard Dubar, par Dom F. X. Leboucq. — Desclée, Lille ? — 
et Watelier, Paris, 1880. 

GARNIER (Valentin), né à Saint-Germain-en-Cogles (Ille-et-Vilaine) la 
6 mai 1835, sacré le 37 avril 1879 évéque titulaire de Titopolis et vicaire apos- 
tolique de Kiang-Nan (Chine) à Shanghaï, où il est décédé le 14 août 1898. 





MISSIONNAIRBS — jésUITES dâÇ 

ÂRMBs. — Semblables à celles de Mgr Languillat qui suit. 
Devisb. — In te Domine speraoi (Ps., xxx, i). 

LANGUILLAT (Adrien). Né le la ou le 28 septembre i8#8 à Chantemerle 

(Marne), il fut évêque titulaire de Sergiopolis le 30 mai 
1856 et sacré à Ngan-Kia-Tchoang le 22 mars 1857; il 
était vicaire apostolique du Tchély sud-est (Chine). 
Transféré au vicariat de Kiang-Nan le 9 septembre 1864, 
il décéda à Shanghaï le 3a ou le 29 novembre 1878. 

Armes. — D'azur au sigle de Jésus-Sauveur et aux 
3 clous de la Passion en pointe, le tout d'argent. 

Devise. — Erit egeno spes (Job, v, 16). 
Sceau. — Le simple monogramme ci-dessus sans les clous. 
BiOG. — Vie de Mgr Languillat^ par l'abbé Pierre. Belfort, Pélot, 1892. 

LAVIGNE (Charles), né à Marvejols (Lozère) le 6 janvier 1840^ préconisé 
évêque titulaire de Milève ou Mila, le 13 septembre 1887, et vicaire apostoli- 
que de Kottayam (Malabar, Indes) pour les Syriaques ou Chrétiens de saint 
Thomas, sacré à Marvejols le 13 novembre suivant, pré- 
conisé évêque résidentiel de Trincomalé (Ceylan) le 
97 août 1898. 

Armes. — D'or au Sacré Cœur de gueules dans une 
couronne d'épines de sinople. 

Devise. — Inspice ei foc ÇB.yioà.^ xxv, 40). 

Sceaux. — L'un, timbre humide, rond (que nous repro- 
duisons ci-contre d'après une empreinte un peu floue à laquelle nous avons 
ajouté les émaux, car il n'en a pas), écu sans crosse, croix ni mitre. — L'autre 
à froid (relief)^ ovale ; la croix, qui surmonte l'écu sous le chapeau, est pâtée 
et très longue, les lettres I H S en traversent le pied ; devise au bas ; légende 
dans un double cercle : ♦ Diœcesis Trincomaliensis * A. M. D. G. 

DE LESPINASSE DE SAUNE (Henri), né à Toulouse le 7 juillet 1850, préco- 

nisé évêque titulaire deRhizonte le 14 décem* 
bre 1899, sacré à Trichinopoly (Indes) le 
18 février suivant, coadjuteur de Mgr Cazet à 
Madagascar; ancien officier d'artillerie. 

Armes. — Ecartelé : aux i et 4 d'argent au 
corbeau de sable empiétant sur 3 arbustes ter- 
rassés de sinople, accompagné en chef de 
2 étoiles de gueules, et en pointe d'un lézard 
de sinople ; aux 2 et j tl 5 points d'or équipo- 
lés de 4 de vair, à la bordure componnée d'ar- 
gent et de gueules, l'argent chargé d'un lioa 





ajO ARMORIAL DES PRÉLATS 

couronné de gueules, qui est du royaume de Léon, et le gueules d'uoe tour 
d'argent, qui est de celui de Castîlle (la tour devrait 3tre or). — Couronne 
ducale \ sigle de l'emblème des Jésuites en cimier. 
Devise. — Dieti est mon seul guide. 

MIÈGE (Jean-Baptiste), né à la Forêt-en -Cherron (Haute-Savoie), sacré 
évêque titulaire de Messène à Saint-Louis (Et,-Un.) le 35 mars i8si, et vicaire 
apostolique du Kansas et du Territoire-indien (Etats-Unis), décédé à Woodstock 
(Maryland, Et.-Un.) le ao juillet 1884. 

Armes. — Pas d'armoiries ; un Sacré Cœur dans une couronne d'épines rayon- 
nante (<i peu près comme NN. SS. Lavigne et Cosnilleau). 

PARIS (Prosper), né à Nantes le 1" septembre 1846, élu 
évêque titulaire de Silandus ou Selepdi, le 14 avril 1900, 
et vicaire apostolique de Nankin ou Kiang-Nang (Chine), 
sacré à Shanghaï le 11 novembre suivant. 

Armes. — D'azur aux emblèmes de la Compagnie de 
Jésus d'argent, au chef d'or chargé de 4 caractères chinois. 

Devise. — Ad majorem Dei gîariam, 

FLANCHET (Benoit). Né à Gap le 94 janvier 1803 et sacré, par un patriarche 
chaldéen vers 1853, archevêque titulaire de Trajanopolis (de Roumélie) et 
délégué apostolique de Mésopotamie (Asie), il mourut assassiné par les Kurdes 
aux environs d'Orfa, en Mésopotamie, en septembre ou octobre 18^9. — 
Armoiries inconnues. 

SIMON (Jean-Baptiste), né à Issé (Loire-Inférieure) le 
30 décembre 1846, préconisé évêque titulaire de Circesium 
et vicaire apostolique de Nankin (Chine) le 33 juin 1899, 
sacré deux jours après à Shanghaï et décédé le 10 août 
suivant à Wu-ha. 

Armes, — D'or au Sacré Cœur de gueules, au chef d'azur 
chargé du monogramme de Jésus d'argent soutenu de 
3 clous du même. 
Devise, — In corde Jesu. 



— LAZARISTES 



g V. Lazaristesou Congrégation de la Mission 



Cette importante congrégation fut fondée par saint Vincent de Paul en i6^a et 
ne tarda pas à se dédier aux missions lointaines. L'Annuaire pontifical de ipoo 
lui consacre une notice. 

Emblèmes. — N. S. Jésus-Christ prêchant debout sur un segment de sphère, 
quelquefois sur un tertre. — Nous appelons respectueusement l'attention des 
futurs évéques lazaristes sur ce que nous disions dans notre Essai, p. lo, qu'il 
est plus convenable de ne pas représenter Notre Seigneur dans un blason et que 
^est conforme à des décrets de conciles . 
. Devise. '— Evangeli^are pauperibus misit me(\MC., iv, i8). 

ANOUILH (Jean-Baptiste), né dans l'Ariège le lo no- 
vembre 1819, sacré évêque titulaire d'Abydos le 22 juin 
1852 (?), vicaire apostolique duThé-ly occidental (Chine) 
le 14 décembre 1858 (ne serait-ce pas aussi l'année de son 
sacre ?), décédé le 18 février 1869 à Tchang-Ting-fou. 

Armes. — De gueules (?) à la croix haute potencée d'or 
accostée des initiales d'argent S (aint) V (incent-de-Paul), 

Devise, — Mihi vivere Chrisius est (Philip., i, s i). 

B ALDUS (Jean-Henri), né à AUy (Cantal) en 1811, préconisé évêque titulaire 

de Loara le 2 mars 1844, a/iiij (le sacre?) le s avril 1845, coadjùteur de , 

devenu vicaire apostolique du Kiang-Si septentrional (Chine) en septembre 
1865, décédé à Kin-Kiang le 29 septembre 1869. 

Armes — D'azur à Jésus préchant au naturel sur un quart de globe d'argent, 
la tète dans une gloire d'or. (A peu de chose pris et le chef en moins, les armoi- 
ries de Mgr Clu^el ci-après). 

Sceau (à froid). — Le cartouche de l'écu aux armes est posé sur deux pal- 
mettes et surmonté d'une couronne ducale (la couronne est assez rare chez 
les évéques des missions), accostée de la crosse et de la mitre ; le chapeau a 
4 rangs de houppes ; le cadre extérieur de l'ovale est fleuronné ; légende : 
•J- Vicariatus apostolicus Kiang-Si sept. cong. Miss. 

BEL (Louis), né à Castelfranc (Lot) le 37 septembre iSa^, sacré à Paris le 
93 ou le 38 octobre 186^ évêque titulaire d'Agathopolis et vicaire apostolique 



9^3 ARMORIAL DES PRELATS 

de l'Abyssinie, décédé à Alexandrie (Egypte) le i'^ mars 1868. — Je n'ai pu me 
procurer ses armoiries. 

BRAY (Géraud), né à Saint-Flour le 4 décembre 183;, préconisé le ai mars 
1870 évêque titulaire de Legio et sacré le 30 novembre suivant, l'ignore s'il fut 
immédiatement vicaire apostolique du Kiang-tsi nord (on écrit aussi Kiang et 
Kiam-Si) (Chine). 11 est mort en septembre 1905. 

ARMEsetScEAu. — En tout semblables à ceux de son prédécesseur, Mgr Baldus. 

BRUGUIÈRES (Jules-M.), né à Nant (Aveyron) le la août 1851, élu le 
38 juillet 1891 évêque titulaire de Cina ou Kina, et vicaire apostolique du 
Tchély ou Pe-tchi-li méridio-occidental (Chine). 

Armes. — Coupé : d'azur au monogramme de la Vierge d'argent et de gueu- 
les aux initiales S V entrelacées du même ; au chef, sur le tout, cousu d'azur à 
la croix latine et rayonnante d'or. 

Devise. — Omnis ferra adoret le et psallat iibi (Ps., txv, 4). 

Sceau (à l'humide). — Ovale ; écu sommé d'une couronne ducale entre 
crosse et mitre ; chapeau d'archevêque ; devise divisée sur deux banderoles sur 
le chapeau et sous le cartouche ; pas de légende. 

CLUZEL (Augustin), né à Monclar (Aveyron) le 6 mars 
181S sacré à Paris, le 6 septembre 1874, archevêque titu- 
laire d'Héraclée, délégué apostolique en Perse, décédé à 
Ourmiah (Perse) le 13 août 1883. 

Armes. — D'azur à Jésus préchant au naturel, aliàs d'or, 
posé sur un tertre de sinople, au chef cousu de gueules 
chargé d'une étoile (l'étoile des Mages) d'or. 

Devise. — Surge illuminare Jérusalem (Isaï., lx, i). — 
Vidtmus steUam ejus in Oriente (Math., 11, 3), (i). 

COQSEL (Auguste), né à Amblemy (Aisne) le a8 juin 1847, préconisé évêque 
titulaire de Cardique et vicaire apostolique du Kîaag-Si méridional le 97 juil- 
let 1887. 

Armes. — D'azur au revers de la Médaille-miraculeuse d'argent, soutenu des 
Saints Cœurs du même. 

Devise. — Causa nostra ïœiitice(X.it. B. Mar.). 

CROUZET (Jean-Jacques), né à Laasargue (Hérault) le i" avril 1849, élu évê- 
que titulaire de Zéphyrium et vicaire apostolique de l'Abyssinie le 11 septem* 



MISSIONNAIRES — UZAIUSTES 3^) 

bre 1886, Sacré seulement le 38 octobre 1888 ; transféré au 
vicariat apostolique de Madagascar méridioQal en 1896. 

Armes. — Parti : d*or à N. Seigneur préchant au naturel 
sur un tertre de sinople ; au a d'azur à l'ancre terminée en 
croix trëflée d'argent. (J'ai fait copier ttxtueUement son 
sctau tant pour la figure que pour les métaux; or Mgr 
Crott{et m'écrivait que les champs des partis étaient argent 
et gueules, puis que c'était la représentation du « Sacré 
Cœur, qui est de notre Congrégation ^\or le sceau est conforme aux emblèmes 
des Lazaristes et donne bien Jésus préchant). 

Devises. — Spes unica (H/m. vesp. dom. Pas.). — Evangeli^art pauperibus 
misit me (Luc, iv, 18). 

Sceau (à l'humide). — Ovale; écu aux armes posé sur une croix ; mitre et 
crosse aux angles ; chapeau ; devises en dessus du chapeau et sous l'écu ; 
légende : j;^JoanMes facabus vicarius apostoHcus Madagascar-Mer idionalis. 

DAGUIN (Florent), né le 4 janvier 181 5 à Beaujeu (Rhône?), sacré le 3^ juil- 
let 1S48 évéque titulaire de Troade et coadjuteur du vicaire apostolique de 
Mongolie (Chine) auquel il succéda en 18^7, décédé en Mongolie le 9 mai 18^9. 
— Armoiries inconnues. 

DANICOURT (François-Xavier), né à Authie (Somme) le 18 mars 1806, élu 
en 1850 vicaire apostolique du Tché-Kiang et évéque titulaire d'Antiphellos, 
sacré à Ning-Po l'année suivante, nommé vicaire apostolique du Kîang-Si 
(Cfiioe) en 18^4 ou 18^9, décédé à Paris le 2 février 1860. — Ses armoiries sont 
inconnues tant à la Maison-mère qu'au Kiang-Sî. t 

DELAPLACE (Louis-Gabriel). Né à Auxerre (Yonne) le 21 janvier iSao, 

nommé le 39 février iS^a vicaire apostolique du Kiang-Si, il fut sacré, à Tong- 

Kiao ie 35 juillet suivant, évéque titulaire d'Andrinople (d'Honoriade). 

En 18^^ il passa au vicariat apostolique du Tché-Kiang (Chine), puis à celui du 

TcHS-ly septentrional ou de Pékin le i" novembre 1870. 

C'est à Pékin, le 34 mai 188^, qu'il rendit l'âme à Dieu. 

Armes. — Ecartelé : au i à la gerbe d'or ; au a d'or au 

cep de vigne de sinople fruité de pourpre ; au 3 d'or au 

griffon contourné de.^. ; au 4 de... (or?) au dragon chi- 

I nois de... (azur ?) ; et sur le tout d'argent h la croisette de 

sable dans un écu en bannière. (En réalité ce n'est pas 

une croisette, c'est le nom du prélat en chinois, figuré par 

le caractiri syllabigue tien, qui est comme une croisette inscrite dans un carré). 

Devise. — Mittite falces,ager mundus,messis multa {)\aX\i.,xia, }i,\x., 37) (1). 



t. le texte de S. Marc, iv, ïç, porte pour let deux premieri mois : miilt falttnt Iquonlam aiett 



fl34 ARHOSIAL DES PRÉLATS 

Sceau. — Rond ; écu aux armes surmonté d'une couronne ducale ; bande< 
rôle en dessus avec les 3 premiers mots de la devise ; entre la banderole et le 
chapeau à 10 glands les lettres S(aint)et V (incent); au bas de l'écu fin de la 
devise dans une banderole ; légende : Ludovicus Gabriel Delaplace ep. Adria- 
nopoïitanus vie. apes. Pekinensis Thce-ljr sep. « 

FAVIER (Pierbe-Alpbonse). 11 naquit à Marsannay-la-Côte (Côte-d'Or) le 
33 septembre 1837 et fut sacré évêque titulaire de Pentacomié le 30 février 1898 
pour être coadjuteur de Mgr Sarthou, auquel il succéda comme vicaire apos- 
tolique du Tchély septentrional (Pékin, Chine) le 13 mai 1899. II est décédé 
à Pékin le ; avril 190$, assistant au trdne pontifical et chevalier de la Légion 
d'honneur. 

Armes, Devise et Sceau k l'humide. — En réalité Mgr Favier n'a pas d'armoi- 
ries. Dans un cartouche très ornementé, inséré dans un autre cartouche roccaiUe, 
on voit saint Michel terrassant le dragon (ici, le dragon représente l'emblème 
de la Chine, mais païenne) au dessus de sa tête sur une banderole : serviam; 
derrière lui et flottant, une autre banderole avec une autre devise : tu soius 
aliissimus Jesu ChrisU. Crosse, croix épiscopale et rayonnante, mitre sous le 
chapeau, dont les glands épousent le bord d'un ovale extérieur. 

FERRANT (Paul-Louis), né à Wervicq (Nord) le 3 juin 1859, sacré évoque 
titulaire de Barbalis ou Barbalissus, à Ming-Po (Chine) 
le 3 octobre 1898, et publié le 38 novembre suivant 
coadjuteur de Mgr Bray, vicaire apostolique du Kiang-Si 
septentrionnal, auquel il succède en septembre 1903. 

Arsies. — Parti : d'azur à l'emblème des Lazaristes, et 
d'or à l'évangile en pal de gueules, fermé et chargé sur le 
plat du chrisme complet de sable, posé sur un poignard 
d'argent aussi en pal. 

Devises. — Hvangelii^re pauperibus misil me (Luc, iv, 18). — In gentibus 
evangeli^are (Eph., m, 8) 

GEURTS (Ernest-François). — (Si je mentionne ce prélat, bien qu'il ne soit 
pas Français, c'est pour que la série des prélats lazaristes du siècle écoulé soit 
complète). Il est né k Bois-le-Duc (Hollande) le 3 janvier i86a et a été préco- 
nisé évêque titulaire de Rhinnocolure le 34 décembre 1899, pour être le vicaire 
apostolique du Pé-Tchili oriental. 

Armes. — D'azur au puits de saint Willibrord (apôtre delà Hollande) d'argent, 
adextré en chef du sceau de la congrégation de la Mission dans un ovale et 
sénestré aussi dans un ovale et en chef de la Médaille-miraculeuse de... 

Devise. — > Sîtientes vernie ad aquas (Isaï., lv, i). 

GUIERRY (Edmond). Né à Etrées (Yonne), il fut sacré à Pékin évêque titu- 
laire de Danaba, le 30 avril 1865, pour être coadjuteur de l'évéque de cette 
ville. En 1869 ou 1870 il fut nommé vicaire apostolique du Tché-Kiaog (Chine) 
et il décéda le 8 août 1883. 



MISSIONNAIRES — LAZARISTES 3}^ 

Armes. — De... au Bon Pasteur de,.. (Je croirais plutSt Jésus préchant, 
emblème dt sa congrégation). 

JARLIN (Stanisias), né il Cette (Hérault) le 3 janvier 1843, élu le 04 décem- 
bre 1899 et publié le 19 avril suivant, évéque titulaire de 
Harbet ou Pharbietus, pour être coadjuteur de Mgr Favîer, 
vicaire apostolique de Pékin (ou Petcfiély nord), auquel il 
succède le ^ avril 190;;. 

Armes et Devise. — D'argent à l'esquif de... sur une mer 
d'azur, et portant sur sa voile, en lettres de sable : in verbo 
tuo laxabo refe; à la banderole de gueules en chef portant 
en lettres d'argent le commencement de la devise : duc in 
aîtum (Luc, v, 4, '^). 



LARIBE (Bernard), né à Sousceyrat (Lot) le 1; août 1801, élu en mai 184; 
évéque titulaire de Sozopolîs et vicaire apostolique du Kiang-Si et du Tché- 
JCiang (Chine), décédé le ao juillet 18^0 à Ou-tchen (Chine). — Armoiries 
inconnues dans sa famille et au Kiang-SL 

LAVAISSIËRE (Pierre), né à Crandelles (CanUt) le a; octobre 1813, préco- 
nisé en 1S46 évéque titulaire de Myre et vicaire apostoli- 
que du Tcbé-Kiang (Chine), décédé le 19 décembre 1849 
(ou 18^0 suivant les Annales Calholiques du 19 décem- 
bre 1903). 
Armes. — Ecartelé'd'azur et d'ai^ent au coudrier de l'un 

i en l'autre (en roman lo vaissieïro est un lieu planté de 

coudriers); sur le tout : d'or au dragon chinois contourné 
d'azur (drapeau de la Chine) traversé par une pique de 

sînople en pal, au chef de gueules chargé d'une croisette d'argent dont le pied 

touche la partition et s'unit à la pique. (Cet écusson est peint sur le portrait du 

prélat dans la sacristie delà cathédrale de Saint-Flour). 

LESNÉ (François), né à Maroué (Côtes-du-Nord) le 10 août 1846, élu le 
90 avril 1896 et sacré le 98 juin suivant arche- 
vêque titulaire de Philippopoli, administrateur 
apostolique du diocèse d'Hispahan (Perse), dont 
le siège résidentiel est rétabli depuis 1874, et 
délégué apostolique de la Perse pour les Orientaux. 

AsHES. — Parti : au i d'argent à uoe Immaculée 
Conception (mais vêtue comme la Vierge de 
Lourdes) posée sur un globe, écrasant le serpent 
et tenant un monde en ses mains, le tout au 
naturel -, au 9 de gueules au coeur (de saint Vincent 
de Paul) d'or enflammé d'argent, accompagné en 
pointe des initiales de ce saint d'argent. 




33^ ARMORIAL DES PK^ATS 

Devises. — EvangeH^are pauperihus misi'f me (Luc, iv, i8). — Or» et lahora. 
Sceau. — Nous le reproduisons, inutile de le décrire. 

MONTÉTY (Joseph-Hilarion), né à Combeyre (Aveyron) le 35 janvier 1835, 
sacré à Paris, le 17 juin 1891 archevêque titulaire deBeryte ou Beyrouth, délé- 
gué apostolique en Perse de 1891 à 1896 et administrateur du diocèse d'Is- 
pahan. 

Armes. ~- Coupé : au i de gueules à l'emblème des Lazaristes ; au a d'azur 
à 3 bras mouvant des flancs de l'écu et tenant une croix 
(ils figurent les deux peuples de Perse à évangeliser ; 
Chaldéens et Arméniens) soutenant, celui de dextre ua 
mont (Ararat) surmonté d'une arche et celui de sénestre, 
la tour de Babel, le tout d'argent. 

Devises. — Evangeli^art pauperibus misit me. — Ulrique 
fidflis. 

Sceau (à l'humide). — Rond, semblable i, celui reproduit ci^contre, avec la 
légende : ■^ J, Hilario archiep. Berjft. adm. Aspah. delegu. ap. Persidix. 

MOULY (Joseph-Martial), né à Figeac (Lot) en 1807, évéque titulaire de 
Fussola, vicaire apostolique de Mongolie, sacré le 9; juillet 1849, puis vicaire 
apostolique du Tché-ly et de Pékin (i) le y juin t8j6 (il en était administrateur 
depuis juin 1847), décédé il Pékin le 4 décembre 1868. 

Armes. — D'azur à la croix latine rayonnante de... (ox probabltmenf) iccosXée 
dans le bas des lettres S (aint) V (inoent). 

Devise. — actio 

Sceau (à reliet). — Ovale au contour dentelé ; écu aux armes avec palmet- 
tes au bas; courone ducale entre mitre et crosse; chapeau avec 10 glands; 
banderole au-dessus avec devise (courte semble-t-il) ; légende -.Josephus Mar- 
iialis MoHÎjr epistopus Fussulan (sic) Vie. apost. Pekineniis Tch. itp. * 

RAMEAU (Alexis). Né , élu en 1838 vicaire apostolique du Kiang-Si et 

du Tché-Kiang (Chine), évêque titulaire de Myra (ne serait-^e pas plutôt 
Myrrine, car Myra ou Myre est archevêché ?), noyé à Macao (colonie portu- 
gaise) le 14 juillet 184;, — Armoiries inconnues au Kiang-Sî. 

REYNAUD (Paul-Marie), né le la avril 1854 à Lyon, sacré, à Ning-Po, le 
39 juin 1884 évëque titulaire de Fussola et vicaire apostolique du Tché-Kiang 
(Chine). 

Armes. — Parti : au 1 burelé d'argent et d'azur de ao pièces, Â Jésus de car- 
nation, au nimbe crucifère d'or, vêtu d'une robe de gueules et d'un manteau 



I. Pékin « m archeTJché résidentiel de 1J07 à 148} ; pali évèché d« 1690 1 tS^é; la titre eit 
(Ctaell«tt«nt «tliché au vioiiat apostoliqne dn Pe-Tcbili lepteotrloBOfl. 



MISSIONNAIRES — LAZARISTES 



237 



d'azur, prêchant et debout sur une terrasse de sinople, soutenue d'une plaine de 
gueules ; au a d'azur fretté à*atgeni(les/retifs nombreuses j minces^ réduites à Vétat 
de filets) au Sacré Cœur de gueules brochant {Ces armoiries sont ainsi relevées 
par moi sur une peinture émanant d*nn document authentique venu de Chine. Il 
est possible que les champs soient simplement azur et argent.) 

Devises. — De la Mission. — * Da mihi animas. 

ROUGER (Adrien), né à Montmartin aliàs Pourrain (Yonne) en 1828, 
sacré le 27 avril 1884 évêque titulaire de Cisame, mais élu 'depuis Tannée pré- 
cédente vicaire apostolique du Kiang-Si méridional, rappelé à Dieu à Paris le 
31 mars 1887. 

Armes. — D'azur à Jésus prêchant d'argent, auréolé d*or, sur un demi-monde 
d'argent. 

SARTHOU (Jean-Baptiste), né à Doazet (Landes) le 24 avril 1840, élu évêque 
titulaire de Myriophites, le 11 janvier 188% et vicaire apostolique du Pé- 
Tchili occidental (Chine), sacré à Pékin dont il devint le 
vicaire apostolique en 1890^ décédé le 13 avril 1899.' 

Armes. — D*argent au chêne de sinople glandé d'or sur 
une terrasse de sinople, adextré en chef d'une étoile de 
gueules (?), sénestré d'une croisette de... (même ?) et 
accosté en pointe des lettres S. V. répétées de sable. (Il 
s*agit du chêne de Buglose au berceau de saint Vincent- 
de-Paul, né dans les Landes, comme le prélat). 

Devise. — Robur meum et refugium meum (Ps., xxx, 4). (Jeu de mot sur 
robur^ nom latin du chêne). 

Sceau (timbre humide). — Ovale ; écu aux armes sur une croix ; chapeau 
à 10 glands; deux banderoles en dessus et en dessous avec la devise coupée 
en deux ; pas de légende. 

TAGLIABUE (François-Auoustin-Ferdinand), né à Soissons le 29 novem- 
bre 1822, évêque titulaire de Pompeiopolis, préconisé le 24 ou 2; septembre 
1868 coajuteur du vicaire apostolique du Tché-ly occidental (Chine), puis 
vicaire apostolique en titre en 1870, transféré à celui de Pékin (Chine) 
le ; août 1884, retourné à Dieu à Pékin le \} mars 1890. 

Armes. — D'azur à la Vierge de la Médaille-miraculeuse d'argent auréolée 
des 9 étoiles du même (symbole des 9 cœurs des anges) (i)« (Ces armes sont 
absolument les mimes que celles de Mgr Baillés et de Dom Malm/), — Couron- 
nes : voir ci-après. 

Devise»-^ Omniaper Mariam. 




t. a Rome on n'aime pas beaucoup la représentation de cttte Vierge, dont le type, dit-on, 
s*éloigne trop de celui de l'Immaculée Conception. 



9>8 . ARMORUL DBS PRÉLATS 

Sceau (à l'humide). — Ovale ; Vécu aux armes n'indique pas les émaux ; 
a palmettes au bas; couronne de marquis tcaversée par la croix; crosse et 
mitre aux angles du cartouche ; chapeau à lo glands surmoaté de la devise ; 
légende : Fr. TagUabue ep. Pompeiopùlitanus vie. ap. Tcheljf lept. * Pékin *. 
— Sur son image mortuaire le champ azur est indiqué et la couronne est une 
couronne murale. 

THOMAS (Jacciues-Hector), né à Dax (Landes) le ii septembre i8^^, sacré 
archevêque titulaire d'Andrioople, il Paris, le as juillet 1883, 
délégué apostolique en Perse et administrateur du diocèse 
d'Hispahande 1883 à 1890. 

Arhbs. — De sinople au lion couché au naturel duquel 
émerge un soleil naissant d'or (armoiries de la Perse), le tout 
surmonté de l'étoile des Mages et rayonnante d'or. 

Devise. — Oriens nomen ejus veail lumen tuum (Isaî-, 60, i ?). 

TOUVIER (Jean-Marcel), né ^ Desnes (jura) le 14 octobre 1833, élu, le 
33 novembre 1869, évéque titulaire d'Olène et vicaire apostolique d'Abyssinie, 
sacré à Rome le i" ou le 8 mai suivant, décédé le 4 ou le 6 août 1888 en 
voyage à 40 kilomètres de Mansourah (Egypte). — Je n'ai pu me procurer ses 
armoiries. 

Vie (Casimir), né à Mourmentras (Aveyron) le 39 septembre i8;9, élu le 
Il septembre 188^ évéque titulaire de Metellapolis et vicaire apostolique du 
Kiang-Si oriental (Chine), sacré à Fou-Tchéou le 34 janvier 188^. 

Armes. — D'azur à Jésus préchant etc.. 

Devise. — Evangeli^are pauperibus misit me Deus (Luc. , iv, 18). 

Sceau. — Ecu aux armes ; couronne ducale ; chapeau avec glands d'arcbevé- 
que ; légende : Vicarius apostolicus-KiangSi or. Cong. Mtss. 



S VI. Mariâtes ou Société de Marie 

la fondation de cet Institut religieux, devenu Société, remonte à 1816 et est 
due auR. P. Colin. Au point de vue mission il évangélise une partie de V Océanie. 
Son siège religieux est à Lyon. Z'Annuaire Pontifical de i8pç donne sur cette 
société un court historique. 

Armes. ^ D'argent au monogramme de la sainte Vierge (A M entrecroisés) 
d'azur, au chef d'azur chargé ^une étoile (à 5 ou à 6 rais) ^argent ou d'or 
(souvent rayonnante). 

Devise, — Sub Marias nomine. 



MISSIONNAIRES — MAKISTES a}^ 

BATAILLON (Pierre), né à Saïnt-Cyr-les-Vigoes (Loire) le 6 janvier i8io, 
préconisé le 2} août 1843 évëque titulaire d'Enos et 
premier vicaire apostolique de l'Océanie centrale, sacré 
à Ouvéa (Iles Wallis, Océanie) le 3 décembre 1843 et 
décédé dans cette île le 10 avril 1877. 

Armes. — D'azur à la croix et k l'aocre d'argeift en 
sautoir, sommées des 13 étoiles mariales d'or en cou- 
ronne. 

Devise. — Spes nosira{\at. S. Bern.), 

BROYER (Pierre-Jean), né k IlUat (Ain) le 
30janvîer 1846, élu le 30 mars 1896 évêque 
titulaire de Polemonium et vicaire apostolique 
des Navigateurs (archipel océanien). 

Armes. — De gueules à la nef d'or voguant à 
sénestre sur une mer d'argent (image du prélat 
naviguant toujours), au franc-canton dextre aux 
armes des Maristes (l'étoile est d'or et rayonne). 

Devise. — Svb tvvm prœsidivm (Off. min. 
B. M. V.). 

CLAREYRE (Pierre). Né dans l'Ardèche, élu le 38 juin 1877 évêque rési- 
dentiel d'Aukland (Nouvelle-Zélande), non sacré ayant refusé cet évéché. 

COLLOMB (Jgan-Georoes). Le 30 avril 1816 il naquit à Granier, en Savoie ; 
il fut préconisé le 19 février 1846 et sacré à la baie des Iles (Nouvelle- 
Zélande) le 33 mai 1S47 comme évéque titulaire de Antipbellos et vicaire 
apostolique de la Mélanésie. Il décéda à Roolc(iles Salomon) le 16 juillet 1848. 
II ne fut donc pas Français, à moins que ses parents ne le fussent ; il était 
utile néanmoins de le mentionner pour éviter une lacune. 
- Armes. — D'azur à l'étoile à 6 rais et rayonnante d'or. 

Devise. — Clamamus exuUs (Ant. B. M. S. B.), 

DOUARRE (Guillaume), né à Job (Puy-de-Dôme) le 16 décembre 1810, 
sacré à Lyon le 14 février 1843 évéque titulaire d'Amata et vicaire apostolique 
de la Nouvelle-Calédonie (Océanie), décédé à Balade, dans cette île française, 
le 70U 37 avril 1853, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'azur à la nef au mat cime d'une croin et voiles déployées sur 
une mer agitée le tout d'argent, à l'étoile d'or dans le canton dextre du chef. 
(Ce sont les mêmes armoiries que celles de Mgr Reyne, évdqtte de Basse' Terre, à 
la position de rétoile pris) . 

DEvtsE. — Saha nos perimus (Math-, viii, 35). 




S4<> ARHORIAL DES PRÉLATS 

ELLOY (Louis). Le 29 novembre 1829 il vint au monde k Servigny-Iès- 
Raville (Moselle) et Dieu le rappela k lui à Bon-Enconlre (Lot-et-Garonne) le 
sa novembre 1878. Préconisé le 11 août 186^ évêque titu- 
laire de Tipasa ou Tebessa, pour être coadjuteur du vicaire 
apostolique de l'Océanie centrale, il fut sacré à Apia 
(Samoa) le 30 novembre 1864 « sous le feuillage d'un 
arbre > (MissiotisCatAoL iS^o.p. la^). Le aS septembre 
1873 il fut vicaire apostolique de l'archipel des Navigateurs, 
duquel dépendent les îles Samoa. 
Armes. — D'azur à l'ange au naturel planant sur le mono- 
gramme de la Vierge d'or entre une branche de roses et une de lis au naturel 
en rinceau et liées de gueules. 
Devise. — Sub permis ej'us sperabis (Ps . , xc, 4). 

EPALLE (Jean -Baptiste). Il naquit dans le département de la Loire, ou à 
Marlhes ou à Saint-Genesl-Mallifaux, le 8 mars 1809. Il 
fut sacré à Rome le ai juillet 1844 évéque titulaire dcSion 
et vicaire apostolique de la Micronésieet de la Mélanaisie. 
Dix-neuf jours après son arrivée dans son vicariat, 
Mgr Epalle était massacré, le 19 décembre 184% à l'Jle 
Isabelle (archipel des Salomon, Océanie). 

Armes. — D'azur au mont de sable, au monogramme de 
la Vierge d'argent, l'A surmonté d'une croix d'or, au lieu 
d'honneur. 

Devise. — Aspiciat in Sion ocului nosUr (Mîch., iv, 11). 

FRAYSSE (Hilarion-Alphonse), né à la Salvetat-Peyralès (Aveyron) le 
24 juin 1843, sacré à Sainte-Marie de Sydney (Australie), le 
ao juillet 1880, évêque titulaire d'Abila et vicaire apostolique 
de la Nouvelle-Calédonie, décédé à Nouméa le fj septem- 
bre 1905. 

Armes. ^ De gueules à l'agneau pascal d'argent au franc 
canton dextre d'azur chargé du monogramme de la Vierge 
d'argent. 

Devise. — Fide et îeniiaie (Eccl. , XLV, 4). 

LAMAZE (Jeak-Akmand), évêque titulaire d'Olympe et vicaire apostolique 
de rOcéanie centrale, né à Saint-Michel (Vosges) le aj mars 
1833, sacré à Lyon le 21 décembre 1879. 

Armes. — D'or au cocotier de sinople sur une terrasse du 
même, au chef d'azur chargé du monogramme de Marie d'ar- 
gent entre a croix de la Lorraine d'or. 

Devise. — Omnibus proàesse, obesse nemini. (Cette devise du 
Lorrain saint Pierre Fourrier, a été prise, ainsi que les a croix, 
par Mgr Lamaze, parce qu'il est enfant de la Lorraine). 




MISSIOKNAIRES — MARISTES 841 

POMPALMER (Jean-Baptiste). Né à Lyon le ii décembre i8os, retourné à 

DieuàPateaux (Seine) en décembre 1871. 11 reçut à Rome la consécration 

épïscopale le 30 juin 1836 (on trouve aussi 1830, mais cette date est douteuse). 

Comme évêque titulaire de Maronia ou Maronée il fut 

vicaire apostolique de l'Océanie centrale. Le ao juin 1843, 

ou mieux 1848, Mgr Pompallier fut nommé administrateur 

apostolique du diocèse d"Aukland (Nouvelle-Zélande) lors 

de son érection ; mais il n'en fut nommé premier évêque 

résidentiel qu'en 1860. Lorsqu'il démissionna en 1869, ce 

prélat fut promu à l'archevêché titulaire d'Amassée. 

Armes. — De... au pont à } arches d'argent sur des flots 

de..., sommé d'un oiselet de... contourné et accosté de 3 gerbes de... j le tout 

surmonté d'un croissant de... au milieu du chef, supportant te monogramme 

couronné et rayonnant de la Vierge de... {Mon dessin suppose les émaux). 

VIARD (Phiuppe). U naquit à Lyon le 1 1 octobre 1809 et décéda à Welling- 
ton (Nouvelle-Zélande, Océanie) le 2 juin 187a. II fut sacré à Sydney le 6 jan- 
vier tSiâ. Quant à sa préconisation on trouve : 1843, 
7 février 184% ao juin 1848. Avec le titre d'évèque in par- 
tibus d'Orthose, ou Orthozîe, il fut administrateur du dio- 
cèse de Wellington en 1845 ou pour mieux dire du vicariat 
apostolique de la Nouvelle-Zélande, car l'éreclion de 
l'évêché de Wellington ne date quedu 20 janvier 1848. On 
dit qu'il ne fut évêque résidentiel à ce litre que le y juil- 
let, aliàs a^ octobre, 1860. 

Armes. — Parti : au i coupé d'azur au monogramme de Marie d'or entre 
a branches en rinceau de..., surmonté de 9 étoiles de... eu couronne, et d'or au 
cocotier de sinople sur une campagne du même ; au 2 de gueules à a palmes 
de sable en rinceau surmontées d'un cœur enflammé d'or. 



VIDAL (Julien), né à Villecomtal (Aveyron) le la juillet 1846, élu le 
1) mai 1887 évêque titulaire d'Abydos et vicaire apostoli- 
que des Fidji (Océanie). 

Armes. — D'azur au chevron d'argent chargé en chef 
d'un Sacré Cœur de gueules entre 2 poissons de..,, adex- 
tré en chef du monogramme de la Vierge d'argent, et 
sénestré d'une étoile à rayons tombants du même, à, la 
■mer d'argent en campagne sur laquelle flotte contourné un 
esquif du même. 

Devise. — Spes et solatium. 

VlTTE (Pierre-Ferdinand). 11 naquit à Cormoz (Ain) le 4 novembre 1824 et 
il y décéda le 9 décembre i88_). Ayant été préconisé le 4 avril 1873 évêque 



342 



ARMORIALDES PRÉLATS 



titulaire d*Anastasiopolis et vicaire apostolique de la Nou- 
velle-Calédonie, il fut sacré dans le sanctuaire de Verdelais 
(Gironde) le 4 mai suivant. Ayant assisté à cette cérémonie 
j'en donnai un court compte-rendu dans le numéro du 
16 mai des Missions-Catholiques. 

Armes. — D^or au Bon Pasteur de carnation à la robe de 
gueules et au manteau d'azur sur une terrasse de sinople avec 3 agneaux d'ar- 
gent à ses pieds. 

Devise. — Traham eos in vinculis caritatis (Ose., xv, 13). 




% VIL Missions 




Etrangères 



La fondation de cette admirable société remonte à 1660. Z' Annuaire Pontifical 
de ipoj lui consacre une notice. On trouve des détails sur elle dans les Alma- 
nachs de la Propagation de la Foi et des Missions-Catholiques. De ses mission- 
naires 120 ont obtenu la palme du martyre» A Vheure présente elle évangélise 
82 missions avec }^ évequesy i }oo prêtres français et 640 prêtres indigènes. 

Emblèmes. — Un M et un E réunis avec croix sur le jambage central, 

BiOG. — Histoire générale de la Société des Missions-Etrangères^ par le R. P. 
A. Launay. Paris, Douniol ; 3 vol. 

ALBRAND (Etienne-Raymond), né à Saint-Crépin (Hautes-Alpes) le 3 ou 
Il avril 180^, sacré, le 18 mars 1849, évêque titulaire de Sura et vicaire aposto- 
lique de Kouy-Tchéou (Chine), décédé à Kouy-yang-fou le 23 avril 1853. 

Armes. — D'azur à l'épi de maïs d'argent. — Voir plus loin aux Vicariats 
apostoliques et à Mgr Faurie. 

BiOG. — Vie de Mgr Albrandf par Dourif. Paris, Lecoffre, 1865. 



AUDEMARD (Jean-Joseph). Il naquit en 1757 dans le diocèse de Toulouse et 

décéda à le 8 août i8ai. Il fut préconisé en 1818 et sacré le 99 mars 1819 

évêque titulaire d'Adran et coadjuteur de Mgr de La Barthète, au vicariat 
apostolique de la Cochinchine. Ce dernier, né dans le diocèse de Bayonne, 
avait été préconisé en 1793 évêque titulaire de Veren ; d'abord coadjuteur puis 
titulaire du vicariat apostolique de la Cochinchine, il décéda à Kérin le 
6 août 182;. 

Armes. — Mgr Audemard n'eut pas d'armoiries n'ayant été que coadjuteur. 

r 

BARDOU (Joseph-Louis- Auguste-Etienne). Né à Renne ville (Haute-Garonne) 



HISSIONS' ÉTRANGÈRES 2^) 

le 38 avril 1834, sacré à Coimbatore, ou Coimbatour 
(Indes), évéque titulaire de Telmesse et vicaire apostolique 
de Coimbatour, il devint le premier évêque titulaire de ce 
siège, à son érection le i"" septembre 1886. 11 y est décédé 
le 17 août 1903. 
Armes. — D'or au Bon Pasteur au naturel terrassé de 
"V^ sinople. — Cimier : le monogramme des Missions-Etran- 

gères. 
Devise. — PaTcetspauperi et itiopi(Ps., lxxi, 15). 

Sceau. — Rond; les émaux ne sont pas marqués sur l'écu ; légende: 
Diœcesis Coimbatorensis. 

BERLIOZ (Alexandre). Né à Serrières (Savoie) le la septembre 1852, pré- 
conisé évêque titulaire de Calinda et vicaire aposto- 
lique d'Hakodaté (Japon) le 04 avril 1891, il a été 
transféré avant son sacre, qui eut lieu à Tokio le 
s^ juillet suivant, à t'évêché résidentiel d'Hakodaté 
lors de l'éreclion de ce siège, le 15 juin de cette 
année. 

Armes. — D'azur à la croix d'argent chargée en 
cœur d'un Sacré Cœur de gueules, surmonté d'une 
croisette d'argent et entouré d'une couronne d'épines 
de sable, la croix, cantonnée de 13 étoiles d'or, 
celles du chef mal ordonnées, celles de la pointe 
3 et 1. 

Devise. — Jvxla cor Ivvm. 

Sceaux, — Le grand sceau, que nous reproduisons, donne les emblèmes 
héraldiques dans une ellipse fleuronnée avec la devise au bas ; la légende est 
en caractères japonais. - Le petit sceau à relief : simple écu (les étoiles 
toutes s et i) posé sur une croix, pas un seul autre ornement, pas de chapeau, la 
devise, sans banderole, au-dessous, — Le grand sceau à froid (relief) est rond ; 
la devise est dans une banderole ; légende : Sigitlum. episcopi. Hakodate- 
nensis f'f'f' 

BERNEUX (SiMéoN-pRANçois). Né à Château- 
du-Loir (Sarthe)Ie 13 ou 14 mai 18 14, il fut sacré 
le 27 décembre 1854 comme coadjuleur de l'évê- 
que de Mandchourie. Son titre aurait été : évêque 
in fiariibus de Trémithonte, avec transfert à 
l'évéché titulaire de Capse le 24 décembre 
1864 ; toutefois on trouve aussi que c'est avec 
ce dernier titre qu'il reçut la consécration 
épiscopale. En 18^; il devint vicaire aposto- 
^ lique de la Mandchourie (Chine). Mgr Berneux 

fut décapité à Saïnam-to le 8 mars 1866. 




344 ARMORIAL DES PRéLATS 

Armes. — D^argent au dromadaire (emblème de la docilité) couché au natu- 
rely sénestré en chef de Tétoile des Mages de gueules, au chef d'a2ur chargé 
du monogramme des M. E. d'or. 

Devise. — Lumen ad revelaiionem gentium (Luc, n, 32). 

BiOG. — Vie de Mgr Berneux, parTabbéF. Pichon. Le Mans, Monnoyer, 1867. 

BIET (Feux), né à Langres le 21 octobre 1838, élu évêque titulaire de Diana 
et vicaire apostolique du Thibet (Asie) le 23 juillet 1878, sacré le 94 novembre 
suivant au séminaire de Su-Tchuen, décédé à Saint-Cyr- 
au-Mont-d'Or le 3 septembre 1901. 

Arkes. — D'azur à un Sacré Cœur d'or en abîme accom- 
pagné en chef d'un lion d'argent et en jointe d'un coq du 
même barbé et crête de gueules, {Mgr Biet composa son 
écusson d'après les armoiries de la famille de la B. Marie 
Alacoque, dont il descendait y qui sont : d'or au coq de 
gueules en chef et au lion du même en pointe). 

Devises. — Suaviter et for Hier, — Sub protectione SS. Cordis, 

Sceau (à Thumide). — Rond ; écu dans un cartouche surmonté seulement du 
chapeau ; devises en dessus et en dessous ; légende dans un double cercle : 
Vicariat us apostolicus Thibet anus» 

BIGANDET (Paul-Antoine). Naissance : Malans (Doubs), 13 août 1813; 
décès : Rangoon (Birmanie), 19 mars 1894. Il fut sacré à Poulo-Pinang (Asie) 
le 30 mars 18^6 comme évêque titulaire de Ramatha et coadjuteur du vicaire 
apostolique de la Malaisie. En 1870 il fut nommé vicaire apostolique de la 
Birmanie. 

Armes. — De... au chevron de.. . semé de croisettes de. .. accompagné de 
3 branches de... 

Sceau (à l'humide). — L'écu et le chapeau ; légende : Vicariatus Avanus et 
Peguanus (i). 

BLANC (Marie-Jean-Gustave), né à Reugney (Doubs) le 6 mai 1844, sacré 
le 14 juillet 1883 à Nagasaki (Japon) évêque titulaire d'Antigone et coadjuteur 
du vicaire apostolique de Corée, auquel il succéda le 21 juin 1884, décédé à 
Séoul (Corée) le 21 février 1890. 



X. Âva et Pégou. — Par cet exemple et par le précédent on remarquera que le sceau de 
Tévéque est celui du vicariat ; cela explique pourquoi des vicaires apostoliques n'ont pas de 
sceau propre et se sont servi de celui <]e leur prédécesseur, et surtout pourquoi les coadjuteurs^ 
usant du sceau du vicariat, n'ont souvent pas pris des armoiries, surtout s' Us sont décédés étant 
coadjuteurs. 



MISSIONS- ÉTRANGÈRES 



245 




Armes. — De gueules à la gerbe d'or accostée de 2 fleur- 
delys d'argent ; au chef cousu d'azur charge du mono- 
gramme des M. E. d'or entre 2 étoiles à 6 rais du même. 

Devises. — Al bis ad messem, — Filioli diligiie a lier u- 
irum. 

Sceaux. — L'un à relief, l'autre à l'humide mais absolu- 
ment semblables. Ecu aux armes (sur l'humide le champ 
de gueules n'est pas marqué) surmonté d'une couronne ducale entre mitre et 
crosse et d'où émerge la croix, qui touche au chapeau, lequel a 10 glands;, 
en dessus, la devise: Filioli ds^ns une banderole; en dessus également celle: 
Albœ ; légende: "^ Marie Jean Gustave Blanc éveque d'Aniigone vicaire aposto- 
lique de Corée, 

BLETTERY (Laurent). Il naquit à Saint-Jacques-des-Biefs (Loire) le 4 mars 
182; et décéda à Tchon-Kln (Chine) le 25 septembre 1898. Elu en août 1891 
évéque titulaire de Zita et vicaire apostolique du Su-Tchuen oriental, j'ignore 
pour quelle raison il n'en fut que provicaire et ne fut pas sacré. Il figurait sur 
les calendriers ecclésiastiques du diocèse de Lyon avec le titre de monseigneur. 
C'est par hasard que je l'ai découvert, les Missions Etrangères ne m'ayant pas 
donné son nom. 

BONN AND (Clément), né à la Roussilière (Rhône) le 20 mai 1796, décédé à 
Bénarès (Indes) le 20 mars 1S61. En 1833 il fut élu titulaire de Drusipara et 
coadjuteur du vicaire apostolique de Pondichéry, auquel il succéda en 1838. 

Armes. — Comme coadjuteur : le sceau dont Mgr Godelle usa. — Après 
1838 : d'azur au monogramme des M. E. d'argent. 

Sceau. — Oblong : écu dans un cartouche avec 2 palmettes au bas ; couronne 
ducale ; 10 glands au chapeau ; légende : Clemens Bonnand visitator apostoli* 
eus, (Je ne sais, en effet, si la province de Pondichéry était vicariat, car elle ne 
fut érigée ^vl préfecture qu'en 1830; et cependant le sceau dont se servait 
Mgr Bonnand, comme coadjuteur, porte vicariatus), 

BOTTERO (Ugo-Magdalena), né à Chambéry le 20 janvier 1837, sacré à 
Pondichéry, le 30 novembre 1899, premier évêque résidentiel de Kombakonan, 
ou Kumbakonam (Indes). 

Armes. — D'azur à la croix latine d'argent rayonnante, 
soutenue de rochers d'or émergeant de la pointe de l'écu 
et accompagnée de 7 étoiles d'or en orle. (En souvenir de 
la vision de saint Hugues, évêque de Grenoble, dans 
laquelle il vit 7 étoiles ; Tune plus brillante et plus grande 
que les autres tomba à ses pieds. Le lendemain saint 
Bruno et ses 6 compagnons venaient solliciter du prélat 
un emplacement dans les montagnes pour se livrer à la 
pénitence et à la prière). 




346 



ARMORIAL DES PRÉLATS 




Devise. — Amor meus pondus meum. 

Sceau (à rhumide). — Rond ; les meubles de Técu dans un cercle coupé par 
la devise au bas ; autour: -^ Sigillnm Hugonis Magdalence ep. Kumbakonam. 

BOUCHO (Jean-Baptiste), né à Athas (Basses-Pyrénées) en 1796, sacré le 
23 juin 184^ évêque titulaire d'Attalia et vicaire apostolique de U Malaisie. Il 
est décédé à Poulo-Pinang le 4 ou le 6 mars 1871. — Armoiries inconnues. 

BOURDON (Charles- Arsène). Il est né à Caligny (Orne) le i*' mai 1834. 
Préconisé ou élu évêque titulaire de Dardanie le 16 septembre 1872, il a été 
sacré à Rangoon (Birmanie) le ^ janvier 1873, par Mgr Bigan- 
det, pour être vicaire apostolique de la Birmanie septentrio- 
nale. Il a donné sa démission en 1887. 

Armes. — D'or au Sacré Cœur de gueules. 

De\'ise. — Ama et fac quod vis. 

Sceaux (à l'humide). — i« Oblong; écu avec les attributs ordinaires; devise 
au bas, légende : -^ Car, Ars, Bourdon ep, eccl, Dardaniensis. — a® et 3* (à 
l'humide et à relief). Ecu de forme anglaise aux armes ; crosse ; mitre ; cha- 
peau; devise au bas ; pas de légende, ni croix, ni cimier. 

BOYER (Joseph-Andrô), né à Aix-en-Provence le 18 juin 1824, sacré à 
Ing-tsé (Chine), le i^ août 1886, évêque titulaire de Myrina et coadjuteur du 
vicaire apostolique de Manchourie, décédé à Payen-son-sou le 8 mars 1887. 

Armes. — D'azur à 2 jonques chinoises sur une mer mouvant de la pointe, 
surmontées d'une croix au lieu d'honneur et accostées des lettres M A et M E, 
le tout d'argent. 

Devise. — Spes contra spem, periculis latronum in mori. 

BRUGUIÈRE (Barthélémy), né à Reissac (Aude) en 1798, sacré le 29 juin 
1829 évêque titulaire de Capse et coadjuteur du vicaire apostolique de Siam, 
puis vicaire apostolique delà Corée en 1831, décédé à Sivang, a/ii^ à Pie- 
Lieou, en Tartarie, le 20 octobre- 1835, aliàs le 20 février 1836. — On ne croit 
pas qu'il ait eu d'armoiries. 




BRULLEY DE LA BRUNIÈRE (Maxime). Il naquit à 
Sartrouville(Seine-et-Oise) le 18 juin 1816; il fut préconisé 
évêque titulaire de... en 1847 et coadjuteur de Mgr Vé- 
rolles, vicaire apostolique de la Mandchourie. Mais il 
décéda, avant d'avoir été sacré, à Kabarovka (Mandchourie), 

Armes. — D'azur au chevron d'or accompagné de 3 fers 
de lance d'argent. 



MISSIONS-ÉTRANGÈRES 



M7 



CARDOT (Alexandre). Né à Frerre (Doubs) le 9 janvier 1857, préconisé 
évêque titulaire de Limyre le 21 mars 1893 et coadjuteur 
du vicaire apostolique de la Birmanie méridionale, il fut 
sacré à Rangoon le 24 juin suivant. En 1900 il est nommé 
administrateur du vicariat apostolique de la Birmanie 
septentrionale, mais il est à la tête de l'autre vicariat 
birman depuis 1894. 

Armes. — D'azur à la croix de gueules chargée en cœur 
d'un cœur rayonnant de. . . et cantonnée à dextre du mono- 
gramme couronné de Marie d'argent. 

Devise. — VerUaiem facicns in char Haie, 




rr T llll H «I l I ! 




CASPAR (Marie- Antoine-Louis), né à Obernai (Bas-Rhin) le 23 juillet 184 1, 

sacré, à Saigon le 24 août 1880, évêque titulaire deCanatha 
et vicaire apostolique de la Cochinchine septentrionale. 

Armes. — De gueules à la croix d'argent chargée en 
cœur d'un M. orné d'or accosté des lettres J. J. du même 
(initiales de Jésus, Maria, Josephus) à la filière d'argent. 
— Cimier : le monogramme des M. E. dont la croix forme 
l'épiscopale. 

Sceau (à Thumide). — Presque rond ; écu de forme dite 
suisse, aux armes, soutenu de 2 palmettes; ornements ordinaires avec cimier 
ci-dessus; légende : -[• Ludovicus Caspar episcopus Canaihensis vicarius aposto» 
lieu s Cocincinae septentrional is, 

CHARBONNEAU (et quelquefois CHARBONNAUX) (Etienne-Louis)- Il 
naquit à la Guerche (Ille-et- Vilaine) le 18 mars 1806 et fut rappelé à Dieu à 
Mangalore (Indes) le 23 juin 1873. ^^ ^9 ^^ ^^ 3^ juin 1845, il fut sacré à 
Pondichéry évêque titulaire de Jasso et coadjuteur du vicaire apostolique de 
notre chef lieu des Indes françaises. En 1847 il fut nommé vicaire apostolique 
de Maïsour (Mysore, Indes anglaises). 

Sceau. — Il ne portait pas d'armoiries et se servait d'un sceau représentant 
le monogramme des M. E. avec ses noms et titres autour. 

CHARBONNIER (Eugène-Etienne), né à Pierre-Vert (Basses- Alpes) le 21 mai 
182 1, décédé à Saigon le 7 août 1878, ayant été sacré, le 27 décembre 1864 à 
Paris, comme vicaire apostolique de la Cochinchine orientale et avec le titre 
d'évêque in parti bus de Domitiopolis. 

Armes (données de mémoire). — D'azur à la croix de... 

Devise. — Fiai volunias tua (Math., vi, 10). 



CHATAGNON (Marc), né à Cellieu (Loire) le 14 février 1839, élu le 



348 ASMORIAL DES PRÉLATS 

25 janvier 1887 évéque titulaire de Chersonèse et vicaire 
apostolique du Su-Tchouen méridional (ou Se-Tchouan, 
Chine ; on n'est pas très fixé sur l'orthographe des noms 
de villes et de provinces chinoises). 

Armes. — De gueules au lion de saint Marc grimpant et 
contourné d'or, tenant entre ses pattes une banderole 
d'argent portant en lettres d'azur: S. Mahcus. 

Devise. — Deforti duUedo (Jadic, xiv, 14). 

Sceau (à l'humide). — Ovale ; écu droit aux armes ; la devise au bas enrou- 
lant s branches d'olivier; le monogramme des M. E. posé sur l'écu entre la 
mitre et la crosse ; chapeau ; légende ; f Marcus Chaiagnon episc. Chersonen. 
vie. ap. Se-Tchouan merid. 

CHATRON (Jules-Auguste). Il est né à Charix 
(Ain) le ai juin 1844; il occupe le siège rési- 
denliel d'Osaka (Japon) depuis qu'il y a été élu, 
le a) juillet 1S96. 

Armes. — De gueules à la croix latine ancrée 
d'argent, à l'ancre de sinople posée en pal sur la 
partie inférieure de la croix ; au chef cousu d'azur ; 
au cœur enflammé d'or au lieu d'honneur. 

Devise. — Fide. Spe. Cariiate. 

Sceau (timbre humide). — Absolument sembla- 
ble à la reproduction du scel à imprimer, que nous donnons, et saus légeode. 

CHAUSSE (Auguste). Il naquit à Beaumas, près de Saint-Didier-la-Seauve 
(Haute-Loire), le 19 février 1838 (aîiàs 1830 mais ?). Il fut 
élu le 16 décembre 1880 évêque titulaire de Capse et coadju- 
teur de Kouang-Tong (Canton, Chine) dont il devint préfet 
apostolique en 1886. Il est décédé à Hong-Kong le la octo- 
bre 1900. 

Armes. — D'azur à la Vierge-Mère d'argent sur une terrasse 
montagneuse du même, accompagnée en chef de 3 cœurs 
d'or. 

Devise. — Inter omnes mitis (Hymn, vesp. B. M. V,). ' 

ScE.iu. ^ Ovale; semblable au dessin ci-contre; légende: Aug. Chausse 
épis, Capsensis. 

CHAUVEAU (Joseph-Marie), né à Luçon (Vendée) le 35 janvier, ou le 
94 février, 1S16, sacré à Long-Ki (Chine) le ai septembre iS^o comme évéque 
titulaire de Sebastopolis et coadjuteur du vicaire apostolique du Yu-Nan, 
nommé vicaire apostolique du Tibet (ou Thibet)en 1864, décédé à Ta-Tsien- 
lou (Chine) le ai décembre 1877, 



«sea^a^^s*^ 




MISSIONS-ÉTRAKGÈRES S49 

Armes. — D'azar au monogramme de Jésus-Sauveur d'or. — Au Tibet il se 
servait 3u sceau de MgrThomine, son prédécesseur, 

DfivisE. — Non est alUitî nomen sub cœlo dalim (Act. Ap., iv, la). 
BiOG. — Vie de Mgr ChaHveau, par Baudry. Luçon, Bideaux, 1880. 

CHEVALIER (Joseph -Augustin), né à Arc-et-Senans (Doubs) le 19 mars 
tSi4, rappelé à Dieu à Bangalore (Indes anglaises) le 2^ mars iSSo. Elu en 
1873, il fut sacré à Bangalore, le 1" mars 1874, évéque titulaire d'Hierapolis et 
vicaire apostolique du Mysore (Indes). 

Sceau. — Il n'avait pas d'armoiries et son sceau représentait le simple 
monogramme des M. E. 

CHOULET (Mari^Féux), né à Grésy-sous-AU (Haute-Savoie) en iS^, 
élu le 18 avril 1900 évéque titulaire de Zela et vicaire 
apostolique de la Mandchourîe méridionale. 

Armes. — D'azur à la croix latine trèflée et rayonnante 

d'or, soutenue des lettres M E d'argent. 

Devises. — Confide fili (Math., ix, a). — In cruce saïus. 

Sceaux (à l'humide et à relieO- — Ronds ; écu aux armes 

dans un cartouche roccaille; petite croix presque accolée 

^ à la mitre et à la crosse ; première devise en dessus du 

chapeau ; la seconde, au bas du cartouche ; légende : [■ Maria Félix Choulet 

episc. Zelen. vie. ap. MandcJiurùr merid. 

CHOUVELLON (JosEPH-CéLESTW-FÉux), né à la Breure, paroisse d'Usson 
(Loue) le },aliàs 19, décembre 1849, sacré 
à Tchang-Kln (Chine), le 37 décembre 189 1, 
évéque titulaire de Dansara et vicaire apos- 
tolique du Se-Tchouen oriental (Chine). 

Akhoikies. — De.. , à N. Dame de Four- 
vières de..., à la campagne de gueules char- 
gée d'un lion d'or tenant une épée haute du 
même, qui est de la ville de Lyon. (Voir 
plus loin une explication). 

Devise. — lier para tvivm (Hym. vesp. r^^SïV— -ïï^ï^ît'^ 

B. M. V.). ia^&^-^Ufiii-'e^ 

Sceaux. — Le scel à imprimer, reproduit ci-conlre, ne donne aucun émail 
et le lion est léopardé. Mais un sceau à l'humide permet de blasonner comme 
je l'ai fait ; il est presque rond, l'écu est posé sur la crosse et la devise l'en- 
roule ; pas de mitre ni de croix, mais le chapeau ; légende : ■[■ Cehst. Félix. 
Joseph. Episc. Dansarensis. Vie. Ap. Su-Tchuen. Orient. 

CHOUZY (Jbam-Bekoit), né à Panissières (Rhône) le 5 mars 1837, élu le 



9^0 ARMORIAL DES PRI^LATS 

31 août 1891 évêque titulaire de Pednelisse et préfet apostolique du Kouang- 
Si (Chine), décédé le as septembre 1899 à Wuchow, 

Armes. — De... à l'ancre de... en chef et à 3 croix fichées de... en pointe, 
posées en sautoir. 

Devise. — Paiieniia et robur. 

Sceau (à l'humide). — Simple écu aux armes, sans émaux ; devise au bas ; 
mitre de 7i ï crosse ; chapeau ; pas de légende. 

COADOU (Jean-Yves-Marie). Le 18 janvier 1819 il naquit à Locronan 
(Finistère) et il décéda aux Indes le iS septembre 1890, à Bapgalore, où il 
avait été sacré, le* Il octobre 1880, comme'évêque titulaire de Chrysopolis et 
vicaire apostolique du Mysore. Lors de l'érection, le i" septembre 1886, de ce 
vicariat (appelé aussi Mayssour) en siège résidentiel, il en fut naturellement le 
premier évêque. 

Armes. — D'or h l'Immaculée Conception au naturel (en réalité le type de la 
Vierge de la MéâaiUe-miractdeuse, mais sans les rayons aux mains, avec la cou- 
ronne des 13 étoiles, etc.) 

Devise. — Monstra te esse matrem (Hym. vesp. B. M. V.). 

Sceau (à l'humide). — Très oblong ; écu aux armes sans les émaux ; le mo- 
nogramme des M. E. en cimier ; devise au bas ; légende dans un double cercle : 
■^ Joannes Maria CoaJou epîscopus Mayssorensis. 

COLOMBERT (Isidohe-Francois-Joseph), né le 19 mars 1838 à Sainte-Marie- 
des-Bois (Mayenne), élu le 6 février 1873 év&que tilulaire de Samosaie, coadju- 
leur puis vicaire apostolique de la Cochinchine occidentale, décédé à Saigon 
le 31 décembre 1894, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes (données de mémoire et un peu douteuses). — D'azur à la croix 
ancrée de... accompagnée en chef d'une étoile et du monogramme des M. E. 
d'argent 

CORDIER (Marie-Laurent-François-Xavier), né à Grandvillard (Hautes- 
Alpes) le 1" mai i8ai, préconisé évêque titulaire de Gratianopolis et vicaire 
apostolique du Cambodge (Asie) en 1881, décédé à Phnom- 
Peoh (Cambodge) le 14 août 1895 (1). 

Armes. — Coupé : au i de gueules à la croix trèâée 
d'or ; au a parti, de sinople à l'ancre d'argent et d'azur à 
a palmes d'argent entrelacées en sautoir (Est-ce expris que 
cet écusson a du rapport avec celui du cardinal Despre\ 7). 

Devises. — Forma facti gregis (i Pet., v, 3), — Salus in 
cruce. 



ir le siige de Gratianopolis 



MISSIONS-ÉTRANGÈRES 



351 



Sceau. — Ovale; écu aux armes rond, sur un grand cartouche; les palmet- 
tes sont en sautoir et non entrelacées; couronne ducale; première devise au- 
dessus du chapeau, deuxième sous le cartouche s'enlaçant dans deux branches 
d'olivier; légende : •[• Vicarius ♦ apostolicus « Cambodiœ. 



COUPAT (Paul-Eugène), né à Eglise-Neuve-des-Liards (Puy-de-Dôme) le 
8 juin 1842, sacré en 1882 évêque titulaire de Tagarte (Tagaste?) et coadju- 
teur au vicariat apostolique du Su-Tchuen oriental (Chine), dont il devint titu- 
laire l'année suivante, décédé à Tchong-King le 26 jan- 
vier 1890. 

armes. — D'argent au Sacré Cœur de gueules, à la croi- 
sette d'or et à la couronne d'épines de sinople. 

Devise. — In ie speravi (Ps., xxx, i). 

Sceau (à rhumide). — Oblong; écu aux armes sputenu 
de 2 palmettes; monogramme des M. E. en cimier ; devise 
au-dessus du chapeau ; légende : -{- Paul. Eugenius Coupai epus Tagasten -J- vie. 
Su-Tchuen orient, in Sinis, 





COURVEZY (Jean-Pau L-HiL aire-Michel). Il fut agrégé au diocèse de Chartres 
bien que né à Narbonne le 14 janvier 1792. Il fut sacré évêque titulaire de 
Bréda le 30 novembre 1833 et donné comme coadjuteur au vicaire apostolique 
du Siam, dont il devint titulaire l'année suivante. Le 18 novembre 1841 
Mgr Courvezy fut nommé vicaire apostolique de la Malaisie et il démissionna 
en 184^ ; c'est dans sa ville natale qu'il rendit son âme à Dieu, en mai 18^7. 

Armes. — Le simple chiffre des M. E. en noir sur fond blanc. 



COUSIN (Jules-Alphonse), né à Chambretaud (Vendée) le 21 avril 1842, 
préconisé évêque titulaire d'Acmonia et vicaire apostolique du Japon méridio- 
nal le 26 juin 188^, promu évêque résidentiel de Nagasaki 
(Japon) en décembre 1889, ou mieux le i^ juin 1891. 

Armes. — D'azur à la chaîne de montagnes (montagne de 
5 coupeaux sur le sceau) baignée par une mer et accompagnée 
en chef d'une hostie (ou soleil?) chargée d'une croisette et 
rayonnante, le tout d'argent. 

Devise. — Illuminare his qui in ienebris (Luc, i, 79). 

Sceau (à relief). — De forme très allongée, semblable à celui à impression 
ci-contre, sauf que Técu est sur un cartouche ; légende vers le haut : Sig, 
Juin Alphonsi episc. Nagasakiensis , 




CROC (Yves-Marie), né à Coatreven (Côtes-du-Nord) le 29 juin 1829, décédé 
à Hong-Kong (Chine anglaise) le 20 octobre 1885. Il fat sacré évêque titulaire 



2^2 



ARMORIAL DES PRÉLATS 



de Laranda à Xâ-Doàé le 7 juin 1868, il fut coadjuteur puis 
vicaire apostolique du Tonkin méridional. 

Armes. — Le dessin, qui reproduit exactement le sceau, 
les fera comprendre ; il n'y a pas d'émaux indiqués. On 
peut supposer le champ, gueules (sang au jardin des 
Oliviers), le calice, or ; la croix, argent; les épines, sable; 
le cœur, argent ; la terrasse, sinople. 

Devise. — In sudore aui sanguine. 

Sceau (à l'humide). — Grand ovale; écu sans émaux sur un cartouche posé 
sur deux palmettes, surmonté d'un couronne ducale entre mitre et crosse ; 
devise au-dessus du chapeau ; légende : -^ Episcopus Laradensis (i) Tonquini 
meridionalis coadjutor. 





CUAZ (Marie-Joseph), né à Lyon le 8 décembre 1852, élu le 22 juin 1899 
évéque titulaire d'Hermopolis et vicaire apostolique du 
Laos (Indo-Chine et Siam). 

Armes. — De gueules à la chaîne de montagne d*ar- 
gent, baignée par une rivière d*azur en campagne et 
dont le plus haut sommet est surmonté d'une croix de 
calvaire d*or. 

Devise. — In cruce vita. 

Sceau. — Oblong; écu aux armes ; couronne ducale (?) 
sous le chapeau ; légende : M. J. Cua^ épisc, Hermop. vicar. apostol, •{• 
Laos \. 

CUÉNOT (Etienne-Théodore). Il naquit à Bélieu, aliàs à Noel-Cerneux 
(Doubs), le 4 ou le 8 février 1802 et fut sacré le 3 ou le 31 mai 183; évêque 
titulaire de Mettellopolis. Coadjuteur puis vicaire apostolique de la Cochin- 
chine^ ensuite de la Cochinchine orientale en 1844, il décéda dans la prison 
de Bin-Dinh, le 14 novembre 1861, au moment de la sentence le condamnant 
à mort. L'Eglise l'a déclaré Vénérable. — Armes inconnues. 

BiOG. — Vie de Mgr Cuénot, par l'abbé Chevroton. Paris, Lethellieux, 1870. 

DAVELUY (Marie-Nicolas- Antoine). Né à Amiens le 16 mars 1818, il fut 
sacré à huis-clos, à Séoul (Corée) le a; mars 1857, évêque titulaire d'Acone 
(Acmonia?) et coadjuteur du vicaire apostolique delà Corée^ auquel il succéda 
pendant quelques jours. Il fut décapité le 30 mars 1866 à Sou-rieng (Corée). 

Armes. — Il n'en eut point. « Les armes d'un évêque missionnaire sont la 
crosse et la croix, répondit-il à une personne qui lui disait de prendre des 
armoiries ». 

BioG. — Vie de Mgr Daveluy par Salmon. Paris, Bray, i88a. 



z. VAnnuaire poHtiJîcal donnt : Larandaeensit» 



MISSIONS-ÉTRANGÈRES 



«53 




DEPIERRE (Jean-Marie), né à Thoiry, en Savoie, le 
18 janvier 18}^, sacré, le 2^ juillet 189^ à Saigon, évéque 
titulaire de Benda et vicaire apostolique de la Cochin- 
chine occidentale, décédé le 10 octobre 1898. 

ARMES. — De gueules à la croix pattée d'argent, au chef 
cousu d'azur chargé du monogramme des M. E. d'or dans 
un rinceau du même. 

Devise. — In cruce salusy in cruce viia. 

DÉPOMMIER (Claude-Marie). Le 20 février 181 5 il naquit aux Clefs, diocèse 
d'Annecy, et il fut sacré à Rome^ aliàs à Pondichéry, le 8 octobre 1865 évéque 
titulaire de Chrysopolis et vicaire apostolique de Coïmbatour (Coimbatore, 
selon l'orthographe officielle anglaise, pour ce pays des Indes). Dieu le rap- 
pela à lui le jour de rimmaculée Conception 1873 (voir ses armes) à Négapatam. 

Armes. — D'azur à une Immaculée Conception d'argent (Armoiries absolu ^ 
ment semblables à celles de Mgr Bessieux données plus loin). 

Devise. — Sub iuum praesidium (Ant. of. min. B. M. V.). 

Sceau (à cire). — Ecu posé sur deux branches de. . .; le sigle des M. E. sur 
l'écu entre la mitre et la crosse ; devise au dessus du chapeau ; légende : 
Claudius Maria Depommier episcopus Chrysopolitan. 

DESFLÈCHES (Buoènb-Jean-Claude-Joseph). Né à Jonage (Isère) le 13 fé- 
vrier 1814, sacré évéque titulaire de Sinite, le 19 mars 
18449 à ChéTang-hien (Chine), il fut d'abord coadjuteur 
au Su-Tchouen, puis en 18^8 vicaire apostolique du Su- 
Tchouen oriental (Chine). Ayant donné sa démission en 
1883, Mgr Desâèches mourut à Montbeton (Tarn-et- 
Garonne), le 7 novembre 1887, avec le titre d'archevêque 
titulaire de Claudianopolis. 

Armes. — D'azur à la nacelle de sable gréée d'argent, à 
la flamme de gueules portant le monogramme des M. E. et voguant sur une 
mer d'argent. 

Devise. — lie docete. 

Sceau (à cire). — Ecu aux armes ; légende : E, J. C. Joseph Desflèches, 
archiep. Claudianop. 

DOUSSAINT (Jean-André). Il naquit en 1757 à Doué-la-Fontaine, en Anjou. 
Elu évéque titulaire d'Adran en 1808 (les Annales Catholiques disent 12 et 
20 octobre 1801 ; les Missionnaires Angevins par Mcsnard le disent sacré en 
novembre 1809) ; il fut coadjuteur de Mgr de La Barthète et mourut le 
14 décembre 1809. Ce dernier, né dans le diocèse de Bayonne était vicaire 
apostolique de la Cochinchine ; il avait été sacré le 13 juin 1784 évéque de 
Veren m ^r//fa^5 et il décéda à Kerin, le 6 août 183;, après Mgr Doussaint, 
qui n'eut pas d'armoiries n'ayant été qu'auxiliaire. 




354 



ARMORIAL DES PRÉLATS 




DUBAIL (Constant), né à Dorans (Bas-Rhin) le ii inars 1838, sacré en 

novembre 1879 ^ Ing-Tse-chaling (Chine), où il décéda, 
le 7 septembre 1887, vicaire apostolique de la Mandchourie 
et évêque titulaire de Bolina. 

Armes. — D'azur à la nef voguant sur une mer vers un 
promontoire surmonté d'une croix, mouvant du flanc 
dextre de Vécu ; à la croisette latine en chef accostée des 
monogrammes de la sainte Vierge et des M. E., le tout 
d'argent. 

Devise. — Non mea voluntas sed tua (Luc.^ xxii, 42). 

DUFRESSE (Louis-Gabriel-Taurin). Il naquit, le 8 décembre 17^0, à Ville- 
de-Legoux, au diocèse de Clermont et fut sacré, le a^ juillet 1800, évêque titu- 
laire de Tabarca pour être coadjuteur du vicaire apostolique du Su-Tchuen. Il 
succéda dans ce vicariat le i^ novembre 1801, jour du décès de ce prélat, 
appelé Jean-Désiré de Saint-Martin, évêque de Caradros. Décapité pour la foi 
à Tchen-fou (Chine) le 14 septembre 1815, Mgr Dufresse fut déclaré Vénéra- 
ble le 9 juillet 1844. Ses armoiries — s'il en eut — sont inconnues. 



DUMOULIN-BORIE (Pierre -Rose-Ursulb). Le 20 février 1808 il naquit à 
Cors (paroisse de Beynat, Corrèze). Le 24 novembre 1838 à Quang-Binh 
(Tonkin) ayant été décapité, lui aussi, pour la foi^ il n'eut pas le temps d'être 
sacré. L'Eglise l'a béatifié le 37 mai 1900. Le Pape avait donné des pouvoirs 
extraordinaires et spéciaux à Mgr Havard pour désigner son successeur et 
l'élire en son lieu et place. « Epuisé par la faim, les angoisses, la fièvre^ com- 
prenant que son heure était venue il écrivit, le 9 juillet 1838, trois jours avant 
sa mort : Pierre Borie me succédera sous le titre d'évêque d'Acanthe et^ en cas de 
mort dudit P, Borie avant sa consécration épiscopaîe^ Pierre Retord me succédera 
sous le même titre.,, P. Dumoulin Borie n'eut qu'en prison, peu de jours avant 
de consommer son sacrifice, connaissance de cette lettre qui faisait de lui le 
chef religieux du Tonkin occidental. » (Missions catholiques^ 11 novem- 
bre 1905). 

DUNAND (Marie-Julien), né à Saînt-Jean-de-Belleville, en Savoie, le 23 jan- 
vier 1841, élu le 16 août 1893 évêque titulaire de Calve, vicaire apostolique du 
Su-Tchuen occidental ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'or au Sacré Cœur d'argent (sic sur le sceau; si, ce qui est plus 
rationnel y le Sacré Cœur est de gueules^ ce sont les mêmes armoiries que celles de 
Mgr Bourdon, ci* des sus). 

Devise. — In pace in idipsum (Ps., iv, 9). 

Sceau (à l'humide). — Ecu aux armes dans un grand cartouche ayant de 
chaque côté 2 quintefeuilles ; sous le chapeau, la croix entre la crosse et 4a 
mitre ; au bas du cartouche, une branche de chêne et une d'olivier, attachées 
par un ruban auquel pend la croix de la Légion d'honneur ; large banderole 



MISSIONS-ÉTRANGÈRES "'}') 

avec devise, au-dessus de la première moitié -, autre large en dessous, avec : 
Sutclien occiJ. 

DUPOND (Ferdinand-Aimé-Auoustim-Joseph). né à Fiers (Pas-de-Calais) le 
17 novembre 1807, sacré, à Saigon le aa février 1865, évêque titulaire d'Azoth 
et vicaire apostolique du Siam, où il décéda^ à Bang-Kok, le 8 ou le 11 décem- 
bre 1873 ; chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — 11 avait bien des armoiries personnelles, mais on ne les a pas 
retrouvées au Siam ; son cachet, rerais à sa famille, a été égaré. 

ESCOFFIER (Joseph-Claode), né à Saint-Sylvestre (Haute-Savoie) le aj dé- 
cembre 1861, élu le 30 mars 189J évêque titulaire de Métrapolis et coadjuteur 
du vicaire apostolique du Yu-Nan (Chine). — Il n'a pas d'armoiries n'étant que 
coadjuteur. 

FAURIE (Louis), né à Monségur (Gironde) le 13 juin 1834, sacré le 3 sep- 
tembre [860 évêque titulaire d'Apollonie et vicaire aposto- 
lique du Kouy-Tchéou (Chine), décédé le ai juin 1871 à 
Kouy-fou (Su-Tchuen). 

Armes. — D'azur à l'épi de maïs d'argent feuille du 
même. (Ces armoiries ont servi et servent aux vicaires comme 
au vicariat apostolique du Kouy'Tchiott). 

Devise. — Ex pluribus unum. 

BioG. — Vie de Mgr Faurte, par Caslaing. Paris, Lecoffre, 1884. 

FÉE (René-Michel), né à Ambrières (Mayenne) le 4 février 1856. nommé 

évêque résidentiel de Malacca (Strait's Settlements, Asie) . 
le ai juillet 189e, décédé à Paris le ai janvier 1904. 

Armes. — D'azur à la nacelle, voguant sur une mer, 
adextrée en chef du monogramme constantinien (par 
erreur le dessin ci-contre donne celui de Jésus-Sauveur), et 
sénestrée en chef d'une comète (allusion à la devise et à 
Léon XIII). le tout d'argent. 
Devise. — Iter para tutum (Hym. in vesp. B. M,. V.). 
Sceau (à relief). — Ovale ; écu, très contourné, aux armes ; petite croix pen- 
due au bas ; crosse en pal au milieu, sous le chapeau, avec M E accolés posés 
sur elle ; devise au bas ; légende : \ Sigillum Renati Michcelis tpiscopi Malacen^ 
sis. — Mgr Fée avait aussi un sceau à l'humide, dont je n'ai pas vu l'empreinte. 

FENOUIL (Jean-Joseph), né à Rudelle (Lot) le 18 novembre i8ai, élu, le 
39 juillet i88i, évêque titulaire de Ténédos et vicaire apostolique du Yun- 
Nao (Chine). 

Armes. — D'azur au monogramme des M. E. d'of. 

Sceau. — Celui du vicariat (voir plus loin aux vicariats apostoliques). 




3^6 ARMORIAL DES PRELATS 

FERRÉOL (Jean-Joseph), né à Cucuron (Vaucluse) le 37 décembre 1808, 
sacré, le 31 décembre 1843, évêque titulaire de Belline (?) et vicaire apostoli- 
que de la Corée, décédé à Séoul (Corée) le 3 février 1853. 

Armes. — De... au monogramme des M. E. de .. — Comme ornements, rien 
que le chapeau. 

FLORENS (Esprit-Marie-Joseph). Né à Cavaillon, en Provence, en 1761, élu 
le 29 juin 1810, il reçut la consécration épiscopale le 12 avril 1812 comme 
titulaire de Téglise de Sozopolis pour être vicaire apostolique du Siam. Son 
décès est du 30 mars 1834 a Bangkok. Il succédait à Mgr Armand-Antoine 
Garnaud, né à Toulouse, préconisé en 1786 évêque titulaire de Metellopolis, 
décédé le 4 mars 181 1. — On croit que Mgr Florens n'avait pas d'armoiries. 

FONTANA (Louis). Je donne ce prélat, bien qu'il soit étranger, afin que la 
liste des évêques sortis des Missions-Etrangères au xix* siècle soit complète. Il 
naquit à Ivrée (Italie) le 2 juillet 1780, fut élu en 1818 et sacré en 1820 évêque 
titulaire de Sinite, vicaire apostolique du Su-Tchuen (Chine). Le 1 1 juillet 
1838 il fut rappelé à Dieu, à Houy-sy. — Armoiries inconnues. 

FORCADE. — Voir dans la première partie, à l'article Basse-Terre^ p. 62, 
ce qui concerne ce prélat. 11 fut sacré, à Hong-Kong (Chine 
anglaise) le 21 février 1847, évêque titulaire de Samos et 
vicaire apostolique du Japon* Transféré à la Guadeloupe 
en 18^3, il décéda à Aix en 188^.. 

Armes. — Comme vicaire apostolique du Japon : d'ar- 
gent au vaisseau de sable sur une mer de sinople, sénestré 
d'une étoile d'or ; au chef d'azur semé d'étoiles d'or et 
chargé à dextre du monogramme des M. E. d'argent. 

Devise. — Ad insulas longe (Eccl.j xlvii, 17). 

FOUCARD (Pierre-Noel-Joseph), né à Olivet (Loiret) le 24 décembre 1830, 
décédé à Chang-Ze le 31 mars 1889. Elu évêque titulaire de Zela et préfet 
apostolique du Kouang-Si (Chine), il fut sacrée le 29 mars 1839, à Kouy- 
Yang-fou. 

Armes et Sceau (à l'humide). — Un écu dans un ovale à fond blanc avec le 
sigle des M. E. en noir, surmonté simplement du chapeau ; deux palmes en 
dessous ; légende : PrefecUts apostolicus de Kouang-Si *. 

GALIBERT (Marie-Louis), né le 9 avril 1845 à Angles (Tarn), où il mourut 
le 27 avril 1883, vicaire apostolique de la Cochinchine orientale. Préconisé 
évêque titulaire d*Enos le i; juin 1879, il fut sacré, à Gothi, le 26 octobre 
suivant. 

Armes (données de mémoire). — D'azur à un Sacré Cœur de... 

Devise. ^ Adveniat regnum iuum (Math., vi, 12). 




MISSIONS-ÉTRANGÈRES 357 

Bioe. — VU de Mgr Galîbert, par l'abbé Teysseyre. Paris, Lecoffre, 1887. 

GANDY (Joseph-Adoiphe). 11 naquît à Sainte-Anne-d'Estrablin (Isère) le 
35 février 1839 et fut sacré, à Pondichéry le 
9 septembre 18S3, évêque titulaire de Tricala, 
pour être auxiliaire de l'archevêque de notre 
chef-lieu des Indes françaises ; il ne fut publié 
que le 16 mars suivant. Le 1^ janvier 1889, il 
fut promu archevêque titulaire de Claudiopolis 
et coadjuteur cuin jure successionis. Depuis 
189a Mgr Gandy est archevêque de Pondi- 
chéry. 

Armes. — D'or aux Saints Cœurs accolés de 
gueules, surmontés l'un d'une croix d'argent, 
l'autre, d'un lis du même. 
Devise. — Dominare nosiri iu et filiiis tuus (Judic, vni, 22). 
Sceau (k l'humide). — Oblong; semblable à la reproduction ci-contre ; 
légende : •[■ Josephus A. Gandy archiepisco'pus Pandicheriensis. 

GASNIER (Edouard), né à Angers le 4 mai 1833, mort à Singapour le 
8 avril 1896. Il fut sacré, à" Bangalore (Indes) le 3 juin 1878, évêque titulaire 
d'Eucarpie et vicaire apostolique de la Malaisje ; le 10 août 1888 il devint 
évêque résidentiel de Malacca (Asie) lors du rétablissement de ce siège. 

Armes. — De... (argent ?) à l'ancre et à la croîx de... en sautoir, au cœur 
enflammé de... au lieu d'honneur. 

Devise. — In ie confido (Ps., xxiv, a). 

Sceaux (à l'humide et à relief). — Ils sont semblables ; oblongs ; écu aux 
armes sans émaux dans un cartouche; 3 palmelles au bas ; crosse et mitre à 
leur place habituelle ; monogrammes des M. E. sous le chapeau, surmonté de 
la devise ; double cercle extérieur ; pas de légende. 

GAUTHIER (Jean-Denis). Né à Montaigu (Jura) le 13 novembre 1810, il fut 
élu en 1841 puis sacré évêque titulaire d'Emaus le 6 février 1843, à Ké-none 
(Indo-Chine), aliàs dans la chrétienté de Butsone. Il fut d'abord coadjuteur au 
Tonkin occidental, puis premier vicaire du Tonkin méri- 
dional (actuellement en latin Tom-Kim ; on écrit aussi 
Tong-King en français) le 37 mars 1846. Il rendit son âme 
à Dieu, le 8 décembre 1877, à Xa-Doai (Tonkin). 

Abmes. — De 184Î à 1868 : de sable au pélican avec sa 
pitiéd'aTgent, au chef cousu d'azur chargé d'un agneaupas- 
cal du second. — .\près 1868 : de... au monogramme de la 
sainte Vierge de... surmonté d'une croisette trèfléede... 

Devise. —Spera in Z>w(avant 1868). 



a^8 ARMORIAL DES PRELATS 

Sceaux. — i® Avant 1868, à l'humide : dans un grand ovale, écu aux armes 
avec 3 palmettes au bas (selon l'usage de cette époque); couronne ducale sous 
le chapeau qui a 10 glands; devise sur banderole sous les palmettes; légende 
dans un double cercle : /" D. Gauthier ep^' Emails et V. ap'*'*^ Tunguini 
(ancienne forme latine) w'". — a*» Après 1868, à l'humide : écu aux armes 
(monogramme, etc.); mêmes ornements qu'au précédent; légende : -^J. D. Gau- 
thier ep^ Emmausensis et V. ap^ Tunguini meridionatis, 

GENDREAU (Pierre-Marie), né à Poiré-sur-Vie (Vendée) le 24 novembre 
1850, sacré, le 16 octobre 1887 à Ké-So (Indo-Chine), par Mgr Puginier 
assisté de quatre autres évêques, pour être son coadjuteur, avec la désignation 
de l'église titulaire de Chrysopolis, devenu le 9; avril 1893 vicaire apostolique 
du Tonkin occidental. 

Armes. — De. . à la Vierge de Lourdes au naturel entourée d*un rosaire de... 
en orle. 

Devise. -* Maria spes mea. 

Sceau (à Thumide). — Ovale; écu aux armes avec ses ornements habituels; 
le bas du chapelet de l'écusson- sort de la pointe de Técu; monogramme des 
M. B. en cimier ; légende : f Petrus Maria Gendreau. episcopus Chrysopo- 
litanus. 

GlRÀUDÊAU (Pierre-Philippe), né à Saint-Marc-de-Coutais (Loire-Inférieure) 
le 17 mars 1850, élu le 15 février 1897 évêque titulaire de Thyniade, adminis- 
trateur du vicariat apostolique du Thibet et coadjuteur de son vicaire, auquel 
il succède le 10 septembre 1901. 

Armes. — Celles de Mgr Biet, son prédécesseur : d'azur au Sacré Cœur d'or 
surmonté d'un lion d'argent et soutenu d'un coq du même. 

Devise. — Laborat sicut bonus miles Christi (a Thim., 11, 3). 

GODELLE (Joseph-Isidore). Né à Hannapes (Ardennes) le 7 mars 1806, il 
fut rappelé à Dieu à Chambéry le 15 juillet 1867. Ayant été sacré évêque 
titulaire de Thermopyles le 37 août 1857, il fut, cette année-là, administrateur 
apostolique du diocèse de Coïmbatour, puis coadjuteur du vicaire apostolique 
de Pondichéry, auquel il succéda en 1861. 

Armes. — D'azur aux initiales M. E. d'argent surmontées d*une croix qui 
dépasse l'écu. 

Sceaux. — Comme administrateur de Coïmbatour il se servait du sceau du 
vicariat décrit plus loin. — A Pondichéry : petit ovale ; simple écu aux armes 
sans ligné azur entre les lettres ; légende : vicariatus « apostolicus (Pundiche* 
rianus), 

GROSGEORGE (Jean-Baptiste), né à la Voivre (Vosges) le 15 janvier 1846, 



MISSIONS-ÉTKAJfGÈRES 859 

préconisé évêque titulaire de Tripoli (Oea) le 28 janvier 
1896 et vicaire apostolique du Cambodge (Indo-Chine), 
décédé à Cu-lao-gien le i'^ mars 190a. 

Armes. — Parti : au i coupé d'argent à la croix de 
Lorraine de sable et de gueules au monogramme des M. E. 
d'or; au s d'azur à la montagne cambodgienne dePhnôm- 
Penh d'argent. 
Devise. — Deus in adjulorium (Ps., Lxix, 3). 

Sceau (à l'humide). — Ovale presque rond ; écu simple aux armes posé sur 
la crosse, avec mitre placée sur le bord; chapeau ; devisa en bas ; légende : 
-J- vicarius apostolicus Cambclgice. 

GUÉRARD (Jean-Jacq.ues). Il naquit à Hottot-les-Baugues, au diocèse de 
Bayeux, le 8 janvier 1761; le 35 juillet 1816 il fut sacré à Ké-Vînck (Indo- 
chine) évêque titulaire de Castorie et coadjuteur de Mgr Langer, vicaire apos- 
tolique du Tonkin occidental ; son décès arriva le 18 juin 1833, Mgr Lamothe 
sacré en 1796 et décédé en 1816, son prédécesseur en coadjutorie, eut de même 
que ses successeurs le même titre d'évêque de Castorie. — Mgr Guérard 
n'eut pas d'armoiries n'ayant été que coadjuteur. 

GUICHARD (François-Màthurin), né au Boisde-Cené (Ve'ndée) le 18 mars 
1841, sacré te 36 avril 1884 à Koui-Yan-fou (Chine), publié seulement 
le 1" octobre suivant, évêque titulaire de Toron, coadjuteur puis, en 1893, 
vicaire apostolique du Kouy-chéfou (Chine). 

Armes. — Devise. — Sceau. — Ceux du Vicariat. Voir Mgr Faurie, ci-dessus. 

GUILLEMIN (Philippe-François-Zéphyhin), né à 
Vuillafans (Doubs) le 16 mars 1814, sacré par 
Pie iX, à Rome, le 5 ou 35 janvier 1857 évêque titu- 
laire deCybistra et préfet apostolique de Kouang. ' 
Tong (Chine) décédé à Besançon le 5 avril 1886. 

Armes. — Coupé : au i de pourpre au mono- 
gramme des M. E. d'argent; au 3 d'argent au 
tombeau de saint François-Xaxier au naturel. {Le 
dessin un peu primitif, qve nous reproduisons, a 
été fait pour nous par un Chinois chrétien de 
Canton). 

Devise. — In morte vita. 

GUILLON (Laurent), Né à Chindrieux (Haute-Savoie) le 8 novembre 1854, 
nommé en 1889 évêque titulaire d'Euménie et vicaire apostolique de la 
Mandchourie (Chine), puis, en 1898, de la Mandchourie méridionale, oil i^ 
décéda, à Moukden, le 3 juillet 19C0. 



260 



ARMORIAL DES PRÉLATS 




ARMES. — Coupé : I d'azur à la colombe de Tarche 
volant en bande, à 3 étoiles d'or rangées en fasce en 
dessous ; au 2 de gueules à Tagneau pascal d'argent, ter- 
rassé du même (ce socle est oublié dans notre dessin) et avec 
un Sacré Cœur de gueules sur la t>annière, à la fasce d'or 
en divise brochant sur la partition. 

Devise. — In dilectione et pace. 



HAVARD (Josbph-Marie-Pélagb). Le 20 novembre 1790 il naquit à Thourie 
(Ille-et-Vilaine) ; il fut élu en 1830 (note des M. E.), le 29 septembre 1830 
(ms. Morandière), le 21 septembre \%2() {Annales Catholiques qui disent que 
c'est le sacre), évéque titulaire de Castorie et coadjuteur du vicaire apostoli- 
que duTong-King occidental, Mgr J. B. Langer, sacré en 1792, auquel il suc- 
céda en février 1831. Dieu le rappela à lui le ; juillet 1838 à Bach-Bat. 

Armes. — On croit se souvenir que ses armoiries représentaient des lettres 
de sable (le monogramme des M. E.?) sur un champ d'or^ surmontées ou 
accostées de 2 étoiles de gueules. 



HÉBERT (Louis-Charlës-Auouste), né en 1763 dans le 
diocèse de Séez, élu en 181 1 évéque titulaire d'Halicar- 
nasse et supérieur (sic) de la mission de Pondichéry, où il 
décéda le 3 octobre 1836. 

Armes. — D*azur au monogramme des Missions-Etran- 
gères d'argent. 

Devise. — Euntes prœdicate (Marc, xvi, 15). 




IMBERT (Laurent-M'arie-Joseph), né à Marignane, aliàs à Labori-de-Calas, 
(Bouches-du-Rhône) le 15 avril 1797 ou 1798, élu en 1837 évéque titulaire de 
Capse et vicaire apostolique de la Corée, décapité le 21 septembre 1839, 
déclaré Vénérable le 24 septembre i8«)7. -^ Ses armoiries, car on croit 
qu'il en avait, sont perdues. 

BioG. — Vie de Mgr Imbert. Marseille, Chauffard, 1858. 



JEANTET (Charles-Hubert). Naissance à Saint-Claude (Jura) le 4 novem- 
bre 1792, sacre à Ké-Nou le 31 janvier 1847, décès à Hoang-Nguyen (Indo- 
Chine) le 24 juillet 1866. Evéque titulaire de Pentacomie, il fut d'abord coadju- 
teur, puis, en 1858^ vicaire apostolique du Tonkin occidental. 

Sceau. — Le prélat n'avait pas d'armoiries, mais il se servait d'un sceau mal 
gravé, où sous un chapeau, n'ayant qu'un gland de chaque côté, il y a des lettres 



ainsi disposées 



s 

TUD 

MN 

IHS 



les premières lettres sont les initiales de sa devise : 



Sancia Trinitas unus Deus miserere nobiSy les trois du bas, celles de : Jésus 
hominum Salvator ; légende : \ Carolus Hubertus episcopus Pentacomiensis* 



MISSIONS-éTRANGÈRES 



d6l 




KLEINER (EuoèNB- Louis). Il est né à Thionville (Moselle) le 4 juillet 184 1 ; 
élu évéque titulaire de Lyrba, le 20 juin 1890^ pour être coadjuteur de Tévêque 

résidentiel de Mysore (Indes), c'est comme évêque de ce 
dernier siège qu'il fut sacré à Paris le ^i septembre 1890. 
ARMES. — D'azur (aliàs de sable, mais douteux) au por- 
tique (janua cœlt) surmonté du monogramme de Marie, 
soutenu par un nuage, le tout d'argent ; au chef d'or 
chargé d'un Sacré Cœur de gueules accosté de 2 croix de 
Lorraine de sable. 

Devise. — Ad Jesum per Mariant. 
Sceaux. — Celui à relief : ovale allongé ; écu aux armes dans un cartouche 
très orné, sans le monogramme sur le portique; sigle des M. E. en cimier dont 
la croix touche le chapeau ; devise au bas ; légende : E, Ludovicus Kleiner 
episcopus Majysurensii, — L'autre sceau, à l'humide, a les armes semblables au 
dessin ci-contre ; même légende que le précédent. 

LALOUYER (Pierre-MXrie), né à Acigny (lUe-et- Vilaine) le la mars 1850, élu 
le 94 juillet 1897 évêque titulaire de Raphanée et coadjuteur de la Manchourie 
(Chine), nommé en 1898 vicaire apostolique delà Mandchourie septentrionale. 

Armes. — D'azur à la divise d'or cintrée, soutenue d'un 
petit nuage d'argent et surmontée d'un Sacré Cœur de 
gueules sur une nue rayonnante d'argent au lieu d'hon- 
neur, accosté de 2 étoiles du même (représentant les 
2 provinces ecclésiastiques de la Mandchourie) ;. à un 
fleuve d'argent (l'Amour) en campagne, chargé d'une bar- 
que de sable de laquelle un saint Pierre au naturel jette 
ses filets. — Chapelet autour de Técu sur le cartouche. 

Devise. — In verbo iuo laxabo reie (Luc, v, 5). 

Sceau (à l'humide). — Ovale; écu rond entouré du chapelet; le sigle des 
M. E. sur le haut du cartouche; la croix épiscopale chargée d'un cœur en 
cœur; la devise sur deux banderoles, une au-dessus du chapeau, l'autre 
au-dessous du cartouche ; pas de légende. 

LAOUENAN (François -Jean -Marie). Le 19 novembre 1822 il naquit à 
Lannion (Côtes-du-Nord) et décéda à Montbeton (Tarn-et-Garonne) le 27 ou 
29 septembre 1892. Elu, en 1868, évêque titulaire de Fiaviopolis et vicaire 
apostolique de Pondichéry, il devint le premier archevêque résidentiel de cette 

ville de l'Inde française lors de son érection en métro- 
pole, en 1886. 

Armes. — Ecartelé : au i d'azur à 3 oiseaux contournés 
d'argent ou d'or en pal ; au 2 d'argent au monogramme 
des M. E. de gueules; au 3 d'argent à un monde d'or(?) 
posé sur un roc(?) du même et sommé d'une croix de 
sable ; au 4 d'azur à Fagneau pascal couché d'argent. — 
Couronne ducale. 





202 



ARMORIAL DES PRéLATS 





Devise, — Misericordias Domini in œternum cdntabo (Ps, lxxxviii, 2). 

Sceau (à rhumide). — Comme le dessin ci-contre, avec en plus, dans un 
ovale formé de deux traits, Ta devise dans le bas et, dans le haut, la légende : 
Franciscns Joannes Laouenan archiepiscopus Pondicheriensis. 



LAUCAIGNE (Joseph), né à Gardères (Hautes-Pyrénées) le 
13 mars 1838, élu le 22 décembre 1873 évéque titulaire d'Apol- 
lonie pour être auxiliaire de Mgr Petitjean au Japon, où il 
rendit son âme à Dieu, à Nagasaki, le 18 janvier 1885. 

Armes. — D'or à la croix de passion de gueules. 

Devise. — Per signum crticis. 



LAVEST (Joseph-Marie), né à Lapeyrouse (Puy-de-Dôme) le 23 mai 1852, élu 

évêque titulaire de Sophène et préfet apostolique du 
Kouang-Si (Chine) le 5 avril 1900. 

Armes. — Tranché : de gueules au phare de... sur une 
mer d'argent (azur sur un des sceaux)^ et d'azur à un 
Sacré Cœur d'argent (gueules sur un des sceaux) enflammé 
de gueules ; à la bande d'or sur la partition. 
Devise. — Fac et s per a. 

Sceaux (à Thumide). — Un grand ; écu surmonté de la 
couronne ducale sous le chapeau ; devise au bas ; pas de légende. — Dans 
un ovale : écu aux armes ; le monogramme des M. E. à la place de la cou- 
ronne ; deux palmettes en dessous pdevise au dessus du chapeau ; légende : 
-^ Josephus Maria Lavest ^\ episcopus Sophenensis. 

LEFÈBRE (Dominique). Né à Courtonne-la-Meurdrac (xManche) le i" août 
1810, il fut sacré le i*"" août 1841 êveque titulaire d'Isaure pour être coadjuteur 
du vicaire apostolique de la Cochinchine occidentale, dont il fut le successeur 
en 1844. Emprisonné, condamné à mort, M. Lefèbre fut délivré en 1845 par 
l'amiral Cécile ; démissionnaire en 1864, il mourut à Marseille le 30 avril 1865. 

Armes. — Il en avait ; on en a vu des empreintes sur de ses lettres, dans sa 
famille ; mais elles sont demeurées introuvables. 

LEPLEY (Jules), né à Bayeux le 6 décembre 1836, élu ou publié évéque 
titulaire de Gabala le 22 décembre 1871, vicaire apostolique de Su-Tchouen 
méridional (Chine), décédé à Hong-Kong le 24 septembre 1886. 

Armes. — D*azur à Tancre d'argent, la trabe formant une croix. " 

Devise. — Pleniiudo legis dilectio (Rom., xiii, 10). 

Sceau (à l'humide). — Simple écu avec le monogramme des M. E. en cimier, 
mitre et croix sur les bords; chapeau avec 10 glands; devise au dessus; 
légende : *J- Vicariatus apostolicus Seichuensis meridionalis. — Le prélat avait 
un autre sceau, que je n*ai pas vu. 



MISSIONS-érSANGËRES 363 

LE TURDU (MicHEt-EsTHER), né à Quintio (Côtes-dn-Nord) le 17 juillet 
1836, sacré à Palo-Tikus (i)le 14 mai 1873 évâque titulaire de Coricas (ou 

1 Coryce), vicaire apostolique de la Malaisie (Malacca), 

^^ décédé à Paris le 10 mai 1877. 

wP Armes. — D'argent au dextrocliëre de carnatioio vêtu de 

Jr sable, mouvant de l'angle sénestre de la pointe et tenant 

^'■^^ en main une croix de gueules rayonnant d'or. 

,_ ^BBB Devise. — In fide vivo. 

^^ Sceaux. — Grand, à l'humide ; simple écusson dans un 

cartouche posé sur a branches d'olivier avec chapeau à 10 glands ; mono* 
gramme des M. E. en dessous ; devise en dessus. — Ma autre plus petit ; 
ovale; légende : Mich. Esth. Le Turdu. €p. Corycen. vie. ap. Malaccen. 

LIONS (François-Eoqène), né à Faucon (Basses-Alpes) le i" novembre i8ao, 
sacré le 39 juin 1873 évéque de Basilinopolis, vicaire apostolique du Kouy- 
Tchéou (Chine), décédé à Kouy-yang-fou le 34 avril 1893. 

Armes. — D'azur à l'épi de maïs d'argent. (Voir «-i/««i(5 aux Vicariats 
apostoliques et plus haut à Particle Faurie). 

MARCOU (Alexandre-Jean), né à Lunel (Hérault) le 10 mai 18^7, sacré, k 
Hanoï (Tonkin) le [^octobre 189^, comme évéque titulaire de Lysiade pour 
être coadjuteur du vicaire apostolique du Tonkin occi- ^^^^ 

dental ; élu vicaire apostolique du Tonkin maritime le ^s" ^W 

16 avril 1901. 

Arkes. — D'argent au Sacré Cœur de gueules dans 
une couronne d'épines de sinople, les flammes dépas- 
sant la couronne, au chapelet de sable en orle. 

Devise. — Illuminare sedentes in tenebris (Luc, 1, 5). 

Sceau (à relief). — Dans un ovale l'écu, sans le chapelet, soutenu d'une 
couronne de chêne et d'olivier ; monogramme des M. E. en cimier ; attributs 
ordinaires; devise au dessus du chapeau; légende dans un double eércle : 
4. AUxander Marcou ep. Lyxiad vie. ap, lunkini mar. 

MASSON (En ENKE-Ci émeut), né à Allement, au diocèse de Nancy, en..., 
préconisé, le 30 octobre 1848, évéque titulaire de Laranda pour être coadju- 
teur du vicaire apostolique du Tonkin méridional, inhumé à Xa-Doaî le 
3'4 juillet 185). — N'ayant été que coadjuteur il n'eut pas d'armoiries. 

MICHE (Jean-Claude). Il naquit à Bruyères (Vosges) le 7 août 1805 et 



ffl ffi 



re dt GiùgrafihU HHtvmtllt, de Vivien de Siiot-Martln, 1 
c la forme Paulo plai ratioDaelle, 



96^ 



ARMORIAL DES PRÉLATS 



s'éteignit dans la paix du Seigneur, à Saigon, le i*"" dé- 
cembre 1873. Préconisé évéque titulaire de Dansara le 
(8 mars 1848, il fut successivement coadjuteur du vicaire 
apostolique de la Cochinchîae occidentale, vicaire aposto- 
lique du Cambodge et du Laos, en i8^ï, et vicaire aposto- 
lique de la Cochinchine occidentale, en 1864. IL eut la 
croix de la Légion d'honneur. 
Armes. — De... à la croix grecque et rayonnante de... 
Sceau (à l'humide), — Nous donnons ci-contre la reproduction du sceau 
dont il se servait au Cambodge. 



mai 1840. 
de Cesa- 



MIDON (Félix-Nicolas-Josepm). Naissance, Bonviller (Meurthe) le 7 
Sacre, Yokohama (Japon) le n ouïe 29 juin 1888. Evêque titulaire 
ropolis, vicaire apostolique du Japon central ; préconisé 
ensuite, le ijjuin 1891, évéque résidentield'Osaka (Japon). 
Décès, Marseille le la avril 1893. 

Armes. — D'azur à la barre d'or, aliàs d'argent, accom- 
pagnée en chef d'un M à l'antique et couronné d'argent, 
et en pointe d'une fleur de chrysanthème du même, tigée 
et feuillée de sinople ; sur le tout d'or au Sacré Cœur de 
gueules. 

Devise. — PropUr eum qui àiUxit nos (Rom., viii, yf), 

Bioe. — Vie de Mgr Midon, par l'abbé Marin. Paris, Lethielleux, 1901. 

MOSSARD (Lucien), né à Dampierre-sur-Doubs (Doubs) le a; octobre 18^1 
sacré le i" mai 1899, publié le aa juin suivant, évéque titulaire de Médée, 
vicaire apostolique de la Cochinchine orientale. 

Armes. — De gueules à la croix d'argent chargée en cœur d'une étoile de... 

Devise. — Hic est frairum amaior (a Macc, xv, 14). 




MUTEL (Gostavh-Charles), né à Blumerey (Haute-Saône) le 8 mars 1854, 
sacré à Paris le si septembre 1890, élu le a septembre évéque titulaire de Mîlo 
et vicaire apostolique de la Corée. 

Armes. — D'or à l'insigne du pavillon coréen, ou yn-yang, 
dans un rinceau formé d'une branche d'épines de sinople 
et d'une de rosier du même fleurie de gueules, au chef de 
gueules chargé de 3 étoiles d'argent (souvenir des 3 mar- 
tyrs coréens : Mgr Imbert et MM. Mauban ? et Chast..., 
dont le ^i' anniversaire tombait le jour du sacre de 
Mgr Mutel). 

Devise, — Florele flores martyrum (Hym. vesp. S. In. ?). 
Sceau (à l'humide). — Forme elliptique ; écu aux armes ; M. E. en ci- 
mier, etc.; légende -.-'[G.C. M. Mvtel ep. lit. Milen vie. ap. Coreae. 




WlSSIONS-éTSAKGËKES 3^5 

OLLIVIER (Jeak-Fr\hco[s), Né à Moïsiais (?), diocèse de Reaaes, le 9 sep- 
tembre 1791, sacré le 31 août 183^ évéque titulaire de Castorie et coadjuteur 
de Mgr Longer vicaire apostolique du Tonkin occidental, il décéda avant 
celui-ci le 37 mai 1827 à Ké-Nap. — 11 n'eut pas d'armniries n'ayant été que 
coadjuteur. 

OSOUF (Pierre-Marie), né à Cerisy-la-Salle 
(Manche) le 36 mai 1839, élu le ao décembre 
1876 et sacré le 11 février suivant, dans la 
chapelle des Missions-Etrangères à Parts, évci 
que titulaire d'Arsinoé, promu le i; juin 1891 
archevêque résidentiel de Tokio (Japon). 

Armes. — D'azur à l'ancre d'or terminée en 
croix apcrée, au chef cousu de gueules chargé 
du sigle des M. E. d'argent. 

DsyKK. — Dettsmeusadjutormeus(p3.,xvn, ^). 

PALLEGOIX (Jean-Baptiste). Né à Beaune (Côted'Or) en 1805, il fut sacré 
à Singapour, le 3 juin 1838, évèque titulaire de Mallus. D'abord coadjuteur 
puis vicaire apostolique du Siam en 1843, il mourut dans ce royaume le 
18 juin 1863. 

Armes,— LechîlTre des M. E. en noir sur blanc, comme son prédécesseur, 
Mgr Courvezy. 

PELLERIN(François-Marie-Henri-Agathoîi). Le ao février 1813 il naquit à 
Q.uimper et futrappelé à Dieu le 13 septembre 1863. Le ms. Morandière le 
dit élu évêque de... le 33 mars 1844, sacré en 1845 coadjuteur du vicaire apos- 
tolique de la Cochinchine orientale. Aux Missions-Etrangères on me dit 
simplement qu'il fut élu évêque titulaire de Biblos eu 
1849 et vicaire apostolique de la Cochinchine septen- 
trionale. D'autre part Y Intermédiaire des Chercheurs 
(10 avril 1904) dit qu'il fut d'abord évéque de Byblos en 
1849, puis de Gadara le 17 aoiit 1851. 

Armes. — De sinople au chemin tortueux d'argent en pal 
accompagné de croisettes (potencées ou pattées) de sable 
placées aux tournants. (Le dessin ci-contre est la copie 
exacte de l'empreinte de Victt du sceau). 
Devise. — Grandis tibi restât via. 

Sceau (à l'humide). — Ovale; écu rond aux armes, soutenu de 3 branches 
d'olivier ; M. E. en cimte/; au dessus du chapeau, qui a 10 glands, la devise ; 
légende : * Fr^ M' H'" A"" Pellerin episcopus Bibliensis vie Coc" sep": 

PÉROCHEAU (Jacqjjbs«Léonard). Né aux Sables-d'Olonoe, en Poitou, 



266 ARMORIAL DES PRÉLATS 

en 1787, il fut sacré le 1®'' février 18 18 évéque titulaire de Mascula (?). D'abord 
coadjuteur au Su-Tchuen, puis, en 1838, vicaire apostolique de cette province 
chinoise, il fut désigné, en 18^6, pour le vicariat apostolique du Su-Tchuen 
occidento-septentrional, où son décès eut lieu le 6 mai 1861, à Ho-pa-tchang. 
— 11 avait un sceau qui est perdu. 



PETITJEAN (BERNARD-THADéE-jEAN-MARiE), né à Blanzy (Saône-et-Loire) le 
16 juin 1829, sacré à Hong«Kong, le 22 octobre 1866, évéque titulaire de 
Myriophites. D'abord vicaire apostolique du Japon, puis, en 1877, du Japon 
méridional; rappelé à Dieu à Nagasaki le 7 octobre 1884. 

Armes. — De... à une statue de la sainte Vierge couronnée portant devant 
elle TEnfant Jésus dans ses bras^ posée sur une nuée mouvant de la pointe 
de Técu. 

Devises. — Ipsa conterei capul (Gen., m, 15). — Sincia Maria ora pro nobis. 

Sceau (à relieO- — Dans un ovale Técu rond aux armes, entouré des attri- 
buts ordinaires; le monogramme M. E. en cimier]; légende : \ Bernar- 
dus T^^ J" 3f» episcopus Myriophitanus vie, ap, Japoniœ. 

PICHON (Pierre-M. -Julien), né à Neuilly-le-Vendin (Sarthe) le 8 septem- 
bre 1816, décédé à Saint-Fraîmbault-de-Lassay (Mayenne) le 12 mars 1871, 
ayant été vicaire apostolique du Su-Tchuen méridional (Chine) avec le titre 
d'évêque in pariibus d'Helenopolis. 

Armes et sceau. — L'empreinte de son sceau, gravé en Chine sur métal, qu'on 
m'a communiquée, est très défectueuse. Grand ovale de lo^ x 8^ ; grecque 
extérieure ; dans l'intérieur sur un cartouche Técu aux armes : de gueules au 
chevron de... chargé en chef d'une fleurdelys(?) de... accompagnée de..., à la 
bordure de. .. (le chevron broche sur la bordure ; il semble qu'il y a quelque 
chose sous le chevron) ; une couronne grossière sous le chapeau épiscopal, qui 
a 13 glands et la forme d*un chapeau de mandarin; devise en dessus; sous 
l'écu 2 palmes et deux larges feuilles ; légende : Petrus M. J. Jepus (sic) 
Helenopolitanus vicus Su Tchouan mer. 

Devise. — Deo Juvanie, 



PINCHON (Annet), né à Chard (Creuse) le 7 janvier 1814, préconisé évéque 
titulaire de Polemoniuni le 23 avril 1858, coadjuteur du Su-Tchuen (Chine), 
puis vicaire apostolique du Su-Tchuen occidento-méridional en 1861, mort à 
Chen-tou en 1891, le 26 octobre (les Missions-Catholiques disent : le 29 no- 
vembre). 

Armes. — Il avait bien un sceau, dont ^a famille n'a pas d'empreintes, mais 
que son successeur a vu ; il a disparu dans la persécution de 189^. 

. Devise. — /. (esus) M, (aria)/, (oseph). 



A 



MISSIONS-éTRANGÈRES • 



867 



PINEAU (Louis). Il est né à la Tour-Landry (Maine-et-Loire) le 15 août 1843, 

a été élu le 2) mai 1886 évêque titulaire de CaUma, pui^ 
sacré à Ké-So le 24 octobre suivant; il évangélisa le vica- 
riat apostolique du Tonkin méridional. 

Armes. — D'azur à la couronne royale d or accompagnée 
en chef d*une croix latine et d^^une ancre du même en sau- 
toir, et en pointe d*un sceptre d'or et d'une épée d*argent 
en sautoir. 

Devise. — AJveniat regnum tuum (Math., vi, 10). 




PONSOT (Joseph). Né à Vy-le-Ferroux (Haute-Saône) le 3 mai 1803, il 
décéda à Long-ky le 17 novembre 1880, vicaire apostolique du Yu-Nan (Chine). 
Sa préconisation, comme évêque titulaire de Philomélie, est de 1843, m'a-t-on 
dit aux Missions-Etrangères, mais les Missions-Catholiques de 1869, p. 378, 
donnent comnie date 28 août 1840. 

Armes. — Celles du vicariat ; voir plus loin. 

PONT VI ANNE (Joseph-Martin), né à Issingeaux (Haute-Loire) le i®' mars 
1839, élu évêque titulaire de Bitra (mieux Bosra) et vicaire apostolique de la 
Cochinchine septentrionale, sacré à Hué en mai 1878 et 
décédé à Hong-Kong le 30 juillet 1879. 

Armes. — D'argent au pont à une arche du même, ma- 
çonné de sable et posé sur une rivière d*azur. 

Devise. — Quasi via iranseuntibus (Isai., li, 23). 

Sceau (à Thumide). — Ovale allongé ; le cartouche de 
l'écu aux armes est po^é sur deux palmettes et surmonté 
d*une couronne de marquis sans les trèfles perlés, entre la mitre et la crosse ; 
devise en dessus du chapeau ; légende : Jos. Mari, Pontvianne vie, ap. Cocinc, 
sepienirionalis . 

BiOG, — Vie de Mgr Pontvianne^ par l'abbé CoUy. Le Puy, Bérard, 1880. 




' PUGINIER (Paul-François). Il naquit à Saix (Tarn) le ^ juillet 1835 et décéda 
à Hanoï le 25 avril 1892, chevalier de la Légion d'honneur depuis 1884. Sacré 

à Hoang-Nguyen le 26 janvier 1868, comme évêque titu- 
laire de Mauricastre, il fut coadjuteur puis vicaire aposto- 
lique du Tonkin occidental. 

Armes. — D*azur à la croix latine pattée issant d*une mer 
placée en campagne^ adextrée d'un cœur en bande et 
sénestrée d'une ancre en barre, le tout d'argent. 

Devise. — Scio cui credidi{7 Thim., i, 12). 

Sceau (à rhumide). — Ovale ; simple écu aux armes 




m 



ARMORIAL DES PRELATS 




avec le monogramme des M. E. sous un chapeau archiépiscopal ; devise dans 
le haut ; légende : P, F, Puginier episcopus Mauricastrensis, 

BioG. — Vie de Mgr Puginier^ par E.. Louvet. Hanoï, Schneider, 1894. 

RAGUIT (Louis-Hippolyte-Aristide), né à Vandeuvre-de-Poitou (Vienne) 
le 16 décembre 1848, sacré, à Pékin le 9 septembre 1888, évéque titulaire de 
Trajanopolis^ décédé le 17 mai suivant à Payen-son-sou, 
dans son vicariat apostolique de la Mandchourie. 

Armes. — Ecartelé : au i d'azur au monogramme des 
M. E. d'or; au a d'azur à la comète d'or (souvenir de 
Léon XIII) ; au 3 d'argent au lion de gueules à la bordure 
de sable, chargée de 10 besans d'or, au chef d'azur chargé 
de 3 fleurdelys d'or, qui est de la ville de Poitiers ; au 4 de 
sable au dauphin d'argent cousu de gueules, chargé d'une 
mitre d'argent posée sur deux demi-crosses d'or en sautoir (ce chef fCest pas 
reproduit partout) ; à la croix d'or brochant sur les partitions. 

Devise. — O crux ave^ spes ««/Va(Hymn. vesp. dom. Pas.). — Omnis terra 
adoret te (Ps., lxv, 4). 

RAMOND (Paul-Marie). Il est né, à Briols (Aveyron), le 19 mars 1855 
et a été élu, le 18 avril 189% évéque titulaire deXinoé et premier vicaire 
apostolique du Haut-Tonkin (démembré du Tonkin occidental). 

Armes. — D'azur à la barre d*argent chargée de 3 croisettes 
de gueules (Je dessin ci-contre^ fait par un Annamite^ les indi' 
que d'or par erreur)^ accompagnée en chef d'un calice d'or 
à l'hostie d'argent et en pointe d'une croix latine trèflée d'or. 

Devise. — In virtute et inpatieniia. 

Sceau (à l'humide). — Ovale très allongé ; double cercle 
extérieur; cercle perlé à l'intérieur, avec la légende entre 
eux : Paulus Maria Ramond episcopus Linoen sis ; au centre, l'écu de forme 
française sans cartouche^ soutenu de 2 branches; mitre et crosse aux angles; 

monogramme des M. E. sous le chapeau; devise au dessus. 

■ 

RETORD (Pierre-Andrï^). Né à Renaison (Rhône) le 33 mai 1803, retourné au 
Seigneur à Dony-Ban le 22 octobre 18^8. Le 31 mai 1840 il fut sacré à Manille 
(Philippines) évéque titulaire d'Acanthe et vicaire apostolique du Tonkin 
occidental. Désigné par Mgr Havard le 2 juillet 1838, il fut élu en fait le 
24 novembre suivant, jour de la mort du Bienheureux Dumoulin-Borie. (Voir 
ce nom pour cette élection toute particulière). 

Armes. — De... à la croix de saint Pierre de... — Ces armes sont données de 
mémoire. On dit aussi que c'était une croix de saint André. Or l'un comme 
Tautre de ces saints est son patron. 

Devise. — Fac me cruce inebriari (Pros. mis. sept. dol. B. M. V.). 




MTSSI0N5-ÉTSANGËRBS 969 

Bloo. — Vie de Mgr Retord, évéque d'Annam, par Launay. Lyon, Vitte, i%<)}. 

RIDEL (Féux-Marie-Clair), né à Chantenay (Loire-Inférieure) le 7 juillet 1830, 
sacré, à Rome le ; ou le 7 juin 1870, évéque titulaire de Philippopolis et vicaire 
apostolique de la Corée, décédé à Vannes le ao juin 1884. 

Armes. — De gueules au navire antique de... le sommet 
des mâts croiseté, sur une mer d'argent, adextré du mono- 
gramme de Marie d'or et sénestré du celui des M. E. du 
même; au chef cousu d'azur chargé d*une croix latine 
d'or, adextrée et sénestrée de 13 étoiles d'argent rangées 
en fasces. 

Devises. — Cerfa virililtr, sustt'ne patienter. — Filii lui 
de longe venienl (Isal., LX, 4). 

Sceau. — Oblong ; écu aux armes surmonté d'une couronne ducale ; 
légende : Félix Clair Ridel, /vêque de PkHippopolis, vicaire aposiolique de la 
Corée. 

Bioo. — Vie de Mgr Ridel, par l'abbé Pîacentini. Lyon, Vitte, 1890. 

SIMON (AoRiEH-PiERRE-FEitoiNANt)), né le a mars 1855 à 

Chaillé-les-Marais (Vendée), élu ou préconisé en septem- 
bre 1888 vicaire apostolique de la Birmaaie et évéque 
titulaire de Domitiopolis, décédé à Mandalay (Birmanie) 
le 19 juillet 1893. 

Armes. — De gueules à la croix grecque d'or entre une 
palme et un rameau d'olivier de sinople posés au rinceau, 
accompagnée dans les cantons du chef de a étoiles d'or. 

SOH1ER(Joseph-Hyacinthi). Le aa septembre 1818 il naquit à Desertines 
(Sarthe) et rendit son âme à Dieu le ^ septembre 1876 à Ké-Zen (Cochin- 
chine). Préconisé évéque titulaire de Gadara le 37 août 18^0, il fut, pour le 
vicariat apostolique de la Cochinchine septentrionale, d'abord coadjuteur puis 
titulaire (1). 

Armes. — D'azur au monogramme de Missions-Etrangères d'argent, mais 
dont la croix partant de la pointe de l'écu le dépasse dans le haut et va jusque 
à une couronne formée d'une tleurdelys et de deux demi. 

Devise. — Fax vobis (]oin., xx, 19). 

Sceaux. — L'un k l'humide, de facture indigène porte, outre l'iîcu, avec la 
croix comme ci-dessus traversant l'M et non entre l'M et l'E iJoseph-Hyac. 
Sahier episc. Gadar.vic. aposi. Cocin. Sep. — L'autre, à cire, représente une 
croix ancrée posée sur un griffon ; les bras de la croix sont chargés des lettres 



a^0 ARHORIAL DES PK^LATS 

PP. XX. avec A au centre, sorte de sigle du mot pax de la devise ; autour, 
même légende, mais dans des cercles perlés et engrestés. 

TABERD (Jean-Baptiste). Né à Saiot-Etienne en-Forez, au diocèse de Lyon 
en 1794, il fut élu le 38 octobre 1827 évéque titulaire d'Isaure(ou ,'sauropolis), 
mais il ne fut sacré à Bangkok que le 30 mai 1S30. ï.e vicariat apostolique de 
la Cochinchine lui fut donné ainsi que l'administration, en 1838, de celui du 
Bengale occidental, ce qui explique son décès k Calcutta, arrivé le 31 juillet 
1840. — Armoiries inconnues. 

THEUREL (Simon-Joseph). Né à la Rochetle (Haute-Saôoe) le 27 septembre 
1839, il décéda à Ninh-Phu (Indo-Chine) le 3 novembre 1868. Préconisé 
évéque titulaire d'Acanthe et coadjuteur du vicaire apostolique du Tonkin 
occidental (il en fut vicaire en titre le 34 juillet 1866), son sacre eut lieu le 
6 mars 1859 « la nuit, dans un réduit et furtivement; il n'avait ni bas, ni 
gants ; pour crosse un bâton de bambou coupé dans la haie voisine, habillé de 
papier doré. > {Missions'CathoUques, n" du 37 nov, 190^). 

Armes. — D'azur au monogramme des M. E. à'ot{sur le sceau : argent), à 
la bordure d'argent. 

Devise. — Beati mundo corde (Math., v, 8). 

Sceau (à l'bumide). — Ovale; écu soutenu des palmetles et surmonté de ' 
la couronne ducale; devise au dessus du chapeau, qui a to glands ; légende 
dans un double cercle : Simon Joseph Iheiirel ep" Agan^hensis. 

Bloc. — Vie de Mgr Theurel, par l'abbé Mopey. Paris, Lecoffre, 1876. 

THOMINE-DESMAZURES (Jacques-Lïon). 11 naquit à Caeu le 17 février 
1804 et, ayant démissionné en 1864, décéda à Mouen (Calvados) le s^ jan- 
vier 1869. Nommé le 17 février 1857 évéque titulaire de Sinopolis et premier 
vicaire apostolique du Tibet, il fut sacré, le 3 mai 
suivant, à Ho-pao-tcbang dans une grange, jour de la 
fête de l'Invention de la Croix, d'où les emblèmes de 
ses armoiries. « Ce jour, écrit-il, a été véritablement 
l'invention de la Croix; les croix ne manquaient pas, 
je m'attends à de plus pénibles. » 

Armes. — D'azur à la croix latine d'or entourée ou 
chargée d'une couronne d'épines de sable. 
Devise. — Scio cui credidi (a Thîm., i, la). — Sa mort tomba le jour delà 
fête de la conversion de saint Paul, dont l'introït commence par ces trois 
mots. 

BioG. — Notice sur M^r Thomint'Desma^HTts, par l'abbé Mabire. Chénée, 
Caen, i869> 

TRENCHANT (Pierre), né à Vassy (diocèse de BayeuX) Je 4 avril 1766, sacré 




MISSIONS-l^TRANGÈRES 



S71 




le 35 juillet 1802 évêque titulaire de Caradros et coadjuteur du vicaire aposto- 
lique du Su-Tchuen (Chine), décédé le 10 avril i8o6* — 11 n'eut pas d'armoi- 
ries n*ayant été que coadjuteur. 

USSE (Antoine-Marie), né à Roche (Cantal) le 7 novembre 1860, élu, le 
22 décembre 1893, évêque titulaire de Selge et vicaire apostolique de la 
Birmanie septentrionale, démissionnaire en 1902, décédé à Mézières ou à 
Charleville le... mai 190;. 

Armes (inspirées par celles de son prédécesseur, Mgr Si- 
mon). — D'azur à 3 étoiles d'argent 2 et i, à la croisette 
d'or en abîme entre une branche de laurier et une palme 
de sinople en rinceau (appelé aussi double rinceau comme 
nous avons dit). 

Devise. — O cruxave spes unica (Hym. vesp. dom. Pas.). 

Sceau (à 1 humide). — Ovale ; écu en forme de bouclier 
ne donnant que la croix et les palmettes, sans étoiles, émail ni métal (or c'est 
Mgr Usse lui-même qui m'a indiqué ses armoiries telles que je les ai blason- 
nées);, monogramme des M. E. sous le chapeau; devise au bas ; légende: 
Vicariatus apostolicus Birmaniœ septentrionalis. 

VAN CAMELBEKE (François Xavier), né à Nantes (?) le 19 février 1839, 
préconisé évêque de Hiérocésarée le 15 janvier 1884, sacré à Saigon le 
27 avril suivant, vicaire apostolique de la Cochinchine orientale, décédé à 
Qui-Nhon le 9 novembre 1901. 

Armes. — D'azur au calice d'or duquel émerge l'hostie d'argent, posé sur 
une croix d'argent et une palme du même en sautoir et à la pointe de Vécu. 

Devises. — Da robur fer auxilium. 

Sceau. — Ovale; écu aux armes. sans cartouche; M. E. sous le chapeau 
surmonté de la devise; légende : -^ Franciscus- Xavier us. vie. ap. -J- Vicariatus 
apostolicus Cocincinœ orienta lis. 



VASSELON (Henri), né à Craponne (Haute-Loire) le i*' avril 1854, décédé 

le 7 mars 1896 à Osaka (Japon), dont il était évêque rési- 
dentiel depuis 1893. 

Armes. — D'or au cœur surmonté d'une croix de gueules 
dans une couronne d'épines de sable, à la campagne 
d'azur chargée du sigle de Marie antique couronné d'ar* 
gent. , 

Devise. — Adveniat regnum tutim (Math., vi). 

Sceau (à l'humide). — Ecu, forme bouclier, aux armes ; 
M. E. sous la croix épiscopale ; devise au bas ; pas de légende. 




VERROLLES (Emmanuel*] ean-François), né à Caen le 12 avril 1805, préco^ 



37^ 



ARHORIAL DES PRELATS 



nisé le 30 janvier 1840 évêque titulaire de Colombie (Colonie ?) et vîcaî re 
apostolique de la Mandchourie (Chine), sacré le 8 novembre suivant à Ta-yen- 
fou, rappelé à Dieu le 29 avril 1878 à Ing>ste. 

Armes. — i» Coupé : au i d'azur au monogramme des M. E. d'argent, au 
c de... au pélican de... — 2° Au i d*azur etc., au 2 d'or au lion couché de... 

Devise. — Spes omnium finium terrœ et in mari longe (Ps., lxiv, 6). 

BioG. — Vie de Mgr Verrolles, par A. Launay. Paris, Téqui, 1895. — 
Mgr Verrolhs et la Mission de Mandchourie^ par id. Paris, Douniol. (Même 
volume ?) 

VEY (Jean-Louis). Il est né à Aranles (Haute-Loire) le 6 janvier 1850 et a été 

sacré, à Bangkok le 5 décembre 1875, évêque titulaire de 
Gerasa et vicaire apostolique du Siam. 

Armes. — D'azur à la moisson jaunissante d'or posée sur 
une campagne de sinople(?), à l'étoile d'or au lieu d'hon- 
neur. 

Devise. — Messis multa ÇLuCj x, 2). 

Sceau (à l'humide). — Ovale ; écu aux armes sans émauY 
sur ui^ cartouche posé sur deux palmettes et surmonté d'une couronne de 
marquis sans le trèfle perlé, entre la mitre et la crosse ; chapeau à neuf glands ; 
devise dans le bas; Ipgende : •{* 7. Z. Vej^ episcop. Gerasen, vicar. apostoL 
f Siam (Ce dernier mot entre les 2 croix dans le bas). 




Vicariats apostoliques 



Ceux dont Us armoiries suivent dépendent tous des Missions-Etrangères. La 
plupart de leurs vicaires n'ont point eu d'autres sceaux ou armes. Quelques 
évêgueSf comme par exemple Mgr Godelle, ont bien comme légende de leur sceau : 
vicariatus apostolicus ; mais ces sceaux-là m'ont été communiqués comme étant 
personnels à ces prélats, 

CAMBODGE (Indo-Chine). — Ce vicariat a été érigé en 1850 par démem- 
brement de la Cochinchine occidentale. 

Sceau (à relief). — Un Sacré Cœur entouré de rayons ;'au-dessus : Vicariat 
ipostolique ; au-dessous : du Cambodge. — Voir aussi ci-dessus Técusson de 
Mgr Miche. 



COCHINCHINE SEPTENTRIONALE. — Vicariat se- 
paré après le 20 août 1850 de la Cochinchine orientale. 
Mgr Sohier en fut le premier titulaire. 

Sceau. — Sa reproduction évite de le décrire. 




VICARIATS APOSTOLIQUES 273 

COIMBATOUR (Indes). — Cette mission fut érigée en 1850 en vicariat 
apostolique, puis en évêché résidentiel en septembre 1886. 

Armes, devise et sceau (à Thumide). — Dans un ovale Técu aux armes : 
(Ta^ur au monogramme des M. £. d'argent, placé sur un cartouche au bas 
duquel sont deux palmes dans leur position habituelle ; au haut couronne 
ducale entre mitre et crosse ; chapeau archiépiscopal surmonté de la devise : 
Fidesex audtiu (Rom., x, 17); légende ; Vicariatus apostolicus Coimbaturensis, 

KOUY-TCHÉOU (Chine). — Ce vicariat, érigé en 1708, resta cependant 
sans titulaire jusqu'en 1849. Il a subi de nombreuses et cruelles persécutions. 

Armes. — D'azur à Tépi de maïs d'argent. — Nous les avons données plus 
haut à l'article de Mgr Faurie ; elles servent depuis Mgr Faurie et probable- 
ment, depuis Mgr Albrand, son prédécesseur. « 

Devise. — Ex pluribus unum. 

Sceau (à relief). — Ovale ; écu aux armes sur un cartouche posé sur 2 bran- 
ches d*olivier, sommé du monogramme des M. E. entre la mitre et la crosse; 
chapeau surmonté de la devise ; légende : Vicariatus apostolicus Kouy-Tcheou. 

LAOS (Indo-Chine). — Ce vicariat a été démembré en 1899 de celui du 
Siam. Il s'étend sur ce royaume et sur notre colonie voisine. 

Sceau. — Rond; le sigle des M. E. entre 3 palmettes et : '\ Vicariat aposto* 
lique -^ Laos. 

MAYSSOUR ou MYSORE (Indes). — Vicariat érigé en 1850 puis en évêché 
résidentiel le !•' septembre 1886. 

Armes et sceau. — Rond; écu aux armes : d'azur au monogramme des M. E. 
de sable; simplement le chapeau au-dessus; légende : Vicariatus apostolicus 
Maissurensis. (L'orthographe actuelle litine serait : Mysuriensis d'après 
V Annuaire Pontifical, la française n'est pas fixe). 

SU ou SE-TCHOUEN ORIENTAL (Chine). — Vicariat érigé en 1860. 

Armes, devise et sceau (à l'humide). — Rond ; écusson aux armes : de gueules 
i... (il semble que dans la pointe il y a 2 palmettes et, au milieu du chef, 
quelque chose ; on nous a donné une empreinte très défectueuse) sans aucun 
ornement ni chapeau ; devise inscrite dans le cercle intérieur : Ecce Crucem 
Dominif fugite partes adversœ, elle est tirée des antiennes de l'office de l'In- 
vention de la Croix ; légende dans un double cercle : Sigillum vicariatus Ser 

Tchouan orientalis. (L'orthographe latine actuelle serait, d'après le même 

Annuaire de 1905 : Se-Citiensis, la française n'est pas fixe). 

YUN-NAN (Chine). — Vicariat apostolique fondé en 1702, érigé à nouveau 
en 1843. 

Armes et sceau (à l'humide). — Dans un ovale, simple écu aux armes : 
ly a ^ur au monogramme des M. E. ^or ; comme ornement le chapeau seul ; 
égende : Vicariatus apostolicus Yun-Nan, 

AftMOXIAX. DES PsiLATS t$ 



ARHOBIAL DBS PRËLA.TS 



% VIII. MtaaiottuaireB 
de N.-D. d'Afrique 



ou Pères Blancs (,i) 



Congrégation fondée par le Cardinal Lavigerie en 1868 et dont la maison- 
mire est à quelques kilomilr es d'Alger. — Son emblème est le pélican avec sa 
pitié adossé à un palmier (^quelquefois le palmier est supprimé). Il est pris des 
armoiries de Mgr lavigerie. 

BRIDOUX (Uonce), né le i^ janvier 18^3 à Hénin-Liétard (Pas-de 
Calais), sacré évêque titulaire d'Utique, à Paris 
le 8 juillet 1888, vicaire apostolique du Tan- 
ganika (Afrique orientale allemande), décédé 
à Kibanga, aliâs à Lavigerieville, le 21 octo- 
bre 1890. 

AsMBS. — D'azur h l'emblème des Pères Blancs 
(pélican avee sa pitié) d'argent sur une terrasse 
de sinople, adossé à une croix d'or ombragée 
d'un palmier de sinople. 

Devise. — Adveniat regnum tuum (Math., vi, 10). 

BioG. — Monseigneur Brîdoux, par l'abbé Salem- 
bier. Lille, Ducoulombier, 1891. 

CHARBONNIER (Jean-Baptiste), né te ao mai 184a à la 
Canourgue (Lozère), sacré à Tabora (Ounyanyembé) évê- 
que titulaire d'Utique le 94 août 1887, premier vicaire 
apostolique du Tanganika (Est-africain allemand) décédé à 
N.-D. de Karéma (id.) le 16 mars 1888. 

Armes. — D'azur à la croix niellée d'or, cantonnée d'une 
colombe essorée en bande, d'une coquille, de Yagnus 
occisus et dp l'emblème des Pères Blancs, le tout d'argent. 

Dbvisb. — Aqua bapti:{0 vos (Math,, m, 1 1). 



DUPONT (Joseph), né à Geste (Maine-et-Loire) le a) juillet 1850, sacré le 
15 août 1897, àN.D. de Kaïambî ou Oubemba, évéque titulaire de Thibaris ou 



t. Pour que U lisle soit complète j'ajoute Mgr Victor Kœlens, Mcré, à Malmes le to mai 1896, 
êvtque titulaire de Girbi, ou Djerba. Ce prélat belge, vicaire apostolique du Cou go- supérieur, 
porte : d'azur à la croix triflir iTargtHt, liKttlrtt tn tktf d'une iloili du mtmt. 



PÈRES BLANCS 



375 



Tibar^ premier vicaire apostolique du Nyassa (Rhodesia ; 
Afrique anglaise). 

Armes. — Taillé : de gueules à la torche d'argent en- 
flammée de gueules, surmontée d'une croisette d'argent, et 
d'azur à l'emblème des PP. Blancs. (Notre dessin donne par 
erreur un tranché au lieu d'un taillé; c'est-à-dire qtie la 
séparation doit aller de l'angle droit supérieur à Vangle 
gauche inférieur; la torche se trouvera ainsi à gauche (à 
dextre) dans le haut de Vécu et le pélican, à droite dans le bas). 

Devise. — Accendatur (Isaï., xui, i). 

Sceau (à l'humide). — Ovale; simple écu aux armes posé sur une crosse ; 
chapeau ; devise dans le bas ; légende ; en haut : Vicariat apostolique] au bas : 
du Nyassa, 




GERBOIN (François), né à Avesnières, faubourg de jLaval (Mayenne), le 
22 février 1847, élu vicaire apostolique de TOunyanyembé 
(Afrique-orientale allemande) le 21 janvier 1897, sacré, 
par Mgr Hirth, évêque titulaire de Tuburbo ou Thuburba 
le 21 novembre suivant, à N. D. de Kamoga (Bukumbi). 



Armes. — Coupé : d'azur.au buste de N. D. Auxiliatrice 
d'argent, et parti : an i d'or au cœur de... posé une croix 
et une ancre en sautoir de...; au 2 de... à la représenta- 
tion de l'église de N. D. d' Avesnières, à Laval, au naturel. 

Devise. — Maria erat spes nostra et venit in adjutoriuni nobis (Ant. du 
magnificat des vêpres de N. D. Auxiliatrice). 




GUILLERMAIN (Antonin), né à Lyon le 10 août 1862, sacré évêque titulaire 

de Tabarka, le 20 octobre 1895, à Sainte-Marie du Rou- 
baga (Afrique-orientale anglaise), premier vicaire aposto- 
lique du Nyanza septentrional (id.), décédé -le 14 juillet 
1896 a Viila-Maria (id.). 

Armes-. — De gueules à l'arche de Noé de sable, voguant 
sur une mer d'argent vers un rivage de sinople mouvant 
du flanc et de l'angle dextres delà pointe, sur lequel dort 
un serpent d'argent près d'un palmier d'or, à la colombe 

de l'arche d'argent tenant le rameau de sinople en son bec, volant dans le 

canton sénestre du chef. {Les émaux sont un peu douteux^. 

Devise. — Prudentia serpentis^ simplicitas columbœ. 




HACQ.UARD (Augustin). Il naquit à Albestroff (Meurthe) le 18 septembre 



3^6 



i PRÉLATS 



1860 et fut sacré évêque titulaire de Rusicade, à Paris le 
38 août 1898, pour être vicaire apostolique du Sahara- 
Soudan. Dieu l'a rappelé à lui à Ségou le 4 avril 1901. 

Armes. — Coupé : d'or à 3 croix de Lorraine (nous les 
figurons avec des croisillons égaux, comme on nous les a 
données) de gueules, et d'azur à l'emblème des PP. Blancs 
d'argent. 

Devisb. — Carilas numquam excidit (i Cor., xhi, 8). 

BioG. — Algérie-Sahara, Vie... de Mgr Hacquard, par l'abbé Marin. Paris, 
Berger-Levrault, 190^. 




HIRTH (Jean), néjle a6 mars 1854 à Spechbach (Haut-Rhin), élu évêque 
titulaire de Tébessa ou Téveste et vicaire apostolique du 
Nyanza méridional (Est-africain anglais) le 14 décembre 
1889, sacré le s^ mai 1890 a N. D.deKamoga(Bukumbi,id.)j 
par Mgr Livinhac. 

Armes. — De sinople à la croix d'or, chargée en cœur 

d'ua Sacré Cœur de gueules, cantonnée de l'emblème des 

PP. Blancs adossé à un palmier d'or, de a coquilles aux 

quartiers dextre du chef et sénestre de la pointe, du 

portique ruiné du temple de Jupiter à Tébessa, le tout d'argent. 

Devise. — Fraciojove imf-eret Chrîstus. 



LE CHAPTOIS (Adolphe), né le 6 juin 1853 à Cuillé 
(Mayenne), élu évéque titulaire d'Utique le i9Juin 1891 et sacré, 
seulement le 20 mai 1894, à la Maison-Carrée près d'Alger, 
vicaire apostolique du Taganika (Afrique-orientale allemande). 

Armes. — D'azur à la croix de calvaire d'argent partant de la 
pointe de l'écu. 

Devise. — In cruce vHa. 



B 



^^* 



LIVINHAC (Léon), né à Buzeins (Aveyron), le 13 juillet 1846, sacré à 

Carthage évêque titulaire de Pacando le 14 septembre 1884, vicaire apostolique 

du Nyanza (Afrique-orientale anglaise). Mgr Livinhac a 

donné sa démission en 1889 et est actuellement supérieur 

des Pères Blancs. 

Armes. — Coupé : au i d'azur à l'emblème des PP. Blancs 
sénestre en chef d'une étoile, le tout d'argent ; au a d'ar- 
gent au buste de N.-D. du Bon-Conseil de carnation, vêtu 
d'azur, adextré en chef d'une étoile du même. 
^ Devise. — Tolus tuus sum ego (Ps., cxviu, 94). 

STREICHER (Henri), né le 39 juillet 186^ il Wasselone (Bas-Rhin), élu 



^ 



MISSIONNAIRES — PÈRES BLANCS, OBLATS 



ù^^ 



évêque titulaire de Tabarca, ou mieux Tabraca (Tabracensts), et vicaire apos- 
tolique du Nyanza septentional (Est-africain anglais) le ai janvier et le 
19 avril i^f)'] {Annuaire pontifical y mz\s la maison-mère donne: i«' février; 
cela prouve une fois de plus mon embarras quand je trouve plusieurs dates). 
Mgr Streicher a été sacré à N.-D. de Kamoga (Afrique 
orientale anglaise) le i; août suivant. 

Armes. — D'azur à l'emblème des PP. Blancs, à la cam- 
pagne d'or chargée d'un cœur enflammé de gueules percé 
d'une flèche et d'une épée d'argent. — Sur une image- 
miniature, faite à l'occasion du sacre du prélat, les armes 
sont en coupé, le pélican est issanf, c'est-à-dire que la 
partie supérieure du corps et le cou des petits sont seuls 
visibles et émergent de la partition, l'épée et la flèche sont de sable. 

Devise. — Vince in bono ntalum (Rom., xn, 21). 

Sceau (à relief). — Ecu aux armes dans un cercle, posé sur une croix pattée; 
devise au bas ; pas de légende. 





TOULOTTE (Anatole), né à Lisbourg (Pas-de-Calais) 
le 7 janvier 1852, sacré à Algérie 12 juillet 1891 évêque 
titulaire de Tagaste, premier vicaire apostolique du Sahara- 
Soudan, démissionnaire le 12 octobre 1897. 

Armes. — Coupé : d'argent au palmier de sinople aune 
croix blanche (sic) dans le canton sénestre du chef; et 
d'azur à l'emblème des PP. Blancs d'argent. 

Devise. — Ui palma florebit (Ps., xci, 13). 



S IX. Oblats de Marie-Immaculée 



Congrégation fondée par Mgr de Maj^enod^ approuvée par le Saint Pire 
en 1846 et 18^1. Sa maison-mère était à Paris avant T expulsion des congréga- 
tions religieuses. 

Emblèmes. — Sur un champs qui varie comme émail ou métal : une croix de 
calvaire^ avec souvent la couronne d*épines entre les bras ou bien rayonnante^ 
posée sur un tertre déforme variable ; à droite et à gauche de la croix, en sautoir^ 
la lance et le bâton surmonté de Véponge^ objets faisant partie de ce qu^on 
nomme : Etinacia ou armes de la Passion; sous le tout , les lettres O. M, /., sigle 
ou initiales du nom de la congrégation. 

Devise. — Pauperes evangeli^antur (Math. , xi, 5). 



ALLARD (Jean-François). Il naquit à la Roche (Hautes- Alpes) le 27 



novem- 




ARMORIAL DES PRÉLATS 

bre 1806; Dieu le rappela à lui à Rome le a6 septembre 
1889. Il fut sacré le 1^ juillet 1851 évêque titulaire de 
Samarle et vicaire apostolique du Natal (Afrique). Ayant 
donné sa démission, il fut promu à l'archevêché titulaire 
de Taron le 2S juin 1874. 

Armes, — D'or aux emblèmes des Oblats de gueules et 
de sable, à la bordure de sinople. 

Devise. — Celle des Oblats (voir ci-dessus). 

Sceau (à cire). — Ovale ; écu posé sur a palmettes, surmonté de la cou- 
ronne ducale entre la mitre et la crosse et de laquelle émerge la croix archi- 
épiscopale ; 15 glands au chapeau ; devise au-dessus ; pas de légende. 

BONJEAN (Christophe-Etienne), né à Riom (Puy-de-Dôme) le ai ou a^ sep- 
tembre iSaj, sacré à Tours le 24 août 1868 évéque titu- 
laire de Médéa et vicaire apostolique de Jaffna (Ceylan), 
nommé au vicariat apostoliqMe de Colombo, chef-lieu de 
cette île anglaise, le 20 avril i88j, et promu, le a^ novem- 
bre 1886, premier archevêque résidentiel de cette ville, où 
il décéda le 3 août i8i;a. 

Armes. — Parti : au i d'azur aux emblèmes des Oblats 
d'argent ; au a d'argent à la légende de saint Christophe 
au naturel. 

Devises. — Celle des Oblats. — ImpenJam et supcrimpendar {2 Cor., xii, 15). 

CLUT (Isidore), né à Saint-Rambert (Drôme) le 11 février i8>3 nommé 
évêque titulaire d'Arindèle et auxiliaire de Mgr Faraud ^ l'Athabaska (Canada) 

le y août 1864, sacré le i^ août 1863 (on trouve aussi 1S67, mais c'est douteux), 
décédé à Saint-Bernard le 31 juillet 190}. 

Armes. — D'azur aux insignes des Oblats de..., à la campagne de sinople 
chargée d'un laboureur tenant une charrue traînée par un cheval, le tout au 
naturel. 

Devises. — Jugum meum suave est. — Celle des Oblats. 

COUDERT (Antoine), né à Manglieu (Puy-de-Dôme) le so mai 1861. élu 
le a8 juin ou 18 juillet, publié le a8 novembre, sacré le 
30 novembre 1898, évêque titulaire de Balanée, coadjuteur 
de Mgr Mélizan, archevêque de Colombo (Ceylan). 

Armes. — Parti : d'azur aux emblèmes des Oblats d'ar- 
gent (la terrasse est de sinole), et d'argent à la légende de 
saint Antoine de Padoue sur une terrasse de sable. 

Devises. — Celle des Oblats, — /« vinculis caritatis (Ose., v, 13). 



MISSIONNAIRES — OBLATS 379 

DONTENWIU (Auguste), Né à Bichwiller (Bas-Rhin) le 4 juin 1857, «ffij 
le 7 janvier 1859, sacré le as septembre 1897 évéqae titu- 
laire de GermaDocopolis, il a été coadjuteur de Mgr Du- 1 
rieu, puis, le 10 juillet 1S99, évéque résidentiel de New- 
Westminster (Canada). I 

Armbs. — Tiercé en pal : au i d'argent à a branches de... 
de sinople en rinceau ou couronne civique ; au 3 d'or plain, 
au chef d'azur chargé des emblèmes des Ob 1 a ts d'argent 
et de sable; au^ de gueules au livre d'argent ouvert chargé 
de l'alpha et de l'oméga de sable. 

Devise. — Pax in verUate, 



DURIEU (Paul). Il naquit à Saint- Pal-de-Mons (Haute-Loire).le 4 décem-^ 
bre 18^0 et rendit son âme à Dieu le 1*' juin 
1899. Sacré le 34 octobre 187^ évéque titulaire 
de Marcopolis, il lut coadjuteur de Mgr d'Her- 
^ bomez dans la Colombie britannique (Amé- 

rique du Nord), puis, élu évéque résidentiel 
de New-Westminster (Canada) le 1 septem- 
bre 1890. 

Armes. — Parti : d'argent aux emblèmes des 
Oblats de sable (la terrasse est formée par 
y coupeaux de sinople); au a d'azur au calice 
d'or, dont l'hostie d'argent issante rayonne 
d'or. 

Devises. — Celle des Oblats. — Justus ex fide vivU (Rom., i, 17). 



FARAUD (Hekry-Joseph), né à Gigondas (Vaucluse) le 17 mars iSa^, sacré 
à Tours le 30 novembre i86j, évéque titulaire d'Anemour ou 
Anemurium, premier vicaire apostolique d'Atbabaskaw- 
Mackenzie (Canada), décédé à Saint-Bon iface (Manitoba, 
Canada) le a6 septembre 1890. 

Armes. — Coupé : d'or aux insignes des Oblats d'argent 
et d'azur à une barque contournée de... voguant sur une 
rivière du même, sénestrée en chef d'une comète ou étoile 
rayonnante d'or ; à la plaine d'argent chargée du chiffre des 
Oblats de sable. 

Devises. -^ Non recuso lahortm. — Celle des Oblats. 

GRANDIN (ViTAL-JusnN), né à Saint-Pierre-la-Cour (Mayenne) le 8 février 



r^ 



munâiehgit Deui (i Cor., i, ay). 
BiOG. — Monseigneur Granâin, par le V. Jonquet. 



ARMORIAL DES PRELATS 

1839, élu le SI décembre 1857 et sacré seule- 
ment le ^o novembre 1859 évéque titulaire de 
Satala et coadjuteur de Mgr Taché au Canada, 
élu, le 33 septembre 1871, premier évêque 
résidentiel de Saint-Albert, o£i il est mort le 
y juin 1903. 

Armes. — Parti : au r d'azur aux emblèmes 
des Oblats d'argent (le sigle de sable), au 
3 d'argent au roseau au naturel incliné vers la 
croix du I. — Observer la forme bizarre delà 
couronne et la position de la crosse. 

Devises. — Celle des Oblats. — Infirma 



GROUARD (Emile-Jean-Marie), né à Sablé, aîiàs à Brûlon (Sarthe), 
vier ou février 1 840, sacré à Saint-Boniface (Canada) évêque 
titulaire d'ibara, le 1" août 1891, pour être dans ce pays 
vicaire apostolique de l'Alhabaska-Mackenzie. 

Armes. — Ecartelé : au i d'or aux emblèmes des Oblats 
de gueules et de sable, aux 3, 3 et 4 d'azur à l'M antique 
couronné d'argent, à la croix du même brochant sur la 
partition (rappel des armoiries de Mgr Nanquette, évêque 
du Mans, protecteur du prélat missionnaire). 



le 3 jan- 




Dbvises. - 
B. M. V.). 



■ Celle des Oblats. — Sub iuum prcesidium (Ant. vesp. of. min. 



GUIGUES (Eocène-Bruno-Joseph), né à Gap le 37 août 1805, sacré le 
30 juillet 1848 à Bylown (Canada) premier évêque rési- 
dentiel (dont le titre passa en 1860 à Otawa, érigé en 
métropole en 1886), décédé à Otawa le 8 février r874. 

Armes. — D'azur aux emblèmes des Oblats (croix ar- 
gent sur un piédestal du même, couronne d'épines sino- 
ple ; lance et éponges or ; initiales argent, aliàs sable, 
elles ne figurent pas sur un sceau à impression). 
Devise. — Pauperes evangeli:^antur. 




MISSIONNAIRES — 0BLAT3 

D'HERBOMEZ (Louis-Joseph), né à Brillon (Nord) le 
17 janvier iSaa, nommé évêque titulaire de Milétopolis 
et vicaire apostolique de la Colombie-Britannique (Amé- 
rique du Nord), le si décembre i86j, sacré le 9 octobre 
suivant, décédé à New-Westminster le ^ juin 1890. 

Armbs. — D'argent à lafasce d'azur chargée d'un écusson 
du champ i y lions de sable 3 et i (1). 

JOLIVET (Charlbs-Cosstant), né à Pont-l'Abbé (Finistère) le 9 janvier 1826, 
sacré, le 30 novembre 1874, évéque titulaire de Belle 
ou Belline et vicaire apostolique du Natal, décédé le 
i^ septembre 1903 à Durban, chef-lieu de cette colonie 
anglaise de l'Afrique du Sud. 

Armes. — D'hermine au sautoir de gueules chargé en 
coeur d'un écusson d'azur aux emblèmes des Oblats d'ar- 
gent et de sable. 

Devise. — In cruce salus. 

JOULAIN (Henry), né à Saint-Romans-lès-Melle (Deux-Sèvres) le 34 septem- 
bre i8^3, sacré, le 34 août 1893, évéque résidentiel de 
Jaffoa (Ceylan). 

Armes. — Parti : au i d'azur aux emblèmes des Oblats 
argent et sable ; au 2 d'or à l'esquif de sable gréé d'ar- 
gent sur une mer du même, adextré d'un palmier incliné 
de sinople posé sur un roc d'argent mouvant du flanc 
dextre de l'écu, surmonté d'une étoile rayonnante ou 
comète d'argent; au franc-canton sénestre du chef aux 
armes des Carmes. 

Dbvisbs. — Des Oblats, puis : Lumen semiiis mets (Ps., cxvni, 10^). 

LEGAL (Emile), né à Saint-Jean-de-Boiseau (Loire-Inférieure) le 9 octo- 
bre 1849, sacré le 17 juin 1897 évèque titulaire de Pogla et coadjuteur à Saint- 
Albert (Canada), évêque résidentiel de ce siège le } juin 
190S. 

Armes. — Parti : de gueules à une chapelle d'or et 
d'azur à une loge de sauvage d'argent ; sur le tout : au 
I chef de Bretagne, à l'écusson aux emblèmes des Oblats 
argent et sable en abime, à la campagne de sinople char- 
gée d'un lion passant, aliàs léopard, d'or. 
Devise. — Nos autem in nomine Domini. 



X. Od donne intsi i cette fimilla : ta^ur à la f tact targlnl tkurgi ii . 
nuls nn de ses membres m'a iimri que celles cl-dessni décrites étaient exi 
branche de l'fviqne. 



Sceau (à relief). — Ecu aux armes (le champ de U campagne y est marqué 
pourpre par erreur), posé sur une croix; chapeau; devise au bas; pas de 
légende. 

MÉLIZAN (ANDRÉ-THéopHiLE). Le 37 mai, aîiàs septembre, 1844 il naquit à 
Marseille. Sacré dans cette- ville, le 24 janvier 1880, comme évêque titulaire 
d'Adrana, il fut coadjuteur de .Mgr Bonjean auquel 
il succéda comme vicaire apostolique de Jaffna 
(Ceylan) le 10 avril 1883. Mgr Mélizan fut transféré 
à l'évêché de celte ville, lors de son érection en 
siège résidentiel, septembre et novembre 1886 ; il 
était archevêque de Colombo (Ceylan) depuis le 
i^ avril 1893 lorsque Dieu le rappela à lui, à Tou- 
louse, le 50 juin 190^. 

Armes. — Parti : au i d'azur aux emblèmes des 
Oblats d'argent ; au a d'or, au palmier de sinople 
sur une campagne du même, à l'éléphant de sable 
passant au pied du fiit, qui est de Ceylan. 

Devise. — Celle des Oblats, et : De cirîo robur et soïaiium. 

PASCAL (Albert), né à Saint-Genest-de-Beauzon (Ardèche) le 3 août 1848, 
sacré, le 39 juin 1891 à Viviers, évéque titulaire de 
Mosynopolis et vicaire apostolique de la Saskatchewan 
(Canada) (i). 

Armes. — Parti ; au i d'azur à Ve/itiacia d'argent et de 
sable, au sigle des Oblats de sable en pointe ; au a d'ar- 
gent à une demi-barque de sable mouvant du âanc dextre 
de la partition portant un pêcheur au naturel retirant un 
filet d'argent, rempli de poissons, d'une mer d'azur, à 
l'étoile de... (gueules?) dans le canton sénestre du chef. 
Devises . — Celle des Oblats. — In verbo aitlem tito laxabo rete (Luc, v, s). 
Sceau (à relief). — Ovale ; écu aux armes posé sur une croix ; mitre et crosse 
aux angles ; chapeau surmonté d'une devise ; l'autre au bas ; pas de légende. 



MISSIONNAIRES — PèRES DE PICPUS 



% X. Congrégation i et de l'Adoration, 

des Sacrés-Cœurs ' ou de Picpus 



Cette congrégation a été fondée par le Pire Coudrin à Poitiers en iSoo, auto- 
risée par le Saint-Siège le ro janvier iSiy ; comme sa maison était Jusqu'à ces 
dernières années rue Picpus à Paris, on appelle souvent ses membres : Picpuciens. 
Les emblèmes de la congrégation, que nous donnons, snnt faciles à comprendre, de 
même que la devise : Sacris cordibus Jesu et Marîœ honor et glorîa . Quant aux 
lettres V. G.J. S. nous n'avons pu savoir ce qu'elles signifient. Toutes ses mis- 
sions sont en Océanïe. 

BAUDICHON (Joseph, en religion Fhançois-de-Paule). Il naquit à Sainte- 
Maure (Indre-et-Loire) le i8 septembre iSia, fut sacré à Santiago (Chili) le 
31 décembre 1845 évéque titulaire de Basîlinopolis et 
vicaire apostolique des Iles-Marquises, Démissionnaire 
en 18^^ il décéda à Tours en septembre 1889 (aliàs, mais 
douteux, 1S83), chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — D'argent à la croix de... posée surune terrasse 
de... (une Ile) émergeant d'une mer d'azur posée en fasce 
abaissée, avec deux sauvages au naturel en adoration, à 
genoux au pied de la croix, qui porte la devise sur une 
banderole passée entre les bras ; à la campagne d'argent chargée des Saints 
Cœurs de gueules. 

Devise. — Fides ex auditu (Rom., x, 17). 

BONAMIE (PiERRE-DoMiNKiUE-MAacELm, en religion Raphaël). Le a6 mars 
1798 il naquit à Albas (Lot) et décéda à Cahors le 8 juillet 1874. Préconisé 
évéque résidentiel de Babylooe, le 4 mai 183a, 
il ne prit jamais possession de sou siège ni du 
consulat de France, à Bagdad. Mgr Bonamie 
arriva deSmyrne, le 15 novembre 1834, comme 
administrateur apostolique de cette métropole; 
il en fut promu archevêque résidentiel le 
13 février 183^ ; puis il fut transféré à l'église 
titulaire de Chalcédoîne le 34 novembre 1837, 
étant devenu, le 4 mai précédent, supérieur 
général de sa congrégation. Sa consécration 
épiscopale, comme évéque de Bagdad, avait 
eu lieu à Rome en novembre 183a. 
Armes. — D'azur au palmier d'or sur une 




984 ARMORIAL DES PRELATS 

terrasse de... (mèmei^ surmonté d'uoe croisette d'argent issant entre ses 
branches. — Les emblèmes de sa congrégation en cimier. 



DORDILLON (Reni, en religion Ildefonse), né à Sainte-Maure (Indre-et- 
Loire) le II octobre 1808, élu évéque titulaire de Camby- 
sopolis le 7 décembre 1855, sacré à Valparaiso !e 8 février 
18^7, vicaire apostolique des Marquises, où il décéda à 
Taiohaé le 11 janvier 1888. 

Armes. — D'azur aux Saints Cœurs d'argent soutenant 
une croisette paltée du même. — Chapeau archiépiscopal. 

Devise. — Caritas patiens est. 

DOUMERC (Antoine, en religion Maoloire), né à Montfau- 
con (Lot) le 13 février 1806, sacré, à Santiago-de-Chili le 
37 août 1848, évéque titulaire de Juliopolis, provincial et visi- 
teur apostolique des missions océaniennes des Picpuciens, 
décédé à Cahors le 3^ décembre 1878. 

Armes. — D'azur ii la gerbe de blé d'or liée de gueules. 

JAUSSEN surnommé TÉPANO (Florentin-Etibnne), né à Roches (Ardèche) 
le 13 avril 1815, sacré à Santiago-de-Chili le même 
jour que le précédent, a? août 1848, évéque titulaire 
d'Axieri, premier vicaire apostolique de notre colonie 
de Taïti, où il décéda, à Papeete, le 9 septembre 1891, 
Armes, — D'azur à l'étoile à 6 rais d'argent chargée du 
monogramme de la Vierge d'azur ou d'or. 

MAIGRET (Louis, en religion Désiré). Le R. P. Symphorien Deboize, élu 
évéque titulaire d'Arathie pour être premier vicaire des îles Sandwich, n'ayant 
pas accepté, le P. Maigret fut élu avec les mêmes titres le 11 août 1846 et 
sacré, le 31 octobre 1847, à Santiago-de-Chilî. Il était né à Maillé (Vienne) le 
14 septembre 1804 ; c'est à-Uonolulu (Sandwich) que, le 11 juin i88a, il revint 
à Dieu. 

Armes. — De la maison-mère de la Congrégation on m'a envoyé ; de... au 
navire de... sur une mer de... au chef d'hermine... Mais dans le vestibule de 
l'évêché de Poitiers, où sont peintes les armoiries des évéques nés dans le 
diocèse, j'ai relevé : d'azur au Bon' Pasteur d'or sur une terrasse du même, 
chargée de 3 moutons d'argent. 



MARTIN (Joseph, en religion Rooatien), né à Géneston (Loire-Inférieure) 




MISSIONNAIRES — PÈRES DE PICPUS 38; 

le i; mars 1849, élu le 3 juin 1893 vicaire apostolique 
des Iles-Marquises, sacré le 1°' janvier- 1893, à San- 
Francisco, évéque titulaire d'Uranopolis. 

Armes. — D'argent à un saint Joseph à ml-corps 
tenant l'enfant Jésus dans ses bras, le tout au naturel. 
— Cimier : les Saints Cœurs rayonnants. 
Devise. ^ Salus nosfra in manu tua est, yespice fanium. 

ROPERT (François, en religion Gulstan), né à Kerfagot (Morbihan) le 30 août 
1839, sacré le 35 septembre 189a, à San Francisco (Etats- 
Unis), évéque titulaire de Panopolis, vicaire apostolique 
des Sandwich, où il rendit son âme à Dieu, à Honolulu, 
le 4 janvier 1903. 

Armes. — D'azur k la statue de N. D. d'Auray d'or, 
accostée des lettres A M d'argent. (Le scel à impression, 
reproduit ci-contre, n'indique pas les émaux). 

Devise. — Tuus sum ego, salvnm mefac(J?&., cxviii, 94). 

ROUCHOUZE (Etienne, en religion Jérôme). 
Il naquit à Cbazeau (Loire) le 38 février 1798 
et fut sacré à^ Rome, le aa décembre 1833, 
évéque titulaire de Nilopolis, pour êlre vicaire 
apostolique de l'Océaoie orientale. Il mourut 
en 184a ou 1843 à bord du Marie-Joseph, perdu 
en mer près du Cap-Horn. 

Arhbs. — D'argent à la mer au naturel, dans 
laquelle s'avance à dextre un promontoire de 
sable et sur laquelle vogue un petit navire 
d'argent, à l'étoile d'azur rayonnant vers le bas 
dans le canton dextre du chef, 

VERDIER (Maxime-Justin, en religion Marie-Joseph). Né à Chateauneuf 
(Lozère) le 33 mars 1S3;, sacré le 13 mai 1885, à 
Quito (Equateur), évéque titulaire de Mégare, il 
fut d'abord coadjuteur du vicaire apostolique de 
Tahiti. Depuis 1889, ou mieux depuis la mort de 
Mgr Tépano Jaussen au 9 septembre 1891, il est 
il la tête de ce vicariat. 

Sceau. — Mgr Verdier n'a pas d'armoiries ; 
voici son sceau qu'il est inutile de décrire. La 
statue pourrait bien être celle de N. D. de Tout- 
Pouvoir, vénérée à Langogne à côté de ChJk- 
teauneuf-Randon, lieu de naissance du prélat. 

Devise. — Totus sum Jesu per Mariam . 



ARMORIAL DES PRÉLATS 



% XI. Uiaaionaaire» du Sacré-Cœur de Jésus 

(Isaoudan) 



CeiU société a été fondée à Issoudun {Indre) par Je P. Jules Chevalier, le 
8 décembre 18^4; elle a été définitivemeni approuvée par la Sainte Eglise eniSj^. 
Ses vicariats apostoliques sont tous en Océanie. Depuis les expulsions la maison- 
mire est actuellement à Rome. 

Ehblëmes . — D'or au Sacré Cœur au naturel. — L'écu est posé sur une touffe 
de lis, avec banderole, qui du haut de l'écusson passe derrière et ressort en 
dessous, avec la devise divisée en deux. 

Devise. — Aitné soit partout le Sacré-Cœur de Jésus. 

COUPPÉ (Louis), né à Romorantin le 36 août 1850, sacré à Anvers par le 
cardinal Goossens, le 6 octobre 1890, évêque titulaire de Léros et vicaire 
apostolique de la Nouvelle-Poméranie (Océa- — 

nie allemande). 

Armes. — D'azur au Sacré Cœur de 
gueules, croiseté d'argent et rayonnant, 
adextré en chef d'une colombe volant en 
bande vers le cœur et sénestré d'une main 
sortant d'une nue mouvant de l'angle sé- 
nestré du chef, à la mappemonde placée 
en pointe de l'écu, représentant une île 
océanienne, que touche un des rayons du 

coeur, chargée d'une banderole où est »'--__— -1 

écrit : Nouvelle-Poméranie, le tout d'argent. Ij» m (oi l'-wj^ 

(Le sens de ces armoiries s'explique suffisamment par lui-même). 

Devise. — Dajbo eis cor unum (Ezech., xi, 19). 

GUYNOTDEBOISMENU (Alain). Né à Saint-Malo le 37 décembre 1870, 
it fut sacré dans la basilique de Montmartre, à Paris, par Mgr Lorenzelli, nonce 
du Pape, le 18 mars 1903. Il avait été nommé, le as juin précédent, évèque 




DU S.-CŒUR 

titulaire de Gabala et coadjuteur du vicaire 
apostolique de la Nouvelle-Guinée. 

Armes. ^ Parti : au i de gueules à 
^ me dettes d'argent (quelquefois testées 
d'or), qui estdcGuynot de Boismenu (moïKJ 
le chef d'or que porte cette famille); au a 
d'hermine à la Vierge du Sacré-Cœur d'ar- 
gent (personnel au prilat) . 

Devise. — Cognoscant te. (Elle est person- 
nelle à l'évêque j celle de sa famille est : 
Libentef). 

LERAY (Joseph-Marie), né à Montoire (Loire-Inférieure) le 35 janvier 1854, 
sacré, à Nantes te 36 juin 1898, évêque titulaire de Rémessiane ou Rémésian et 
— vicaire apostolique des îles Gilbert (Polynésie). 

Armes. — D'azur à l'étoile (lumière de la vérité) 
d'argent en chef à dextre dardant des rayons sur 
deux groupes d'îles de sinople ou de sable, placés 
sur une mer d'argent, à un saint Joseph d'argent sur 
uoe nue du même à sénestre, à la bordure d'her- 
mine; au chef d'or chargé des emblèmes des 
trois dévotions de la Congrégation du Sacré- 
Cœur, qui sont : au centre un Sacré Cœur de 
gueules ; — à dextre le chiffre de N. D. du Sacré- 
Cœur : initiales N. D. penchées, se tenant par le 
bas et surmontées dune couronne avec le Cœur 
de Jésus au milieu, sable, argent et gueules \ — à sénestre le chiffre de saint 
Joseph, modèle et patron des amis du Sacré Cœur : un Cœur de Jésus de 
gueules entre 3 branches de lis d'argent en rinceau, chargé de la lettre ], qui 
indique simplement l'union intime de Joseph avec le Sacré Cœur. 
Devise. — Ad Cor Jesu pcr Mariant et Joseph. 

NAVARRE (Louis-An DR^). Né à Auserre le a février 1836, il a été sacré, à 
Issoudun le }a novembre 1887, évêque titu- 
laire de Pentacomie et vicaire apostolique 
de la Nouvelle-Guinée (colonie hollandaise, 
anglaise et allemande) ; le 17 août i838 le 
Saint Père l'a promu, pour récompenser son 
zèle apostolique, archevêque titulaire de 
Cyrra ou Khoros. 

Armes. —D'azur à la nef de sable gréée 
d'argent et dont le large fanon du même 
porte un Sacré Cœur de gueules, voguant ' 
sur une mer d'argent vers un promontoire 
au naturel chargé de cocotiers de sinople et t ^i.^ ;i;r^ 



ARMOBtAL DES PRÉLATS 



mouvant du flanc dextre de l'écu; au chef d'or etc...(iw;> ci-dessus àTartkU 
Leray). 

Devise. — Ameittr ubique terrarum Cor Jesu sacra/issimum. 



VERJUS, appelé aussi VERIUS (Stanislas-Henry) Il est né à Oleggio en 
Ilalie, mais de père français, le 26 mai 1860. Tout jeune encore il fut sacré, 
à Yule-Islands(N. Guinée)le 33 septembre 1889, évêque titulaire de Lîmyre 
et coadjuteur de Mgr Navarre ci-dessus ; 
Dieu le rappela à lui, à Oleggio, le 13 no- 
vembre 1893, 

Armes. — Parti : au i d'aïur à la Vierge 
du Sacré-Cœur (i) d'argent en chef, i la 
campagne du même (mer) en pointe, au 
promontoire au naturel chargé de 5 coco- 
tiers de sinople et d'une case d'argent, 
mouvant du flanc dextre de l'écu; au a d'or 
au Sacré Cœur de gueules, enflammé et 
croiseté d'argent, laissant tomber s gouttes 
de sang; à la campagne de sinople chargée 
de 4 plantes au naturel : lis, pensée, rose, 
marguerite, dont les fleurs débordent sur le champ (fragment de la bannière 
de l'école apostolique de la congrégratîon, où les fleurs représentent les 
vocations que le divin Cœur fait éclore et par sa grâce conduit à maturité). 

Devise. — Tuus sum ego (Ps . , cxviii, 94). 




l ^iTjïHwl^ 



r 



I. Le dessin de cette Vierge a été fait avant la défense de la CoDgrJgalion des fiiies de 
placer l'EnfuDt Jésus aux piedi de Marie, dans la représentation de N. D. dn Saccé-CcEor. 11 doit 
être porté dans sei brai. 



MISSIONNAIRES - 



U SAIKT-ESPRIT 



l XII. Pères du 
Saint~Esprit 



et du Cœur Immaculé 

(du SaiDt-Cœur) 

de Marie 



Celle congrégation a éU fondée en lyo^ par l'abbé Desplaces sous le nom de 
CongrégatioQ du Saint-Esprit. La Socié'.é des Missionnaires du Saint-Cœur de 
Marie, fondée en 1S41, s'unit à elle en 184S. Les statuts en ont été approuvés par 
le Saint Père en 1834, 1848, etc. Ses missions sont toutes en Afrique. 

Emblèmes. — D'a:^ur au Saint Cœur de Marie de gueules, aliàs d'argent, 
enflammé et transp-rcé ^argent, ceint d'une couronne de roses ait naturel, entre 
3 branches de lis d'argent posées en rinceau, et surmonté d'une colombe du même, 
auvoléployé, dans une gloire triangulaire, ou nimbe trilobé (an des symboles 
de la Sainte-Trinité) aussi d'argent. (La position de la colombe, emblème du 
Saint Espritj varie). 



Devise. ' 



- Cor 



n et anima una. 



Sceau (â l'humide). — Dans une circonférence une colombe au vol éploj>é tête 
en bas, avec un Saint Cœur au-dessous ; légende : Congrégation du Saint-Esprit 
« Paris *. — Le sceau, qui portait en outre : et du Saint Cœur de Marie, ne sert 
plus depuis quelques années. 



ADAM (Jean-Martin), né à Sigolsheim, aliàs à Ammerschwir, 
Strasbourg, le 3^ août 1846, sacré, à Libreville (Gabon) le 
6 juin 1897, évêque titulaire de Thniuis et vicaire aposto- 
lique du Gabon, 

Armes. — Parti au 1 d'azur aux emblèmes des Pères du 
S. E. {le cœur non transpercé est d'or); au a coupé d'or à 

2 corbeaux de sable descendant en barre, et de sinople à 

3 épis d'or en fasce ; enié en pointe d'argent à la canne à 
sucre de sinople. 

Devise. — Tuus sum ego (Ps., cxvui, 94). 




2^0 



DES PRÉLATS 



ALLGEYER (Emile- Auguste), né k Rixheim (Haut-Rhin) le 14 avril 18^6, 
sacré, le 2^ avril 1897 à Knechtsteden (Allemagoe), évêque titulaire de Ticélic 
et vicaire apostolique du Zanguebar septentrional (Côte 
orientale d'Afrique). 

Armes, — Parti : au i d'argent au saint Michel de carna- 
tion terrassant le démon de sable; au a d'azur aux emblè- 
mes de la congrégation ; sur le tout, au cbef d'azur au 
soleil naissant d'or accosté de s étoiles à 6 rais du même, 
enté en pointe d'argent au shamrock, ou trëtle de saint 
Patrice, de sinople. 
Devise. — Si Dcus pro nobis cuis contra nos ? (Rom., viii, 3 1). 
Sceau (à l'humide). — Ovale; écu aux armes posé sur une croix trèflée et 
cerclécj au bas de laquelle s'enroule la devise ; pas de mitre ni de crosse, mais 
le chapeau ; légende : Vicariat apostolique du Zanguebar Nord. Dans le 
3* parti des armes les hachures sont perpendiculaires, mais Mgr AUgeyer m'a 
écrit que le champ était azur. 

AUGOUARD (Phelippe-Prosper), né à Poitiers le 16 septembre 1853, évê- 
que titulaire de Sinita, vicaire apostolique de l'Oubanghi 
(Congo français), sacré à Paris le 33 novembre 1 890. 

Akmes — Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules aux emblè- 
mes du S. E. (sans rinceau); aux 3 et ^ d'azur à N.-D des 
Clefs (vierge vénérée à Poitiers) d'or sur un pilier du 
même; à la croix ancrée d'argent, chargée en cœur d'un 
Sacré Cœur de gueules, brochant sur les partitions (souve- 
nir des zouaves pontificaux, dont fit partie le prélat) ; sur le tout, au chef d'ar- 
gent chargé d'une croisette d'asur (pavillon de la mission du Congo). 

Devise. — Da robur fer auxilium (Motet au S. Sacr.). 




BARTHET (MAOLOiRE-DÉsmé), né à Picar- 
reau (Jura) le 36 janvier 1837, sacré le 15 sep- 
tembre 1889, évêque titulaire d'Abdère, vicaire 
apostolique de la Sénégambie, démissionnaire 
le i^ décembre 1898. Il est le bienveillant 
auxiliaire de l'archevêque de Bordeaux et de 
l'évêque de Pérlgueux. 

Armes. — Coupé : de gueules au cahce 
d'or rayonnant à l'hostie issante du même, et 
d'azur aux emblèmes du S. E. d'argent (sans Is 
rinceau ni la gloire). 

Devise. — Da rohvr fer avxiliom. 

BESSIEUX (Jean-RenlS aliàs Ri^mi), né Vclieux (Hérault) le 4 décembre 1803, 




MISSIONNAIRES — PÈRES DU SAIKT-ESPRIT 

sacré le 14 juillet 184S, ii/id^ à Parisie 14 janvier 1849, évê- 
que titulaire de Callipolis, vicaire apostolique des Deux- 
Guinces, décédé à Sainle-M'arie-du-Gabon le 50 avril 1876. 

Armes. — D'azur à l'Immaculée Conception d'argent, 
la tête dans une gloire chargée des la étoiles (symbole des 
13 vertus de Marie) d'or, posée sur un croissant d'argent 
et un segment de sphère du même, allas de sînople, 
écrasant la tête du serpent de sable. 

Devise, — Spes nostra. 



BUI-ÉON (Joachim-Pierre), né à Plumergat (Morbihan) le 6 mars i86a, sacré, 
à Sainte-An ne-d'Auray (Morbihan) le 38 octo- 
bre 1899, évêque titulaire de Cariopolis, vicaire 
apostolique de la Sénégambie, endormi dans 
le seigneur à Dakar (Sénégal) le 1^ juin 1900. 
Armes. — D'azur au chevron d'hermine, 
adextré d'une statue de Sainte-An ne-d'Auray, 
d'or, aliàs d'argent, sénestré des emblèmes de 
■ la congrégation moins le rinceau d'or et d'ar- 
gent, accompagné en pointe d'une croix latine 
d'or rayonnant vers la pointe, chargée d'un 
Sacré Cœur de gueules et soutenue d'un 
croissant surmonté d'une étoile d'argent. 

Devise. — Acctdite el ilhminamini (Ps., xxxiii, 6). 

CARRIE(Antoine-Marie-Hippolïte). II naquit à Propières (Rhône) le 10 fé- 
vrier 184a et fut sacré, à Paris le ao octobre 1886, évêque titulaire de Dorylée. 
Préfet apostolique du Congo français le 11 janvier 1878, il en devint le vicaire 
lors de l'érection, du 34 novembre 1886, en vicariat de cette colonie ; il fut 
vicaire apostolique du Bas-Congo lorsqu'on démembra le vicariat, le 14 octo- 
bre 1890. Démissionnaire en novembre 190^, Mgr Carrie décéda à Loaogo 
(Congo) le 14 octobre 1904. 

Armes, — Coupé : de sable à la croix d'or rayonnante, accostée de 9 étoiles 
du même ; au 3 d'azur aux emblèmes du S. E. d'argent moins le rinceau. {Sur 
les armoiries, qu'on m'a envoyées coloriées du Gabon, la croix n'est pas rayon- 
nante, les étoiles sont d'argent et le cœur est d'or) — L'écusson est posé sur 
une croix ancrée. 

Devises. — Crux el amor. — Advemat regnum tuum (.Math., vi, 10). 

CORBET (François-Xavier), né à Hochfelden (Bas-Rhin) le 6 juillet 1836, 
sacré le 3 octobre 1898 à Paris, publié le 38 novembre suivant, évêque titulaire 
d'Obba, vicaire apostolique de Madagascar-Nord. 



aga 



AR MO RI AL DES PRELATS 



Armes. — D'azur à l'Immaculée Conception d'argent, 
mais portant l'Enfant Jésus ; au chef cousu de gueules 
chargé d'une partie des emblèmes du S. Esprit. 

Devise. — Adjesum per Mariant. 

Sceau (à l'humide), — Presque rond; écu, forme bou- 
clier, aux armes, posé sur une croix au pied de laquelle 
s'enroule la devise j pas d'autre ornement extérieur que le 
chapeau ; légende : Vicariat apostolique de Madagascar-Nord. 




DALMOND (Pierre). Né à Cambieu (Tarn) vers 1800, il fut préconisé en 1847 
évêque titulaire de... et vicaire apostolique de Madagascar ; mais il ne fut pas 
sacré, ses bulles étant arrivées après sa mort, qui eut lieu à Saiote-Marie^^e- 
Madagascar le 32 septembre 1847. 

fiiOG. — Voir plus bas l'article de Mgr Monnet, 

DUBOIN (François), né le a^ septembre i8a7 à Samoëns (Haute-Savoie), 
sacré évêque de Raphanée, à Paris le 30 juillet 1876, 
démissionnaire de son vicariat apostolique de la 
Sénégambie en t88a, décédé à Chevilly, près de 
Paris, le 36 août 1893. 

Armes. — D'azur aux emblèmes de sa congréga- 
tion (pas de rinceau ; le cœur est de gueules), à la 
campagne de sinople chargée d'une étoile à 6 rais 
d'argent, adextrée d'une ancre du même et sénestrée 
d'une torche aussi d'argent, enflammée de gueules, 
dont les parties supérieures empiètent sur le 
champ. 
Devises. — Sal-oa nos perimus (Math., viii, 35). — Tuus sum ego (Ps., 
CXVIII, 94). 



DURET (Jean-Claode), né à Monthonex-en-Bornes (Haute-Savoie) le 5 dé- 
cembre i8a4, sacré, à Paris le 39 septembre 187^, 
évêque titulaire d'Antigone et vicaire apostolique 
de la Sénégambie, décédé, chevalier de la Légion 
d'honneur, à Dakar ou à Corée (Sénégal) le ag dé- 
cembre 1875. 

Armes. — Ecartelé : au i de gueules à la co- 
lombe d'argent planant sur le triangle de la 
Trinité du même; au a d'azur au Sacré Cœur 
d'or enflammé et croisbté d'argent; au 3 d'azur 
au Saint Cœur de Marie d'or, enflammé d'argent 
(sans la couronne de roses); au 4 de gueules à 
une croix et une ancre d'argent en sautoir; à la 



MISSIONNAIRES — PÈRES DV SAINT-ESPRIT S^} 

croix alaisée d'argent brochant sur les partitions (croix de Savoie, patrie du 
prélat). — Cimier ; a clefs en sautoir. — (Ces clefs sont inexplicables pour 
nous; voir p. a) ce que nous disons à ce sujet). 

Devise, — Pro/er lumen cœcis (Hymn. vesp, B. M. V.). 

Sceau. — Ovale ; en tout semblable à celui à impression reproduit ci-contre ; 
légende : Vicariat apostolique de la Sénégambie. 

KOBÈS (Aloys). Le 17 avril 1820 il naquit à Fessenheim (Bas-Rhin), — 
Observer que l'Alsace a donné bien des prélats à la congrégation du Saint- 
Esprit. — A Strasbourg le aa septembre 1848, 
ou mieux le )o novembre, il fut sacré évëque 
titulaire de Madore ou Madaura. D'abord coad- 
juteurdu vicaire apostolique des deux Guinées, 
Mgr Kobès fut ensuite, de 1863 à 187a, pre- 
mier vicaire apostolique de la Sénégambie ; 
en 1868 il fut administrateur apostolique du 
vicariat de Sierra-Leone. La mort le surprit à 
Dakar le 11 octobre 187a. 

Armes. — Coupé : d'azur à l'évangile ouvert 

d'argeot, à une croix de la passion de gueules 

(lignée sinople par erreur du graveur) posée 

dessus en bande; et d'argent au Saint Coeur de Marie de gueules (ligné de 

même d'azur) rayonnant d'or. 

Devise. — Monstra te esse matrem (Hymn. vesp. B. M. V.). 

LE BAS DE COURMONT (Jean-Marie- Raoul), né au Carbet (Martinique) 
le 13 avril 1841, sacré, à Paris le 16 décembre i8S^, évêque 
titulaire de Bodana et vicaire apostolique du 7anguebar, 
démissionnaire le 37 novembre 1896. 

Armes. — Parti : au i d'or au mont de sinople, sur une 
terrasse de sable, sommé d'une croix de gueules ; au s de 
gueules aux emblèmes du S. E. (moins le nimbe trilobé) 
d'argent ; SUT le tout, au chef d'azur à l'étoile d'or rayon- 
nante. — Mgr de Courmont ne porte pas les armoiries de sa famille qui 
sont : d'a{ur ou mieux (for a» lion de gueules accompagné de j arbres de sinople. 

Devise. — Non ego solus, sed gratin Dei mecum. 

LE BERRE (Pierrë-Marig), né à Neulliac (Morbihan) le i« août 1814, 
évêque titulaire d'Archis, vicaire apostolique des Deux-Guinées, sacré à Paris 
le aS octobre 1877, rappelé à Dieu k Sainte-Marie-du-Gabon le 16 juillet 1891. 

Armes et Devise. — Semblables à celles de Mgr Bessieux(voir ci-dessus). 

LE ROY (Alexandre-Loois-Victor-Aimé). Né le 19 janvier 1854 à Saint- 




394 ARMORIAL DES PRELATS 

Seaier-de-Beiivron (Manche), il a été sacré à Coutances le 9 octobre. 1891 
évêque titulaire d'Alinda. Ayant donné sa démis- 
sion de vicaire apostolique du Gabon, il est, 
depuis mai 1S96, supérieur général de la congré- 
gation du Saint-Esprit. 

Armes. — Coupé : au 1 d'azur à la falaise d'ar- 
gent mouvant du flanc dextre de l'écu, baignée 
d'une mer du même mouvant du flanc sénestre, 
de laquelle nait un soleil d'or surmonté d'une 
croisette latine du même (symbole de la lumière 
de l'Evangile qui se lève sur l'Afrique); au 3 de 
gueules aux emblèmes du S. E. d'argent (moins le 
rinceau et la gloire); k la bordure du tout de 
sable chargée de 14 coquilles d'argent (rappelant 
la Basse-Normandie et le Mont-Saint-Michel). 

Devise. — O Orietis vent el illvmina (Antien. O du 21 déc). 

Sceau (à cire). — Semblable aux armes reproduites. 

MONNET (Alexandrh-Hippolyie). Le 4 ou le 14 janvier i8ia il naquit à 
Moucbin (Nord) et fut supérieur général de sa congrégation. Sacré, le i" no- 
vembre 1848 à Paris, évéque titulaire de Pella et premier vicaire apostolique 
de Madagascar, il y mourut, à Mayotte, le i" décembre 1849. 

Armes. — De... (or?) au palmier (palmier malgache) de... (sinople?), sur- 
monté d'une croisette latine de... (gueules?)rayonnante. f Vt»i>/. 3S^/«aAm(n- 
ries de Mgr Bonamie). 

BiOG. — Madagascar et ses deux premiers évêques, par Mgr Marpoint. Paris, 
Dillet 1864. Le tome 1 est consacré à Mgr Dalmond, le tome 3 à Mgr Monnet. 

PICARDA (Mathur(n), né à Meslan (Morbihan) le i3 mai 184^, sacré, le 
18 septembre 1887 à Paris, évéque titulaire de Paphos, 
vicaire apostolique de la Sénégambie, décédé à Dakar 
(Sénégal) le 93 janvier 1889. 

Armes. — D'azur à la fasce d'argent, représentant une 
mer, chargée d'un roc de gueules, accompagnée en chef 
d'une croix haute d'argent rayonnant d'or, accostée des 
lettres V S de sable, surmontée d'un R du même, à 3 nues 
d'argent mouvant des angles du chef; en pointe les 
emblèmes du S. E. (moins le rinceau). 

Devise. — Crvx sancta stf mihi Ivx. 

RIEHL (Frakçois-Xavier), né à Kutlolsheim (Haut-Rhin) le 5 janvier 18^5, 
sacré, le 16 décembre i38j, évéque titulaire de Colopbonius et vicaire apos- 
tolique da la Sénégambie, décédé à Chsvilly, près do Paris, le a> mai iS8(. 



MISSIONNAIRES DE SAINT FRANÇOIS-DE-SAIBS 3^'^ 

Armes et Devise, — En tout semblables à celles de Mgr Kobès (voir ci- 
dessus). 

Sceau (à l'humide). — Rond ; pareil à la reproduction des armoiries de Mgr 
Kobès, avec en sus la légende : Vicariat apostolique Je la Sénégambie. 

TRUFFET (Jean-Benoit), né à Rumilly-en-Albanais, au diocèse de Cham- 
béry, le 39 octobre tSts, sacré évéque titulaire de Calli- 
polis, à Paris le a^ janvier 1847, décédé vicaire apostolique 
des Deux-Guiaées, à Dakar, le 33 décembre 1847. 

Armes. — D'argent à la Vierge de la Médaille-miracu- 
leuse (sans les rayons) au naturel. 

Devise. — Spes nosira salve (Ant. vesp, B. V. M.). 
Sceau (reproduit ci-contre). — Rond ; les arr 
sont dans un ovale ; légende : Vie. apost. Guinearum. 



% XIII. Missionnaires de Saint François-deSaJes 
ou Saléaiens d'Annecy 



Celle société, fondée en s8)8 par Mgr Reji, a en ses statuts religieux 
approuvés par le Saint Pire en iSSo et en 188^. Ses missions sont toutes dans 
l'Hindoustan . 

CROCHET (Jean-Marie), né le 37 mars 1844 à Chilly (Haute-Savoie), élu 
évêque résidentiel de Nagpore ou Nagpour (Indes) (1) 
le 35 octobre 1900, sacré à Madras le 10 février suivant, 
décédé à Jubhulpour, aliâs à Nagpour, le ^ juin 1903. 

Armes. — De gueules au pal d'or cbargé en chef d'un 
Sacré Cœur de gueules et accosté d'une croix latine trèflée 
et d'une ancre du second. 

Divise. — Tria hœc major horum est charitas (i Cor., 
XIII, 13). 

NEYRET (Sébastien-Théophile), né le m septembre 1803 à Gyez (Haute- 
Savoie), sacré évêque titulaire d'Olèue à Madras le 34 février 1S49, mort à 
Kamptee, le ; novembre 1863, vicaire apostolique de Vizagapatam (Indes). 

Armes. — De gueules à l'aigle d'argent (ou un phénix avec sa pitié) accom- 
pagnée en chef de... entre a étoiles d'argent, à la bordure (du même?) 

Sceaux. — Je décris les armes ci-dessus d'après l'empreinte humide d'un 



I. lat armoiTlei d« ea dlMtit loot ; D'tfur à j ittila mal trd«iin4ft Strgtnl 



99^ ARMORIAL DES PRÉLATS 

petit cachet ou d'une bague, par conséquent d'après un négatif, et cette 
empreinte est absolument défectueuse. L'écu, sans autre ornement que le 
chapeau, est posé sur une sorte de console; large cercle ovale autour. — Le 
prélat avait un autre sceau très petit, à cire, ovale, avec l'écu aux armes, 
couronne ducale entre mitre et crosse, devise en dessus du chapeau, qui 
a 15 glands ;■ légende : -|- Vicariatus apostolicus de Vi^agap. 

PELVAT(et PELLEVAT, comme il signait souvent) (Charles Félix), né le 
13 décembre 1855 à Arthaz (Haute-Savoie), sacré, le 
10 décembre 1S95, évéque résidentiel de Nagpour dans 
cette ville, oii il rendit l'âme le 3} juillet 1900. 

Armes. — Taillé : de gueules au Saint Esprit planant 
d'argent, nimbé et rayonnant d'or; et d'azur à l'étoile 
d'or rayonnante à sénestre, à la mer d'argent en pointe 
de l'écu. 

Devise. — Profer lumen cœcis (Hymn. vesp. B. M. V.). 

PHILIPPE (Jules-François). II est né le 13 juillet 1835 à Gévrier (Haute- 
Savoie ; on trouve aussi, à Annecy et à Veyrîer, également Haute-Savoie, maïs 
Gévrier m'est donné par la maison-mère). Il était visiteur de sa congrégation 
pour les Indes lorsqu'il fut élu, le 34 aoiit 1886, et sacré à 
Annecy, le 38 novembre suivant, évêque titulaire de Lari 
pour être coadjuleur de Mgr Tissot. Son état de santé ne 
permit pas à Mgr Philippe de retourner aux Indes et 
il s'est éteint à Veyrier-du-Lac (Haute-Savoie) le 16 avril 
1904. 

Armes. — D'azur au sautoir d'argent (en réalité, une 
croix de saint André, parce que le prélat fut consacré le 
jour de la fête de ce saint), cantonné en chef d'un croissant d'argent, de 3 étoi- 
les d'or à dextre et à sénestre, et en pointe d'une coquille d'argent. 

Devise. — Salva me hona crux. 

RICCAZ (Alexis). Né le a6 janvier 1854 à Saint-Jean-d'Arves (Savoie), il fut 
sacré premier évêque résidentiel de Nagpour le ao novem- 
bre 1887. Dieu le rappela à lui, le 8 septembre 1893, à 
Jubhulpour. 

Armes. — De gueules à l'éponge d'or, emmanchée d'ar- 
gent, et à la lance d'argent posées en sautoir, au calice d'or 
en pal surmonté d'une hostie d'argent, à l'évangile ouvert 
d'argent, tranché d'or et portant Evangtîii du même, posé 
en cœur sur le tout. — L'écu est placé sur une croix Irè- 
flée, entre les bras de laquelle est passé un chapelet d'argent. 

Devise. — Fac me cruce inebriari (Pros. miss, vu dol. B. M. V.). 

TISSOT (Jean-Marie). Né le a8 septembre 1810 à Mégève (Haute-Savoîe), il 




MISSIONNAIRES — CONGREGATIONS DIVERSES 2^^ 

reçut à Bombay, le 3 ou le 4 août 1864, la consécration épiscopale, avec le 
titre in pariibus d'évêque de Milève. Nommé premier évêque résidentiel de 
Vizagapatam, dont il n'était que vicaire apostolique, le 29 juillet 1887, il décéda 
à Totavally le 37 septembre 1890. 

Armes. — D'azur au ciboire d'or (Comme Mgr Fal lier es p. 755, sauf un ciboire 
au lieu du calice). 

Sceau (à l'humide). — Ovale ; écu aux armes sans émaux posé sur un 
cartouche, avec a rameaux au bas ; les ornements habituels dont une cou- 
ronne ducale ; devise dans le haut; légende au bas : Episcopus Vi^agapatam. 



% XIV. Congrégations diverses. 

Nous réunissons ci-dessous dans un ordre alphabétique les éviques appartenant à 
des congrégations ou Ordres^ qui n*en ont donné qu'un nombre très restreint aux 
missions . Voici la liste de ces congrégations, avec la description de leurs armoi- 
ries ou emblèmes. Nous ne parlons pas des Passionnistes /«rr^ qn*ils n'ont qu'un 
éveque et résidant en Europe^ Mgr Doulcet, dont il a été déjà question p, ipô, ni 
des Sulpiciens,/ar^/ que ceux d'entre eux qui sont allés évangéliser les Etats-Unis 
ne s'y sont pas rendus en tant que Sulpiciens, et parce que leur démission de cette 
simple société a coïncidé généralement avec leur dépari. 

CARMES DÉCHAUSSÉS. — Armoiries de cet Ordre (elles figurent dans 
plusieurs écussons prélatices) : Mantelé arrondi d'argent^ la pointe de sable 
terminée en croix pat fée, à j étoiles à 6 rais de F un à V autre \ ou bien : Coupé en 
mantel ployé d* argent chargé de 2 étoiles à 6 rais de sable ^ et de sable terminé par 
une croisette pattée^ à l'étoile à 6 rais d'argent en pointe. — Certains écrivains 
de l'Ordre donnent un sens mystique à cet écusson ; à savoir : le champ 
représenterait le Mont-Carmel surmonté de la croix ; les 3 étoiles, les 3 vertus 
théologales dont les a supérieures (Foi et Espérance) nous font vivre dans le 
ciel, et la y (Charité) nous retient sur la terre. D'autres voient dans le mantel 
ployé le manteau blanc des Carmes brochant ou entr'ouvert sur la robe de 
bure. — Cimier : un dextrochère tenant une épée flamboyante et issant d'une 
couronne ducale; symbole du bras de saint Elie faisant tomber le feu du ciel 
sur le prêtre de Baal ; la couronne rappelle qu'Elie est appelé dux noster dans 
la liturgie carmélitaine. — Devise iZelo ^elatus sum pro Domino meo exercituum 
(3 Reg.,xix, 10, 14). 

COMPAGNIE DE MARIE. — Cette congrégation poitevine, qui date de 
171^, est appelée aussi : Les Pères de Montfort, du nom de son saint fondateur. 
a^ Armes ou Emblèmes : D'azur au monogramme de Jésus Sauveur rayonnant d'or 
à ) clous de sable en pointe^ le tout entouré d'un chapelet dont la première et la 
dernière dizaines remontent un peu vers les clous et forment un cœur renversé. 



998 



ARMORIAL DES PRELATS 



— Devise : Gloire à Jésus par Marie. — Elle a trois préfectures apostoliques 
en Afrique. 

EUDISTES. — On verra les emblèmes de cette société, fondée par M. Eudes 
en 1643 et dont le vrai nom est : Congrégation de Jésus et de Marie, dans 
les armoiries de Mgr Poirier : dans un cœur, les projils de Jésus et de Marie se 
faisant face^ une croix pattée en haut du cœur ; les mots : Vive Jésus et Marie^ à 
Fextérieur près des profils; le tout dans un rinceau formé Sune branche de roses 
et d'une de lis. 

FRANCISCAINS ou FRÈRES MINEURS, fondés en laïa. —Leurs armoiries 
sont les mêmes que celles des Capucins, données p. aas au début de cette 
partie, c'est-à-dire les Conformités de saint François. Les vicaires apostoliques 
de cet Ordre séraphique ne sont généralement pas français. 

MISSIONS AFRICAINES (SociéTÉ des). — Elle a été fondée à Lyon par 
Mgr de Marion-Brésillac, en i8;6. r— Emblèmes (sceau rond) : sur un terre-plain 
un âne portant Marie qui tient V Enfant Jésus ; saint Joseph suit à pied ; légende : 
Congregaiio missionum ad Afros, 

OBLATS DE SAINT-FRANÇOIS-DE-SALES de Troyes. — Nous sommes 
sans renseignements sur cette petite congrégation de Salésiens, fondée en 1868, 
qui n'a qu*un vicariat apostolique : Fleuve-Orange. 

SAINTE-CROIX du Mans ou de Neuilly. — Congrégation appelée aussi : 
De N. D. de Sainte-Croix et de Saint-Joseph^ formée des Joséphites et des 
Salvatoristes au milieu du siècle dernier. On trouvera sur elle des détails dans 
V Annuaire pontifical à,^ 1900, p. 396, lequel, comme ceux des années sui- 
vantes, renferme de courtes notices sur les sociétés ci-dessus. On verra ses 
emblèmes plus bas à l'article de NN. SS. Dufal et Louage. 



CHAUSSE (Jean-Baptiste). Missions africaines. — Né à Marlhes (Loire) 
le 9 octobre 1846, sacré, à Lyon le is juillet 1891^ 
évêque titulaire de Comana et vicaire apostolique du 
Bénin (Afrique), décédé à Lyon le 17 janvier 1894. 

Armes. — De gueules au Jean-Baptiste (patron du 
prélat) d'or debout sur un crocodile d'argefll^ entravaillé 
d'une chaîne de sable mouvant des fianc»^ del'écu. — 
Entre Técusson et la devise, au bas, deux gloires chargées 
des lettres M et A. 

Devise. — Parate viam Domini (Marc^ if })- 





HISSIONNAIKES — CONCRËOATIONS DIVERSES 3^9 

COUPPERIE (Pierre- Alexandre). Compagnie de Marie. — Il naquît à 
Chalans (Vendée) en... et fut sacré, à Paris le lo septembre 1830, évéque 
résidentiel de Bagdad (Babylooe) (Asie turque), où il mourut de la peste le 
3^ avril 1831. Il y était consul de France et le Saint-Stôge lui avait confié 
l'administratorat apostolique du diocèse d'Ispahan, en Per^e. 

Armes. — De... à la rose d'argent accompagnée en chef du mot Ave d'or, et 
en pointe de celui Maria du même. 

Devises. — Ave Maria, et, croit-on également, celle de sa congrégation : 
Gloire à Jésus par Marie. 

DUFAL (Pierre). Congrégation de Sainte-Croix. — Né à Saînt-Gervais- 
d'Auvergne (Puy-de-Dôme) le 8 novembre 1813, il fut supérieur de sa con- 
grégation. Le y juillet 1860 il fut élu évéque titulaire de 
+' [ 1 Dclcon ou Dercos et vicaire apostolique du Bengale 

^^g^ oriental, y succédant à Mgr OUiffe (18^0-18^6) dont 
j'ignore la nationalité. Ayant démissionné en..., Mgr Dufal 
était nommé, dès avril 1878, coadjuteur de l'évéque de 
Galveston (Etats-Unis); mais il démissionna peu après et 
la mort le surprit, le ij mars 1898, à N. D. de Sainte- 
Croix-de-Neuilly (Seine). 
Armes. — D'azur à la croix haute et rayonnante posée sur s ancres en 
sautoir, le tout d'argent (armes de la congrégation du prélat), au franc-cantou 
dextre du chef chargé d'une croisette de gueules. 
Devise. — Crux de cruce, 

GARRELON (Lucieh-Théophomtb, en religion Marie-Ephrem-Josbph du Sacré- 
Cœur). Carmes. — Né à Agen le 18 novembre 1837, il fut élu le 5 juillet, aliàs 
34 septembre, 1S68 évéque titulaire de Némé* 
sis, aliàs Nemisino, et consacré le 8 novembre 
suivant à Tangacherry. Provicaire apostolique 
de Travancore en 1868, ce prélat fut nommi 
en 1870 vicaire apostolique de Mangalorc, 
également dans les Indes, où il rendit son 
âme à Dieu le 10 avril 187;. 

Armes. — Parti : au 1 des Carmes déchaus- 
sés ; au 9 coupé de gueules au cœur enflammé 
d'argent et d'azur au mouton d'argent. 

Devise. — Animant pro ovibus (Joan - , x, 1 1), 

Sceau. — Nous le reproduisons \ il porte la couronne ducale et le cimier 
expliqués plus haut, avec la étoiles en quart de cercle symbolisant les vertus 
mariâtes. Légende (sana nom ni prénom) : f Epie. Nemesin vicar aposi. Man- 
ftîor. ori, Carm , discale. 



300 



ARMORIAL DBS PRÉLATS 



^^^^^ 




HILLEREAU (Juuen-Marie-François-Xavier). Compagnie de Marie. — Il 
naquit le 21 janvier 1796 à Saint-Philibert-de-Bouaine (Vendée) et mourut à 
Constantinople le i^^ mars 183;. Il fut sacré à Rome évéque titulaire de 

Chalcédoine le...; sa préconisation est du sa mars 1833. 
Mgr Hillereau arriva à Smyrne (Asie-Mineure) le 10 dé- 
cembre 1833 avec le titre de vicaire apostolique. Promu, 
peu après, archevêque titulaire de Petra, il fut coadjuteur, 
le 12 juin 1834, de Mgr Coressi, vicaire patriarcal^ puis 
nommé titulaire, le 4 ou 7 mars 183% du patriarcat aposto- 
lique de Constantinople, mais non patriarche. 

Armes. — D*azur à Tancre en pointe adextrée d'une 
étoile, sénestrée d'un cœur, surmontée d'un Jéhovah au lieu d'honneur, le tout 
d'argent. — Depuis cette époque la chancellerie du patriarcat a adopté cet 
écusson comme sceau, avec la légende : Chancellerie archiépiscopale de Cens- 
taniinople. 

LOUAGE (Augustin). Congrégation de Sainte-Croix. — Né à Tourcoing 
(Nord) le 18 septembre 1829, il fut sacré, le 11 janvier 
j//ij février 1891, dans la chapelle des PP. de Sainte- 
Croix, à Neuilly (Seine), évêque résidentiel de Dacca 
(Bengale), où il décéda le 8 juin 1894. 

Armes. — D'azur à la croix haute pattée et rayonnante 
d*or posée sur 2 ancres d'argent en sautoir, qui est de la 
Congrégation de Sainte-Croix ; au chef d'argent chargé du 
monogramme de la sainte Vierge de gueules. (Observer 
que ce sont presque les armoiries de Mgr Dufal ci-^essus^ pour lesquelles toute- 
fois le métal de la croix reste incertain). 

Devise. — In cruce sains. 




DE MARION-BRÉSILLAC (Melchior- Marie- Joseph). Missions -Africai- 
nes. — Ce fondateur de cette société (1856) naquit à Castelnaudary (Aude) le 
2 décembre 1813. Préconisé le 6 mai 1843 évêque titulaire de Prusa, il reçut la 
consécration épiscopale à Caramathampaty, le i^' dimanche d'octobre, aliàsle 
4 décembre, 1846, pour être vicaire apostolique de Coïmbatour (Indes). Sa 
société fondée, Mgr de Marion-BrésMIac fut nommé premier vicaire apostoli- 
que du Sierra-Leone (Afrique ; colonie anglaise) le 13 avril 18^8. Il y mourut 
de la fièvre jaune, à Free-Town, fin juin 1859. (i). 

Armes. — Le problème relatif aux armoiries de ce zélé prélat, n'a pas été 
résolu pour moi. La Société des Missions-Africaines m'a envoyé une empreinte 
sur cire d'un petit cachet^ qu'elle assure être celui de son fondateur, mais dont 
la facture indique la première moitié du xvii* siècle : de gueules au mouton de,.. 



X. Tous les missionnaires, qu'il avait emmenés avec lui, moururent également. Il ne restait 
qu'un prêtre, le P. Planque, qui était à Lyon avec 6 étudiants et qui put relever la Société de ce 
terrible coup. 



MISSIONNAIRES — CONGRÉGATIONS DIVERSES 



301 



dans un quadrilatère (parc-à^mouions?) de...^ au chien de... en pointe. Les 
Marion-Brésillac sont du Languedoc, d'après un dossier de la Bibliothèque 
nationale ; or dans l'Armoriai général de 1696, f* 90 du registre Toulouse-Montau- 
ban, on trouve que Raymond de Marion déclare : parti : d'a\ur à la mer émar- 
gent chargé iun dauphin nageant de sinophy au chef cousu de gueules chargé 
dm une étoile d'argent^ et de gueules au lion d^or^ au chef cousu d^a^^ur chargé de 
) hesans d'or. Arteteuille, dans son Nobiliaire de Provence^ donne des armes 
différentes à une famille de Marion. D'autre part M. de Rozel dans le Bulletin 
héraldique de France (avril 1898, col. 248) donne à la famille de Marion- 
Brésillac : d'argent au palmier de sinople accosté de 2 sautoirs alaises et pattes 
de gueules. 

PELLET (Paul). Missions-Àfricaineà. — Né à Sainte- 
Anne-d*Estrablin (Isère), le 14 novembre 18^9, il fut sacré à 
Lyon évêque titulaire de Réthyme et vicaire apostolique 
du Bénin, le 2^ août 189;. Il démissionna en 1903. 

Armes. — Tranché : de gueules à la colombe de l'arche 
descendante en barre, et d'or au dauphin d'azur, qui est 
du Dauphiné. 

Devise. — In charitate. 




POIRIER (René-Marie-Charles). Eudistes. — Il na- 
quit à Redon le 7 octobre 1802 et reçut, le 12 février 
18^9, la consécration épiscopale à Port-d'Espagne. Il 
fut évêque titulaire de Roseau (Dominique, antille 
anglaise), où il décéda le 2} avrii878; il fut délégué 
apostolique à Haïti. 

Armes. — D'argent à la fasce d'azur chargée d'une 
croisette du premier, accompagnée en chef des 
emblèmes des Eudistes au naturel et en pointe d'un 
poirier de sinople sur une plaine de... 

Devise. — Sub cruce viresco. 





POTRON (Etienne-Marie). Franciscains. — 
Né à Brest le 2; octobre 1836, il rendit son âme 
à Dieu, à Fribourg, le 11 ou 12 août 190;. Sacré 
évêque titulaire de Jéricho^ à Rome le 29 juin 
1889, il fut longtemps commissaire général de 
Terre-Sainte ; la croix de la Légion d'honneur 
brillait sur sa robe de bure. 

Armes . — D'azur à la fasce cintrée d'argent char- 
gée delà croix de Jérusalem de sable, accompagnée 
en chef des conformités de saint François et en 
pointe d'un bateau de sable, gréé d'argent sur 
une mer du même avec une ancre de sable 



309 AKMOBIAl DES PB^TS 

suspendue à la proue, voguant vers une étoile à six rais d'argent k sénestre. 

Devise. — Deus meus et omnia-. 

Sceau (à relief). — Ovale presque rond; écu aux armes, etc., comme le 
dessin ci-contre ; légende : S. M. Potron episc. Hieric. 

SCHANG (Jean-Emile, en religion CAsaire). Franciscains. — Né à Cappel 
(Mozelle) le 31 juillet 18^^, sacré, le 14 octobre 1894, évé- 
que titulaire de Vaga et vicaire apostolique du Ctiang- 
Tong oriental (Chine). 

Armes. — D'azur au chevron d'or surmonté d'une croi- 
sette polencée d'argent et accompagné de ^ étoiles du 
même, au chef d'azur chargé des conformités de saint 
François. 

Devise. — In crues saius. 

Sceau (à reliei). — Ovale ; écu aux armes avec ornements ordinaires mais 
posé sur une croix archiépiscopale ; légende : -j- 1" Cass. Schang. épis. Vagen. 
vic.ap. Chang-Tong. or. 

SIMON (Jban-Marie). Oblats saléslens de Troyes. — Né à Lyon le 6 dé- 
cembre 1858, élu le 3 mai et publié, le a8 novembre 1898, 
évéque titulaire de Thaumacum et vicaire apostolique du 
Fleuve-Orange (Afrique anglaise). 

Armes. — Vergeté d'or et d'azur de 16 pièces, au chef de 
gueules chargé d'un agneau pascal d'argent. — L'écusson 
est posé sur une simple croix, au bas de laquelle il y a 
un cartouche azur avec les initiales V (ive) J (ésus). 

Devise. — Unus Dominus, una fides (Eph., iv, 5). 



DEUXIEME PARTIE 

ABBÉS ET PRÉLATS 



I. Abbés mitres et Abbayes 

S /■ Bénédtctitts 

Saint Benoit, qui vivait au commencement duvi* siècle, fonda au Mont-Cassin, 
en Italie, l'Ordre célèbre qui porte son nom et qui se perpétue sous diverses 
dénominations. De la souche primitive' des Bénédictins, ou Moines noirs, sont 
issues, par la suite, de nombreuses ré/ormes tel/es que les Clunisiens, les Cister- 
ciens «n France, les Camaldules en Italie, puis des Congrégations comme Siinte- 
Justinc de Padoue, Saînt-Maur. Nous avions en France, au siècle dernier et 
jusqu'en ipoi, année de leur départ forci, la Congrégation de France, 
ou de Solesmes, héritière des traditions de l'ancienne congrégation de Saint-Maur, 
avec l'Abbé de Solesmes comme supérieur général, et celle du Mont-Cassin de la 
primitive Observance, appelée aussi quelquefois du Sacré-Cœur de Jésus et du 
Cœur immaculé de Marie, ou encore Bénédictins du Sacré-Cœur, dont la maison 
provinciale française était à la Pierre-qui-Vire, avec 
} abbaj/es. La petite congrégation, dite de Cluny, n'avait 
pas d'abbayes. 

Arhes ds la Congrégation de France. — D'azur à la 
croix patriarcale et potencée (pas toujours) de sable, 
plantée sur un mont de y coupeaux ^or mouvant de la 
pointe de Vécu, au moi pax de gueules brochant (Les émaux 
et métaux varient). — Cet écu doit avoir en parti : d'azur 
à la crosse de... accostée de a étoiles de... 





304 ARMORIAL DES PRÉLATS 

Sceau. — Ecu aux armes en parti, sans émaux pour le premier, surmonte 
d'une crosse et d'une mitre ; légende : ■{■ Congregatio gallica ordinis 
S. Benedicti 

Devise. — Pax. 

Armes de la Congrégation de la Pierre-qui-Vire. — Parti : au i d'azur à la 
croix patriarcale (souvent potencée) d'argent (ou mieux 
au naturel) plantée sur un mont de j coupeaux d'or mou- 
vant de la pointe de Vécu, au mot pax du même brochant; 
au 3 d'azur à une statue de la Vierge sur son socle posé 
sur une montagne, mouvant de Sangle sénestre de Vécu, le 
tout dargent, au chef dor chargé dun Sacré Cœur de 
gueules et d'un Saint Caur de Marie d'argent. 

Devises. — Pax. — In fraternitatis amore (Reg. 
S. Bened., cap. 7a). 



ENCALCAT (Saint-Benoit d) 

A Dourgne (Tarn), Monastère fondé en 1891, érigé 
en abbaye en 1896. Les religieux se sont réfugiés en 190^ 
dans le nord de la Catalogne, à Pairamon près de Ripoll. 

Armes. — Vairé d'or et de gaeules. 

Dbvisb. — En calcat draconem, 

BANQUET (Dom Romain), né à Dourgne (Tarn) le 5 dé- 
cembre [840, bénit le a} septembre 1896. 

Armes. — De sable à la bande de vair, accompagnée en 
chef d'un fer de lance à l'antique d'argent, et en pointe de 
la croix ancrée de saint Benoit d'or. 

Dbvise. — In te speravi (Ps . . xxx, i). 

ScBAU (à cire). — Oblong; écu aux armes avec un vairé 
perpendiculaire de 4 tires, attributs ordinaires; devise au bas, 

IMMACULÉE-CONCEPTION ou de BEL-LOC (-SUR-JOYEUSE) 

(Notre-Dame de 1') 



r 



Monastère fondé le i" septembre 187;, érigé en abbaye le 
15 mars 1890, commune de Url (Basses-Pyrénées), transporté 
à Idiazabal (Guipuzcoa) en 1901. 

Armes. — D'or au Sacré Cœur de gueules, au chef d'azur, 
à l'étoile d'argent chargée du monogramme de Marie de 
sable. — L'écu est posé sur une crosse dont la volute est 
correctement tournée à dextre et porte le mot pax. 



ABBÉS — BéNÉDICTINS 

B ASTRES (Dom Augustin). Né à Saint-Pée-sur-Nivelle 
(Basses-Pyrénées) le 8 mars 1833, bénit abbé de Bel-Loc 
le 16 mars 1890, décédé le 7 mars 1904, à Idiazabal 
(Espagne). 

Armes. — D'azur à ) gerbes d'or, liées d'argent 2 et i, à 
la cloche d'argent bataillée de sable en abîme. 

Devise. — Opus Dei opus manuum. 



^05 




prieuré le 
le 18 no- 





LIGUGÉ (Saînt-Martin de) 

Monastère fondé vers 360, par saint Martin de Tours, restauré en 

33 novembre 18^3, érigé canoniquement en abbaye 
vembre 18^6; mais l'érection effective n'est 
que du 3^ novembre 1864. C'est une paroisse 
de la Vienne. — La communauté est actuelle- 
ment en Belgique à Chevetogne. 

Armes. — Anciennement : d'argent à la 
barre fuselée de sable. — Actuellement : d'azur 
à la légende de saint Martin d'argent. 

BiBUOo. — SainUMartin et son monastère de Ligugéy par Dom Chamart. 
Poitiers, Oudin, 1873. 

BASTIDE (Dom L^on-Philippe), né à Aurillac le 31 mars 
1823, nommé abbé de Ligugé le 33 novembre 1864, démis- 
sionnaire le 7 août 1876, endormi dans le Seigneur, à 
SolesmeSy le 12 avril 1900. 

Armes. — D'azur à la colombe des catacombes d'argent, 
le rameau d'or. 

Devise. — Trahe me post me (D'après le Cant. des 
cant., I, 3). 

BOURIGAUD (Dom Joseph), né à Tilliers (Maine-et- 
Loire) le 17 avril 1821, élu le 10 octobre 1876. 

Armes. — D'azur au palmier d'or. 

Devise. — Jusius ut palma (Initoït de la messe de saint 
Joseph, patron du prélat, d'où également le palmier des 
armoiries). 

PIERRE-QUI-VIRE 

« 

Paroisse de Saint- Léger- Vauban (Yonne). Monastère fondé en 1850, érigé en 
abbaye le. . . 1884. 

Armes. — Probablement celles de la congrégation, p. 298. 

ARMORIAI DM WBÂLktS 90 





3o6 ARMORIAL DES PRÉLATS 

Devise, — In fraierniiatis amore. 

MOREAU (Doai Bernard), né à PoilIy-sur-Serein (Yonne) en 1816, élu direc- 
tement par le Saint-Siège et bénit abbé de la Pierre-qui-Vire le 10 novem- 
bre 1873, décédé le a8 novembre 1881. — Pas d'armoiries. 

DENIS (Dom Etienne), né à Vareddes (Seine-et-Marne) le 9 avril 18^6, abbé 
élu par les Bénédictins de la Pierre-qui-Vire, érigée canooiquement en abbaye, 
et confirmé le la janvier 188;, décédé à Kain-la-Tombe (Belgique) le ii sep< 
tembre 1904. — Il n'avait pas d'armoiries. 

LEMOINE (Dom Léandre). II naquit à Juville (Meurthe-et-Moselie) le . 
8 juillet I ^39 et tut nommé visiteur de la province française de la congrégation 
cassinésienne. 11 fut bénit abbé (titulaire, si je puis ainsi 
parler, et c'est pour cette raison que je le mets au xix* siècle) 
le 8 juillet 1898, puis élu abbé de la Pierre-qui-Vire en 
octobre 1903. 

Armes. — De gueules au bourdon d'or, accosté de 
9 fleurs de Us de jardin d'argent, au chef d'or chargé de la 
croix ancrée de sable dite de saint Benoit ou de l'ordre des 
Bénédictins. 

Devise. — Non habemus hic maneniem cicivatem (Hebr., xiii, 14). Application 
parfaite aux religieux expulsés et résidant en Belgique. 

SACRED HEART 

Cette abbaye de Sacred Heart (Mission du Sacré-Cœur) est à Oklahoma 
(Etats-Unis). 

DUPÉROU (Dom Thomas). Né à Ascain (Basses-Pyrénées) le 20 octo. 
bre 184a, il a eu son élection canonique confirmée le 8 septembre 1896 et a été 
bénit peu après. Dieu l'a rappelé à lui le 8 décembre 1897. — Pas d'armoiries. 

DE GRASSE (Dom Feux), né à Bacourt (Meurthe) le 
i"" mars 1843, élu en mai 1898. 

Armes. — Coupé:parti des Bénédictins et de. . àlalyre 
de... surmontée des SS- Cœurs de... ; de... à la nacelle de... 
sur une mer de... séiiestrée en chef d'une comète de... (i). 

Devise. — Laus tua in fines terrœ. 



I, C'est Voccasion de faire remarquer — et j'aoraU dil le dire plotôt — que plusiean prilalt 
Bomiiiés par Léon XIII ont pris dans leurs armoirîei une comète ou «ne itoi'e 1 myoni, en son- 
vtiiir de la lumen de cala, qui ligure dans le bbson de ce pape. 



SAINTE-MADELEINE 

Cette abbaye est dans Marseille. Prieuré, à la fondation 
en i86s érigé en abbaye en mars 1876. 

Armes. — De sable au ciboire (pu mieux vase à parfums) 
antique d'argent accosté de a M, antiques (Afarie-A/adeleine) 
et couronnés du même. 

Devise. — DUexit mullum (Luc, vu, 47). 

GAUTHEY (Dom Jacc^ues-Christophe), né à Bourbon- 
Lancy le 8 juillet iSjj, nommé abbé de Sainte-Marîe- 
Madeleine le 4 avril 1876. 

Armes. — D'azur à la légende de saint Cbristopbe d'ar- 
gent. 

Devise. — Fera et feror. 

SAINT-MAUR DE GLANFEUIL 

Célèbre abbaye de la paroisse du Thoureil (Maine-et-Loire) fondée vers 54^. 
Restaurée comme prieuré le 14 septembre 1890, elle eut son 
titre abbatial relevé le 12 juin 1894. 

Armes. — D'azur à 7 fleursdelys d'argent 5, 3 et i. 

Sceau (timbre humide). — Dans une ellipse, écu aux armes 
posé sur une crosse, dont la volute est tournée à dextre; 
légende : -J- Sigill : abbatiœ : Sci : Mauri : in : Glaniia/ : 

DU COETLOSQ.UET (Dom Edocard), né à Metz le 7 octobre 1851, nommé 
abbé de Saint-Maur le 17 janvier 1895 et bénit le ai avril 
suivant. 

Armfs. — De sable semé de billetles au lion morné bro- 
chant, le tout d'argent. 

Devise. — Franc el lojaliQmr ha léal). 

Sceau (à l'humide). — Ecu aux armes, surmonté de la 
crosse et de la mitre, posé dans un cercle engreslé; légende: 
■J- Sig : Eduardi : abbaiis : sci : Mauri : in : GlannaJ : 

SAINT-WANDRILLE 

Dans la commune de Sainl-Wandrille-Rançon (Seine-Infé- 
rieure). Fondé en 648, restauré le 13 février 1894; le relèvement 
du titre abbatial est du si mars 189% 

Armes. — D'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée de 
) fleurdelys du même, a en chef et i en pointe. 



308 ARMORIAL DES PRELATS 

POTHlER(Dom Joseph). Né à Bouzemont (Vosges) le 7 décembre 18^5 il 
reçut la bénédiction abbatiale le 39 septembre 1898, ayant 
été nommé abbé de Saint-Wandrillele 34 juillet précédent. 

Armes. — D'azur à l'encensoir d'or, allumé de gueulet 
et fumant d'argent ; au franc-canton sénestre du chef 
chargé de ; croix de Lorraine de gueules en croix. 

Devise. — Ad te îevavi animam meam (Ps., xxiv, i). 

Sceau (à l'humide). — Dans une circonférence écu aux 
armes ; attributs ordinaires ; devise au dessous ; légende : 
■^ Sig. Josephi. Pothier. ahbalis. Sancti. WandregisUi. 




SILOS (Saint-Dominique de) 



Abbaye dans la province de Burgos (Espagne). 

GUÉPIN (Dom Alphonse), né à Quintin (C6tes-du-Nord) 
le ss octobre 1836, bénit abbé de Silos le 16 septem- 
bre 1894. 

Armes. — Ëcartelé : d'or au pin arraché de sînople 
accosté de a guêpes au naturel, et d'argent à l'aigle au vol 
abaissé de sable. 

Devise. — Conttndil ad calum. 






SOLESMES (Saint-Pierre de) 

Cette abbaye, dans la paroisse de ce nom (Sarthe) fut fondée en 1010 par 
Geoffroy de Sablé, chevalier, (de qui descendent mes enfants). La reprise de 
possession est du ir juillet 1833 ; l'érection du prieuré en abbaye par lettres 
apostoliques du i" septembre 1837 fut suivie d'érection effective par l'évéque 
du Mans le 30 octobre suivant. 
Armes. — Anciennes : Ëcartelé : aux i et 4 d'or \ l'aigle au vol abaissé 
d'azur, qui est de Sablé ; aux a et 
3 parti d'azur semé de fleurdelys 
d'or, qui est de France ancien, et 
de gueules à 3 léopards d'or pas- 
sant l'un sur l'autre, qui est d'Angle- 
terre ; sur le tout d'argent à la 
Sainte Epine au naturel (i). — Mo- 
dernes : de sable à la crosse abbatiale d'argent accostée 
de s étoiles du même. 



I. C'est A l'habile obligeance des RR. PP. BinidicliD) de SoUimei, et ipiclalemeot de Dom 
de LoDgueau de Sainl-Michel, que je dois un certain nombre de dettioi d'écassoo* cottceriuat 
lears abbés, abbesses el abbayes ; ceux eti forme de bouclier. 



ABBÉS — BËNdDICTIKS }0^ 

DsnsB. — Soient quis àicere fahum audeat ? (Virgile, lîv. i des Gëorgiques). 

Sceaux— i* A l'humide : dans une petite circonférence une crosse entre 
9 étoiles; légende : Bibliofkeca SoUsmensis. — 2" Dans une circonférence 
polylobée, de ^^<>™ de diamètre, l'écu aux armes anciennes posé sur la crosse à 
volute tournée à dextre et entourée de bandelettes (souvenir de l'ancien voile 
des crosses abbatiales ?) ; le monastère est au bas de l'écu ; légende en carac- 
tères gothiques ; -J* Sigilhim : abbalix : Sancti: Pelri : de : Solesittis. 

BiBLioG. — Essai historique sur l'abbajye de Solesmes, par Dom Guéranger . Le 
Mans, Fleuri ot, 1846. 

GUÉRANGER (Dom Prosper-Louis-Pascal). Il naquit à Sablé (Sarthe) le 
4 avril 1803 et rendit son âme à Dieu, à Solesmes, le 
30 janvier 1875. Par lettres apostoliques du i" septem- 
bre 1837 il fut institué abbé de Solesmes et supérieur 
général de la congrégation bénédictine de France., 

Armes. — D'azur à la rose de gueules, feuillée et tigée 
de sînople, accompagnée de is étoiles d'or en orle. 

Sceau (à cire), — Ecu surmonté de la crosse et de la 
mitre simplement ; légende ; L, P. Guéranger abbas Soles- 
memis. 

COUTURIER (Dom (Charles-Louis), né à Chemillé (Indre-et-Loire) le 
13 mai 1817, élu le 1 1 février 187^^ rappelé à Dieu le 39 octo- 
bre 1890 à Solesmes. 
Armes. — D'azur à la ruche d'or. 

Devises. — Consortia tecta (Virgile, liv, 4 des Géorgiques). 

Sceaux. — Grand sceau à cire, rond de 46""° ; écu aux 

armes surmonté de la crosse et de la mitre dans un rinceau 

trilobé, sur un fond quadrillé; devise en dessous ; légende : 

S. Caroîi. Couturier abbaiis Sancii Pétri Solesmensis, — Petit sceau à cire, 

rond, i;"" dé diamètre; écu aux armes; devise au-dessous : S. Caroli abb. 

Solesm . 

DELATTE (Dom Paul-Hesm). Né à Jeumont(Nord) le a6 mars 1848, il a été 
élu le 39 novembre 1S90 et bénît le 8 décembre suivant; il réside avec 
ses religieux à Appuldurcombe (île de Wight, Angleterre). 

Arhes. — D'azurà la fasce de sable bordée d'or, chargée de 
3 étoiles d'argent, à l'épée haute d'argent, garnie d'or, 
brochant, accompagnée à dextre et en pointe d'une rose 
aussi d'or. 

Devise. — Dûitec veniat (t Cor., xi, 36). 

Sceau (à cire), — Un petit, rond, 34""" et un grand, rond, 
^o""", identiques, sauf que le grand a, en plus, la devise et 
Sancti Pétri dans la légende ; écu aux armes avec crosse et mitre, posé sur un 



^10 ARMORIAI DES PRÉLATS 

fond quadrillé entouré d'un rinceau polylobé; légende : S. Pauli abbatis 
Solesmensis. 

% II. Bénédictins Olivétains 

Us sont généralement appelés simplement Olivétains. Leur Ordre a été fondé 
en i^ip, par te Bienheureux Bernard Toiomei, gui leur donna la règle de saint 
Benoit; il n'a en France que des prieurés , 

ANDRÉ (Dom Emmanuel- Marie, en famille Ernest), Il naquit à Bagneux 
(Aube) le a6 octobre 1826 et décéda au prieuré de la Saiiite-Espéracice à 
Mesnil-Saint-Loup (Aube), où il résidait, !e 
ji mars 190J. Il avait été nommé, lea^ février, 
1S92 abbé titulaire de la branche française de 
la congrégation olivétaine. 

Armes. — 11 ne portait que celles de son 

Ordre, figurées ci-contre d'une façon un peu 

inexacte d'après un cliché de la Bonne-Presse, 

paru dans une notice que Mgr Battandier lui 

consacre dans son Annuaire pontifical de 

1899 : d'azur il la montagne de 3 coupeaux 

d'argent (souvenir de l'habit blanc des moines), 

celui du milieu soutenant une croix recroiseiée 

de gueules (une des croix bénédictines ; le rouge marque le sang précieux du 

Sauveur), à a oliviers de sinople issant des coupeaux inférieurs (aliàs } tiges 

d'olivier par côté au Heu d'une seule) (souvenir du Mont-des-Oliviers, première 

abbaye de religieux, appelés pour cette raison Olivétains). 

Sceau (à relieO- — Dans un cartouche surmonté d'une flamme, les armoiries 
rectifiées, sans rien autre chose. 

% III. Chanoines Réguliers de l'Immaculée Conception 

I^ rétablissement, par Dom Gréa, des Chanoines réguliers de l'Immaculée 
Conception date in 2 novembre iS6^. Leurs Statuts, approuvés le 30 juillet iSyo, 
ont été de nouveau et définitivement confirmés en iSSj. Avant la dispersion 
de ipOT-ipoj, leur abbaye était à Saint-Antoine près de Sainl-Marcellin (Iscrc). 

Devise. — Misericordia Domini. 

Sceaux. — Petit, rond, à cire : un agneau nimbé au pied Sun 
bâton (sic) vers lequel s'incline un lis ; la devise autour, — Sceau 
à impression (celui reproduit ci-conire) : l'agneau au nimbe 
crucifère sur un tertre, sur lequel sont comme posés 4 morceaux 
de bois ; il passe, la (été détournée, au pied d'une croix fieurdelysée 
vers laquelle s'incline le lis (sjymbole de Marie ImmaculéeJ, gui a 




ABBÉS CHANOINES R^CULIBRS 31I 

pour racine h pied de la croix; légende i-'^ Canonici Regulares Sancix Mariai 
S. (ine) L. (abe) C. (oncepta) (i). 

GRÉA (Dom Adrien). Ce vénéré refondateur de cet Ordre, dont il fut nommé 
le premier abbé, est né à Lons Ic-Saulnïer en iSî8 ; il a reçu la bénédiction 
abbatiale des mains de Mgr Fava, le S décembre 1896. 

Sceau. — 11 ne porte pas d'armoiries mais un sceau à relief : dans une 
ellipse sous un baldaquin gothique, une Vierge-Mère couronnée tenant l'En- 
fant Jésus qui étend les bras ; elle est posée sur un croissant et écrase la tête du 
serpent; au-dessous le tau de Saint-Antoine (a); légende inscrite dans un dou- 
ble arc perlé à l'intérieur : 5. Abbjtis. Sci. Antonii Viennen. moJ. Can. Reg. 
S. Maria. S. L. C. 



S, IV. Cbanoinea Réguliers de Latran 

L'origine des Chanoines réguliers remonte aux premières années du christia- 
nisme. Ces chanoines furent privés de Latran en 
1445, mais ils en conservèrent le nom. Ils furent 
reconnus en 1456 commes chanoines de Saint- 
Augustin. Depuis que la congrégation du Sau- 
veur s'est unie à eux, ils en portent aussi le nom 
et les armes. 

Armes. — Burelé d'argent et de gueules de 
(le nombre varie de 10, la, 14) pitees, gui est de 
Latran, à la grande losange d'azur chargée du 
buste du Sauveur au naturel, gui est de la Con- 
grégation du Sauveur. — L'écu est posé sur une 
aigle (l'aigle de saint Jean). 

Devise. — Ordo apostolicus. 



NOTRE-DAME DE BEAUCHÉNE 

Monastère avec pèlerinage, dans la paroisse de Cerizay (Deux Sèvres), 
fondé le 39 septembre 1873, érigé canoniqueraent en abbaye le 7 mars 1875 (j)- 



I. Il serait facile d'après rela de compoier des aimes héraldiques i ces cbanoiaes : rf4{Hr i 
tagntait i'ar/^rnt, I.t lilr aa '•imhe (rucifire d'or et it giitulei dilournér. passant sur ait Urratti 
il tinoplr ckargit dt 4 pilts de iitblt moiitanl di la ptinU, qppajiî contre une croU flrardtlysie d'or 
autour de laquelle s'enlace une lige de lis de tînople fleurie a' argent. On pourrait ajouter une bor- 
dure dor chargée de /a ètailrs d'azur, symbole des ii vertus de la sainte Vierge, où l'on croit voir 
également les 9 cliœurs des anges el les ; chœurs des uiarlyri. 

s. Ce Tau rappelle l'ancien emblème de l'Ordre de Saiot-Aulsine de Viennois, qni avait jus- 
qu'à îa Réïolulioii son chef d'Ordre et son Abbé général dans le monastère restauré par lei 
Chanoines de l'Immaculée Conception. 

;. Beauchâne avec ses terres, sa . seigneurie (vassale de celle de ChJteaamur), sa chapelle 
(piltilnagi célèbre du Bocage), ion droit de patronage, «te, fut cédé, le 14 octobre 1499, Jpar 



}ta ARMOUAL DES PKÉLATS 

ARMES. ~~ Parti ; au i d'azur à la Vierge de Beauchêne d'argent sur un 
socle; au 9 burelé d'argent et de gueules de la pièces, !i 
l'aigle au vol abaissé de sable chargé d'un écu d'azur chargé 
lui-mênie de la figure du Sauveur de carnation au nimbe uni, 
qui est des chanoines de Lalran ; au chef componé d'argent, 
de gueules et de sinople de 7 pièces ; les 4 compons d'argent 
chargés d'une moucheture d'hermine (souvenir des ducs de 
Bretagne — voir la note en bas de page — et insigne cano- 
nial); les 3 de gueules, d'un gland d'or (allusion au nom de 
l'abbaye) ; celui de sinople, au point central, d'une coquille 
d'argent (fragment des armes de la famille de La Roche- 
jaqueleio, propriétaire de l'abbaye avant nous). 
Devise. — Dominare noslri (Jud., viii, as). 

BiBLioo. — Histoire (très incomplète) du pèlerinage de N. D. de Beauchhu, 
par Dom Bonneau. Nantes, Crimaud, 1893. 

ROUSSEAU (Dom Prospbr-Jules), né à Benassay (Vienne) le 93 mars 18^1, 
élu abbé de Beauchêne en avril 1896, béait par Mgr Pelgé, 
rappelé à Dieu, le i" juin ■ 1903, à la Barre-de-Jazeneuil 
(Vienne). Il succédait à Dom Alphonse-Marie Lalli, né à 
Ficulle (Italie) le 10 mars 183^, supérieur de Beauchêne le 
ai octobre 1876, bénit par le Cardinal Pie comme abbé de 
N. D. de Beauchêne le 8 septembre 1878, expulsé en 1880, 
transféré alors à l'abbaye de Gubernio et devenu procu- 
reur général de l'Ordre en 1893. Dom Lalli décéda à 
Rome le 9 avril 1900 ; il n'avait pas d'armoiries. 

Armes. — Parti : d'azur à la Vierge de Beauchêne d'argent, et d'hermine au 
chêne arraché de sinople. 

Devises. — Celles de l'Ordre et de l'abbaye. 

Sceau (à cire). — Rond, semblable à la reproduction ci-contre mais avec la 
seule devise inférieure. 



Jean de Bretagne, comte de Penthièvre et de Pirigord, leignear de Chlteaamnr, k Htlie de 
Cbambret, écuyer, avocat du Roi au Grand-Con$eil, aïeul materael de ma femme, Ea avril 1S64, 
le marquis de La Rochejaqaeleln, donna 1 l'ivtché de Poîtien ce qui lai restait de Beauchêne. 
Mgr Pie y appela lei ChaDoiaei régalien de Latrau, qui s'y installèrent le 19 septembre 187*. 
Le monastère fut érigé en abbaye, le 7 mars 1873, par un rescrit dn Saïnt-Siige, qui ne reçut son 
exécution que cinq ass plus tard. 

En 1SS6 l'Evéque de Poitiers ayant fait vendre admiaittrativement Beanchéne, M. de La Roche- 
jaqnelein racheta l'ancien bien de sa famille et l'afferma aux dunoiaes réguliers. Sans attendre 
qn'il ait été statué sur la demande en reconnaiisance légale, introduite dans les délais par ces 
religieux, le Gouvernement se saisit illégaleioeiit, dti décembre 190c, de notre ibbaye ; les 
chanoines durent se disperser ou s'expatrier. Ayant intenté un procès pour rentrer «n possession 
de notre bien, nous eûmes gain de cause eu 1904. 




ABBÉS -» aSTERCIENS DB SÉNANaUB )l} 



S y. Cisterciens de F Immaculée Conception 

On les appelle aussi Cisterciens de Sénanque, du nom de la maison-mère. 
Fondis par Dom Marie-Bernard Barnouin^ ils eurent leur instiiut approuvé par 
le Saint'Siège le 20 novembre iS^j^ sans pourtant aucun titre ni aucune exemp- 
tion^ sous la Règle de saint Benoit avec les statuts des Cisterciens, Comme ils 
furent affiliés à la congrégation cistercienne de Saint-Bernard y d* Italie ^ le peuple 
les dénomma Bernardins de rimmaculée Conception. Ils furent institués cano^ 
niquement le 24 août i86j^ mais ne reçurent leur nom actuel qu'à Vépoque de 
r approbation définitive de leurs constitutions y le 12 mars 18 p2. 

Armes. — D*a{ur semé defleurdelys d*ory chargé en cœur d'un écu bandé d'or et 
d^a:^ur de 6 pièces^ à la bordure degueulesy qui est de Bourgogne ancien. (Ces armes 
sont celles de Citeaux : elles sont figurées, plus loin, au paragraphe 6). Dom 
Barnouin avait songé à un écusson^ qui n'a pour ainsi dire pas servi et que je ne 
mentionne que comme document ; c'était un parti : au i de V Ordre de Citeaux, 
au 2 d'azur à rimmaculée Conception d'argent y à 2 âmes du purgatoire au milieu 
de flammes au naturel en pointe. Puis, comme cimier y la couronne d* épines; 2 paU 
mettes au dessous de Vécu; devise en dessus du chapeau. 

Devise. — Vita nostra est abscondita in Deo. 

BiBLiOG. — Voir: Le Révérendissime D. Bernard (t^iV de Dom Barnouin), dont 
il est parlé ci-après. 

NOTRE-DAME DE FONTFROIDE 

Ancienne abbaye cistercienne fondée en 1093 (Gai lia christ iana) ou selon 
d'autres auteurs en ii;^9» restaurée le 13 septembre i8;8, érigée en abbaye 
en i888. Ce monastère delà paroisse de Saint-Paul-Serge deNarbonne (Aude) 
est abandonné ; son église vide, son cloître désert (j'y étais le a; mai 1906) 
glacent le cœur. Ses religieux sont à N.-S. del Sufragio près de Tarraga, en 
Catalogne. 

Armes. — D'azur à la fontaine d'argent (comme une petite fontaine monu- 
mentale ; toutefois V Armoriai de 16 p6 y Reg. Languedoc n-78, la dit jaillissante 
et accompagnée en chef de 2 F émargent). 

LÉONARD (Dom Marie-Jean, en famille Louis), né à Valbonne (Gard) le 
13 juillet 1813, bénit à Narbonne, le a février 1889, abbé de Fonttroide, où 
il passa à une vie meilleure le la novembre 189;. 

* 

Armes (1). — Tiercé en mantel ployé : la première partition, d'or à la 



I. Si je ne donne pas la description des sceanx de tous les Abbés, c'est qo'ils ne sont pas tous 
connus, parce que dans l'Ordre de Citeaux il est de règle, à la mort d'un Abbé, de briser son 
•cean. Il y a en cependant des exceptions. 



^14 ARMORIAL DES PRÉLATS 

Vierge de Lourdes au naturel posée sur le roc 
de Massabielle d'argent, d'où sourd une fon- 

I laine du même, accostée de a tiges d'églantier 

de sinople fleuries de gueules, raciaées sur le 
rocher (souvenir d'une apparition à Berna- 
dette) ; la 9* de gueules au pélican avec sa 
pitié d'argent ;. la 3* d'azur k la fontaine monu- 
mentale d'argent, accostée des lettres F F du 

' même et vers laquelle 4 âmes du Purgatoire 

d'argent, entourées de flammes d'or et mou- 
vant de la pointe de l'écu, tendent les bras 
(rappel d'une des dévotions particulières de 
l'Ordre). 
Devise.. — Prodesse magîs qitam prasM. 
BioG. — Un Moine — Le P. Jean, par E. Capelle. Toulouse, Privât, 1903. 

DUC (Dom M. François-Xavier, en famille Michel). 11 naquit à Tergnon (Pié- 
mont) le 5 octobre 1841. et fut bénit, à Carcassonne, . 

abbé de Fontfroide le 11 février 1896, naturalisé 
Français. 

Armes. — Ecartelé : aux i et 4 de gueules à la 
lettre F antique d argent (initiale de Fonlfroide) ; au 
s d'azur à la Vierge de Lourdes d'argent dans une 
gloire (la femme mystérieuse de l'Apocalypse, revê- 
tue du soleil); au 3 d'or à 3 âmes du Purgatoire de carnation issant de flam- 
mes de gueules ; sur le tout, d'azur à la fontaine monumentale d'argent. 

Devise. — Disciplinam patris. 

Sceau (à l'humide). — Ecu aux armes ; mitre ■, crosse ; chapeau à 3 glands ; 
devise au bas ; pas de légende. 



NOTRE-DAME D'HAUTECOMBE 

La fondation de cette abbaye savoisienne (paroisse de Saint-Pierre-de-Cur- 
tille, au diocèse de Chambéry, et sur les bords du lac du Bourget) remonte i 
1 133. Jusqu'à sa suppression, en 1796, elle fut desservie par des Cisterciens de 
la filiation de Clairvaux. Restaurée en 1896 elle fut confiée aux Cisterciens de 
la congrégation italienne de Saint-Bernard. Les 16 janvier et 9 mai 1864 
ceux-ci furent remplacés par les Cisterciens de Sénanque (1). 



I. On trouvera des détails sur cette transmission dans la vie de D. Birnouin, dont il sera parlt 
plus bas. Le supérieur, daot la nomination est au roi d'Italie (parce que les ducs de Savoie sont 
inhumés à Hautecombe), D'à que le titre de Prieur. Cette abbaye étant sous le patronnage du 
prince rigaant de la Maison de Savoie, celui-ci seul a le droit de nommer l'Abbé d'Uautecombe, 
droit dont U n'uM paa. Le* prlenr* bernardins de 1S16 t 1U4 étaient it«U«M «t «1 l'on d'aux fut 



ABBÉS -r CISTBRCIENS DE SÉNANQ.UE 



3IV 



Akmes. — Coupé : parti au i de Bourgogne ancien, qui 
est de rOrdre de Cîteaux^ au a de gueules à la croix 
d'argent, qui est de Savoie ; et d'azur à l'esquif de. .• sur 
une mer au naturel, surmonté d'une Vierge couronnée 
d'argent. 

Sceaux (à l'humide). — Dans un petit cercle, une croix ; 
légende : Abbaj^e royale (VHauiecoînbe. — Dans une ellipse, 
Técu aux armes posé sur la croix.de l'Ordre des SS. Mau- 
rice et Lazare ; pas d'autres ornements; légende: ♦♦♦ Sigillvm Abbaiiœ B* 
M. de AUacvmba ♦ ♦ ♦ Ordinis Cisierciensis in Sabavdia** ♦ . 




GAILLEMIN (Dom M. Symphorien, en famille Auguste^ Il naquit à Cornié- 
ville (Meuse) le 25 janvier 1839 et fut nommé pirieur de l'abbaye d'Haute- 

combe le 7 août 1888. Ayant eu le titre d'Abbé 
titulaire de Grandselve (i), il reçut la béné- 
diction abbatiale à Hautecombe le 30 octo- 
bre 1898. 

Armes. — D'azur à la Vierge de Grandselve 
(le dessin f envoyé par le prélat, donne d'argent), 
au chef cousu parti : de sinople aux initiales 
/ (esus) / (nfans) d'argent, et de gueules à la 
main d'argent posée en fasce, tenant un stilet 
du même. 

Devise. — Ipsà duce non fait garis (Hom. 
S. Bernardi). 

Sceau (à cire). — Ecu aux armes posé sur une crosse avec volute tournée à 
dextre ; devise autour ; légende entre deux circonférences pointilléçs : 
•\ S. Fis. M. Symphoriani. abbis. 




NOTRE-DAME DE LÉRINS 

La fondation de ce monastère dans l'île de Lérins, près de Cannes (Alpes- 
Maritimes), remonte à saint Honorât et à l'année 375 circà, ou seulement au 
commencement du v® siècle. Aux siècles passés il était occupé parles Béné- 



en 1864, nommé abbé titulaire, il n'a pas à figurer dans notre livre n'étant pas devenu Français 
lors de l'annexion. Les prieurs français de l'abbaye d'Hautecombe furent Dom Archange Dumont 
1864-1874, Athanase Martin 1875-1878, Célestin Gillet 1878-1883, Maur Fignes 1883-1888. 

I. M. de Figuères, un des collaborateurs les plus érudits de V Intermédiaire des Chercheurs, qui 
a bien voulu me donner avec grande obligeance des détails sur quelques abbayes cisterciennes, 
m'a fait connaître sur Grandselve les particularités suivantes. Ce monastère bénédictin fut fondé 
en 1140 par le B. Gérard de Salles, il tomba en commende en 1476. puis fut vendu et démo'i 
de 1793 à 1799. Quelques rares débris subsistent encore dans la commune de Bouillac (Tarn et- 
Garonne). Armes de l'abbaye: (reproduites dans celles de Dom Gaillemin: cta^nr à N. -D.de Grand- 
selve d'or. Armes de la communauté : d* argent à a lévriers affrontés de sinople. Mais Dom Sym- 
phorien Gaillemin croit que ces dernières armoiries sont celles d'un Abbé ainsi que les suivantes, 
qu'on attribue parfois aussi à Grandselve : d'aJ(ur à l'éléphant d'or portant une tour d'argent, 
iuccsté dt 2 chênes dt sinople. 



^l6 ARMOUAL DBS PSdUTS 

dictins. < Le si aovetnbre 1869 la Congrégatioo de S^nanque prit posstissioD 
de l'île et du monastère de Saint- Honorât >, lequel fut rétabli en abbaye, le 
39 septembre 1871, avec érection définitive le 34 mai 189;. 
Akues. — De sinople à la crosse abbatiale, accostée de 
a palmes, le tout d'or et en pal. ~- On trouve également, 

mais c'est moins régulier : un serpent de... 

enroulé en fasce k l'extrémité inférieure des 

palmes et de la crosse, celle-ci traversant 

une mitre d'or, et même parfois le tout 

accosté des initiales S(aint) H(onorat) de 

sable (t). 

Sceaux. L'abbaye avait et a encore plusieurs sceaux ; 

nous reproduisons un des anciens et qu'on va reprendre ; il représente l'Abbé 
sur sa cathedra abbatiale, prêt à donner la discipline, ou mieux présentant une 
palme (a); légende ; ■\ S'., conventus : monasUrii ; Santi (sic) : Honorati: 
Lirinensis. 

BiBiioc. — L'Ue et fAbbaj/e de Lérins, par un moine de Lérins. Imprimerie de 
Lérias, 1895. — On annonce un ouvrage sur Lérins, qui sera dû aux investi- 
gations de M. Moris, archiviste des Alpes-Maritimes. 

BARNOUIN (Dom Marie-Bbrnard, en famille Luc-Léon-Patricb). Ce fonda- 
teur des Cisterciens de l'Immaculée Conception naquit k l'Isle-sur-Sorgue 
(Vaucluse) le 18 octobre 181;. Mgr Dubreil lui donna à Sénanque, le 3 mai 
1869, la bénédiction abbatiale d'Abbé du monastère de ce nom. En 1873 il 
transporta sa résidence à celui de Lérins, dont il 
devint alors l'Abbé -, c'est là que Dieu le retira de 
ce monde le 8 juin 1888. 

Arhes. — D'azur au rocher d'argent mouvant 
de la pointe et du âanc sénestre de l'écu, sur 
lequel reposent à dextre un palmier de sinople et 
à sénestre uue cellule d'ermite d'argent. Les 
armoiries de sa famille étaient : fascé d'or et d'ar- 
gent (»V^ de 6 pièces, au chef d'argent chargé de 
3 étoiles de gueules. 

Devises, — Mansi in solitudine (Ps., uv, 8). — 
Una chariiate, una dhciplina. 



I. Elln figurent avec 1> mitre et lei palnet isuat de la mitre sur dei moaniiel dn ztii* liécta, 
émiDaDt dei abbéi de Lérins, agissant en qualité de princes de Sabourg. VArnerial dt i6g6, 
(PrQWHci I, 11)) donne les armoiries tellei qne nous les figurons, 

1. Ce qui concerne cette palme mérite une explication. En 1410 une bulle de Martin V donne 
autorité k l'Abbé de Lérini de nommer des confesseurs pour absoudre les pèlerins de tons cas, 
sauf de ceux réservés au Pape, depuis l'Ascension jusqu'i la Pentecôte. On appelait ce temps 
OnjfHe. Les pèlerins s'y rendaient en toule de France, d'Espagne et d'Italie. Ceux qui visitaient 
l'ile pendant 7 années emportaient en souvenir une palme du palmier de saint Honorai, que leur 
donnait l'Abbé, les autre* emportaient des louSes de cinéraire maritime, que le peuple ditigae 
encore dans la contrée sodi le oom d« : itrbo dau fardoim. 



ABBÉS — CISTBICIBNS DE SéKANQJJB 317 

Sceaux (à l'humide). — i" et a» : deux identiques différant seulement par U 
grandeur (20"" et lé"™, dans la largeur), ovales; écu aux armes mais sans 
émaux ; ornements ordinaires ; crosse correctement tournée ; couronne d'épi- 
nes en cimier; devise sur le chapeau; deux palmettes au bas; légende : 
* Sigillum Fratris Mariœ Bernardi abbatis de Senanqua (au petit), Lerinensis 
(à l'autre). — y Comme Vicaire général de sa congrégation et pour les docu- 
ments tels que visite des monastères, lettres confirmatives d'élection d'Abbés 
ou de prieurs, obédiences, dimissoires, etc., il se servait d'un sceau de forme 
elliptique de 4' de haut. Dans une petite ellipse, un cœur sur un fond pointillé 
entouré à droite et à gauche de sa devise : una, etc., puis = palmettes enser- 
rant le tout; enfin autour, entre s traits, cette légende : Sigil. F. M. Bernardi 
vic.gen, Congnis Senanq. Ord. Cisi. 

Bioc. — Le RMrendissime Dom Marie-Bernard par Mgr Redon. Abb.de 

Lérins, 1904. 



LEGR05 (Dom M. Colomban, en famille Vincent), né à 
Montanel (Manche) le 11 septembre 1844, bénit abbé de 
Lérins le 19 mars 1889 (1). 

Armes. — D'azur à la palme (de S. Honorât) d'or en 
barre accompagnée de a colombes d'argent, 

TiEVis^, — Mâditaèor vt colvmba (Isa., xxxviii, 14). 



SAINTE-MARIE DU PONT-COLBERT 

Nous ne savons rien sur cette abbaye, située dans un faubourg de Versailles^ 
fondée en 189a et n'existant plus depuis trois ans. Ses religieux sont établis à 
Sainte-Marie d'Onzenoort, Nieuwkuîk (Hollande). 

Arhes. — En réalité ce sont plutôt des emblèmes. Les 
lettres Inscrites sur la croix du globe sont celles de la 
médaille bien connue de saint Benoit. 

Devise. — Christus rex dominans genlibus. 



MARÉCHAL (Dom M. Bernard, en famille Paul-Léomce-Marie-Guillaumb), 
né à Dreux le 98 juillet 1840, bénit, à Versailles le ; avril 1900, abbé de 
Sainte-Marie du Pont-Colbert. 



'jl8 ARMOHIAt DES PRELATS 

Akmes. — Bandé d'or et d'azur de 6 pièces à la 
filière de gueules, qui est de- Bourgogne ancien, sur 
le tout d'azur semé de lleurdelys d'or à l'hostie 
rayonnante d'argent en abîme. (O sont les armis de 
Cileaux interverlies, l'hostie en plus). 

Devise. — In lumine iuo viiebimu% lumen 
(Ps., XXXV, lo). 



NOTRE-DAME DE SÈNANQUE 

Cette abbaye dans la paroisse de Gordes (Vaucluse) fut fondée vers 1140- 
it^o, puis habitée par les moines cisterciens, qu'en Pro- 
vence on nommait souvent Bernardins. Restaurée en monas- 
tère le 36 avril 18^4, elle fut érigée canoniquement le ao jan- 
vier 1861 ; elle est dispersée depuis les lois persécutrices. 

Armes. — D'or semé de fleurdelys et de tours d'azur qui 
est de la famille de Simiane, parce que Sénanque dépendait 
de la baronnie de Gordes, aux Simiane, devenue marquisat 
en 1615, (Noire reproduction n'indique pas les émau)e). 

Devise. — Susientant lilia turres, 

BARNOUIN <Dom Bernard). — Voir ci-dessus à Urins. 

GERMOND (Dom M. Gérard, en famille Jban-LouisJ, né à Frétigny (Eure- 
et-Loir) le 14 décembre 181S, bénit abbé de Sénanque, à Lérins le 9 novembre 
1879, décédé le ai août 1895 à Sénanque, — Armoiries introuvables. 

Devise. — Mansi in soliludine (Ps., Liv, 8). 

PORRET (Dom M. Polycarpe, en famille Jean-Marie), né à Lyon le i8aoùt 
1833, bénit, à N. D. des Lumières le 37 septembre 1896, abbé de Sénanque, 
rappelé à Dieu en son abbaye le 1 1 avril 1898. 

Armes. — De... à la croix haute ancrée de... entourée d'un cep de vigne 
de... au chef de... chargé du monogramme de Marie de... 

Devise. — Ut fructum plus afferat (Joan., xv, a), (.\llusion, comme les armes, 
au nom de religieux du prélat, qui, en grec, signifie : Jruii abondant), 

GRANET (Dom M. Léonce, en famille Raymond). Né 
à Roquemaure le 6 octobre 1846, il a reçu la bénédiction 
abbatiale le 38 août 1898. 

Armes. — D'azur au chevron haussé d'or, accompagné 
en chef de 3 étoiles du même et en pointe d'un ermitage 
d'argent surmonté d'une petite croix d'or (métal que n'in- 
dique pas le dessin), sur laquelle est posé un passereau 



ABBfS — TKAPPISTES ^I^ 

d'argent l'ermitage ajouré de sable à la cloche d'argent placée dans l'ajour 
et posée sur une muraille aussi d'argent placée en l'extrême pointe de l'écu. 
Devise. — SiciU passer soUtarius în Ucfo{Ps., ci, 8). 



$ VI. ClBtercieDB Rétorméa ou Trappiatea 



Fils de saint Benoit et suivant la Rèaîc clablie pir ce pieux moine, les Cister- 
ciens, fondés par saint Robert en ioç8, tirent leur nom de la célèbre abbaye de 
Citeaux. En France, au xix* siècle, ils étaient divisés en deux grandes Obser- 
vances : les Cisterciens de la Réforme de l'abbé de Rancé on ancienne Réforme 
de N. D. de la Trappe, les Cisterciens de la nouvelle Réforme, appelée aussi 
de Sept-Fons et de la primitive Observance. Elles se réunirent et leurs nouvelles 
constitutions furent approuvées par le Saint-Siège le i } août 18^4. Depuis lors 
f Ordre s'appela : Cislerciens Réformés de Notre-Dame de la Trappe. Depuis 
iSpç, pour une raison que je ne connais pas, il est désigné sous le nom de : 
Cisterciens Réformés ou de la Stricte Observance. Le nom vulgaire est Trap- 
pistes; du reste le nom de Trappes est donné par les moines eux-mêmes à leurs 
ahba-fes. 

Armes. — D'azur semé de fleurdelys î or, chargé en cœur i un écu bandé tf or 
eld'a^ur de 6 pièces (1), à la bordure degueules, qui est de Bourgogne ancien. 
Ces armes sont celles de Fabbaye de Citeaux. 

I>EvisE. — Cisiercium mater nostra. 



NOTRE-DAME D'AIGUEBELLE 

Commune de Montjoyer(Drôme). — Abbaye fondée en 1137, restaurée en 
novembre et décembre 1815, érigée à nouveau en abbaye, peu avant novem- 
bre 18^4 (>)■ 



ï. Les divergences dans les dates d'érection d'abbayes proviennent, ainii que me l'a fait con- 
naître le R. P. Léon, d'Aiguebetle (qui m'a beaucoup aidé avec une obligeance parfaite pour ce 

Saint-Siège, ou celle de la piomulgaliou sigaée par l'^vèque, ou celle de ia nolificatioD à l'abbaye 
«llo-iu«Die. 



3^0 



ARMORIAL DES PRl^LATS 




Armes. — D'azur à Tlmmaculée Conception d'argent sur uoe 
arche pontée du même, maçonnée de sable et ouverte d'argent 
(l'argent figure ici les eaux limpides et pures qui ont donné son 
nom au monastère). — Avant 1791 : d'or au griffon de sable, 
armé et langue de gueules, couronné d'or (i). 

Devise. — Posuerunt me cusiodem (Cant., i, 5). 

Sceaux. — Il y a plusieurs sceaux : 1^ celui à l'impression, que nous repro- 
duisons et qui n'indique pas d'émaux, donne une Vierge-Mère et doit remonter 
à 1837. — a® Un sceau à l'humide : dans un ovale, écu aux armes : d'azur à 
l'Immaculée Conception d'argent, tout simplement; sous l'écu et séparée, une 
grande arche, sous laquelle apparaissent des eaux ; mitre et crosse aux coins 
de l'écu ; couronne d'épines en cimier; devise, sans banderole, autour de 
l'écu ; légende : Sigillum conventus B. M. Aquœbellœ de Trappa Ord. Cist. 
(Drôme). — y Sceau à l'humide de forme elliptique ; écu aux armes posé sur 
une crosse, avec devise dans une banderole au-dessus ; fleurons à droite et à 
gauche de l'écu ; légende : Sigillvm, Monasterii-B-M-de Aqvabella. Grignan, 
(Drame). 

BiBLioG. — Annales de T Abbaye d'Aiguebelle, Valence, Céas, 1864 ; 2 vol. 

MALMY (Dom Etienne, en famille Pierrb-François-de-Paule), né à Reims le 
4 septembre 1744, restaurateur de la Trappe d'Aiguebelle, dont il fut bénit 
abbé, au monastère même, le 13 novembre 1834, démissionnaire en juin iS)Tt 
décédé le la avril 1840 à Aiguebelle. 

Armes. — D'azur à la Vierge de la Médaille-miraculeuse d'argent. — Ces 
armoiries étant à peu près celles d'un des sceaux de l'ab- 
baye, on peut supposer que Dom Etienne se servait per- 
sonnellement d'une quatrième forme de sceau de son 
couvent, d'autant plus que sur deux pièces officielles, 
récemment retrouvées dans les archives de l'abbaye, on voit 
l'écusson qui doit représenter les véritables armes de cet 
abbé : parti : au i aux armes modernes d'Aiguebelle ; au 
a de... fretté de..., au chef de... chargé de 3 étoiles de... 
On peut rapprocher ces frettes et étoiles des armoiries du cardinal de Bayane^ 
décédé en 1818, qui, un peu plus âgé que Dom Etienne, étant né à Valence 
(Drôme), a pu être le protecteur de ce vénéré Trappiste. 

Devise. — Posuerunt me custodem (Cant., i, 5). 




CARAYON (Dom Orsise, en famille Jean-Baptiste), né le 21 juillet 1804 à la 



X. Ce sont spécialement les armoiries de la famille d'Aiguebelle, existante. La question est de 
Siavoir quels rapports elle a eus avec l'abbaye. 



ABBéS — TRAPPISTES 



331 



Cabane (Tarn), bénit abbé d'Aiguebelle le 22 juillet 1838, 
démissionnaire le 16 mai 18^2, décédé le 30 mars 1876 à 
N.-D. des Gardes. 

Armes. — D'azur au Bon Pasteur d'argent sur une ter- 
rasse de sinople. — Cimier : couronne d'épines ; crosse à 
volute à dextre. 

Sceaux (à relief). — Tous deux, petit ovale presque rond ; 
écu aux armes ; palmettes en dessous ; mitre et crosse 
(volute à dextre) aux angles ; chapeau avec 6 glands ; légendes : D, Orsisius 
abb. B. M, Aquœbellœ de Trappa. Ce qui les différencie c'est que l'un a une 
couronne comtale sous le chapeau *et l'autre, la couronne d'épines à la place. 
Plus un sceau à cire identique au premier. 





CHARAYRON (Dom Bonaventure, en famille Louis). Il 
naquit le 27 août 1808 à Montélimar, fut bénit le 5 octo- 
bre 1852 et rappelé à Dieu le 13 juillet 1854. 

Armes. — D'azur au monde cerclé et croiseté de... sou- 
tenu des SS. Cœurs de... {Mon dessinateur a supposé le 
cœur dé Jésus de gueules). 



MONBET (Dom Gabriel, en famille Joseph), né le 5 juin 1823 à Toulouse, 

bénit à Aiguebelle abbé de cette Trappele 8 octobre 1854, 
décédé le 16 juin 1882. 

Armes. — D'azur au cœur enflammé de gueules {le des- 
sin porte comme le sccau^ argent) au faisceau de 'verges 
d'argent en pointe et en fasce. 

Devise. — Diligatfr aires ^ oderit vitia. 

Sceau (à relief). — Rond ; écu aux armes (le cœur est 
argent, ce qui est régulier), supporté par 2 branches de 
chêne qu'enlace une banderole avec oderit vitia ; couronne d'épines en cimier 
entre crosse et mitre ] chapeau surmonté d'une banderole qui donne les 2 pre- 
miers mots de la devise ; légende : ♦ Sigillum F. Gabriel abbaiis de Aqua^ 
bel la. 

ABRIC (Dom Marie, en famille Isidore-Etienne-Raymond), né à Sommières 
(Gard) le 26 décembre 1844, élu le 8 août et bénit le 
10 septembre 1882. 

Armes. — D'azur à N.-D. des Grâces d'argent. 

Devise. — Monsira te esse matrem (Hymn vesp. B. M. V.). 

Sceau (à cire). — Dans une ellipse : écu aux armes ; (la 
vierge qu'il représente n'est pas exacte, comme celle du 
dessin ci-contre, reproduction de N.-D. des Grâces, de 
Bricquebec^ choisie par cet abbé ; c'est une simple Vierge- 

AEMOEIAl DBS PU^ATS 91 





^33 ARMORIAL DES PRHLATS 

Mère couronnée, tenant dans ses deux bras l'Enfant Jésus); devise »ix bas ; 
légende : Sigillum. F. Mariœ. abbatis. Beatœ. Mariœ de Aquabella. 

NOTRE-DAME DE BELLEFONTAINE 

Ce monastère est dans la commune de Bégrolles (Maine-et-Loire). La Gallia 
Chrisliana dit qu'il était possédé par les religieux bénédictins de Marmoutier 
avant iioo. Le premier abbé dont on connaît le nom, Pierre 1", mourut en iiso. 
L'abbaye tomba en commende en 1557 et ses religieux appartinrent à la bran- 
che des Feuillants. Le la juin 1816 des Trappistes, venus 
de la Grande-Trappe sous la conduite de Dom Urbain 
Guillet, s'installèrent dans ce couvent, qui ne fut définiti- 
vement acquis que le 17 janvier suivant. La réérection en 
abbaye date de 1837. 

Armes. — D'azur à la fontaine monumentale d'argent, 
accompagnée en chef de y étoiles d'or, aiiàs d'argent, ran- 
gées en fasce. 
Devise. — Aqutx ejus fidèles snnt (Isai., xxxiii. 16). 

Sceau. — Nous le reproduisons ci-contre ; son écu n'indique pas les émaux, 
BiBUOc. — On trouvera des détails dans la Vie de Dom Urbain Guillet, fon- 
dateur de la Trappe de Bellefonlaine, par un religieux de ce monastère. La Cha- 
pelle-Montligeon, 1899. 

LE PORT (Dom Marie-Michel, en famille Michel). Né à Auray (Morbihan) le 
so juin 1793, élu abbé de Bellefontaine le i? août 1837, il 
fut bénit à Angers le 3^ novembre 1838. Dieu le rappela i. 
lui le 27 février 18^0. 

Armes. — Parti : au 1 d'argent à la maisonnette d'argent 
couverte et ouverte de sable sénestrée d'un sapin de sino- 
ple, le tout posé sur une prairie du même en campagne, 
à la fontaine d'argent coulant de la maisonnette, à 
3 étoiles d'or en fasce en chef ; au a d'azur à 3 flèches 
d'or, liées d'argent, la pointe en haut et en sautoir. 

Sceau. — Petit ovale représentant une Vierge-Mère couronnée, avec cette 
légende : Sig. mon. B. Maria de bonoauxUio de Bel fonte. 

GUILLAU.ME (Dom Folgence, en famille Alexandre- 
Joseph). Il naquit, le 9 novembre 178% à Saint-Congard, en 
Bretagne, et reçut à Angers, le 35 février 18^3, la béné- 
diction abbatiale. En 1844 il fut nommé procureur général 
de son Ordre à Rome, mais après la démission, de Dom 
Marie-,\ugustifi, il revint, en 1850, reprendre la direction 
de son abbaye. Dom Fulgence démissionna à son tour 
en 1866 et s'endormit dans le Seigneur le 38 février 1869. 



ABBÉS TRAPPISTES }2^ 

Armes. — Parti : d'argent à la croix cloutée de sable, etde l'abbaye. 

DE LA FOREST DE DIVONNE (Dom Marie- Augustin, en famille Paul- 
Jean-Baptiste). Né le i" décembre 1806, bénit le 38 octobre 1845, il démis- 
sionna en 18^0 et quitta l'Ordre ; j'ignore la date de son décès. 

Armes. — Parti : de sinople à la bande d'or, frettée de gueules, et d'argent 
à la fontaine de pourpre (sic) accompagnée de 3 étoiles du même. (Emaitx 
erronés des armes de l'abbaye). 

Devise. — Tout à travers. 




CHOUTEAU (Dom Jean-Marie, en famille Auguste), 
né à Angers le a^ juin 1841, bénit le 19 mars 1867. 

Armes et Sceau. — Parti, d'argent au Sacré Cœur de 
gueules et des armes de l'abbaye. — Le sceau reproduit 
ci-contre, ne marque pas les émaux. 

Devise. — Dilectione firmaberis (Eccl., vii, 39). 



NOTRE-DAME DE BONNECOMBE 

Abbaye cistercienne en 1146, aliàs en 1162, restaurée 
comme ^/'«^^«(i) en 1871 ou 1873, prieuré en 1877, abbaye 
en 1895 ; commune de Comps-Ia-Grandville (Aveyron). 

Armes et Sceau. — D'azur à a crosses adossées d'or. — Le 
sceau, que voici, et dont la légende est en français, marque 
par erreur les crosses d'argent. 

BERNEX (Dom Emmanuel, en famille Jean-Baptiste-Constant), né à Ambérieux 
(Ain) le 6 octobre 1837. bénit, à l'abbaye de Sept-Fons le 
1^ août 189% abbé de Bonnecombe, décédé à Bonneval (Aveyron) 
le 26 juin 1901. 

Armes et Sceau, — D'azur à la croix d'or chargée en cœur 
d'un Sacré Cœur de gueules. — Le sceau est reproduit ci- 
contre. 

Devise. — In hoc signo vinces. 

N.-D. DE BONNE-ESPÉRANCE DE LA DOUBLE 

Cette fille (commune d'Echourgnac, Dordogne) de Port-du-Salut fut fondée 



1. En langage cistercien on appelle ^rangt mu ;i 
CD tout et pour tout. ÇLtiXe grangt ne prend son ir 
prieuré, même érigé plus tard en ahbatt, reste toujo 
la maison fondatrice, dont il est une filialt on fiHe. 



: fondé par un autre el dont il dépend 
dance qu'en devenant prititré, mais ce 
us une certaine dépendance morale de 




^24 ARMORIAL DES PRÉLATS 

comme pjieuré, le ss octobre iS68 et érigée en abbaye en [877. Mon père et 
le docteur Piotay contribuèrent k cette fondation, faite dans une propriété 
de ce dernier, appelée Biscaye. (La Double est une contrée du Périgord). 

Armes. — D'azur à la nef de sable, gréée d'or et désem- 
parée, sur une mer agitée d'argent en pointe de l'écu, à la 
Vierge de carnation, vêtue d'or, tenant de la sénestre une 
ancre de sable et placée sur un nuage d'argent mouvant de 
l'angle dextre du chef. 

Devise. — Spes nosira salve (Ant. comp. B. M. V ). 

Sceaux (à l'humide). — Dans un grand rond : une scène de 
naufrage, des gens qui se noient, un navire foudroyé, avec la sainte Vierge 
dans un nuage rayonnant tendant une ancre. — Ce sceau ne sert presque plus 
depuis 1903. En 1904 on tit un grand sceau rond de ^S'^'o de diamètre -, écu de 
forme bouclier aux armes, posé sur une crosse ; légende : Sig. mag. monasierii. 
B. M. de Bona Spe O. C. R. 

BACHELET (Dom Euoëne, en famille Eustache-Aimë-Camille), aé le 19 sep 
tembre iSjo à Beugny-le-Château (Pas-de-Calais), bénît à Bonne-Espérance le 
17 juin 1877 abbé de ce monastère (1), transféré à l'abbaye du Port-du-Salut 
le 91 mars, aliàs le 33 avril, t88t. 

Armes. — D'or au Sacré Coeur de gueules 
(ie dessin , fait à Porl-du-Salut , ne marque pas 
le gueules), au chef d'azur chargé de 4 lleur- 
delys d'argent. 
Devise. — Amator fratrum (a Mac, xv, 14). 
Sceau (à cire). — Rond, semblable au dessin 
ci-contre, mais le champ est d'argent, pas de 
légende. 

Le successeur de Dom Eugène fut un Espa- 
gnol, Dom Fulgence Orlandis, originaire de l'île 
Mayorque (Baléares), bénit abbé de Bonne-Espérance de la Double, à Péri- 
gueux, le 99 janvier 1881 ; il décéda dans son monastère, le a; décembre 1901, 
et j'ai assisté aux funérailles de ce vénéré et digne ami. Il ne se servait que du 
sceau rond de l'abbaye, décrit ci-dessus, et nullement des armes de sa famille 
qui sont : échiqueté d'or et d'azur, à la tour d'argent des créneaux de laquelle 
issent deux palmes de sinople. 



t. Cille date m'esl donnée iiv«c certituds et confirmée par l'abbifS ; or le R. P< Eugïue me 
ait écrire, en mars 1906, par son secrétaire qu'il a reçu la bénédiction abbatiale i Périguenz 
t le 18 octobre 1S7S. 



ABBés — TRAPPISTES 



325 





NOTRE-DAME DE CHAMBARAND 

Abbaye de la commune de Roybon, dans Tlsère. Fondée comme filiale de 
Sept-Fons et prieuré en 1870 (et non en 1868, comme on 
rimprime souvent),, cette communauté fut érigée en 
abbaye, en 1878 et se réfugia à Sept-Fons en 1903, lors de 
la menace d'expulsion par le Gouvernement. 

Armes et Sceau. — Uor à la fasce d^a^nr chargée de 
) cloches S argent baiaillées de sable (appel à la prière, au 
travail, à la souffrance). — Voir à l'article ci-après ce que 
nous disons pour le sceau. 

BiBuoQ. — N^ D. de la Trappe de Chambarandy par Tabbé Nortet. Grenoble, 
Baratier, 1876. 

GAILLARD (Dom Antoine, en famille François), né à la Clayette (Saône- 
et-Loire) en juillet 183a, bénit abbé de Chambarand le 10 septembre 1878, 
démissionnaire en 1897, aumônier des Trappistines d'Espira. 

Devise. — Orare^ laborare et paiù 

Sceau. — Elliptique ; à la pointe, Técu, entre deux cœurs enflammés, aux armes 
de Tabbaye ; au-dessus^ un grand chêne entre les branches duquel apparaît une 
Vierge-Mère couronnée et nimbée, le tronc est traversé par la banderole qui 
porte la devise ; légende : *}• Sigillum -^ Antonii abbatis *}• de Campo Arando. 
— Ce sceau serait bien mieux celui de Tabbaye que celui de TAbbé ; outre qu'il 
ne porte aucun attribut abbatial sa devise s'applique bien plutôt aux trois clo- 
ches qu'à Dom Antoine. Le graveur, chargé de faire deux sceaux, a bien pu 
faire la légende de l'un pour l'autre. En effet, à Chambarand, il y a un autre 
sceau de forme et de facture semblables. En voici la description : dans l'ellipse 
écu droit aux armes ; branches de chêne et d'olivier au bas ; la Vierge de la 
Médaille-miraculeuse en cimier, surmontée du chapeau abbatial (ce sont bien 
là, plutôt que dans le premier décrit, des armes de prélat); \ Sigillum, conven-' 
tus. B. M. de Trappa de Chambarand, 

CHAUTARD (Dom Jean-Baptiste, en famille Gustave-Auguste-Philogène), 

né à Briançon le 13 mars i8j8, bénit abbé de Chambarand 
le a juillet 1897, installé abbé de Sept-Fons le 22 août 1899. 

Armes. — D'azur à la gloire d'or chargée des SS. Cœurs de 
gueules. 

Sceau (à cire). — Dans une circonférence, Técu aux armes, 
accosté d'une feuille de lierre et d'une feuille de chêne ; 
légende : \ Sig, F, (i) M, Joannis-Baptisiœ abbatis B, M. de 
Campo-Arando ord, cist. 




X. Abrégé de frairts ; les religieux cisterciens et bénédictins font, dans leur signature, précéder 
leur prénom des lettres fr (aterj. 




)i6 ARMORIAL DES PRÉLATS 



NOTRE-DAME DE CHERLIEU 

Ancienne abbaye actuellement dans la Haute-Saône, commune Montigoy- 
lès-Cherlieu, fondée en 1131 par les soins de saint Bernard, dotée par 
Rainaud III comte de Bourgogne, d'où ses armoiries, abandonnée à la Révo- 
lution. 

Armes. — D'azur à 3 bandes d'or à la bordure de gueules. 

CHAMBON (Dom Benoit, en famille Claude). Ce procureur général des 
Cisterciens réformés est né à Avignon le 19 février 1837 
et a été bénit abbé lilulaire de Cherlieu le 25 juil- 
let 1897. 

Armes. — D'or à la fasce bastillée d'azur chargée-de 
3 étoiles d'argent, accompagnée en chef d'une aigle au vol 
éployé de sable et, en pointe, d'une ancre du même, adex- 
trée et sénestrée de 10 croisetles, aussi de sable, pomme- 
tées et fichées, posées 3 et s, 3 et a. 

Devise. — iHler cruces spes immobilis. 



NOTRE-DAME DE CITEAUX 

Ce monastère célèbre, de la commune de Saint-Nicolas-Iez-Citeaux (Côte- 
d'Or), fut racheté en 1898 et un bref pontifical décida, en en rétablissant le 
titre abbatial, que ce titre serait désormais porté par l'Abbé général des Cister- 
ciens réformés. 

Armes. — Celles de l'Ordre. — Elles figurent ci-dessus, en tête des articles 
concernant les Trappes.- 

WYART (Dom Sébastien). — Voir Sainie-Marie-du-Mont. 

MARRE (Mgr). - Voir Igti:y. 

NOTRE-DAME DES DOMBES 

Un rescrit du 33 décembre 1865 érigea en abbaye cette communauté, fille 
d'Aiguebelle, fondée le 4 octobre 186) dans la commune du 
Plantay (.\in). 

Akmes. — De gueules à la tour d'argent, chargée d'une 
croix potencée de gueules et accompagnée de 5 molettes 
d'argent. — Cimier : la Vierge de Verdelais (pèlerinage du 
Bordelais, cause de la vocation de Dom Augustin de La 
Douze). — L'écu n'est autre que les armoiriçs de Mgr de 



Gérault de Langalerie, évèque de Belley en 1863, qui contribua puissamment 
à l'établissement des Trappistes dans le pays malsain des Dombes. 

Devise. — Sanabo aquas /tas et non erit ultra in eis mors (4 Reg., 11, ai). 

Sceaux. — L'un à relief : écu aux arnies en forme de bouclier {les molettes 
ont ^ rais) avec i branches de lis par côté vers le haut et qu'entoure la devise 
sur une banderole ; mitre et crosse aux angles supérieurs ; au-dessus, N.-D. de 
Verdelais, aussi grande que l'écu ; au-dessus, la légende : Abbaje de N.-D. des 
Dombes. — L'autre, à l'humide : dans une ellipse l'écu aux armes (les molettes 
ont 6 rais), enserré par bas et côté dans la banderole de la devise ; même 
cimier ; légende : StgUlvm convenlvs Btatcf Marice de Dvmbis Ordini^ Cister- 
cien sis. Ain. 



DoM Augustin de La Douze 



D'ABZ AC DE LA DOUZK (Dom Marie- Augustin, en famille Pierre- Auoistb- 
Astier-Adhëmar, marquis). Né à Périgueux le 14 février 1837, il fut bénit 
abbê des Dombes, le 9 avril 1S66, dans la chapelle du ^monastère qu'il avait 



5S8 ARMORIAL DES PRËLATS 

fondé et dont il était prieur, par Mgr de Langalerie assisté 
de Mgr Mermillod et de trois abbés cisterciens. Le 96 dé- 
cembre 1870 Dieu le rappela à lui k N.-D. 
des Dombes(i). 

Armes. — Ecartelé : d'argent à la bande 
et à la bordure d'azur chargées de 9 besans 
d'or, qui est d'Abzac; et d'or à la fasce de 
gueules accompagnée de 6 fleurdelys d'azur, qui est de Barrière; sur le tout de 
gueules à 5 léopards d'or l'un sur l'autre. 

Devise (personnelle au prélat). — In fide et hnitaU. 

Sceau (à coller ; il ser\'ait aussi d'ex-Iibris). — Dans un ovale inscrit dans un 
rectangle de i7>n"X3o°"", orné aux angles, écu droit aux armes ; crosse; 
mitre; chapeau au dessus; devise dans le bas; impression notre sur papier 
bleuté gommé. 

BioG. — Vie de Dom Marie- Augustin, marquis de Ladou:[e, par ViUefranche. 
Paris, Bloud, 18S6. 

MARGERAND (Dom Benoit). Né le aa juillet 183^ à Lyon, bénit abbé des 
Dombes le 16 août 1871, il démissionna le 8 mai ^ 

18S3, puis fut pendant quelque temps prieur de 
la maison de N.-D. de Bonrepos, à Saînt-Julien- 
de-Cassagnas (Gard), filiale de N.-D. des Neiges, 
redevenue grange . 

Armes et Sceau. — Taillé : d'azur à ta nuée 
rayonnante d'argent mouvant de l'angle dextre du 
chef, et de sa,ble au mouton couché d'argent ; au 
chef d'or sur le tout chargé d'un cœur de gueules 
{par erreur h sceau le ^unn^ d'argent) enflammé 
d'argent. — Nous reproduisons le sceau. 

Devise. — In dileciione lux et robur, 

MOIRANT(Dom Louis-de-Gonzaoue en famille Bernardin), 
né le 7 septembre 1841 au Péage-de-Roussillon (Isère), bénit 
le 37 août 1883, rappelé à Dieu dans son abbaye des Dombes 
le 3j septembre 190^. 

Armes et Sceau. — D'or à la Vierge de Pontmain au natu- 
rel. — Comme le sceau est reproduit ci-contre inutile de 
l'expliquer. 
Devise. ^ Salus tua ego sum. 



I. J'aurais désiré donner dans moD ouvrage quelques portraits de prélats ; j'ai dû y renoncer. 
Des liens de parenté m'unissant à des membres des familles d'Abzac de La Donie et de Lestrange, 
j'ai été heureux de faire une exception en ce qui cooceiae les deux émineoti Abbés cisterciens. 
Le cliché du portrait de D. Augustin de La Douze m'a été aimablement prêté par la Trappe des 
Dombes ; la Grande-Trappe m'a permis de reproduire celai de D. Augustin de Lestrange, qui eit 
inséré, pins loin. 



ABBéS *— TRAPPISTES 399 




NOTRE-DAME DE FONTGOMBAULT 

Dans la paroisse de ce nom (Indre). — Abbaye bénédictine fondée en 109 1 
par Pierre de l'Etoile, supprimée en 1741, occupée par les Lazaristes et les 
Sulpiciens jusqu'à la Révolution ; prieuré cistercien le si mai 18^0 ; abbaye en 
mars 18^9 ; fille de Bellefontaine puis de Melleray. Depuis 1903 la commu* 
nauté est fixée à N.-D. du Jourdain, près de Scio (Orégon, Etats-Unis). 

Sceau. — Nous reproduisons la gravure d'un ancien sceau, qui représente la 
sainte Vierge sous le vocable de Regina cœli, dont la légende est : -}< Sig : 
mon : B : Mariœ : Font : Gombaudi. — Dans le monastère on se sert de 

2 sceaux ronds à l'humide, à peu près semblables à celui 
ci-contre, mais le fond est blanc ; la légende est la même ; 
puis d'un sceau rond à coller, plus petit, représentant la 
même Vierge, mais mieux gravé. Il est imprimé en or et 
en couleurs variées. — Deux autres scels, à impression et à 
cire^ représentent une statue de la sainte Vierge posée sur 
un socle, les mains étendues mais sans rayons ; légende : ^ Sigillum, conven- 
tus. B. Mariœ, de. Fonte Gombaldo. 

BiBUOG. — Histoire de V abbaye de N.-D. de Fonigombault^ par l'abbé Bel- 
louard. Poitiers, Oudin, i%i().-^ L'Abbaye de Fontgombault^ p^r A. Desplan- 
ques; 1860. — Guide.,, à Fontgombault. Paris, Levé, s. d. 

PELLAN (Dom MARiE-DosiiHéE, en famille . François-Louis-Joseph), né à 
Plouasme (Côtes-du-Nord) le 13 novembre 1807, bénit le 3 mai 1860, décédé à 
Fontgombault le 16 août 1878. 

Armes. — D'azur au monogramme de Marie d'argent. 

Sceaux. — Petit ovale arrondi; écu aux armes surmonté d'une couronne d'épi- 
nes entre mitre et crosse ; chapeau au-dessus ; légende : S : F : M : Dosithei : 
abbatis : mon : Fontis-Gombavdi. — Un autre, à cire ; mêmes forme et sujets ; 
légende : Sigillum fratris M. Dosithei abbatis de Fonte-Gombaldo. 

BARANGER (Dom Marib-Alb^ric, en famille Eugène-Marie), né à Chinon le 
17 juillet 1846, bénit le 31 novembre 1878, reppelé à Dieu le la septem- 
bre 1902. 

Armes. — D'azur à N.-D. du Bien-Mourir (statue vénérée à Fontgombault) 
d'argent, au franc quartier dextre du chef d'or, chargé d'un saint Martin au 
naturel partageant son manteau (souvenir du patron du diocèse d'origine de 
l'Abbé). 

Devise. — Omnia per Mariam. 

Sceau (à cire). — Ecu aux armes dans un ovale, surmonté de la couronne 
d'épines ; chapeau, etc.; légende : Sigillum. F. M, Alberici. abbatis. de Fonte- 
Gombaldi. 



I 
L 



330 



ARMORIAL DES PRÉLATS 



NOTRE-DAME DU GARD 

Abbaye cistercienne fondée en 1 137 par Gérard, vidamede Picquigny, située 
dans la paroisse de Crouy (Somme), elle fut achetée parles 
Trappistes en 1816, mais ils la quittèrent en 1843 pour aller 
à Sept-Fons. Elle devint séminaire des Maristes, puis 
chartreuse jusqu*à l'expulsion de 190J. 

Armes. — D'azur à la fasce d'argent, chargée d'un cœur 
de gueules. 

BiBLiOG. — Vabbaredu Gard, par l'abbé Delgove. Amiens, 
1866. 




LAPIERRE (Dom Stanislas, en famille LéopoLO-N Apollon), né à Paris le 
17 février 1805, bénit abbé du Gard le 6 juin 1835, transféré à Tabbaye de 
Sept-Fons en octobre i84'5, où Dieu le rappela à lui le i*»" juillet 1865. 

Armes et Sceau. — Dans un petit ovale arrondi, écu aux armes : parti de.. . à 
la sainte Vierge de... placée sur un segment de sphère (les bras étendus comme à 
la Médaille miraculeuse, mais sans les rayons); et de... au mont à 6 conpcaux 
de... mouvant de la pointe .., surmonté de 2 étoiles de...; 2 palmettes au-dessous ; 
mitre et crosse à volute intérieure; couronne d'épines en cimier; chapeau à 
6 glands; légende: ♦ D. (ou F 7) Stanislaus abbas B. M. Gardiensis de 
Trappa. 

NOTRE-DAME DE GRACE 

Monastère dans la paroisse de Bricqu^-bec (Manche) fondé le 10 décem- 
bre 1823 et le 13 mai 182s ; prieuré par rescrit du 29 juillet suivant ; abbaye 
en 1836. Les Abbés de Li Grande-Trappe n*en furent Pères immédiats 
qu'en 1847, 

Armes. — D'azur à la Vierge-Mère d'argent. — Elle est debout dans le sceau, 
mais celle qui est vénérée dans la chapelle est peinte assise sur une nue avec 
1 Enfant Jésus sur ses genoux. Elle est reproduite; d'après une image émanant 
du couvent, dans les armoiries de Dom Marie Abric, données ci-dessus à l'ar- 
ticle d'Aigueb«-lle. 

Sceau (à cire). — Ovale ; écu aux armes ; deux palmes ou branches de... 
sortent du bas du cartouche, qui porte aux angles supérieurs mitre et crosse 
très petites ; couronne d'épines en cimier; chapeau ; légende : Sigillum con- 
ventus B. M. de Gratia ord*' Cist'^ . 

BioBLiG. -— Voir l'article suivant et N.-D. de Grâce, par l'abbé Frappaz, 1851. 



ONFROY (Dom Augustin, en famille Bon-Jacq.ues-Hbnry). Né à Réville, 
diocèse de Coutances, le ai mai 1777, il fut bénit, à Coutances dans la cha- 



ABBéS — TRAPPISTES 



331 



pelle de Tévêché, le i®*'mai 1837, abbé de N.-D; de Grâce; 
il rendit son âme à Dieu le 15 janvier 1^57 en Tabbaye 
qu'il fonda. 

Armes. — D'azur au chevron d'argent, à Tétoile d'or au 
lieu d'honneur et au monogramme, de Marie du même 
en pointe. — Cimier: couronne d'épines. 

Devise. — Notre-Dame de Grâce ! ' 

Sceau (à cire). — Rond ; écu soutenu d'une croix posée 
entre deux branches ou palmeltes ; mitre; crosse; chapeau; ni devise, lii 
cimier, ni légende. 

BiOG. — Le R, P. Augustin Onfroy et la fondation de N.-D. de Grâce^ par un 
religieux cistercien. Cherbourg, imp. S. Joseph, 1902. 




BAZIN (Dom Bernard, en famille Louis), né à Saint-Laurent-de-Cures 
(Manche) le 4 septembre 1808, bénit, à Bricquebec le 2 février 18^8, abbé de 

cette abbaye, où il mourut le 21 mars 1872. 

Armes. — D'azur au champ de blé d'or sur une terrasse 
de sinople, adextré en chef d'un soleil d'or, issant d'une 
nue d'argent, et sénestré d'une croisette latine aussi d'ar- 
gent. « Le monastère a été fondé dans la croix ; le soleil 
de la bonté divine a fait mûrir la moisson ; quand je suis 
venu je n'ai eu qu'à la recueillir. 3^ {Paroles de Dom Ber- 
nard Ba^in), 

Devise. — Veni Sancte Spiritns» In labore requies^ in œstu temperies^ in fletn 
solaiium (Pros. mis. Pentec.). 

Sceau (à cire), r- Petit ovale ; écu aux armes, sur deux palmettes (la gravure 
y marque le ligné pourpre au lieu de sinople pour la terrasse) ; crosse ; mitre ; 
couronne d'épines; chapeau ; légende : Sigillum F.^Bernardi abbatis N. D, 
Bricquebcnsis. 




FURET (Dom Germain, en famille Louis), né à la Colombe (Manche) le 
6 juin 1845, bénit abbé de Bricquebec dans cette abbaye le 28 octobre 1874, 
décédé au même lieu le 19 octobre 1893. 

Armes. — D'azur à 3 étoiles d'or 2 et i, à la Vierge- 
Mère couronnée (la couronne manque sur le dessin) sou- 
tenue d'une nue, le tout d'argent; au chef cousu parti : 
de sable au donjon d'or, terrassé de... et sénestré d'une 
colombe (allusion à la paroisse natale du prélat) d'argent, 
et de gueules au lion d'or. 

Devise. — Sub tuum frœsidium(Ant, off. min. B. M. V ). 

Sceau (à cire). — Comme le précédent, devise en plus; légende : Sigillum 
F. Germant abbatis B» M. de Gratta, 




333 



ARMORIAL DES PRELATS 



LEHODEY (Dom Vital, en famille Alcimb-Judb), né à Hambye (Manche) le 
10 décembre 18^7, bénit le i*^ août 189; à Bricquebec. 

Armes. — D'azur à un saint moine d'argent, auréolé d'or, 
agenouillé sur une campagne de sable, portant les lettres 
S. V. d'argent entrelacées (Saint Vital), contemplant une 
croix rayonnante d'or, chargée d*une couronne d'épines 
de sinople, et placée dans le canton sénestre du chef. 

Devise. — In cruce vita. 

Sceau (à cire). — Rond ; écu rond aux armes (les initiales 
ne figurent pas sur la campagne); cartouche avec mitre 
et crosse ; chapeau au dessus ; devise au bas ; légende dans un cercle : 
Sigillum F, Vif a lis abb. mon, B. M. de Gratta. 






NOTRE-DAME DE LA GRACE-DIEU 



Ce monastère, dont la fondation remonte à 1 139, a été restauré en mars 
184% dans la paroisse de Chaux -lès-Passavant (Doubs). Il a été réérigé en 
abbaye en 1846. Cette fille de Sept-Fons avait été transférée de Bellevaux 
(restaurée en 1817, abandonnée par force en 1830, après s'être reformée en 
1834 à Val-Sainte-Marie). 

Armes. — D'azur à la Vierge-Mère d'argent, tenant un 
sceptre d'or de la dextre, sous un édicule gothique du 
même (son arcature centrale dépasse l'écu, suit le mouve- 
ment du cartouche et se termine en chou frisé), à la cam- 
pagne de gueules chargée de 2 bars adossés d'argent (i). 

Sceaux (à l'humide). — Dans un ovale, écu aux armes 
(sans émaux sauf la campagne, Tédicule n'a qu'un arceau); 
deux branches de laurier au bas du cartouche surmonté de 
la mitre, de la crosse et d'une couronne d*épines en cimier ; chapeau; légende : 
« Sigillum conventus Beat, Mar, de Gratia Dei. — Un autre, celui reproduit, 
sans légende. 




X. Voici ce qu'on lit dans VHistoire de r Abbaye par Rochard : « Les armoiries des seigneurs 
de Montfaucon coupaient l'écusson de TAbbé de la Grâce-Dieu. Les armoiries de Montfaucon 
étaient : de gueules à a bars ou truites et or avec a trêcheurs aussi d'or. Celles de la Grâce-Dieu 
étaient s bars adossés en Champagne ; de petit-gris en fasce, et en chef avec la Vierge drapée 
d'azur, debout portant l'Enfant Jésus sur le bras gauche, tenant le sceptre royal de la main 
droite, et les attributs abbatiaux la mitre d'azur à la croix d'or à dextre du chef et la crosse d'or 
à sénestre ». De cette description, peu héraldique, retenons que les armoiries que nous repro- 
duisons ne donnent nullement le tricheur ou double orle, pas plus que la fasce, ou bien cela 
voudrait-il dire le champ de petit'gris ?, qui doit vouloir dire : de vair\ pas plus qu'une mitre 
d'azur. Dans une lettre de Dom Deleschaux, Abbé de la Grâce-Dieu, adressée en 1768 au 
P. Dunand, historiog^raphe franc-comtois, on lit : < Les armoiries de ma maison sont : d'azur au 
soleil resplendissant d'or en chef éclairant des rochers escarpés dt argent, » On dit qu'on changea 
l'effigie de la Vierge en soleil etc. à la date de janvier 1697, cela m'étonne ; ces armoiries au 
soleil, qui rappellent celles de la ville de Dôle, pourraient être celles de la famille de Dom 
Deleschaux. D'autre part V Armoriai général de x6^6 (Reg Bourgogne^ t, 9x3) donne officielle- 
ment â l'abbaye de la Grâce-Dieu : d^or à j fasces de sable, la première chargée de 2 croix recroi' 
tétées d^ argent. 



BiBUOO. — Histoire de Vahbaye ie la Grâce^Dieu, par l'abbé Rochard. 
Besançon, Jacquin, 18^7. 

MICHEL (Dom Benoit, en famille Anatole-Nestor), né le 97 mai 1811 à la 
Chapetle-du-Bois (Doubs), bénit le 34 août i80, décédé le t; novemdre 1870. 
— Il n'avait pas d'armoiries propres et se servait du sceau de l'abbaye. 

RÉGNAULT (Dom Malachie, en famille Nicolas), né i Arelles (Aube) le 
19 août 1805, bénit le 31 mars 1871, décédé le 1" mars 1887. — Comme son 
prédécesseur il n'usait que du sceau de son abbaye. 



LAINE (Dom Laurent, en famille Phil^as-Maximiiien), né à Tignonville 
(Loiret) le 39 mai 1899, bénit le 14 septembre 1887, démis- 
sionnaire en 1890, décédé le 5 novembre 1899. 
Armes. — De gueules au gril de saint Laurent d'argent 

«|||||H (patron religieux du prélat). 
■W Sceau (à cire). — Dans une ellipse : écu aux armes, sur- 

monté simplement de la mitre et de la crosse régulièrement 
tournée ; légende : ^ Sigitlum R. R. Pairis Laurenlti. abbalis. 




CHAUMElL(DomHtLAiRE, en famille Antoine). Le i; octobre 1897 il naquit 
à Riom-ës-Montagne (Cantal) et reçut la bénédiction abba- 
tiale le 14 septembre 1890. Démissionnaire le 3 octobre 1896, 
il fat rappelé à Dieu, à Sept-Fons, le ; septembre 1898. 

Armes. — Coupé : d'azur au Sacré Cœur de gueules rayon- 
nant d'or et croiseté de sable, et de sinople â l'ancre d'ar- 
gent. {Le dessin reproduit, fait comme le précédent par un 
digne P. Trappiste, porte le ligné de pourpre au Heu de sino- 
ple ; le cœur devrait aussi itre dans une vraie gloire d'or). 

Devise. — Infide et ckaritate (i Tbim., iv, la). 



DUPIC (Dom Augustin, en famille Antoine), né à Bellevue d'Ischamps 
(Puy-de-Dôme), bénit abbé de la Grâce-Dieu le ai décem- 
bre 1896. 

Armes. — D'azur à la Vierge noire d'argent sur un 
trône d'or, accompagnée en chef de 3 étoiles du même. 

Devise. — Tuus sum ego (Ps., cxvm, 94). 

Sceaux (à cire et à l'humide). — Dans une ellipse un 
moine agenouillé aux pieds d'un évéque nimbé (saint 
Augustin?); écn aux armes dans la pointe; légende : 
f %i7. R.D. Augusiini abbat. B H (sic) de Gratta Dei O C Re/. 




ARHORIAL DES PRÉLATS 



NOTRE-DAME DE LA GRANDE-TRAPPE 



A Soligny -la-Trappe (Orne), abbaye cistercienne en 1 147, 
restaurée en 181 ^. 

Armes. — D'argent à 3, aliàs 5, chevrons degueule5(i). 
(Armes des anciens comtes du Perche). 




DoM Augustin de Lestbanoe 
DE LESTR.\NGE (Dom Augustin, en famille Loois-Henri). 11 naquit i 



I. VArmoriaî général et Franci de i(,i}(> {Normandie i, 1189) donne â < la communauté dct 
Frèrei de la Cturitc de Soligny > d'argent à lahandi de sinofli chargée d'au lamiel de j pendanti 
d'or; mais il semble qae ces armoiries soient imposéM d'office. 




ABBÉS ^ TRAPPISTES ))^ 

Colombier-le-Vieux (actuellement en Ardèche), le 19 février 17^4, et décéda k 
Lyon le 16 juillet 1827. 11 dirigea l'odyssée des Cisterciens pendant la Révolu- 
tion. Elu abbé de ta Val-Sainte en Suisse le 37 novembre 1794, Dom Augustin 
fut bénit à Lucerne le 8 décembre suivant. Rentré en France, il rétablit, 
en 181% la Grande-Trappe avec la Règle primitive de Citeaux ; il en (ut le pre- 
mier abbé du siècle dernier. 

Armes. — De gueules à 3 lions adossés d'or surmontés d'un léopard d'ar- 
gent. (Elles figurent au bas de son portrait). — Tenants : deux sauvages. 

HERCELIN (Dom Joseph-Marie, en famille Pierre), né à 
Satnt-Congard, en Bretagne, le 38 août 1787, bénit, à Rome 
le 21 septembre 1834, abbé de la Grande-Trappe, où il 
mourut le 13 juillet 18^^. 

.\rmes. — Coupé : d'azur à la croix alaisée ou croisette 
d'argent, et de gueules à la charrue contournée aussi 
d'argent. 

Devise. — Qruci et aratro. 

GRUYER (Dom Timothèe, en famille Pierre), né à Dou- 
nay (Calvados) le 8 mars 1808, bénit à Rome le 18 no- 
vembre 1855, décédé le 17 novembre 1880. 

Armes. — Parti : d'argent ï. 3 barres de gueules (en 
réalité s demi-chevrons, le parti étant ici la moitié des 
armoiries de l'abbaye), et d'azur à la Vierge-Mère d'argent. 

SALASC. — Voir Sainte-Marie du Désert. 

NOTRE-DAME D'IGNY 

Monastère dans la paroisse d'Arcis-le-Ponsart (Marne) 
fondé en 1137 par saint Bernard, restauré ea 187;, érigé 
. en abbaye le 38 août 1886. 

Armes. — D'azur semé de Seurdelys d'or^ à la lettre I de 
sable. 

MARRE (S. G. Dom Augustin). 11 naquit à Glassac (Aveyron) le 16 novem- 
bre 185^ et fut bénit premier abbé de la Trappe d'Igny le 
38 octobre 1886, puis, à Rome le 19 août 1900, il reçut la 
consécration épiscopale avec le titre d'évêque titulaire de 
Constance. Elu, le 8 octobre 1904, supérieur général des 
Cisterciens réformés, il est devenu, de ce fait, abbé de 
Citeaux, mais il conserve néanmoins le titre d'abbé d'Igny. 

Armes. — Parti : au 1 de l'Ordre des Cisterciens réfor- 
més ; au a d'azur à ^ abeilles d'or. •-■■ 



))6 ARMORIAL DBS PRELATS 

Devise. — Prodesse magts qvam prœesse. 

Sceaux. — Nous reproduisons celui à relief, n'ayant pu nous procurer des 
empreintes des autres. On remarquera la crosse abbatiale à dextre et celle 
épiscopale à sénestre. 



NOTRE-DAME DE MELLERAY 

Monastère fondé en 1143 et restauré le 34 juillet, aliàs 7 août, 1817. Il est 
dans la paroisse de la Meilleraie-de-Bretagne (Loire-Inférieure), aussi ortho- 
graphie-t-on souvent son nom de cette seconde façon. 

Armes. — D'azur à la ruche d'argent accompagnée en pointe de 3 abeilles 
du même s et 1, avec souvent en i"' parti : d'hermine plain. (Voir ci-dessous 
aux armes de Dom Antoine Bernard). 

Sceau (à cire). — Dans un ovale, un moine (saint Bernard probablement) ; 
légende : Sig, mon, B. Mariœ de Melleario. — On se sert aussi du sceau fait 
pour Dom Antoine Bernard. 

SAULNIER DE BEAUREGARD (Dom Antoine I, en famille AnnbNicolas- 
Charles). Né le 20 août 1764 à Joigny il fut conseiller clerc au parlement de 
Paris et chanoine de Sens. En 18 14 Dom Antoine fut bénit abbé de la Trappe de 
la Sainte-Trinité de N.-D. de la Trappe de Lulwoorth (Angleterre), puis il fut 
le restaurateur de celle de Melleray en 1817, où Dieu le rappela à lui le 6 jan- 
vier 1839. — Je n'ai pu me procurer ses armoiries de famijle, car il ne prit pas 
d'armes « comme lui paraissant contraire à la simplicité religieuse..., il se 
servait du cachet de la communauté», est-il dit dans sa vie. Son cachet, 
retrouvé à notre instigation sur une pièce unique, à la Grande-Trappe (maison- 
mère de l'Observance avant le rachat de Citeaux), est celui au moine ci-dessus ; 
la matrice en est perdue. 

BiOG. — Vie du R. P. Antoine^ abbé de la Trappe de la (sic) Melleray^ rédigée 
par deux de ses amis. Paris, 1840. 



MAULOUIN (Dom Maxime, en famille Jean-Joseph), né à 
Machecoul (Loire-Inférieure) en 1801, décédé le 8 octobre 
18^3, à N.-D. de Melleray dont il avait été bénit abbé le 
2^ mai 1839. f 

Armes. — Parti : d'hermine plain et d'azurà la ruche etc., 
qui est de l'abbaye (allusion au nom du monastère). 



BERNARD (Dom Antoine II, en famille Félix), né à Nantes en 1803, bénit 
le 35 janvier 1853, décédé le 99 mai 1875. — Même écusson que son prédé- 
cesseur. 

VACHETTE (Dom Eugène, en famille Henri), né à QjuérflQvillers (Oise) le 
4 mai 18^1, bénit abbé de Melleray le 2; septembre 187;. 



• • ■ ■ 



ABBés — TRAPPISTES 337 

ARMES. — D'azur à un saint Joseph d'argent accosté des lettres S. J. du 
même. 

Sceau (à cire). — Ovale ; écu aux armes ; crosse ; mitre ; légende : Sig, 
F. Eugenii abb, mon. B. M, de Melleario. 



NOTRE-DAME DES NEIGES 

Cette fille d'Aiguebelle a été fondée dans la paroisse de Saint-Laurent- 
les-Bains (Ardèche), du 5 au 28 août 1850. Prieuré le 13 septembre, aliàs 
décembre, 185a, elle fut érigée en abbaye le 3 mars 1874. 

â^i^ Armes. — D'azur à la Vierge de la Médaille-miraculeuse 

V#l d'argent. 

:- : y.^«L^v^l Devises. — NoH HtHebit domut suœ à frigoribus nivis. 

^4KB - I (Prov., XXXI, 21). — Ora pro nobis^ Maria^ sine labe concepta. 

VSa^^» / Sceaux. — 1° Celui que nous reproduisons ; il y a en 

^9^^S^ sus la I" devise au dessous; on remarquera que l'écu 

\^jf aux armes est dans un autre écu, fort joli mais peu 

héraldique et surmonté d'une étoile rayonnante. — a® Sceau, 
à relief; forme elliptique; écu aux armes où la Vierge est une Immacu- 
lée Conception entourée de 13 étoiles en orle avec des montagnes à ses 
pieds ; i'^ devise dans une banderole au bas ; crosse ; mitre ; au dessus 
le monogramme de Marie ; légende en lettres gothiques : -J- SigilL convent, 
B, Marice ad nives, — y et 4®. Forment un même sceau à l'humide, mais de 
taille différente ; ovale presque rond ; écu aux armes décrites, posé sur des 
montagnes et un arbre; étoile rayonnante sur l'écu; 1" devise sans banderole 
en 2 lignes au dessus ; légende dans un double cercle : Sigillum etc. nives de 
Trappa Ord. Cist. {Ardèche), — 5° Sceau à l'humide ; elliptique ; écu aux 
armes dans un écu comme celui reproduit, mais entouré de la i'« devise sans 
banderole ; légende en lettres gothiques : Sigillum etc. — 6° Dans un ovale 
presque rond la Vierge de la Médaille-miraculeuse sur une demi-sphère ; 
devise à droite et à gauche ; légende : Monasierium B. M, de Trappa ad nives 
ord, cist. {Ardèche), 

MARTHOUD (Dom Marie-Polycarpe, en famille Henri-Louis). Le 5 avril 
1827 il naquit à Lyon ; élu premier abbé de N.-D. des Neiges le 16 juin 1874, 
il fut bénit le 15 août suivant. Dom Polycarpe donna sa démission en 1883 
pour fonder en Syrie la Trappe de N.-D. du Sacré-Cœur à Akbès, où il mou- 
rut le 25 octobre 1895. 

Armes. — D'azur à la Vierge du Sacré Cœur d'argent dans. une grande 
auréole elliptique d'or. — Cet écusson a de Tanalogie avec celui de Mgr Mar- 
chai, évéque de Belley, donné ci-avant, sauf qu'ici la sainte Vierge a le cœur 
sur sa poitrine et TEnfant-Jésus à ses pieds, ce qui a été interdit depuis, comme 
nous l'avons dit plus haut à propos des Missionnaires d'Issoudun. 

ARMORIAL DES PHÉLATS "^ S3 



3^8 



ARMORIAL DES PRELATS 



Devise. ^ Dextera tua suscepii me, 

BiOG. — Notice sur Dont Polycarpe Marihoud^ par TabbéRcydon. Nîmes, 1897. 

MARTIN (Dom Martin, en famille Casimir), né à Saint-Julien-de-Cassagnas 

(Gard) le 14 décembre 1856, élu abbé de N.-D. des Neiges 
le 27 octobre 1887. 

Armes. — Coupé : d'azur au livre d'or (la Règle des fils 
de saint Benoit)^ et d'argent au cœur de gueules. 

Devise. — Amator regulœ et fratrum , 

Sceau (à cire). — Dans une circonférence, un Abbé 
agenouillé devant la sainte Vierge, posée sur un rocher à 
dextre; légende : Sig : R l.D : Martini : abb : // : 
M :ad : nives \ 0\ C ; ref { 




NOTRE-DAME DU PORT-DUSALUT 

Abbaye, fille de Darfeld, fondée le ai février 181; dans la paroisse d'En- 
trammes (Mayenne)^ érigée en abbaye le 10 décem- 
bre 1816. 



y>S^^"' 




Armes. — D'azur à la mer d'argent en pointe chargée 
d'un navire de sable, gréé d'argent, voguant vers un 
promontoire de sable mouvant du flanc dextre et 
chargé d'un phare d'argent, dont les rayons lumi- 
neux dardent sur le navire, de même que ceux d'une 
étoile d'argent, placée au lieu d'honneur. — Croix 
trèfiée en cimier. 

Sceau (à reliet). — Dans un ovale la Vierge-Mère 
sur une barre entre 2 branches de lis en rinceau; 
légende dans un cercle perlé : N.-D. de la Trappe du 
Port du Salut. Diocèse de Laval. 



LE BÈGUE DE GIRMONT (Jean-François-Bernard), né à Mirecourt le 
fl6 juin 1758, élu abbé du Port-du-Salut le 2 août 1816, démissionnaire le 
6 mai 1830 et décédé en 1834, le 22 juin, au Port-du-Salut. 

Armes. — D'azur à l'ombre (poisson) d'argent. — Il n'usait guère que du 
sceau de l'abbaye. 

COUTURIER (Dom François-d' Assise), né à Dijon le 28 juin 1798, élu abbé 
le 7 mai 1830, bénit au Mans le 6 mai 1831, rappelé à Dieu le 19 juin 18^4 
dans son abbaye. 

Sceau. — Il n'avait pas pris d'armoiries. Son sceau à cire (petit et rond) 
représente un M surmonté d'une couronne fleuronnée, traversé d'une barre 
horizontale, aux extrémités de laquelle il y a deux ornements (mitre ?) avec 
2 palmettes par dessous. 




ABBÉS — TRAPPISTES 3^9 

DUFOUR (Dom Bernardin, en famille Jacques-Ursin), né à Bourges le 
39 décembre 1804, bénît abbé du Port-du-Salut, le S juillet 18^4, en ce lieu, où 
il mourut le s juillet 18^9. Il ne se servait que du sceau de l'abbaye. 

LE BAILLIF(Dom Joachim). Né à Blaison (Maine-et-Loire) le 18 janvier 1804, 
il fut élu le ^ août (il refusa) puis le 7 novembre 18^9. Démissionnaire 
le )i août 1865, il s'éteignit dans le Seigneur au Port-du-Salut le a janvier 1866. 
Lui, non plus, n'avait pas d'armojries propres ; celtes du monastère lui en 
tenaient lieu. 

VANDENBROUC(iUE(DomHENBi), né à Borbourg(Nord) le a? avril i8a6, 
f^ décédé à Grotta-Ferrata, près de Rome, au commence- 

' "' ment d'août 1904 ayant résigné, le 14 février 1881, sa 

charge d'abbé du Port-du-Salut, à laquelle il avait été 
appelé en 186^, le 4 septembre (bénédiction, le 38 octobre). 
Armes. — D'azur au cœur d'argent duquel sort une 
croix du même, posée en barre. 
Devise. ^ Aman et pati. 

BACHELET (Dom Eugène). — Voir Bonne-Espérance de la Double, dont il est 
toujours le Père immédiat. 



N. D. DE SAINT-LIE U-SEPT-FONS 

Abbaye de la paroisse de Dieu (Allier) fondée le 37 avril 1133, rétablie en 
octobre 184% par transfert de la communauté du Gard. 

Armes. — Ecartelé : aux 1 et 4 d'or au lion de gueules, 
à l'orle aux ^ coquilles d'azur, qui est de Bourbon 
ancien (1); aux a et 3 d'azur à 3 ileurdelys d'or qui est 
de Bourbon actuel.— D'argent aux SS. Coeurs de... 
dans une demi-gloire de..., avec la devise au dessous 
dans une banderole; au chef d'azur chargé du mot pax 
d'argent en lettrés antiques. « Ce blason, m'écrit-on de 

Sept-Fons, date de deux ans à peine \ il a été inventé de toutes pièces et n'a 
rien de commun avec les armoiries du monastère. > 

Devise. — Ausculta /ili (?tov., iv, ao et Reg. S. Bened. Prol.). 

Sceau (à relief), — Ecu aux armes (il semble que l'or soit figuré par des 
diagonales); ornements comme le dessin donné ; légende : Abbaye de Sept- 
Fons (Allier). 



itcsilou de Scpt-Fons, que iloiiï reproduisons, donne UU 
:, UD lion contonrné. Nous appelons de nouveau respec- 
de dessiner des blasons religieux sur l'intérêt qu'ils ont 
I, pour éviter d«s erreurs. L> Jimpllcitâ monastique doit 



340 ARHORIAL DES PRÉLATS 

BiBLiOG. — Elude historique sur l'abbaye de Sepl-Fons. Moulios, 1873. 
LAPIERRE (Dom Stanislas). — Voir Gard. 



DE DURAT (Dom Jea», en famille Marie- 
François-Sébastien-Jehan), né le i" août 1839 
au château de LudeJre (Allier), bénit abbé de 
Sept-Fons le 3 décembre 1S65, retourné au 
Seigneurie 10 décembre i88(. 

Armes et Sceau. — Echiqueté d'or et d'azur. 
— On remarquera la petite croix de Malte en 
cimier. — Donnant le sceau, inutile de le dé- 



Devise . — Fats ce que dois. 

GUÉNAT (Dom Jérôme, en famille Charles-François). Né le 6 janvier 1836 
il Villiers (Rhône), il fut bénit abbé titulaire de. . . en 1874. Etant à Rome pro- 
cureur général de sa congrégation (Observance de l'abbé de Rancé), il fut élu 
abbé de Sept-Fons le 18 janvier 1883 ; démissionnaire le 15 septembre 1887, il 
décéda le 14 novembre 1S98. — On n'a pas trouvé trace qu'il eut des armoiries, 

WYART (Dom Sébastien). — Voir Sainle-Marie du Mont. 

CHAUTARD (Dom Jean-Baptiste). — Voir Chambarand. 




SAINTE-MARIE DU DÉSERT 

Cette maison, fille d'Aiguebelle.lut fondée à Bellegarde-Saint#-Marie(Haute- 
Garonne) en 185» ; d'abord grange puis prieuré en 1855, elle fut érigée en 
abbaye le 1^ février 1861. 

Armes. — D'azur à la sainte Vierge soutenant l'Enfant Jésus debout sur un 
globe, posé sur un roc, mouvant du bord dextre de la pointe, le tout d'argent. 

Devise. — Ponant in deserto viam (Isaï,, xini, 19). 

Sceau. — Ovale presque rond ; écu aux armes au centre, surmonté d'une 
couronne d'épines; devise au-dessus ; au bas un portique d'église rayonnant 
posé sur le haut d'une colline, qui s'incline vers la partie inférieure avec un 
chemin descendant du portique vers une croix placée sur le côté opposé 
(dextre) ; légende inscrite tout autour : Sigilltim coitventus de Trappa S' Maria 
de Deserto Ord. Cist. 

DAVERAT (Dom Marie), né à Gamardes (Landes) le 8 septembre 1807, 
bénit le 26 mai 1861, décédé le 3 juin 1867. 
Armes. — D'azur à l'étoiie d'argent. 



ABBI^S — TRAPPISTES 



341 



SALASC (Dom Etienne, en famille Auguste), né à Bédarrieux (Hérault) le 
a février 1836, bénit abbé de S. Marie-du-Désert le 13 novembre 1867, trans- 
féré à l'abbaye de la Grande-Trappe le 6 août i88i . 

Le successeur de Dom Etienne dans la stalle abbatiale de Sainte-Marie du 

Désert est un Espagnol, Dom Candide Albalat-y- 
Puigcerver, né à Jativa (Espagne) le 3 octobre 1854, 
bénit le 28 octobre 1881. Ses armoiries sont : coupé : 
de gueules à la croix irïflée d'or^ et d'azur au mouton 
d^argent; avec la devise suivante, tirée de TEcclé- 
siaste, xlv, "4 : in fide et lenitale. 

Armes. — i® Comme Abbé du Désert : d'azur à 
2 montagnes accolées en fasce (montagnes de la 
myrrhe et de Tencens), à Tétoile rayonnante des 
Mages au lieu d'honneur et à la couronne d'épines 
en pointe, le tout d'argent. — 2^ Comme Abbé de la Grande-Trappe : parti : 
d'argent à 2 barres (en réalité 2 demi-chevrons, voir l'explication à Grande- . 
Trappe), et d'azur aux montagnes de la myrrhe et de l'encens d'argent, sur- 
montées de l'étoile rayonnante du même ; à la campagne de gueules chargée 
d'une couronne d'épines de sable. 

Devise. — Illuminansa montibus œterni.\ (Ps,y lxxv, 5). 
Sceau. — Nous le reproduisons. 




SAINTE-MARIE DU MONT 

Cette abbaye est sise près de Godewaersvelde (Nord) et est connue égale- 
ment sous le nom de Montdékats ou Mont-des-Cats ou Caites, Elle fut fondée 
en 1826 et a dû se dissoudre en 1903 (i) ; l'érection en abbaye de cette fille du 
Gard est de 1874. 

Armes. — D'azur au mont de 3 coupeaux d'argent mouvant de la pointe, 
surmonté d'une gloire d'or chargée d'un M antique de 
sable. — Un scel à impression de l'abbaye donne dans 
un cartouche (surmonté des attributs : mitre, crosse, cou- 
ronne d'épines, chapeau avec, au-dessous, 2 branches 
d'olivier), un écu sans émaux, où Ton voit dans le bas 
une colline surmontée à sénestre d'un monastère^ puis le 
monogramme complet de la Vierge dans la gloire. 

Devise. — Sicut aurora consurgens, 

BiBLioG. — Abbaj^e de Sainte-Marie-du-Mont. Châteauroux, Majesté, 1898. 




i. En 1903 le Gouvernement n'a pas proposé d'agréer les demandes d'autorisation formulées 
par les abbés des Trappes de Chambarand, Fontgombaud, Igny, S. -M. du Mont ; aussi, plusieurs 
se sont-elles transportées ailleurs sans attendre qu'il fut statué sur leur sort. 



54* 

LACAES (Dom DoHtNtauE, en famille 
DoMiH[a.uE-DENi5), né à Cassel (Nord) le 
10 septembre 1814, bénit abbé deS. Ma- 
rie-du-Mont le i*'juin 1848 à Godewaers- 
velde, décédé le 5 janvier 1883. 

Armes. — D'argent au Christ de car- 
nation vêtu de... portant sa croix de 
sable, marchant sur une plaine de sino- 
ple. — Cimier : couronne d'épines. 

Devise. — TolU crticem luam et uquere 
Jesum (Math., xvi, 24). 

WYART (Dom Sébastien, en famille Tméophile-Louis-Henri). Il naquit à 
Bouchain (Nord) le 13 octobre 1839 ** fut bénit abbé de S. Marie-du-Mont 
le a8 août 1883. Il était Abbé de Sept-Fons, depuis le 
28 octobre 1887, lorsqu'il fut nommé Général de l'Ordre 
des Cisterciens réformés, le 11 octobre 1893. Dom 
Sébastien fut abbé de Citeaux le 9 février 1899 et 
décéda, le 18 août 1904, à Rome', où il avait été zouave 
pontifical. Il était chevalier de la Légion d'honneur. 
Armes. — D'argent au Sacré Cœur de gueules 
enflammé du premier avec croisette de sable. (Le Sacré Cœur fut l'emblème 
des zouaves pontificaux pendant la guerre de 1870). — Cimier : couronne 
d'épines. 

Devise. — Trakt nos 

PARENT (Dom Jérôme, en iamille Alfred- 
Auouste- Eugène), né à Wavrîn (Nord) le 1 1 fé- 
vrier 1849, bénit le 6 août 1889, décédé dans 
son abbaye le aa janvier 1906. 

Armesc — De sable à la croix d'argent char- 
gée en cœur d'un Sacré Cœur de gueules, 
entouré d'une couronne d'épines de sinople 
brochant sur les cantons (i). 

Divise. — Dirige me et doce n 



a Abbés de 5. Marie du Mont i l'amabilité «t i Tbabilité 
ftte occasion pour redire ma reconnaissance ^ toutes Us 
it répondu i mes demacidei et ont facilité mon travail en 




ABBâS — TRAPPISTES 



NOTRE-DAME DE STAOUELI 



Cette abbaye, proche d'Alger, fut fondée le ao août 184^ et érigée en abbaye 
le 9 janvier 1846 ; c'est une filiale d'Aiguebelle. La communauté s'est transpor- 
tée en 1904 à Muguzzano (Italie). 

Armes. — Parti : de... à une petite croix sur une terrasse de..., abritée d'un 
palmier de . .. (On suppose le champ d'argent, la terrasse et le palmier de sino- 
ple et la croix de sable; c'est à peu près les armoiries de l'arcbevéché d'Alger); 
et de... (azur?) à la Vierge de la Médaille-miraculeuse (d'argent?) sur un crois- 
sant versé (souvenir de la maison-mère d'Aiguebelle). 

Devise. — Posuerunt me cusioâem (Cant., i, 5). 

Sceau (timbre humide). — Rond; écu aux armes sans émaux ; ai ornements 
ni attributs sauf 9 étoiles en cimier ; grande couronne d'épines autour de l'écu ; 
légende : f Sigillum convenfUs B. M. de Trappa E Staoueli or. cist. 

DE MARTRIN-DONOS (Dom François-Régis, en famille Jean-Léon). Né à 
Valence, aîiàs à Donos (Tarn), le 13, aliàs 18, octobre 1808, il fut le premier 
abbé et le fondateur de la Trappe de Staoueli ; son élection est du s8 octobre 
et sa bénédiction du 38 décembre 1846, En 1855 Dom 
Régis démissionna pour être procureur général de son 
Observance, et en 1857 de tout l'Ordre, à Rome. Décédé 
à Montbeton (Tarn-et-Garonne) le 13 mai 1880, il fut 
inhumé à Staoueli le a juin suivant. 11 avait reçu la Légion 
d'honneur le 16 août 18^3. 

Armes. — Ecartelé : d'or à l'aigle couronnée de gueules, 
qui est de Martrin, et de gueules à 3 fasces d'argent, qui 
est de Donos ; sur le tout, d'azur au moine(sa]nt Bernard) d'argent naissant de 
la pointe, tenant en mains une croix de sable posée en barre. 

Devise. — Fasdculus myrrhe dihcius meus mihi (Cant., i, is). 

Sceau. — Armes etc. ; légende : Fr. Régis procurator generalis de Trappa 
Ordinis dit, 

Bioo. — Vie de D. Fr. Régis, par l'abbé Bersaoge. A... 1885. 

CHARIGNON (Dom Marie-Augustin, en famille Joseph- 
Alphonse- Flavien), né à Peyrus (Drôme) le 21 février 1818, 
bénit le a6 décembre 1856, décédé le 39 septembre 1893 à 
' Staoueli. 

Armes. — D'azur au dextrochère de carnation, à la 
manche de bure et tenant un cœur enflammé d'or. 

Devise. — Ubi amatur non laboraiur. 

MARTIN (Dom Louis-de-Gokzague, en famille Cyprien), né à Saint-Julîen-de- 
Cassagnas (Gard) le 15 octobre 1854, nommé abbé le 9 octobre 1893, décédé. 



^44 ABMORIAL DES PRÉLATS 

1*3 décembre 1899, à la Trappe du Sacré-Cœur d'A^bès (Syrie), dont il était 
cofondateur. ^ 

Armes. — Coupé : d'azur à l'agneau d'argent et d'or à la couronne d'épines 
de gueules. 

Devise. — Plus amari quant timeri. 

ANDRÉ (Dom Louis-de-Gonzague II, en famille Louis-François), né à AUan 
(Drôme) le 37 juillet 1854, bénit le 5 février 1900 à 
Staouëli, démissionnaire en 190^. 

Armes. — D'azur au sautoir d'or (Jet croix de saint 
André), accompagné en chef d'une étoile, adextré d'un 
M et sénestré d'un A le tout d'aïgent, àla nacelle du même 
sur une mer de sinople en campagne. 

Devise. — Respicesteîlam. 

Sceau (à l'humide). — Dans une ellipse, Kécu aux armes 
(la nacelle a, une voile) posé sur une crosse et surmonté de la mitre; chapeau 
- au dessus ; devise au bas ; légende ; \ Sigil. f. Aioysii II abbalis IV B. M. 
de Siaoueli O. C. R. — Il y a un sceau à cire identique. 




NOTRE-DAME DE THYMADEUC 

D'adord prieuré, dans la paroisse de Bréhan-Loudéac (Morbihan), le 35 juil- 
let 1841, ce monastère fut érigé en abbaye le i) juillet 1847 ; c'est une fille 
de la Grande-Trappe. 

Armes, — Parti : de... à 3 étoiles de... à la croix de 
calvaire de... en cœur, et de... à la Vierge-Mère de...; au 
chef sur le tout de... à 3 mouchetures d'hermine. « Nous 
n'avons rien qui fixe les couleurs, m'écrit-on de cette 
Trappe, ont-elles même jamais été fixées ? » Or, il me 
semble voir le champ du premier parti gueules et celui du 
second, a^ur sur le cachet de cire ; en ce cas la croix 
serait d'or, les étoiles d'argent et la Vierge aussi; le chef 
est naturellement d'argent avec les mouchetures de sable. 
Devise. — In arduis amor. 

Sceaux. ^ 1* A relief. Dans un ovale : écu aux armes dans un cartouche 
allongé ; la crosse et la mitre débordent sur les glands du chapeau ; légende : 
Notre Dame de Tkymadeuc de l'Ordre de Cîieaux; cet ovale est inscrit dans un 
ovale beaucoup plus grand, où une banderole s'enlace dans une grande cou- 
ronne d'épines et porte, dans le haut, la devise. — 3° A cire : plus petit mais 
identique ; une simple étoile au commencement de la légende, lorsque l'autre 
a une croix entre 4 étoiles. 

DUGUÉ (Dom Bernard, en famille Claude), né à Aigle (Orne) le i" janvier 



ABBÉS — TRAPPISTES 



345 



1799, fondateur du monastère de Thymadeuc dont il fut bénit abbé, le 28 no- 
vembre 1847, à Vannes. Dieu le rappela à lui le 15 octobre 1S59, à Thymadeuc. 

Armes et Devise. 7— Il ne porta qu'un emblème : une couronne d'épines, 
entourée de ces trois mots : In ardnis amor. 

MOREL (Dom Cyprien, en famille François), né à Saint-Martin-de-Chaulieu 
(Manche) le 27 avril 1814, bénit le 6 janvier 1860, décédé le 24 décembre 1887 
à Thymadeuc. 

Armes et Devise. — Un simple emblème : cœur percé d'une flèche avec ces 
mots : De part en pari. Puis ces armoiries-ci : celles de l'abbaye, mais sans les 
étoiles ni le chef hermine. 

Sceau (à cire). — Ecu aux armes sans émaux, dans un rond; pas de devise ; 
couronne d'épines en cimier; légende : F. Cyprianus abbas de Thymadeuc. 




• • é 




CHEVALIER (Dom Bernard II, en famille François), né 
à Casson (Côtes-du-Nord) le 4 août 1850, bénit le 
16 juin 1888. 

Armes. — Tiercé en fasce : d'azur à la croix pâtée d'or ; 
d hermine à la charrue de sable, surmontée de 3 étoiles de 
gueules en fasce ; de sinople à 3 besans d'argent 2 et i • 

• Devises. — Cruce et arairo. 



r 

Abbés Français de Trappes Etrangères 

BERGER (Dom Benoit, en famille Pierre-Marie). Il naquit à Moutoir (Loire- 
Inférieure) le 8 juin 1820, fut élu abbé de N.-D. de Gethsemany (Etats-Unis) (i), 
le 19 avril 1861, et bénit le 9 mai suivant à New-Haven. Ayant résigné ses 
fonctions le 2 septembre 1889, il s'endormit dans le seigneurie 13 août 1890. 
— Armoiries inconnues. 

BINAUT (Dom Ignace), né à Merville (Nord) le 14 octobre 18^8, bénit abbé 
des Catacombes de Saint-Calixte (2) le 19 avril 1891, décédé à S. Calixte le 
39 mars 1903 ; il avait été officier. 



X. Gethsemany ou GethsemaDi, appelé aussi Gethsemane, est près de New-Haven dans le Kea- 
tucky ; la fondation de cette fille de Melleray est de 1848 et l'érection en abbaye^ du m juil- 
let 18^0. 

3. Cette abbaye est dans la banlieue de Rome. Ses armes sont : Ecarieîi d'azur à la corbeille 
remplie de pains et soutenue par i poisson contournéy le tout d'argent {souvenir < des temps anciens 
où la loi de Varcanum était en vigueur et où la foi était contrainte de se cacher dans dis symbo- 
les » Annuaire pontifical, 1899, p. 284), et d^or au chrismon de gueules. 



346 



ARMORIAL DES PRELATS 




Armbs. — Coupé : au i d'argent au Sacré Cœur de 
gueules rayonnant d'or ; au 3, parti d'azur au Saint 
Cœur d'or (il a été dessiné d'argent diaprés un dessin^ 
peu exact de /'Annuaire pontifical de i89(j)^ et de 
gueules au lis de jardin d'argent, tigd et feuille de 
de sinople. 

Devise. — Suh tuum prcesidium. 



CHAIX-BOURBON (Dom Edouard). Né à la Mure (Isère) en 1833, il décéda 
le 16 juillet 1901 chez les Trappistines de N.-D. des Gardes (Maine-et-Loire), 
dont il était aumônier. Elu abbé de N.-D. de Gethsemani (Etats-Unis) le 
9 mai 1890 il fut bénit par Mgr Mac Kloskey le 27 septembre. Dom Edouard 
avait démissionné le 28 décembre 189^. 

Armes. — De gueules au calice d'or. 

Devise. — Fiat voluntas tua fMath., vi, 10). 

EPALLE (Dom Jean-Baptiste), né à Marlhes (Loire) le 20 mai 1848, bénit à 
Reichenburg (Autriche), le 27 septembre 1891, abbé de la Trappe de N.-D. de 
la Délivrance (i). , 

Armes. — D'azur à un saint Jean-Baptiste d'argent surmonté d'un soleil du 
même. 

Devise. — Ecce Agnus Dei (Joan., i, 36). 

Sceau (à l'humide). — Elliptique ; ogives amorcées à l'intérieur ; écu aux 
armes ; mitre ; crosse ; chapeau ; devise au bas ; légende : •}• Sigillum F. Joan- 
nis Baptistœ abbatis B. Mariœ ^ a Liberatione Ordinis Cisterciensis. 

FAVRE (Dom Marie-Bernard, en famille Laurent), né à Thoissey (Ain) le 
17 août 1854, bénit abbé de N.-D. de la Consolation près de Pékin (Chine) 
le..., où il décéda le 5 juillet 1900. — Armoiries inconnues. 

Devise. — Ut in omnibus glorificetur Deus, 

GINABAT (Dom Ange, en famille André), né à Sem (Ariège) 
le 30 novembre 1842, bénit abbé de San-Isidro (Espagne) (2) le 
25 avril 1900. 

Armes. — D'azur à Vange d'argent tenant un livre d'or. — 
Cimier : couronne d'épines. 
Devise — Amator regulœ et fratrum. 

. OBRECHT (Dom Marie-Edmund, né à Stotzheim (Alsace) en 1853, bénit, 




I . Ce monastère autrichien, dont le nom est AbUi Maria Erlosungy à Reichenburg-unter- 
Steiermark, a été fondé en 1881 et érigé en abbaye en 1891. 

a. Cette abbaye ne porte pas le nom de Notre-Dame, mais celui de ; Monasterio de San Jsidro , 
elle est près de Venta-de-Banos, province de Palencia. 



ABBJS TRAPPISTES 347 

le 38 octobre 1898, à Gethsemani abbé de ce moDastère américain (Etats- 
Unis), par Mgr Mac-Kloskey, évêque de Louisville. 

Arkgs. — Ecartelé : d'argent à Jésus de carnation vêtu 
de blanc, au jardin de Getbsemani de sinople avec un 
calice d'or dans une gloire au canton sénestre du chef ; au 
3 d'azur (?) à l'Immaculée Conception d'argent ; au } d'ar- 
gent au monogramme de Jésus de sable ; au 4 de sinople 
h la fleurdelys d'argent. 

Devise. — Christus miki lux. Maria mihi dux. 

Sceau. — Ovale ; écu aux armes ; devise en dessous ; légende : Sieitlum 
F. M. Edmundi, O. C. H., abbalis B. M. de Gethsemani. 



OGER (Dom Mark-Antoine, en famille Pierre), né à la Jumelière (Maine- 
et-Loire) le 17 janvier 18^3, bénit, dans la cathédrale de 
de Montréal (Canada) abbé de N .-D. du Lac (Id.) (i). 

Armes. — Parti : au 1 de sinople à la gerbe d'argent sur- 
montée d'une croix de calvaire de bois au naturel, à la 
colline de sable, mouvant en pointe du tlanc dextre' de 
l'écu ; au 3 d'azur à la Vierge-Mère d'or, assise sur une. 
nuée d'argent, la main tendue vers un rocher d'or mouvant 
du flanc dextre et duquel jaillit une source d'argent, for- 
mant en pointe, une rivière du même, qui est de N.-D. du Lac. 
Devise. — In sudore ei paiieniia. 

Sceau (à l'humide). — Simple écu aux armes dans un ovale, surmonté de la 
mitre, de la crosse et du chapeau ; devise au bas. 

PROUST (Dom Eotrope). Né Is 33 mai 1804 à Vairé (Vendée), il fonda 
N.-D. de Gethsemani aux Etats-Unis, en fut élu abbé, le 14 avril 1851, et fut 
bénit, le 36 octobre suivant, à Bardstown par Mgr Spalding, évêque de Louis- 
ville. Ayant résigné sa charge en 18^9, Dom Eutrope fut nommé en 1868, 
supérieur de la Trappe des Trois-Fontaioes, près de Rome, où il rendit son 
âme à Dieu le 17 septembre 1874. — Ses armoiries sont inconnues dans ses deux 
abbayes. 

RAYNAUD (Dom Joachim). Il naquit à Lévens (Alpes-Maritimes) le 13 jan- 
vier 1838, devint Français en 1860. Nommé prieur de Bonnecombe le 4 mars 
1877, il se vit appelé par Pie IX, le 5 août suivant, à l'abbaye de Casamari, en 



I. Cette abbijre foadie en iSSi, érigée en 1891, porte aussi le nom de r ia Lm aux 
Deux-MeHiagHCS ; elle est tituée pris de Montréal. Le sceau (à l'hamide) de l'abbaye reproduit le 
parti de l'écussan ci.des>u>, sauf qae les émaux ne sont pas ladiqnéi et que la source jaillit en 
jet d'eau. L'écu n'est tommé que da chapeau ; au bas, ta derise : Parmi foni ernit in fitnÎMm 
(Esther, XI, 10) ; légende : f B». Ma. 4* Lacu ad dues mmln. Ord. Cisiirc. 



54^ ARMORIAI DES PRELATS 

Italie, pour y introduire la réforme et il en fut béuît abbé, 
quelques semaines après, à Rome en l'église Sainte-Cioix. 
Léon XIII le mit a la tête de l'abbaye des Trois-Fontaines 
{Abl'aiia di S. Paoto-alle-7 re-Fontane) près de Rome, dont 
il fut nommé abbé le i^ juin ië86. Dom Joachîm avait été 
élu, le 1^ juillet iS8a, abbé d'AiguebelIe, mais Léon XIII 
n'accepta pas ; c'est cependant dans cette abbaye qu'il fut 
rappelé au Seigneur le lo août 1889. 

Armes. — Parti : au i d'azuT aux clefs de saint Pierre d'argent en sautoir i 
la crosse abbatiale (volute à dextre) d'or brochant \ au 3 d'or à la branche d'oli- 
vier de sinople. 

§ yil. PrémoDtréB 

Cet ordre de chanoines régttïiers fut fondé en 11 70 par saint Norbert, à Pré- 
montré au diocèse de Laon, avec la règle âe saint Augustin. Le Révéren,iissime 
{titre qu'on donne aussi aux Abbés bénédictins avec celui de Dom, alors que les 
Prémontrés ne prennent pas ce dernier) P. Edmond Boulbon restaura l'ordre (i) 
en France en iSj8, avec les statuts primitifs et le nom de Primitive Observance, 
à Saint-Michel de Frigolet. L'année suivante les Prémontrés 
belges de la Circarie de Brabant introduisirent en Norman- 
die T observance de 1630. Léon XIII a fait la fusion des deux 
branches le 38 aoiît i8ç6, avec Inobservance des Statuts de 
16^0. Le nom officiel des Prémontrés, appelés il y a vingt 
ans : de la Congrégalion de France, est actuellement: 
Ordre sacré de Prémontré, 
Depuis l'expulsion de 190} (Frigolet a été vendu aux enchères par le liquida- 
teur le 8 décembre igo^) les Prémontrés sont en Belgique, dans l'abbaye de Leffe 
près de Dinant. 

La restauration de l'Ordre en Normandie par les Prémontrés belges a eu lieu, 
en i8sç, dans l'abbaye de Mondaje {Calvados), qui avait appartenu à l'Ordre 
de 1202 à la Révolution, mais son premier Abbé bénit en i8jy, le Rêvé' 
rendissime P.Joseph Willekens, étant Belge je n'ai pas à en parler. 

Armes (a). — £ya^ur semé de fleurdelys d'or, AÏiis d'argent, à a crosses d'or, 
aliàs d'argent, en sautoir. 



I. Vivait encore >d xix> siècle celui qui étiit le Général des Pr^montrés ai 
Révolution. Je l'aurais iascrit d'une fa^oa plus appareote si j'avais eu la ce 
caractère prilatice ait été transformé après 1800. Il se nomn 
le j juillet 1740 à Yvois-Carignan el avait été élu Abbé t 
1780. Louis XVIll le nomma censeur honoraire et l'Arcliev 
vicaire général le t^ mai 1894. Il portait : parti ; d'azur 11 
^argent en sauloir, q«i fsl des Prèmonlrés, tl de gueut/s à 
naluril. Au chapeau : 10 glands. 

a. les SR. PP. Paul Pugnière et Adrien Borrelly, à l'obligeance de qui je dois les d 
dessus sur les Prémontrés, m^assureut qna les armes : écartelé d'argent et de sable à 
d'argent en sautoir, artribucei aux Prf montrés par VAnnuairt pontifical àt i8>;9, p. : 



ABBÉS — PHÉMOïJTRÉS 349 

Devise. — Ad omnt opus bonum parait (Ep. S. Paul, ad Tit-, m, i). 



SAINT-MICHEL DE FRIGOLET 

Celte abbaye, proche de Tarascon (Boiiches-du Rhône), porte aussi le titre 
de: Immaculée Conception, englobant le sanctuaire de M-/), du Bon-Remède. Ce 
monastère, bâti au x" siècle par Guillaume I", comte de Provence, était un 
simple prieuré servant de sanatorium aux moines de l'abbaye béoédictîne de 
Montmajour. Longtemps profané il fut réoccupé par le Révér"" P. Edmond 
Boulbon, le 37 avril 1858, puis érigé en prieuré le a8 août 1868 et en abbaye, 
le 16 juin 1869. 

Armes. — Parti : d'azur semé de fleurdelys d'or, à 
l'Immaculée Conception d'argent brochant, et de gueules 
semé de croisettes d'or au Saint-Michel du même ter- 
rassant le dragon de sable (et non d'or, comme cela se voit 
sur une image coloriée). — D'azur semé de fleurdelys, 
à a I posés en croix brochant sur un N, le tout d'argent, 
formant le monogramme de lesus-Maria, losephus, Nor- 
bertus. {Peut-être sont-ce les armes du R. P. Boulbon, mal 
dessinées). 

Devise. — Domine, dilexi decorem domiis tua: (Ps-, xxv, 8). 

Sceau. — Sous un édicule gothique une Immaculée Conception couronnée, 
posée sur un segment de sphère, surmonté d'un croissant, et écrasant le ser- 
pent ; au dessous, la devise des Prémootrés placée en dessus d'un écusson 
représentant les secondes armoiries décrites, celles au monogramme ; légende : 
S. convenitis B. M, I" S" Mickaelis p' Obs"' Prismonstratensis. 

BiBLioo. — Essai historique sur l'Abbaye de VImmacuUe Conception Saint- 
Michel, par A. Canron. Avignon, Seguin, 1875, 

BOULBON (Révérendissime P. Edmond, en famille Jean-Baptiste). Le restau- 
rateur des Prémontrés en France naquit à Bordeaux le 
14 janvier 1817; il fit d'abord profession à la Trappe du 
Gard. Bénit abbé de Frigolet le 17 octobre 1869, Il y décéda 
le 7 mars i88j. On a voulu voir en lui le fils naturel d'un 
prince. Le nom de Boulbon et les fleurdelys de son écusson 
(qui sont celles de son Ordre) ont pu contribuer à cette 
légende, qui ne repose sur rien. 

Armes. — D'azur semé de fleurdelys d'argent, à la croix ancrée d'or canton- 
née des initiales J. M. J. N (orbert, fondateur de l'Ordre) du même. 
Devise. — Zelus domns Domini comedit me (Ps-, lxvhi, 10). 
Bioo. — Essai biographique sur le R. P, Edmond, parle R. P. Cassagnadère. 
Lille, Desclée, 1889. 



^^O ARMORIAL DES PB£lAT5 

BONNEFOY (Révérendissime P. Denis, en familte Denis-Hubirt), né à 
Anbenas (Ardèche) le 14 mars 185^, bénit à Saînt-Michel-de- ^ 

Frîgolet le 2} mai 1899, retourné à Dieu le ai septembre sui- 
vant. 

Armes. — D'azur semé de fleurdelys à a crosses en sautoir, 
qui est des Prémontrés, brochant sur un calice surmonté de 
l'hostie rayonnante, le fout d'argent; au chef d'hermine à la 
croix de sable (/« dessin la donne argent, mais par erreur), 
les bras alaises, chargée du monogramme de Marie d'or. 

Devise. — Fide etîenitale {Eccl., xlv, 4). 

MADELAINE (Rérérendissime P. Godefroid, en famille 
Victor). 11 est né à Tourneur (Calvados) le 14 novembre 
1843 et a reçu la bénédiction abbatiale à Frigolet le 
14 décembre 1899. 

Armes. — Taillé : de gueules semé de fleurdelys d'or, 
d/i'i; d'argent, au Saint-Michel d'argent terrassant le démon 
du même, aliàs de sable, et d'azur au monde croiseté d'ar- 
gent et cerclé de sable. 
Devise. — Concordianectit. 



il âi Ctmrut — Bordin 



II. Prélats Romains'"* 



D'AGRIGENTE (Jean-Baptiste-Léom). Le nom de d'Agrigmie n'est qu'un 
pseudonyme littéraire. Il m'a été impossible d'obtenir le vrai nom de la part de 
^^ son secrétaire et parent, qui m'a donné tous autres rensei- 

gnements, aruioirieSj ex-libris etc. Le prélat, qui doit se 
nommer Léon, est né en Auvergne en i8jo, a été nommé 
camérier secret le 34 mai 187^ et, le 51 mai 1873, vicaire 
général honoraire des diocèses grecs auprès de la Propagation 
de la Foi. 
Armes. — Ecartelé : au i d'azur à la forteresse d'argent 
sous laquelle sont les mots : bis ïeo, au chef d'argent chargé d'une pensée au 
naturel ; au s de gueules au palmier terrassé de sinople sur le fût duquel passe 
un agneau pascal d'argent, dont l'oriflamme, portant : ecce agnus Dei, s'enroule 
autour du palmier ; au 3 d'argent au lion couronné de gueules ; au 4 d'argent 
au chêne arraché de sinople, avec robur et à dextre, et venuslas à sénestre, au 



I. II m'a paru préférable de les iascrire par ordre alphabétique, tous réilnii, plutât que de lei 
grouper par collèges ou catigories. A moins d'intérêt spécial je ne doone pas leurs sceaox, doot 
U majeure partie sont des sceaux i cire, reproduction identique du blason et uns légende, donc 
sans caractère sigillographique. 

Les DOiuiDalions de camériurs secrets et d'honneur cessant ^ la mort d'un pape dt piano, ou 
en demande la confirmation au nouveau pape, ce qui n'est jamais refusé. La plupart dei 
dites que je donne sont celles de la première Domiaalivti,a'B/anl pas en connaissance de celle da 
confirmation, dont l'importance est très relative. 



35^ ARMORIAL DES PRRLATS 

chef d'azur chargé d'un château couvert d'argent, accosté de 9 marguerites 
d'argent boutonnées d'or. 

Devises. — Plus cogitare quam dicere. — Qui hgit inUlligai. — Non nobis 
Domine (Ps., cxui, i). 



D'ANDRAS VICOMTE DE MARCY (Jean), né le 30 dé- 
cembre 1851 à Nevers, catnérier secret le a8 mai 1883, 
confirmé le 9 février 1905, chapelain français à N.-D, de 
Lorette, 



Armes. — D'argent au chei 
de 3 tourteaux du même. 



1 de gueules, accompagné 




ANGERS-BILLARDS {AcHim), né en 1826, chanoine 
de Carthage (1), chorévêque d'Anlioche, chapelain de 
N.-D. de la Délivrance (Manche), 

Armes. — D'azur à la fleurdelys d'or dans le canton 
sénestre du chef, et à la croix de Malte d'argent dans le can- 
ton dextre de la pointe. 

Devise. — Anie omnia virtus. 



D'ARMAILHAC (Jacques-Philippe- Albert), né à Pauliac 
(Gironde) le 15 aliàs 18 mai 1831, supérieur de Saint-Louis 
des Français, à Rome, depuis 1891, prélat référendaire de 
la Signature (a) au i; décemhre 1899. 

Armes. — Parti : de sinople au sénesirochère d'argent 
tenant une ancre, aliàs croix, du même, et d'azur à la 
bande d'argent remplie d'ajur, 17/jiiJ à la fasce d'argent, 
accostée de a chiens du même. 

BARBIER DE MONTAOLT (Xavier), né à Loudun en 
1830, décédé à BlasJay (Vienne) le }o mars 1901, comte de 
Latran, grand-croix de François I, préfat domestique de 
S. S., prélat référendaire de la Signature le 15 janvier 1876. 

Armes. — Ecartelê : de gueules au chevron d'or accom- 
pagné de y molctles du même, et d'azur à a mortiers d'ar- 
gent en pal, qui est de Montault. 



t. Voir p. 3} l'explicatioD de ce canonical donnant la prilature 

1. Dans VEsiai en tête da ce volume ces Doms de pcélatures soi: 
léférendaïrei de la Signature papale de Justice ; Prélats domestiqoi 
■poiloliqueg ad inilar farlicipaxlium, Camcriers secret) lurnuniég 



: donnés tout au long : Prélats 
1 de Sa Sainteté ; Prntanotaù» 
lires, etc. Ici nous abrogerons, 



PRÉLATS ROMAINS 



353 



BARILLON (Jules-Etienne), né à Loix (Charente-Inférieure) le 4 janvienSéy, 
vicaire général de Sens, protonotaire apostolique le 18 mars 1900. 

Armes. — Les initiales du prélat, accolées dans un écusson surmonté du 
chapeau à 6 glands. 

Devise. — Jusiicia manei (Ps., cxi, 3). 

BATTANDIER(Docteur Albert-Marie-Joseph), né à Saint- 
Félicien (Ardèche) le 11 avril 1850, camérier d'honneur le 
2 mars 1881, protonotaire le 4 juillet 1882, consulteur de la 
Congrégation des Evéques et Réguliers et de la Propagande. 

Armes. — Parti : d'argent à 3 fleurdelys de gueules et 
d'argent à la bande de gueules. 

Sceaux. — Deux cachets à cire : écu, forme bouclier 
médiéval, aux armes. — Sceau à l'humide : dans un rond même forme d'écu 
surmonté du chapeau; légende : Batiandier prot. ap, sigilhm Alhcrli. 

BAUNARD (Louis), né à Bellegarde (Loiret) le 24 août 1828, recteur de 
l'Université catholique de Lille, prélat de S. S. 

Armes. — De gueules à 2 fasces d'hermine (rappelant le 
manteau de recteur), accompagnées en chef de 2 roues 
d'or et en cœur d'une d'une roue du môme (souvenir du 
père du prélat qui était maître-charron), et en pointe des 
3 clous de la passion à' ox (noire dessin les donne par erreur 
de sable, comme ils sont généralement). 

Devise. — Per vias rectas (Vesp. conf. pont.). 










*-a^* 



^111^ 




BELLET (Charles-Félix), né à Grenoble le 15 octobre 
1846, protonotitire le 18 avril 1893. 

Armes. — D'azur au chevron d'or renversé, accompagné 
de } roses mal ordonnées du même (les roses, souvenir 
des armoiries de Grenoble). 

Devise. — Scmper. 

BÉRAULT DES BILLIERS (Charles-Guillaume-Jean-Marie), né aux Billierô, 
paroisse de Bessais-le-Fromental (Cher), le 19 janvier ou 
juin 1805, vicaire-général d'Arras, puis de Bourges, proto- 
njtaire le 9 juillet 1866, rappelé à Dieu, à Paris le 
12 juin 1873. 

Armes. — D'azur au cygne d'argent, becqué et mfembré 
de sable, sur une terrasse de sinople ombrée d'or, à l'étoile 
d'argent au lieu d'honneur du chef. 

BioG. — M. Tabbé Clément a publié, en 1873, à Bourges, 
la biographie de ce prélat. 




▲RUORIAL DES PRELATS 



») 



554 ARMORIAI DES PRELATS 

BERBIGUIER (Pierhe-Aman), né à Bordeaux le 8 avril 1835 et vicaire 

général de cette métropole, camérier le 28 mai 1894, puis protoootaire, de 

^^^^ la bouche même de Léon XIll, le 35 avril [900. 

m p ^> ç j-t Armes. — D'argent au cep de vigne de sinople, terrassé du 

1* ^^^ J*r '''^'"^1 ^^ entourant un échalas de sable, fruité de gueules 

A \i™/ A (souvenir de la province vinicole du prélat), accompagné 

^^^^^ de trois croissants mal ordonnés d'or (ils devraient être 

^^VmO^^ aïur. — souvenir des 3 croissants emblèmes de la ville de 
Bordeaux). 

Devise. — In luce foriuiiâa. 

DE BESSONIES (Jean-François- Auguste), né le 17 juin 
1815 à Sousceyrac (Lot), décédé le aa février 1901, vicaire- 
général de Vincennes-Indianopolis (Etats-Unis), prélat 
de S. S. 

Armes. — D'or au pin de sinople sur un tertre du même, 
6 3 lions de gueules affrontés [ils doivent aussi être 
couronnés) appuyés contre le tronc. 

C A DÈNElKFiîLix- Antoine), né (à Saint-Antonin (Tarn-et- 
Garonne) le 30 mai 1864, prélat de S. S. le 18 décembre 
1893, référendaire de la Signature le 6 juillet 1899. 

Armes. — De gueules â la chaîne (caJena) d'argent en 
sautoir, cantonnée de 4 abeilles d'or. 
Devise. — Juslum et ienacem (Ode d'Horace), 

CASANELLI D'ISTRIA (Noël), né à Vico (Corse) en 
i6a9, doyen du chapitre d'Ajaccio, prélat de S. S. le 
B^ août 1869, vicaire-général honoraire. 

Armes. — Coupé : au I parti : au i d'or, aîiàs de sable, 
h 3 dragons volants d'argent l'un sur l'autre, au 3 de sinople 
à a fasces de gueules ; au 11 d'azur au château crénelé, sur- 
monté d'une tourelle adextrée et sénestrée de a ceps de 
vigne îssant des extrémités du château, le tout d'argent. 

CHARMETANT [(Félix-Jacclues-Joseph), né en 1844 à 
Saint-Maurice-d'Exil (Isère) directeur de l'oeuvre des 
Ecoles d'Orient, chevalier de la Légion d'honneur, proto- 
notaire le 3o juin 1897. 

Armes. — Ecartelé : au t d'argent au palmier de 
sinopte ; au s de gueules à la croix de Jérusalem d'or ; au 
3 de gueules au pélican avec sa pitié d'argent \ au 4 
d'argent au lion de. . . 
Devise. — Dien le veult ! — Fides per charilalem. 



PR^ATS ROMAINS 



355 




CHAUVEAU DE KERNAERET(Jude-Joseph-Marie), né 
le 3 mai 1841 à Corte, doyen de la Faculté de théologie à 
l'Université catholique d'Angers, camérier secret en 1867, 
confirmé lo 15 novembre 1878. 

Armes. — D'azur au léopard d'or, auchef d'argent chargé 
de 3 étoiles de gueules. 

Devise. — (2""' mirum. 



DE CHAZELLES(CHARLEs-MAURicE),néàBourbon(Saône- 
et-Loire) le 4 juin 1864, il fut élu, le 14 juillet 1897, par 
bulles pontificales évéque titulaire d'Aréthuse pour être 
auxiliaire de l'évêque de Mende, mais il dut rendre son 
billet le 4 janvier 1900. Le Gouvernement exhuma un 
décret, non appliqué, de 1808, interdisant à un prêtre 
français d'accepter, sans son autorisation, un évêché titu- 
laire, sous peine de déchéance de ses droits civils et poli- 
tiques. Mgr de Chazelles est prélat domestique de S. S. depuis le 6 novem- 
bre 189^. 

Armes. — Coupé : de gueules au croissant d'argent surmonté d'une étoile du 
même, et d'azur à la tète de léopard d'or. 

■ Devise. — Ne timeas {i Par., \xit, 13), 





CHEVALIER (Casimir), né à Sache (Indre-et-Loire) le 
7 mars 182% décédé àTours le 25 décembre 1893, chevalier 
de la Légion d'honneur, clerc national du Sacré-Collège, 
camérier de S. S. le 25 avril 1879. 

Armes. — D'azur à l'armure de c/z^'n/wr d'argent chargée 
d'une croisette de gueules. 

BiOG. — Sa biographie a paru à Tours, chez Verger, 
en 1894. 



CHRËSTIA (Vincent-Henri Paulin), né à Pamiers le 
13 février 1842, camérier de LL. SS. Pie IX et Léon Xlll, 
prélat domestique le 37 février, alids avril, 1897, proto- 
notaire le 33 novembre 1903. 

Armes. — De gueules au lion d'or sur une terrasse du 
même, tenant de la sénestre une épée d'argent garnie d'or^ 
au chef d'or chargé du monogramme constantinien com- 
plet de gueules. 

Dbvisb. — In nomine Chrhii. 



)')6 ARMORIAL DES PRÉLATS 



CIROT DE LA VILLE (Jean-Piërre-Albert). né à Ancôoe 
d'une famille française le 93 mars 1811, mort en 189., 
à Bordeaux où il était doyen de la Faculté de théologie, 
prélat de S. S. en 1875, chanoine-évêque (ou mieux mitre) 
de Lorette en 1886. 



Armes. — D'or au mont de sable mouvant de la pointe 
de l'écu, au chef d'azur chargé de 2 yeux au naturel, qui 
est de La Ville de Mirmont (famille maternelle du prélat). 



-Marne ) le ^BflH^te 

honneur le *g -jv 

de l'Ordre C gf 

i-argent « A A 

la croix de ™ * ■■ 



COLSON (Jules- Josfph). Ce digne curé de Jamble- 
ville est né à Vaux-su r-Blaise ( Haute-Marne ) le 
17 août 18^3; il a été créé camérier d'honneur le 
14 décembre 1891, il a la commanderie 
du Christ, 

Armes. — De pourpre à deux épées d' 
sautoir; au chef denché d'or chargé de 
l'Ordre du Christ de gueules. — L'écu est posé sur 
ja croix de cet Ordre avec les insignes de comman^ 
deur au bas. 

Devise. — Caritas omiiia viiicii. 

COLSON (Louis), né le 19 septembre 1853 ^ Troyes, 
curé de Grancey au diocèse de Troyes, camérier d'hon- 
neur exira Urbein le 8, aîiàs 2^, août 1900, grand officier 
de l'Ordre du Saint-Sépulcre. 

Armes. — Parti: au 1 d'or à la croix de Jérusalem de 
gueules (insignes de l'Ordre du S. Sépulcre); au a de gueu- 
les à la triple croix pattée d'or, chargée en cœur d'une 
croix du même accostée de a fleurs de lys aussi d'or etc. 
(qui est l'insigne de l'Association des chevaliers pontificaux); sur le tout, au 
chef d'or à la colombe des catacombes d'argent, tenant au bec un rameau 
d'olivier de sable, accostée de 2 roses de gueules (les roses d'Urbain IV, de la 
cause de glorification duquel Mgr Colson est promoteur). 
Devise. — Vince in ôono(Rom., xii, 21), 

CONNY DE L.A FAYE (Jean -Ferdinand- Gust a ve-Adriex), protoaotaire apos- 
tolique en..., né le 24 mai 1817 à Moulins, oij il est décédé le 24 décem- 
bre 1901 (aliàs à Blois). 

Armes. — D'azur au chevron d'or accompagné de y tafs ou maillets du même. 

CONST.\.NS (Henri-Léon), né au Vigan (Gard) le 2} avril 1838, camérier 
d'honneur le 34 janvier 1880, titre renouvelé le 17 novembre 1903, chanoine 
honoraire de Lorelie, chanoine d'honneur de Rodez. 




PRhI.ATS ROMAINS ^5 7 

Armes. — Coupé : au i tiercé d'or à s clefs d'argent en 
sautoir, d'argent à la Vierge de Lorette (?) au naturel, et 
d'azur aux initiales V V entrelacées, acccompagnées en 
chef de 3 étoiles et en pointe d'un croissant, le tout d'ar- 
gent ; au a d'azur à une mer au naturel de laquelle émerge 
une roche d'argent adextrée en chef de la colombe de 
l'arche du même. (Z« inîliales V sorti dans les armoiries 
du Vigan et les dejs dans l'écit de l'église Saint-Pierre de 



DE CORNULIER-LUCINIÈRE (Stanislas-Victor), né 
à Nantes le 5 octobre 1838, mort au château de la 
Reuille (Vendée), le 2 décembre 1885, camérier de- 
puis 18^8. 

Armes. — D'azur au rencontre de cerf d'or, à la 
moucheture d'hermine d'argent entre les bois. 

Devise. — Firmus vt cornus. 




COSNILLEAU (Louis-Thi^ophile). Cet honorable prêtre du 
diocèse de Versailles est né le 3 avril 1839 ; il est camérier 
d'honneur depuis le 33 mai 1881 . 

Emblèmes et Devise. — La reproduction que j'en donne 
ci-contre évite de les décrire. 



DE COUETUS (Charles-Marie- Alfred), né le 8 février 183a, 
à Nantes, où Dieu le rappela à lui en mai 1904, chanoine 
titulaire de cette ville, référendaire de la Signature papale, 
le 1; novembre 1879. 

Armes. — D'argent au rencontre de cerf de gueules. 

Devise. — Poilus mori quant ntenliri. 




CRETTÉ DE PALUEL (Ernest), camérier LL. SS. Pie IX et Léon XIII 
y mai 1880 ; (le titre ne semble pas avoir été renouvelé par Pie X) 

Armes. — D'or au chevron d'azur, accompagné en chef à dextre d'un coq 
de sable membre et cresté de gueules, à sénestre d'une herse de sable et en 
pointe d'un vaisseau du même, soutenu d'une mer de sinople mouvant de la 
pointe. 



DADOLLE (Pierre). Il est né à Villemoatais (Loire) en 1857 et a été 



3^8 ARHORIAL DES PRÉLATS 

nommé prélat de S. S., le a novembre 1894. Préconisé évéque 
de Dijon au fameux consistoire du at février 1906, il a été 
sacré par Pie X le 35 février. 

Armes. — Tranché : de gueules à la croix latiue trè&ée 
d'or et d'azur à l'étoile d'or et rayounante eu chef (rappelant 
celle des armoiries de Léon XIII qui fit Mgr DadoUe prélat) 
et à l'évangile d'argent en pointe^ portant en lettres de 
sable ; initivm sti Evangeîii. 
Devise. — NosavUm arma hcis (Ep. Rom.) xill, 12). 

DANIEL (Charles), né à la Seyne-sur-Mer (Var) le 15 avril 1836, camérier 
secret le 11 décembre 1895, prélat de S. S. le 16 décembre 1898. 

Armes. — Parti : au i d'azur à l'olivier de sinople, terrassé du même et sur- 
monté d'une colombe d'argent volant en bande et tenant 
un rameau de sinople (armes de famille); au 2 coupé, de 
gueules à 5 pains d'or a et 3 et d'azur à ; poissons 
d'argent en fasce, le premier contourné, — Ces pains et 
poissons de l'Evangile seraient les armoiries de la Seyne. 
Le cachet, dont Mgr Daniel m'a envoyé une empreinte, 
est paraît-il inexact mais plus héraldique ; les pains 
(tourteaux) sont de gueules sur or et les poissons sont sur 
champ de gueules ; mais reste l'olivier qui est à enquerre. 

Devise. — Obliger chacun, ru nuire à personne , 

ScBAu. — Cachet à cire avec écu italien aux armes ; la devise s'enroute 
dans les glands du chapeau. 

DÉCHELETTE (Louis-Jean). Mgr Déchelette, né à Montagny (Loire) - 
le 3^ août 1848, était protonotaire apostolique depuis le 33 
janvier 1884 et vicaire général de Lyon, lorsqu'il fut 
préconisé évéque titulaire d'Hiérapolis au célèbre cousis- 
toire du 31 février 1906, pour être auxiliaire de l'Arche- 
vêque de Lyon. 
Armes. — D'azur à la croix pattée d'or, au chef cousu 

(pg^uç^^^a» de gueules chargé d'un griffon d'or et d'un lion d'argent 

couronné'd'or, affrontés et passants. 

Devise. — Misit me paler (Joan., xx, 3 ou v, 37). 

DEH AISNE (N...), né à Eslaires(Nord)le 35 novembre 182% décédé le 3 mars 
1897, camérier ou prélat domestique de S. S. (je n'ai pu le savoir au juste). 

Armes. — De gueules à la chartte de parchemin d'argent scellée d'or et à 
demi déroulée. 

Devise. — Toute ma vj/e, Dehaisne seray. 




PRELATS ROMAINS 



359 



DÉPALLIÈRE (Claude-Marie-Louis), né à Lagnîeu (Ain) le 39 février 1848, 
chanoine titulaire de Carthage (titre qui donne un caractère prélatice, comme 
il est expliqué p. 33). 

Armes.— Coupé : d'azur à la tour d'or et d'argent à la lampe de sable anti- 
que flambant de gueules. 

Devise. — Veilhy travaille et prie. 




DESCHAMPS DU MANOIR (Joseph-Marie), né à Gran- 
ville (Manche) le 28 décembre 1828, chanoine titulaire de 
Coutances, camérier d'honneur en 1870, prélat de S. S. le 
8 mars 1887. 

Armes. — D'azur à 3 roches d'argent, chargées chacune 
de 3 mouchetures d'hermine mal ordonnées de sable. 



DESNOYERS (François-Edmond), né le 15 août 1806, décédé à Orléans le 
27 janvier 1902, vicaire-général d'Orléans, protonotaire 
apostolique en 1895, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Coupé : au i de gueules à la croix de calvaire 
d'or cloutée et épinée de sable, sommée d'une main de 
carnation issant d'un nuage d*or au canton sénestre du 
chef, et accostée de 2 cayeux d'argent (i); au 2 d'azur à 
la colombe d'argent tenant en son bec une devise du même 
où est cette parole de Jeanne d'Arc: De par le Roy du Ciel, 

Devise. — Prcestat amor patrice 




DOSSAT (Jean-Dominique). Il naquit à Castel Magnoac, dans les Hautes- 
Pyrénées, le 29 mars 1806 ; nommé préfet apostolique delà 
Guyanne française, il fut créé en 1863 protonotaire aposto- 
lique. Il rendit son âme à Dieu à Cayenne le 29 août 1868. 

Armes et sceau. — Ces armes : (Ta^ur à la croix de passion 
d* argent formaient plutôt les emblèmes du prélat, car elles 
sont inscrites sans attributs prélatices dans un sceau à cire 
ovale avec la légende : Préfecture apostolique de la Guyane. 




DOUBLET (Jules-Jean-Joseph), né à Dunkerque le i" décembre 1833, cha- 



I. Ces cayeux ou cœurs-de-lis (appelés à tort simples cœurs dans Grandmaison) senties emblè- 
mes héraldiques de la ville d'Orléans. Quant à la croix de calvaire et à la main bénissante elles 
sont dans les armoiries du chapitre de la cathédrale d'Orléans, que décrit ainsi l'abbé Daux dans 
son livre : Les Chapitres cathédraux de France « fond d'argent, croix d'or fixée sur un mont ou 
terrasse de sable, deux clous (de sinople), figés sur les bras, une couronne d'épines repose au cen- 
tre des bras ; de droite émerge une main bénissant ». 



^60 ARMOHEAL DES PRÉLATS 

noine d'Arras, prélat de S. S. le 13 novembre 1899, chape- 
lain de N.-D. des Ardents. 

Armes, - — De gueules au chevron d'argent, accompagné 
en chef de 3 étoiles du même et en pointe d'un dextro- 
chère d'or tenant la Sainte-Chandelle d'argent ; au chef 
cousu d'azur chargé de } papillons d'argent. 

Devise. — In hice sanitas (allusion, comme les armoiries, 
à la Sainte-Chandelle d'Arras) (i). 

Sceau (à relieQ. — Ecu aux armes de forme fran^^aise avec chapeau au-des- 
sus et devise au bas. 

DRUON (a) (Charles-François). 11 naquit à Amay (Pas-de-Calais) le 9 juin 
1836 et décéda à Boulogne-sur-.Merle7 mars 1891. Voici ses titres et fondions : 
vicaire général de Perpignan, chanoine de Lorette 
et de Bourges, aumônier des armées de la Loire et 
de l'Est en 1870 — ce qui lui valut la croix de la 
Légion d'honneur — camérier d'honneur le 2 juillet 
187^, aliàs le !"■ juillet 1875, camérier secret en mai 
1878, supérieur de Saint-Louis des Français à Rome 
(il démissionna an 1881) et prélat domestique de 
S.S. en novembre et le ai décembre 1878, prélat 
référendaire à la Signature papale en janvier 1879. 

Armes. — Ecartelé : au i de gueules à la fleurde- 
lys d'argent dans une couronne d'épines d'or ; au 
3 d'azur à l'étoile à 6 rais d'argent; au y d'azur à la 
tour d'argent, au chef du même ; au 4 de gueules à une sorte de bâton de pèle- 
rin d'or chargé en cœur d'une coquille du même. {Les 2 premiers quartiers sont 
un peu plus petits que Us y et 4'). 
Devise. — Vanité âes vanités tout n'est que vanité. 

DUFOURG (Jean- Baptiste), né à Saint-Martin l'.^stier (Dordogne) le 
10 septembre 1819, décédé le 25 juin 1898 à Périgueux, où il 
était vicaire général, protonotaire apostolique le 7 octobre, 
aliàsle 11 décembre, 188^. 

Armes. — D'azur à la croix d'or chargée d'une couronne 
d'épines de sable. 

Devise. — Absit ghriari nisi in cruce [Galat., vi, 14). 



I. Eq 1105 one pesie terrible, appelée le Mal rf" Ardinh, dévastait Arras. La sainte Vierge 
apparut à deux m^nestriers ennemis leur enjoignant de se réconcilier et d'aviser l'cvâque qu'elle 
lui apparaîtrait avec un cierge, dont les gouttes, tombées dans l'eau destinée aux inalndes, 
devaient procurer la guérison de ceux qui la boiraient avec foi. Cette ckandelU célèbre fut long- 
temps exposés à la vénération des fidèles, dans une chapelle que desservit Mgr Doublet. 

1. Le aoni de Demaîlly, qu'on ajoute parfois \ celui de Druon, n'était pai le sien ; il était porté 
pit lOQ pére, fils d'une Damailly, suivant un usage du Kord d'ajouter parfois 1 son nom celui dt 



PRELATS ROMAINS ^6l 

DUGAS (Marcel). Ce prêrre français est curé à Cohoei près de New-York, 
il est protonotaire depuis le 4 octobre 189^. 

Armes. — Coupé : de gueules à s épées d'or en sautoir et d'azur au cognas- 
sier d'or. 



DUILHH DE SAINT-PROJET (Marc-Antoine-Maree-Fkançois). Né le 15 juil- 
let iSaa à Toulouse il y décéda le 15 mai 1897, recteur de l'Université catholi- 
que de celte ville et prélat de S. S. depuis peu de temps. 

Armes. — D'argent à 3 branches d'œillet fleuries de gueules, feuillées et 
terrassées de sinople, au chef d'azur chargé d'un croissant d'argent entre 
3 étoiles d'or. 

Devise. — Digne Deo. 

DULONG DE ROSN.W (Joseph), né à Morlaix, où il réside, le 28 février 
1834, prélat de S. S. le ai février 1896, vicaire-général de 
Laval en 1876, etc. 

Armes, — Voici comment la famille les décrit d'après 

les Lettres patentes de 1827, car il y a bien des variantes : 

Ecartelé : au I à la main (et non dextrochère) de carnation 

tenant un drapeau de sable posé en barre, portant une 

épée d'argent montée d'or (Je dessin n'indique pas tout 

cela); au a de sinople au pont rompu d'argent, sommé d'une 

tour à sénestre du même ; au 3 de pourpre à la croix ancrée d'or, qui est de 

Sagey ; au 4 d'argent au canon de sable à sénestre, braqué sur une tour et son 

pont-levis de sable, mouvant l'un et l'autre des flancs de l'écu. 

Devise. — Excelsus armis. 

DUMAS (Jean), né à Chastel-.Marlhac (Cantal) le 9 juin 1835 «* décédé en 
cette localité le 7 mars 1903, chanoine d'Aquin de l'ordre 
des prélats dès 1896, vicaire-général d'Antioche, 

Armes. — D'azur au calice d'argent soutenu d'une mer 
du même. — On remarquera dans les attributs : la crosse, 
la mitre, la croix épiscopale, le chapeau vert à 6 glands. 

Devises. — Jésus • Marie. — La sacrifice dans le 
devoir . 

DE DURFORT-CIVRAC DE LORGE (Marie-Christian- 
Augustin-Olivieb), né le 13 juillet 1863 à Monifermeil 
(Seine-et-Oise), prélat de S. S. le 19-21 mars 1898, protono- 
taire le 19 mars 1903. 

Armes. — Ecartelé ; d'argent à la bande d'azur et de 
gueules au lion d'argent. 



DES PRÉLATS 

FAURE (Marios), né le 6 février 1854 à Harseillan (Hérautl), chanoine titu- 
laire de Carthage et prélat dit de la Chapelle de S.S. en 1885. 

Armes. — Ecartelé : au i d'argent à la colline (celle de 
Carthage) de sinople, surmontée de la croix (de la Foi) 
d'or et rayonnante, soutenue d'une mer d'azur mouvant 
de la pointe; au 3 de gueules au pélican'avec sa pitié 
d'argent adossé à un palmier d'or ; au } d'azur à la fleurde- 
lys d'or (souvenir de saint Louis à Carthage) ; au 4 de 
sable au croissant inversé d'argent (lîgurant l'islamisme 
dans les ténèbres) ; à la croix niellée et pattée d'or sur les 
partitions et touchant les bords de l'écu. 

Devise. — Misereris omnium Domine (Sag., 1 1)- 

DE GAULEJAC (Joseph-Hilaire- Louis), né à Saleruc (Haute-Garonne) en 1827, 
chanoine honoraire de Toulouse et de Carthage, prélat de S.S. Léon Xlll. 
Armes. — Parti d'argent et de gueules, 

GÉRARD DE RAYNEVAL (Joseph-Eugène-Eknest), né 
le 4 avril 1817, décédé à Neuilly-lez-Dijon le 5 août 1878, 
protonotaire apostolique et chapelain de Saint-Louis des 
Français à Rome. 

Armes. — D'argent à 4 tourteaux de gueules s et a. 



DE GIRARDIN (Eleuth ère- Joseph-Jules), né en 1808, 
prélat de S.S. dès 187S, décédé le 32 janvier 1S81. 

Armes (1). — Ecartelé : d'argent à 3 tètes de corbeau de 
sable, et fascé de gueules et de vair de 6 pièces. 

Devise. — U bique candida virfus. 

G1ROLAMI DE CORTONA (François-Antoine), né à Evisa (Corse), où il est 
curé, en 1839, titré de monseigneur à titre espagnol, avec 
rang de prélat (?) en Espagne. 

Armes. — Parti : d'argent au sautoir abaissé de sable sur- 
monté d'une mitre de... ; au 3 de gueules à la tour d'argent, 
chargée d'un serpent d'or, rampant contre la porte, et sur- 
montée d'une balance du même mouvant du chef. 

Devise, — Virtus et prudeniia. 

GUTHLIN (Joseph), né à Colmar, aJiàs à Volkensberg (Alsace), le 12 juin 



I. Je les ai relevées, aiosi repiésentées avec éiulux, au Vatican, sur un meuble qui fut offert à 
Pie IX en 1S7S pai des évalues et autres giands pcnonntgei de Fiance. 



PRELATS ROMAINS 



}h 



Si, prélat domestique le ii juillet 1898 puis 
chevalier de la Légion 



i8;o, camérier le 4 juillet 1 
référeadaire le 6 juillet 1891 
d'honneur. 

Armes. — Parti : au i de gueules au soc de charrue en 
pal entre a épis de blé en rinceau le tout d'argent, à la 
campagne ;:ou5ue de sinople ; au a d'azur à ta fasce arquée 
d'argent sénestrée en chef d'une comète d'or (souvenir des 
armes de Léon XllI) accompagnée en pointe du Livre de 
la Science d'argent, soutenu d'une clef d'or et surmonté 
d'une croisette d'or rayonnante. 

Devises. — Atl summum bonum (traduction de la devise de la famille 
GUthlin, — Petit-Bien, — \um ktichten gui), — Fide per charîtatem. 



HAFFREINGUE (Benoit-Agathon) né à Audinghem (Pas-de-Calais) en 1785, 
protonotaire le 1 1 février 1859, mort à Boulogne (Pas-de-Calais) le 18 avril 1871. 

Armes. — Elles représentent, à peu près, celles de l'ancien Chapitre de 
BouIogne-sur-Mer. D'azur à la Vierge de carnation vêtue d'or, tenant l'Enfant 
Jésus du même sui son bras sénestre, couronnés tous deux d'un diadème à 
fleurdelys d'or ; elle porte sur son bras dextre une église avec dôme d'argent, 
elle est assise dans une nef non matée de sable, voguant sur iine mer d'argent ; 
à l'étoile à 6 rais d'argent dans le canton dextre du chef. 

Devise. — A Domino facium est isiuâ. 

Bloo. — Sa vie a été écrite par Haigueré, en 1871. 



H AUTCŒUR (Edouard). Il est né à Bruay (Nord) le 34 décembre 1830, a été 
nommé prélat de S,S. le 17 août 1&76, protonotaire le 
33 juin 1901 \ chanoine d'honneur de Cambrai il a été le 
fondateur et le recteur de l'Université catholique de Lille. 
Armes. — D'hermine, aliàs de gueules semé d'hermi- 
nes, au livre d'argent (emblème de cette Université), au 
chef d'azur chargé d'une croix trèflée d'or entre deux 
cauTs du même. 

Devise. — Sursum corda. 




HENRY (Désiré-Marie-Antoine), né à Qjiestembert (Mor- 
bihan) le 3 février 1836, prélat domestique puis protono- 
taire le 1" juin 1889. 

Armes. — D'azur au Sacré Cœur d'or et au Saint Cœur de 
Marie d'argent surmontés d'une couronne royale d'or, à la 
bordure d'argent chargée de 11 mouchetures d'hermine de 
sable. 

Devisb, — Cordi Régis, Reginœ cordi, tàtus et ubique. 



}64 ARMORIAL DES PRÉLATS 

HUGUES DE RAGNAU <Jean-Philippe-Edmond), né à Auxerre le i" mai 184;, 
prélat domestique le aa mars 1878 puis référendaire le 
19 février 1880, protonotaire le 34 septembre 1903, com- 

Mmandeur du Saint- Sépulcre et d'Isabelle la Catholique. 
Armes. — D'argent au pont fortifié de gueules en chef, 
à 3 mains de carnation se serrant, en pointe, l'une avec la 
manche d'azur, l'autre, de sable. 
Sceau (à relief). — Ecu de forme italienne aux armes, 
^ surmonté d'un chapeau à 6 glands ; pas de légende. 

JACOUTOT (Charles-Auguste), né à Strasbourg en 184 1, chanoine titulaire 
deCarthage le 18 mars 1886 et par conséquent prélat de 
S. S. 

Armes. — Parti : au i d'azur à la croix haute d'or, accom- 
pagnée de a croissants versés d'argent {triomphe du chris- 
tianisme sur l'islamismel ; au a d'argent à la violette au 
naturel, lîgée et feuillée de sinople. 

Devises, — Age qiiod agis. — Ama nesciri et pro nihilo 
repuiari. 

Sceau (à cîre). — Rond ; écu aux armes dans un cartouche au bas duquel 
pend la croix, insigne du Chapitre; croix trèflée en cimier; chapeau à 6 glande; 
première devise au bas ; la deuxième autour, en forme de légende. 

KARST (Pierre), né à Remering (Meurthe) le la février 182^, prélat de S. S. 
dès 1900 (l'Annuaire pontifical de 1906 donne cependant comme date : 
37 juin 1901), vicaire-général de Metz. 

Armes. — Ecartelé : au 1 d'argent à la fasce de sable 
cintrée, chargée d'une molette d'or et accompagnée de 
y roses de gueules, qui est de Mgr Dupont des Loges ; au 
3 d'azur à ta croix d'or, qui est de MgrFleck, dont il fut 
grand vicaire; au y d'azur à ) poissons d'argent l'un sur 
l'autre; au 4 de gueules au dextrochère de carnation mou- 
vant du flanc sénestre de l'écu, accompagné en chef d'une 
étoile (ou besan ?) d'argent ; sur le tout de sinople à a clefs 
de. . . en sautoir, les pannetons en bas. 

Devise. — Omnia omnibus factus sum (l Cor., ix, 33). 

DE LA DOUESPE DU FOUGERA1S (Henri-Marie- Alfred), décédé à Paris 
le 8 janvier 1886, directeur de la Sainte-Enfance, chanoine honoraire de Reims, 
camérier secret. 

Armes. — D'azur au croissant dargent en abîme,, surmonté d'une étoile 
d'or au lieu d'honneur et accompagné en pointe de ^ besans d'or y et 3. 

LAPERRINED'HAUTPOUL (Jules-Marie-Gaston), néàSainte-Eulalie(Aude) 



PRéLATS ROMAINS 365 

le 3 mars 1848, camérier secret le 19 septembre 1892, prélat domestique le 
30 juillet 1894, protonotaire le 4 avril 1898. 

Armes. — Ecartelé : de sable au tau de gueules, qui est Laperrine, et d'or à 
a fasces de gueules, b six coqs de sable, becqués et barbés de gueules, 3, a et 1 
qui est d'Hautpoul. — L'écu est posé sur une croix de Toulouse. — Voir 
page 75. 

LASNE (Jules-Emile), né à Berlaimood (Nord) le 19 jan- 
vier 1834, archiprêtre dp Saint-Maurice à Lille, prélat de 
S S. par notification du 39 mars 1896. 

Armes. — D'hermine à la croix potencêe de gueules tou- 
chant les bords de l'écu, chargée d'un livre d'or posé sur 
une houlette de sable en pal, anchée et armée d'argent. 

Devise. — Viam Dei iti veriiale docet (Luc, xx, ai). 



LE CAM (Yves-Makie-Cïprien), né à Morlaix le 15 septembre 1849, chanoine 
titulaire de Carthage le 10 juillet i8S6 et prélat de la cha- 
pelle de S. S. 

Armes. — De pourpre au calice d'or, surmonté de l'hos- 
tie d'argent chargée d'une croix antique d'or, au croissant 
versé d'argent en pointe de Vécu. 

Devise. — Per ipsvm et cvm ipso et tn Ipso (In cap. 
miss.). 

Sceau (à relief). — Ecu aux armes sans le croissant; chapeau; devise 
au bas. 




LE COMTE DE TEIL (Marie-François-Rooer), né le 
éseplembre i848,camériersecret le aoaoùt 1886, renouvelé 
le 5 décembre 1903. 

Armes. — D'azur au lion d'or armé et lampassé de 
gueules, cantonné de 4 étoiles d'argent. 



LEGASSE (Christophe-Louis), prélat de S. S. le 38 novembre 1899, protono- 
taire en août, aliàs 10 octobre, 1900, préfet apostolique de 
Saint-Pierre et Miquelon en 1899, né le 3430111 18^9 à 
Bassussary (Basses- Pyrénées). 




Ab.mes. — D'azur à la barque de Pierre d'argent, montée 

par Jésus et le saint au naturel, ce dernier jetant un Tilet 

de sable dans une mer d'argent mouvant de la pointe de 

l'écu. — L'écu est posé sur une ancre au bas de laquelle 

s'enroule la devise ; étoile en cimier ; chapeau à 6 glands. 

Devise. — Jn verbo iuo laxabo reie (Luc. , v, 5). 



}66 ARMOKIAL DES PR^ATS 

LEGROS (Emile), né le a août 1847, protODOtaire le 17 septembre 1900, 
vicaire général honoraire et chanoine de Saint-Dié, directeur de 
la Société antiesclavagiste, chevalier de la Légion d'honneur. 

Armes. — Coupé : d'azur à la colombe des catacombes d'ar- 
gent et de gueules au scorpion de sable. 
Devise. — Vince in bona malam {Rom., xn, a t), 

LEMONNIER (Alexandre-Méderic), né Thïetreville (Seine-Inférieure) le 
6 octobre 18^^, camérier secret de S. S. le 4 juin 1898. 

Armes. — De.. . (azur?) à la hache de. .. (or?) posée en fasce en chef, et 
au coursier (cheval au galop} de. . . (argent?) en pointe (rappelant qu'un prê- 
tre, l'abbé Coursier, fut le professeur et le directeur du prélat). 

LÉON, — Voir ci-dessus à Agrigenie. 

LE SAGE D'HAUTEROCHE DHULST (Maurice). Le 
10 octobre 1841 il naquit à Paris et y fut rappelé à Dieu le 
6 novembre 1896. 11 était protonotaire et député du Fi;iis- 
tère. 

Armes. — Ecartelé : d'azur à y étoiles d'or à 6 rais, et 
d'argent au chevron de gueules accompagné de 3 serpents 
ondes de sinople, ceux du chef affrontés. 



DE L'ESCAILLE (CHARLES-Fiiix-JuLiEN), né à GisorS 
(Eure) le 19 octobre 1834, décédé le 14 juillet 1901, cha- 
noine de Paris, vicaire-général de Bourges, protonotaire 
le 17 mars 1879. 

Armes. — De gueules à la main gantelée d'argent mou- 
vant de sénestre, tenant une bride de sable, au chef d'or 
chargé d'une aigle de sable. 



DE LESPINAY (Henri- Victor, vicomte). Il naquit à Sainte-Cécile (Ven- 
dée; le 26 juillet i8o8. Une fois veuf de Mi" Adèle-Marie 
de Cornulier, épousée le 7 janvier 18^3 à Nantes, il entra 
dans les ordres. Il fut vicaire capitulaire de Nantes et 
protonotaire en 1871 ; il avait été député en 1848. Sa 
mort est du 30 avril 1878. 

Armes. ^ D'argent à } buissons d'épines de sinople. 

Devise. — Sequamus quo fala vacant. 



## 



LESUR (Jules-Emile-HonorS). Né à Mortiers (Aisne), dont il est maire, le 



PRÉLATS ROUAINS ^67 

8 janvier 1844. Voici les titres de ce prélat : vicaire-général de Syra et d'An- 
tioche, archimandrite de Sidon, proto-ar- 
chiprêtre de Jérusalem, chor-évêque de 
Damas en 1900, chanoine de Carthage et 
prélat de S. S., protonotaire apostolique le 
19 novembre 1901. 

Armes. — i" Avant 1901 ; D'azur au mont 
baigné par une mer et soutenant une croix, 
traversée en sautoir par une épée et une 
ancre, le tout d'argent. — 3° Après 1901 
(celles-ci contre) ; la croix est d'or adextrée 
d'une ancre d'or et sénestrée d'un cœur 
du même. 
Devises. — Magnificat anima mea Dominum (Luc, i, 46). — Le sûr et non 

l'incertain. — Le sûr seules/ immuable (la croix qui est sur monts et flots est 

seule immuable). 

LONDÈS (Marc-Aibert), né le 15 avril 1833, protono- 
taire le 38 novembre, alias ai décembre, 1893, curé de 
Sainte-Perpétue à Nîmes depuis 43 ans. 

Armes. — D'azur au chevron d'hermine, surmonté d'une 
couronne d'or, accosté de a palmes d'argent (allusion aux 
martyres de saintes Félicité et Perpétue), au clocher d'ar- 
gent sur une plaine du même en pointe de l'écu. 

Devise. — Domus perpeiuœ janua felicitatio (nouvelle 
allusion «t jeu de mots). 

DU MARC'HALLAC'H (F^ux). Né en 1809 dans le Finistère, il épousa eu 
1839 Mélanie Harlington et rendît son âme à Dieu au château de Pérennou 
(Finistère) le 16 août 1891. Il fut vicaire-général de Quimper et protonotaire 
apostolique. A 6a ans il fut aumônier des mobiles en 1870, ce qui lui mérita le 
ruban rouge ; l'année suivante le Finistère le choisit comme député. 

Armes. — D'or (?) à 3 pots-à-eau, ou orceaux, d'argent. 

Devise. -^ Usque ad aras. — Ayant perdu un frère plus âgé que lui et n'ayant 
pas eu d'enfants de son mariage, il se trouva accomplir la prophétique devise 
de sa famille, dont 11 fut le dernier représentant. 

MATHIEU (Adolphe), né en 18^4, décédé en 1896, vicaire général de Sois- 
sons, protonotaire apostolique. 

Armes. — D'azur à ) fleurdelys d'argent, au buste de Saint*Q.uentlo d'argent, 
aliàs de carnation, en abîme (qui est de Saint-Quentin, Ville et basilique, dont 
il fut archiprètre), au chef d'or chargé d'un Sacré Cœur de gueules. 

Devise. -~ In fide et in charitate {i,Tim. iv, la). 



368 ARMORIAL DES 

MEFFRE (MARfE-JosEPH-pAUi-AuGUSTE). né à l'Isle-sur-Sorgue (Vaucluse) le 
8 décembre 1852, prélat de S. S. le 25 mars 1898, référen- 
daire !e 6 juillet 1899, protonolaire le 6 février ou le 
2 mars 1904. 

Armes, — D'azur semé de fleurdelys d'or, à la croix 
d'argent chargée en cœur d'un Sacré Cœur de gueules. 
Cri. — Régna. 
Devise. — Semper rccte. 
Sceaux (à cire). — 1" Ovale ; écu droit aux armes ; le cri entre lui et le cha- 
peau ; la devise au dessous de l'écu. ^ s* Rond ; la devise en rond autour 
d'une quintefeuille. 




MERIC (Elik), né à Hesdin (Pas-de-Calais) le 4 octobre 18 
Lorelle, chanoine d'honneur de Toulouse, d'Albi etc, 
prélat de S. S, en 1894, protonotaire le 23 mars 1897, offi- 
cier de l'Instruction publique, décédé à Honfleur le 
16 octobre 1905. 

Arhes. — Tranché : d'azur à 3 étoiles d'argent 3 et 1 et 
de gueules à la croix latine pommetée d'or, à la bande 
d'or sur la partition. 

Devises. — Fi^cs çiiœreiis itileUcclnm . — Cunclis post 
habilis maluii esselaUns. 



MICAULT (Eugène), né en 1858, curé d'Euville (Meuse), camérier secret le 
16 mars 1883, prélat de S. S. le 22 avril 1896. 

Armes. ^ 1" Comme camérier : d'azur au chien arrêté d'argent sur une ter- 
rasse de sinople,la tête détournée et sénestrée en chef d'une comète d'or. — 
2° Comme prélat : parti : au 1 d'azur au chevron d'or, au 
chien d'argent colleté de gueules, clouté et bouclé d'or, 
passant sur une terrasse de sinople, à l'étoile rayonnante 
et à 8 rais d'or au lieu d'honneur ; au 3 coupé : au I, d'or 
semé de violettes de pourpre, au franc-canton de gueules 
chargé du lion de saint Marc d'or ; au II d'argent à 3 pals 
de gueules. — La comète puis l'étoile rappellent le lumen 
decœlo des armes de Léon XIII, qui avait nommé le prélat; 
le chien est en souvenir de celui de lecusson de Mgr Agostini, protecteur 
du prélat, de même que le lion de saint Marc, car il était patriarche de 
Venise ; les violettes ont Irait à la devise de Mgr Pagis qui fit nommer, en 
1896, Mgr .Micault prélat domestique ; les 3 pals désignent ses trois dignités 
ecclésiastiques : prêtre, docteur en théologie et en droit, prélat. 



PRELATS ROMAINS }6l) 

MOUREY (Charles), né à Lyon le ai décembre 1831, 
auditeur de Rôle pour la France le 9 mai 1879. 

Armes. — De gueules à la croix de Toulouse d'argent. 

Devise. — Ego auiém Chrisii, 



NEYRAT (Alex ANDRE- Stanislas- Camille), né à Lyon le 
27 août 1825, prélat de S. S. le 3 septembre 1887, doyen 
du Chapitre de Lyon. 

Armes. — D'azur semé d'étoiles d'argent. 

PASCAL (Adr(en), né à Rognes (Bouches-du-Rhône) le 
14 janvier 18^3, chanoine-mitre d'Aquin le 10 mars 181}, 
vicaire-général de l'église patriarcale d'Antioche le 24 sep- 
tembre 189^, prélat de l'Eglise grecque unie. 

Armes. — De gueules à l'agneau pascal d'argent. 

Devise. — Pax. 

PASQUIER (Henri-Alexis), né à Chanzeaux (Maine-et- 
Loire) le 18 août 1844, recteur de l'Université catholique 
d'Angers, protonotaire apostolique le 23 mars 1897, cha- 
noine d'honneur d'Angers. 

Armes. — De gueules à l'ange d'or, les ailes abaissées, 
tenant devant lui un livre ouvert d'azur chargés des noms 
de Jésus, Marie, d'or, au cher cousu d'azur, chargé de 
3 fourmis d'argent. 

Devise. — Labore ad salutem. 

PÉCHENARD (Pierre-Louis). Ce recteur de l'Université 

catholique de Paris est né à Gespunsart (Ardennes) le 

i" décembre [84a ; il a été nommé prolonotaire le 1" avril 

ou le 31 mai 1887 ; il est commandeur du Saint Sépulcre, 

\W V \ iK vicairo-général honoraire de Reims, etc. 

'^a^^Al Armes. — D'argent au chevron de gueules accompagné 

^— — "^ de 3 mariin-pécheurs au naturel, celui de la pointe posé 
jur a branches d'olivier de sinople en sautoir. 
Devise. — Jiislilia et pax. 

PLA1SONNET (MARiF-FLORiAN-EuMi>Nt)), né le 13 mars 1845 à Lure (Haute- 
Saône), chanoine de Cartilage le 14 décembre 1885, chanoine-mitrê d'.\quin, 
missionnaire apostolique, commandeur du S. Sépulcre. 




370 ARMORIAI DES PRELATS 

Arkes. — De gueules à la Vierge de U Médaille-miraculeuse d'argent, 
chef cousu d'azur chargé d'un croissant d'argent entre a étoiles d'or. 

Devise. — Sub iuum prœsidium. 

ScHAu(à cire). — Oblong; écu aux armes ; crosse et mitre ; croix tréflée 
cimier ; chapeau à ^ glands ; devise au bas. 



PETIT (Antoine-Chahles-Hubert), né à Crestines (Meur- 
the-et-Moselle) le 3 décembre 183^, protonotaire apostoli- 
que le a6 juin 1894, vicaire-général de Bordeaux, chevalier 
de l'Ordre du Christ. 

Armes. — D'argent au chevron de gueules, accompagné 

en chef de s croix de saint André de sable (il fut vicaire à 

l'église S. André de Bordeaux) et en pointe d'une étoile 

d'azur chargée d'un M d'argent; au chef d'azur chargé 

d'une croix de Lorraine (pays d'origine du prélat) d'or entre a âeurdelys 

d'argent. 

Divise. — Per crucem Uberias,pro cruce cariias. 



t'IRÔN (René-Alexandre), né à Saint-Léonard de Lou- 
plande (Sarthe) le a6 juillet i8a8, chanoine de Lorette et 
d'Antioche de l'ordre des prélats, vicaire-général honoraire 
de Saint-Albert, décédé le 33 janvier 1903 à la Chapelle 
d'Aiignie (Sarthe). 

Armes, — Les voici d'après une peinture qu'il fit faire et 
qu'on m'a communiquée. Sur un livre posé sur un bour- 
don de pèlerin l'écu : Ecartelé : au i dor au palmier fleuri 
de sinople, sur une terrasse de sable et accosté de a mouchetures d'hermine ; 
au 9 de gueules au lion d'or, couronné armé et lampassé d'argent, tenant de la 
dextre un anneau de chevalier d'or ; au 3 de gueules à une tour-façade d'église 
d'argent ouverte d'azur ; au 4 d'or à la flûte de Pan de sable ; sur le tout d'azur 
à 3 besans d'or, — Voir les variantes au sceau. 

Devises, — Lahor, fiddita^, robur ; aussi en italien : lavoro. fedelta, for^a. — 
Jfonia, Oriciis, Amrnca (pays où le p.éldt a séjourné). 

Sceau (à cire). — Ecu aux armes, chapeau à 3 glands. Dans l'écusson il y a 
les variantes suivantes : le premier quartier otîre un semé d'hermine avec un 
palmier nain ; le champ du second est azur; au troisième le clocher est sur- 
monté d'un besan. 



PLANTIN de ViLLEPERDRIX(MARiE-MAUR!cE-t<AouL-GAiiRiEL), né le «octo- 
bre 1847 à la Blache (Gard), protonotaire le 34 avril 189^1 vicaire-général de 
Nîmes. 



PRÉLATS ROMAINS 37 I 

Armes. — Ecartelé : au i d'or au chevron de gueules 
accompagné de 3 brins de pîanlin de sînople, au chef 
d'azur chargé d'une croire de gueules, qui est de Plantin ; 
au 3 d*azur au sautoir d'argent cantonné de 4 têtes de 
léopard d'or, qui est de Suffren ; au y d'azur à la tour 
d'argent, au chef de gueules chargé de 3 heaumes d'argent, 
qui est de la Tour du Pin ; au 4 d'argent au chêne de sïno- 
ple sur une terrasse du même qui est de Vand. 
Devise. — In manus tuas Domine(Lac., xxiii, 46). 

RAVOUX (Auguste), Né à Langeac (Cantal) le 15 janvier 1815, il a été 
inhumé à Saint-Paul-de-Minnesota (Etats-Unis), où il demeurait, le ao janvier 
1906. Il fut fait prélat de S. S. le i" mars 1887. Le 3 mars 1S68 il fut préconisé 
évêque titulaire de Limyre et vicaire apostolique de Montana aux Etats-Unis, 
mais il ne crut pas devoir accepter. Il fut administrateur du diocèse de 
Saint-Paul. 

Devise. — Sursuni corda. 

BioG, — Mgr, Ravoux a publié de son vivant ses Mémoires (Saint-PauI-de- 
Minnesota ; 1899 ; in-8°, 2^4 pp.). 

REBIÈRE (Jeau-Baptiste-Edouard). Né à Agonac (Dordogne) le 9 août 1841, 
prélat domestique de S. S. en iSSs, chanoine de Lorette, 
protonolaire le 4 janvier 1903 (bref de mai 1904), chanoine 
de Périgueux. 

Armes. — Parti : au i de gueulesà la rivière à'oT(rebiero 
en dialecte périgourdin)en fasce, accompagnée de 5 anne- 
lets du même (ils figurent dans le sceau du Chapitre de 
S. Front de Périgueux); au a d'or à l'aigle de sable 
(Armoiries de la cité de Périgueux, or Mgr Rebière est _ 

curé de S. Etienne de ta Cité de cette ville). 

Devise, ■— Fide et civilate. 

RESSÈS (Jean-AucjUstin), né à Pazayac (Dordogne) le 
30 juillet i8a8, vicaire-général de Périgueux, prélat de 
S. S, le 11 décembre 18S3. 

Armi-s, — D'azur à l'ancre d'or, dont la base embrasse 
la pointe de l'écu et dont le sommet, en forme de croix, 
est chargé entre les croisillons d'un Sacré Cœur de 
gueules. 

Devise. — Salus et ghrîa et virfus. 

RÉVEILLAC (Ffakçois), né le 9 mars i8a3 à Mandailles (Cantal), vicaire- 
général de Saint-Flour, protonotaire apostolique le 10 ïnais,aliàs m avril, 1893. 
Armes, — De gueules à l'église de N.-D. d'AurilIac d'argent (dont U fut 




373 ARMORIAL DES PRÉI^TS 

archiprètre), au chef cousu d'aïur chargé du chef de la Vierge d'argent, accosté 
de 9 fieurdelys du même. 

Devises. — Dilexi decorem Jomiis tuœ (Ps., xxv, 8). — Tuns sum ego (Ps., 
cxviii, 1)4. 

RUMEL. — Je suis sans détails sur ce prêtre, né à Mons-ea-Prevel (Noid), 
en 1839, et décédé le 38 octobre 1891 à .\rra5. On n'a pu me dire quelle était 
la nature de sa prélature. 

Armes. — D'or au coeur embrasé de gueules surmonté d'une croix d'argent. 

SAINT-CLAIR (André), né à Annecy le 2} janvier 1859, prélat domestique le 
8 août 1890, chanoine de Nîmes et de Saint-Maurice, 
protonolaire le 30 mai 1904. 

Armes. — D'azur â la bande d'argent, accompagnée en 
chef d'une étoile d'or et en pointe d'une Notre-Dame du 
Bon-Conseil d'argent. 

Devise. — Sanclisluis erat /«.v{Sap.,, xvni, 1, — Allusion 
au nom du prélat). 

SALLOT DE BROBÉQ.UE (Henri), né à l'Isle-sur-le-Doubs (Doubs) le 
19 mars 1844, protonotaire le 39 mai 1900, chanoine et vicaire-général 
de Besançon. 
Armes. — Ecartelé : au i parti d'argent et d'azur au macle de l'un 
en l'autre soutenu de 3 coupeaux de... et accompagné 
en chef de 3 étoiles de... ; au a parti d'argent et d'azur au 
buste de... en cœur, tenant de la dextre un mâcle de... ; au } 
coupé de gueules et de sable au lévrier d'argent contourné, 
tenant entre ses pattes un màcle de. . . ; au 4 d'azur au buste 
d'enfant d'argent, soutenu de y coupeaux de... (Cet enfant 
rappelle que les lettres de noblesse de la famille furent don- 
nées par l'Empereur d'.\llemagne à un enfant au berceau). 
Devise. — Favel eviiU. 

Sce/lu (à relief). — Nous en donnons la reproduction. On observera la mitre 
en cimier. 

SAVELLr-SPlNOL.\ (Antoine), né à Sant'Antonino (Corse) le 17 janvier 
1858, décédé à Rome le 34 janvier 1904, prélat de S. S. le lo juin 1887, pro- 
tonotaire le 9 février 1899, chanoine de Sainte-Marie Majeure, etc. 

.\rme5 et Sceau. — Ecartelé : au i d'argent à 3 lions de gueules soutenant 
une rose sommée d'un oiseau du même ; au s d'or à l'épine (sfiitiota) de sable ; 
au 3 d'azur à 3 bandes d'argent, au chef d'argent chargé d'une couleuvre 
d'azur ; au 4 échiqueté d'azur et d'argent de 4 tires et de j points. — Les i et 3 
forment l'écu des Savelli ; les 3 et 4 celui des Spinola. On pourrait, ou devrait 




PRÉLATS ROMAINS 373 

même, blasonner l'écu en parti, c'est-à-dire que le r ci-dessus serait le chef 
du ) et l'épine, le chef du 4. Voir ci-dessus p. 199 les armoiries du cardinal 
Savelli. Elles présentent quelques divergences avec celles que nous décrivons 
d'après le sceitu-à-cire de Mgr Antoine Savelli-Spinola, dont nous avons une 
empreinte sous les yeux, où l'écu, de forme italienne, est simplement sur- 
monté d'un chapeau à ^ glands. 

SCOTT (Marie-Edouard- Albert-Louis). Ce prélat naquit de parents français 
émigrés, le 37 novembre 1796, à Wolfenbutel 
(Allemagne), mais sa famille était d'origine 
anglaise. Bien jeune encore il fut vicaire-général 
d'Arras en i8a8 ; camérier secret le 15 janvier 
1844, il fut nommé protonotaire le 36 septembre 
1886. 11 s'endormit dans le Seigneurie 15 août 
1887 à Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais), dont il 
était curé depuis 1839 (^8 ans); il était chevalier 
de la Légion d'honneur, chanoine honoraire 
d'Arras et d'Evreux. 

Armes, — D'argent à la fasce de gueules chargée 

de 3 agneaux d'or, accompagnée de 3 trangles 

d'azur, à 3 roues de sainte Catherine de sable, s dans le chef une à la pointe 

de l'écu. — Cresl : sable et argent ; fanal en cimier. L'écu est de forme dite 

anglaise. 

Devise. — Régi pairixque fidctis. 

DE SÉGUR (Louis-Gastok-Adriek). Sa naissance eut lieu le 15 avril 
i8ao à Paris, où Dieu le rappela à lui le 9 juin 1881. Titres : prélat domes- 
tique de S. S., auditeur de Rote, sous-diacre apostolique 
et crucigère du Pape, protonolaire apostolique le 4 jan- 
vier 18^6, chanoine de Saint-Denis de 1" classe, avec 
insignes et privilèges d'honneur propres aux évèques, 
le 8 mars suivant. 

.\rmes. — Écarlelé : d'argent plain et de gueules au lion 
d'or. — L'écu posé, par privilège, sur une croix épisco- 
pale et surmonté du chapeau vert des évèques. 

BioG. — Monseigneur de Ségur, Souvenirs et récits d'un frère, par le marquis 
de Ségur. Paris, 1883; 3 vol. — Monseigneur de Ségur, ^zr le marquis de 
Moussac Chez... 1906 ; 1 vol. in-ia. 

SELLIER (Jean), né à Paris le i" décembre 1828, vicaire 
général de Tours en 1896, prélat domestique le 8 février 
1898, doyen au chapitre métropolitain de Tours. 

Armes. — D'azur à la croix patlée d'argent, chargée en 
cœur d'une rose d'or et cantonnée de 4 roses du même. 
(La croix d'argent est du chapitre de Tours). 

Devise. — Pax et charitas . 




êp ^ 



^74 ARMORIAL DES PRËLATS 

DE SYMOND DE LATREICHE (Constant), né à Metz 
en 1803, décédé à Lorette le 11 des kalendes de décem- 
bre (ai novembre?) i88î, prélat de S. S. ou camérier, 
chapelain de France puis chanoine de Lorette, aumônier 
des Zouaves pontificaux. 

Armes. — D'argent, aliàs d'or, à la fasce de gueules, 
accompagnée en chef de ï aigles, en pointe d'une coquille 
de sable . 

TERMOZ (Philibert-Michel). Il naquit à Tarare (Rhône) le 35 janvier iS^j et 
décéda à la chartreuse de la Cervara (Italie) le ai juillet 
1903. Titres: missionnaire apostolique en mission effec- 
tive, chanoine honoraire de Bordeaux et de Grenoble^ 
etc., vicaire-général d'Agen, camérier de Pie IX en 1865, 
prélat référendaire de la Signature le 18 avril 1869, premier 
introducteur de la Cause de Jeanne d'Arc. 

Armes. — D'or à l'ancre terminée par une croîx, la 
strangue enlacée d'un dauphin, le tout d'azur (le dauphin, 
souvenir de la province natale du prélat). 

Devise. — Chrisfus, vita, salus. 

TILLOY (Anselme), né à Berzieux (Marne) le ai avril 1834, décédé en 1903 
ou 1904, chanoine-prélat de Lorette. 

Armes. — D'azur à la croix latine recroisetée d'argent dans un rinceau 
formé d'une branche fleurie et d'une palme du même, au chef cousu de 
gueules chargé des lettres S. V. d'argent. — Etoile rayonnante en cimier; 
pas de chapeau. 

Devise. — Dieu, Famille, Patrie. 

D'YÉNIS (Alix), décédé à la Hulotais (Ille-et-Vilaine) le 30 juillet 190a, 
prélat domestique de S. S, puis protonotaire aposto- 
lique. 

Armes. — D'or à la croix de gueules (dignité sacer- 
dotale), chargée d'une épée d'argent la pointe haute (rap- 
pelant que le prélat avait été zouave pontifical), au chef de 
gueules chargé d'un lion passant d'or (rappelant que c'est 
Léon XIII qui lui avait conféré ses dignités). 

Devise, — Cruce et ense. 



SUPPLEMENT 



Si nous nous sommes décidé à donner en supplément les blasons, avec noti- 
ces, des évêques résidentiels de France, sacrés de 1901 jusqu'à la Séparation 
de l'Eglise et de l'Etat, c'est pour que notre ouvrage contienne la liste com- 
plète des prélats préconisés sous !a loi du Concordat de 1801 . 

Nous avons ajouté quelques évêques des missions pour amorcer le travail de 
celui qui, dans un siècle, voudra continuer le nôtre. Des liens d'affection et 
de reconnaisance nous unissant à quelques-uns d'entre eux, de même qu'à des 
Abbés ou des prélats romains, il est naturel que nous fassions connaitre ce qui 
concerne soit eux mè.nes soit certains de leurs collègues religieux. Le désir 
qu'ils nous en ont parfois exprimé était trop légitime et pour nous, trop hono- 
rable, pour que nous ayons eu, même un instant, la pensée de nous y sous- 
traire. 

A la suite de ces prélats du xx' siècle nous donnons les blasons de huit 
abbesses bénédictines, pensant que cela pourra intéresser certains amateurs 
d'héraldisme religieux. 

La Valouie 
F*te da Sacré Cœur 1906. 



}-]6 ARMORIAL DES FBéLATS 



I. ÉVÊQUES — ABBÉS — PRÉLATS 



ANDRIEU (Pierre-Paulin), né à Seysses (Haute-Garonne) le 8 décem- 
bre 1849, sacré évêque de Marseille à Toulouse, le 
93 juillet 1901J intronisé le 31 août suivant. 

Armes. — Ecartelé: d'azur à la fasce ondée d'argent, à 
l'étoile du même dans le canton dextre du chef, et de 
gueules à la croix de Toulouse d'or soutenue d'une 
vergetfe d'argent, un agneau du même en pointe bro- 
chant sur la vergette, la tête détournée, qui est de la 
ville de Toulouse. — Chapeau d'archevêque et le 
pallium. 

Devise. — Pax in vtrtute tua (Ps., cxxi, 7). 

ANIS(Dom Louis, en famille Louis-Marie-René-Dieudonné), né à Saint-Char- 
les-La-Forêt (Mayenne) le 8 septembre 1875, ^^^ Abbé de la Trappe de N.-D. 
de Bonne-Espérance de la Double (Dordogne) le * 
3^ janvier 1903, bénit par Mgr Delnmaire en ce mo- 
nastère le 37 avril suivant. 

Armes. — De sinople à la fasce contrepolencée 
d'or, chargée d'une ancre de sable accostée des 
lettres N D à l'antique d'azur (emblème de l'abbaye), 
accompagnée en chef d'un agneau d'argent entre 
deux fleurs à'anis étoile d'or, et en pointe d'une 
ruche d'argent entourée d'abeilles d'or. 

Devise. — Suaviter et pruâinter. 

Sceaux. — i" A l'humide. 11 est reproduit ci-con- 
tre, inutile de le décrire. — a" A cire. Ecu aux 
armes surmonté de U mitre et de la crosse ; devise au bas ; pas de chapeau. 

ARNAL DU CUREL (Jean-Charles), né au Vigan (Gard) le =8 juin 1858, 
sacré à Nîmes, le S novembre 1903, évêque de Monaco. 

Armes. — D'argent à 3 fasces de gueules, au chef du même 
chargé d'une étoile d'argent entre deux danchis du même. 

Devise. — Lux, Ux. 

Sceau. — Les deux saints, qui figurent dans le sceau que 
nous reproduisons, sont Jean-Baptiste et Charles Borromée, 
patrons du prélat. 

BARILLON (Emile). Ce prêtre des Missions Etrangères naquit à Lumeau 



SUPPLÉMENT 



377 



(Eure-et-Loir) en 1860; il a été sacré, à Paris le 18 septembre 1904, évêque 
résidentiel de Malacca (Asie). 

Armes. — D'argent à la croix de calvaire de gueules, à 4 rayons d'or partant 
de rintersection des bras, accostée de 2 palmiers de sinople et soutenue d'une 
trangle du même, soutenue elle-même d'une mer d'azur mouvant de la pointe 
de Técu et dans laquelle plonge en barre une ancre de sable, dont la gumène 
entoure le pied de la croix ; aux initiales V P enlacées de sable dans le canton 
dextre du chef et au monogramme des Missions Etrangères du même dans le 
sénestre. 

Devise. — Adveniat regnnm iuum (Matth., v). 

Sceau (à Thumide). — Oblong ; écu aux armes ; attributs ordinaires ; devise 
sur une banderole entourant le pied de la croix ; légende : ^milins Barillon 
cpiscopus Malacensis, 



BAZIN (Hippolyte). Missionnaire de N.-D. d'Afrique, il est né à Saint-Aubin- 
du-Cormier(Ille-et-Vilaine) le 4 juin 1857 ; élu, en juillet 1901, évêque titulaire 

de Thacia-Montana, il fut sacré le 8 septembre suivant à 
Saint-Louis-de-Carthage par Mgr Livinhac ; il est vicaire 
apostolique du Sahara et d'une partie du Soudan. 

Armes. - D'azur à la croix latine fleuronnée d'or, soute- 
nue d'un croissant d'argent et chargée entre les bras d'un 
Sacré Cœur de gueules, au chef d'argent chargé de 3 mou- 
chetures d'hermine. 

Devise. — In cruce salus et vita. 

Sceau (à l'humide). — Ovale ; écu aux armes (la croix y est argent); chapeau ; 
devise ; légende : Vicariat apostolique du Soudan, 




BEAUVAIN DE BEAUSÉJOUR (Paul-F^lix), né à 
Vesoul (Doubs) le 16 décembre 1839, ^^^ ^® 9 J"^'^ ^9^^ 
évêque de Carcassonne ; sacré le 20 mars 1904. 

Armes. — D'azur au sautoir d'or, chargé en cœur d'un 
bœuf de gueules et cantonné de 4 étoiles d'argent. 

Devise. — In laboribits pïurtmis (2 Cor., xi, 25). 




BLANCHE (Gustave). Né à Josselin (Morbihan) le 30 avril 1848, il fut fait 
officier sur le champ de bataille en 1870 puis il entra chez les Eudistes. Elu 
le 15 septembre 1905 évêque titulaire de Sicca, il a reçu, le 28 octobre suivant, 
à Chicoutimi (Canada), la consécration épiscopale pour diriger le vicariat 
apostolique du Golfe-Saint-Laurent (Amérique du Nord). 

Armes. ^- D'azur à la cotice d'argent chargée de 5 mouchetures d'hermine 
de sable, accompagnée en chef des SS. Cœurs, celui de Jésus de gueules, celui 
de Marie d'argent, empiétant un peu Tun sur l'autre et dans une gloire d'or, et 



378 AHHORIAL DES PRÉLATS 

en pointe d'une mer d'argent en campagne, chargée d'un navire d'or voguant 
vers un rocher de sable mouvant de l'angle dextre de la pointe, surmonté d'une 
croix du même et, à mi-c6te, d'une chapelle d'or (paysage de la côte septen- 
trionale du fleuve Saint-Laurent, symbole, avec le navire, de la mission de 
Mgr Blanche). 
Devise. — Spes eum fidncia. 

BONAVENTUKE (Marie-Etienne). Ce l'ère, de la congrégation des Salésiens 
d'Annecy, était vicaire-général du diocèse de Nagpour, aux Indes, lorsqu'il fut 
sacré par Mgr Bottero, le 5 févier 190^, pour en èlre Pévêque résidentiel. Il est 
né à à Dingy-Saint-Clair (Haute -Savoie) le 36 avril 18^1. 

Armes. — Ecartelé : au 1 d'or au Sacré Coeur de gueules (dévotion du prélat) ; 
au 3 de gueules au vairon d'argent en fasce, qui est d'Annecy ; au 3 d'azur au 
revers de la Médaille-miraculeuse d'argent (souvenir de l'année du cinquante- 
naire du dogme de l'Immaculée Conception) ; au 4 de gueules au livre d'or ; à 
la croix (de Savoie) d'argent brochant sur les partitions. 

Devise. — Eunies docele. 

Sceau (timbre humide). — Rond ; écu aux armes, posé sur une croix trèûée 
recroisetée au bas; crosse; mitre; chapeau; banderole delà devise s'en- 
roulant au pied de la croix ; légende dans un double cercle : f Sig ; Marits- 
Stephani, episcopi Nagpormsis. 

BOUCHARD (Dom Joseph), né à Pesmes (Doubs) le 19 janvier 1845, élu 
abbé bénédictin de Kerbénéat (1) le 5 novembre 190a, non encore bénit. 

Armes. — D'azur à la croix ancrée ou de saint Benoit d'or chargée de ; roses 
de gueules, cantonnée en chef de 3 fleurdelys d'or et en pointe de a crosses, 
celle de sénestre tournée à sénestre, du même, qui est de Saint-Benoit-sur- 
Loire (dont le prélat à été curé), au chef d'hermine. 

Devise. — Spes mea in Domino. , 

BOUCHUT (Claude), des Missions Etrangères de Paris, né à Saînt-Christo- 
phe-en-jarret (diocèse de Lyon) le 4 mars 1860, élu le 
18 juillet 1903 évêque titulaire de Panémotique et vicaire 
apostolique du Cambodge. 

Armes. — Taillé : d'azur à la Vierge de Lourdes d'argent, 
sénestrée en chef d'une étoile rayonnante du même, et de 
gueules à un Phnom d'or, sur une montagne d'argent. 

Devise. — lier para tutum (Hymn. vesp. B. M. V). 

Sceau. — Nous le reproduisons ci-contre. 



I. le monaitèrede Keibénéat pièsde Landivisiau (Finistire) ■ kxk foadi le ;o oorembre 1S7S ; 
priearj en 1S91 il fut érigé ea abbaye ea 190a ; il n'a pas d'armoiries. Il serait qoestien de Ini 
donaer : dt tatU à In croix aacrJt ou di tain! Bmotl d'htmiiie,' 



SUPPliMERT 



379 




BOUQ.UET (Henri-Louis- Alfred), né à Paris le 31 décembre i8}9, sacré à 
Mende évêque de ce siège le 39 juin 1901, transféré à celui 
de Chartres le 31 février 1906, chevalier de la Légion 
d'honneur. 

Armes. — De gueules à j roses d'argent, au chef cousu 
d'azur semé de fleurdelys d'or, à la main de carnation 
issant d'un nuage d'argent, mouvant du bord du cheT, et ' 

tenant un livre (?)d*or. 

Devise- — Pro fide et grege. 

BREYNAT (Gabriel), né le 3 janvier 1868, élu le sa juillet 1901 évêque titu- 
laire d'Adramyte et vicaire apostolique de Mackeosîè 
(Canada), de la congrégation des Oblats. 

Arhes. — D'azur à la barque d'or chargée d'un mission* 
naire et d'un rameur au naturel sur une mer de sinople en 
campagne, chargée d'un dauphin d'or nageant, aux emblè- 
mes des Oblats d'argent au lieu d'honneur, à la bordure 
d'argent chargée à dextre et à sénestre de 3 raquettes cana- 
diennes de sable. 

Devises. — Celle des Oblats et : Peregrittari pro Chrisio. 

BUGUET (Paul), né à Mortagne (Orne) le 3^ mars 184^, prélat de S. S. le 
3o février 1901, protonotaire le 14 juin 1904, directeur général de l'Œuvre 
expiatoire. 

Armes. — Parti : au 1 coupé de gueules au calice d'or 
avec son hostie d'argent, et de pourpre à l'ancre d'argent 
(emblèmes de l'espérance du rachat des âmes du Purga- 
toire par le saint sacrifice de la messe); au 3 d'azur à la 
Vierge de Montligeon d'argent, ayant à ses pieds 3 âmes 
du Purgatoire du même (patronne de l'Œuvre). — Mitre 
comme timbre. 

Devisb. — In te Domine sptravi {Ps., xxx, 3). 

CABROL (Ferdinand-Marie-Pierre-Mickel). Bénédictin né à Marseille 
le II décembre 1855, bénit abbé de Farnborough (Angleterre) le 39 septem- 
bre 1903. 

Armes. — De sinople à 3 coquilles d'or. 

Devise. — Ut filii lucis {\ Thés., v, 5). 

Sceau (à cire). — Elliptique ; écu aux armes sur un fond pointillé ; raitre ; 
crosse irrégulièrement tournée ; devise au bas ; légende : \ Sîg. Ferdinand' 
abbatis Farnbureensis. 




380 



ARMORIAL DES PRELATS 





CAMPISTRON (Lucien), né à Mirande(Gers) le 26 octobre 
1840, préconisé le 9 juin 1902 évêque d'Annecy, sacré 
seulement le 13 mars 1904. 

Armes. — De gueules à la tour carrée et tourîUonnée de 
; pièces d'argent, mouvant de la pointe, au chef cousu 
d'azur chargé de 8 étoiles d'argent en couronne. 

Devise. — Tu vero vigila^ in omnibus labora, 

CANAPPE (EMMANUEL-pRANçois), né à Wailly (Somme) le 25 juillet 1849, 
sacré à Rouen le 2j juillet 1901 évêque de la Guadeloupe 
ou de Basse-Terre. 

Armes. — D'azur à Notre-Dame de la Guadeloupe d'or 
et de carnation sur des fiots agités d'argent, desquels 
émerge une île arborescente du méme^ au demi esquif 
d'or mouvant de la pointe dextre de l'écu et monté par un 
évêque du même en prière. 

Devise. — 5^ Maria Virgo de GuaJalupe. — Rediens 
evangeliio pacem, 

CLERC (Jean-Marie). Cet évêque, que j'ai oublié de 
mettre à sa place, p. 29% avec les Missionnaires de Saint- 
François-de-Sales, est né le 21 mars 1847 à Ballaison 
(Haute-Savoie) et a été sacré évêque résidentiel de Viza- 
gapatam (Indes) dans cette ville, le 26 juillet 1891. 

Armes. — D'azur au chevron d'or accompagné en pointe 
d'un ciboire du même. 

Devise. — Da rohur fer auxilinm (Hymn. Verhum), 

CONAN (Julien-Mathurin), né à Guern (Morbihan) le î8 juin 1860, sacré, le 
13 décembre 1903, à Port-au-Prince (Haïti) archevêque de cette ville. 

Armes. — Tranché : de gueules au palmier de sinople et d'azur à N.-D. de 
Guelven d'argent (Vierge assise, avec sceptre, tenant l'Enfant Jésus, honorce 
à Guern), à la bande d'hermine sur la partition. 

Devise. — Plus caritas quant potesias. 

D ARTOIS (Augustin-Louis), né à Armentières (Nord) le 8 juin 1861, entré 
dans la Société des Missions Africaines, sacré le 2; juillet 1901, comme évêque 
titulaire de Temnos et vicaire apostolique du Dahomey, où la mort le surprit, 
à Ouidah, le 1" avril 1905. 

Armes. — D'argent au Sacré Cœur de gueules, dont la blessure laisse tomber 
des gouttelettes sur une terre de sinople chargée de cocotiers d'or, mouvant du 
flanc sénestre de l'écu vers une mer d'azur mouvant de la pointe ; au chef 
d'azur chargé des lettres M A antiques d'or. 

Devise. — Siilla ad Africam (Ezech., xx, 46). 




SUPPLÉMENT ^81 

DELALLE (Henri). Petit-neveu de Dgr Delalle, évéque de Rodez, il est né k 
Arracourt (Meurthe-et-Moselle) en 1670, a été sacré à Nancy, comme évéque 
titulaire de Thugga, le 3 juin 1904, et publié dans le consistoire du 14 novem- 
bre suivant. Il est le vicaire apostolique de la colonie 
anglaise africaine de Natal; il appartient aux Oblals de 
Marie. 

Armes. — Ecartelé : aux 1 et 4 d'argent à la bande de 
gueules chargée de 3 croix de Lorraine d'argent en bande ; 
au 3 d'azur aux emblèmes des Oblats d'argent sur un tertre 
de sinople : au 3 d'azur à a buffles effarés et contournés 
d'argent ; sur le tout d'or au Sacré Coeur de gueules. 

Devise. — Oportet illum regnare (i Cor., xv, 35). 

DELAMAIRE (François-Marié-Josefh), né à Paris le 4 février 1848, sacré 
le 3^ juillet 1901, à Notre-Dame-des-Champs, paroisse 
de celle ville dont il était curé, évéque de Périgueux et 
de Sjrlat. 

Armes. — D'azur à la statue de N.-D. des Champs 
d'argent, accostée de 3 mouchetures d'hermine d'ar- 
gent, au chef cousu de sable chargé de 5 coquilles 
d'argent (le prélat est d'origine bretonne). 
Devise. — Serons tuus ego sum (Pî,, cxviii, 94). 
Sceaux. — i" Celui reproduit ci-contre. — a" A cire. Ecu de forme bouclier 
aux armes ; devise au bas ; crosse ; mitre ; croix ; chapeau ; pas de couronne. 

DOUCERÉ (Victor), de la Société de Marie, né à Evran (Côtes-du-Nord) le 
3 avril 1857, sacré à Nouméa, le 10 juillet 1904 par Mgr Fraysse, évéque titu- 
laire de Térénutis et vicaire apostolique des Nouvelles-Hébrides (Océanie). 

Armes. — D'argent au Sacré Cœur de gueules épine et surmonté d'une croi- 
Sette de sable, au monogramme de Marie d'azur dans le canton dextre, à la 
campagne d'hermine. 

Devise. — Mansuelunt esse ad omnes (Jim., 11, 34). 

DRURE (DfsiRé, en religion Jean-de-la-Sainte-Famille). Ce prélat carme est 
né à Digoin (Saône-et-Loire) le 30 janvier 1859 ; il a été élu le 7 novem- 
bre 190a archevêque résidentiel de Babylone (Bagdad) puis nommé, le 
5 mars 1904, délégué apostolique de Mésopotamie, d'Arménie et du Kur- 
distan. 

Armes. — De sinople au palmier d'or accosté de a pals d'argent (symboli- 
sant le Tigre et l'Euphrate), au chef de l'Ordre des Carmes déchaussés (voir 
P- 397)- 

DUBOIS (Louis-Ernest), né h Sainl-Calais (Sarthe) le i" septembre 1856 
sacré évéque de Verdun le a juillet 1901. '. 



38a 



ARMORIAL DBS PRÉLATS 





Armes. — Ecartelé : aux i et 4 d'azur semé de fleurde- 
lys d'or et de clefs d'argent en pal, qui .est du chapitre 
du Mans ; aux s et 3 des armes de Jeanne d'Arc avec en 
plus une colombe essorée d'argent au canton dextre ; 
à la croix d*or brochant sur la partition et chargée en 
cœur des 3 clous de la Passion de sable dans une couronne 
d'épines de sinople . — Un Sacré Cœur au milieu de la croix 
épiscopale ; la croix du Saint-Sépulcre au bas de l'écu. 

Devise. — Regnavii a ligno Deus (Hymn . Vexilld). 

Sceau (à cire). — Ecu aux armes ; mitre et crosse posée derrière à sénestre ; 
pas de croix ; chapeau ; devise au bas. 

FILLION (Almir), né à Angers le 6 septembre 1843, vicaire général d'Evreux, 

protonotaire apostolique le 17 avril 1901. 

Armes. — De gueules à la croix d'or chargée en cœur 
d'une étoile de gueules et cantonnée de 4 étoiles du 
second, au chef d'argent chargé d'une palme de sino- 
ple en bande accostée de 3 violettes au naturel (sou- 
venir des armoiries, p. 1^6, de Mgr Fillion, son parent, 
évéque du Mans). 

Devise. — Gloria Deo pax hominibus (Luc, 11, 14). 

GAUGAIN (Dom Léopold, en famille Augustin-Jean-M.-M.), né à Jarzé 
(Maine-et-Loire) le 12 décembre 18^7), élu, le 18 juillet 1906, abbé de Ligugé, 
en remplacement de Dom Bourigaud (p. 30;), démissionnaire au 20 juin précé- 
dent. 

GRANGEON (Damien), des Missions Etrangères, né à Gelles (Puy-de-Dôme) 
le 27 septembre 18^7, sacré, à Langson (Indo-Chine) le 19 août 1902, évêque 
titulaire d'Utine et vicaire apostolique de la Cochinchine orientale. 

Armes. -* D'azur à la croix alaisée d'or, cantonnée de 4 épis du même, ceux 
de dextre en bande, ceux de sénestre en barre. — Cimier : une petite grange, 
ou grangeoftf abritant le sigle des Missions Etrangères. 

Devise. — Congregafe in horreum (Math., xiii, 30). 

KUNEMANN (Alphonse), de la Congrégation du Saint-Esprit, né le 5 jan-^ 
vier 18^6 à Sweighausen (diocèse de Strasbourg), sacré le 
26 mai 1901 vicaire apostolique delà Sénégambie avec le 
titre d'évêque titulaire de Pella. 

Armes. — Coupé : au I parti : au i d'azur à la barque de 
Pierre avec Jésus et le saint au naturel^ celui-ci jetant un 
filet dans une mer d'argent mouvant de la pointe ; au 2 de 
gueules à la bande d'or à 6 couronnes du même en orle, 
qui est d'Alsace ; au II d'azur aux emblèmes du Saint- 
Esprit d^argent sans le rinceau. 




SUPPLÉMENT 383 

Devises. — In verbo fuo. — SuaviUr et foriiier. 

LACROIX (Lucien -Léon-), aé à Reilhaguet(Lot) le 8 jan- 
vier 18^^, sacré à Paris, te 34 juin 1901, évêque deTaren- 
taise . 

Armes. — D'azur à la croix alaisée d'or. — Mitre à la 
place de la couronne sous le chapeau; Vécu posé sur 
l'épée et la crosse en sautoir. 

Devise. — Per vias reclas (Sag., x, 10). 

LANG (Joseph-Antoine). Le 32 septembre 1868 il est né à Niederschœffolsheïm 
(Bas-Rhin); entré aux Missions Africaines il a été préconisé, le as septembre 
1903, évéque titulaire de Paralaïs pour administrer le vicariat apostolique du 
Bénin. 

Armes. — Coupé : au 1 de sinople à l'arc-en-ciel au naturel ; au 2 d'azur à la 
façade de la cathédrale de Bénin d'argent. 

Devise. — fn gaudio et in pace (Rom.i xv, 13). 

ScEAU'(ea papier, à relief). — Rond; fond violet; lettres etc. blanches; 
écusson représentant saint Joseph, patron du prélat, portant l'Enfant Jésus ; 
crosse et mitre sur le bord ; chapeau ; devise : Custos Domini sut, dans une 
banderole au bas ; légende dans un cercle : * Josephus eps. Ht. Paralaid. 
vie. apost. région Bénin. 

„^pta^ LE CAMUS (Emile-Paul), né â Paraza (Aude), sacré, 

à Carcassonne le a juillet t9oi,évéque de La Rochelle. 

Armes. — D'azur au chevron Qa pointe un peu icimie 
touche le bord supérieur de Vécu) adextré de 3 croissants 3 
et t, sénestré d'une branche de..., accompagné en pointe 
d'une ruche entourée de ^ abeilles, le tout d'argent. 

Devises. — Prœsim dum prosim . — Laboremus. 

LORNE (Dom M. Emile, en famille Georoes-Ehile-François-Richard), né à 
Venisy (Yonne) le 3 avril 1846, bénit abbé de la Trappe de Bonnecombe le 
18 août [901. 

Armes. — Taille : d'or à la croix de Jérusalem de gueules en chef, et en 
pointe un Saint Cœur d'argent, ceint d'une couronne de roses, avec un lis d'ar- 
gent issant au naturel ; et d'azur à la colombe des catacombes d'argent. 

Devise. — Patt et compati. 

Sceau (à cire). — Ecu aux armes etc. ; devise au bas ; légende : Stgiîlum 
F. M. ^milii Abbatis B. M. de Bonnacomba. 

LOTH (Julien), né en 1837, à Rouen, dont il est chanoine honoraire, proto- 
notaire le 31 mai 190a. 



384 ARMORIAL DES PRÉLATS 

Armes. — Parti : de gueules à la croix haute fleurdelysée d'or, et d'azur à la 
fasce nouée d'or, accompagnée de 2 coquilles d'argent en chef et d'un croissant 
du même en pointe. 

Devise. — Quidquid laiei apparehit (Prose Dies irœ), 

MAQ.UET (Henry), né à Verdun le 3 janvier 1844, entré dans la Compagnie 
de Jésus, sacré le 8 décembre 1901 évéque titulaire d*Amathonte, vicaire 
apostolique du Petchély méridiano-oriental (Chine). 

Armes. — D'azur aux emblèmes des Jésuites, au chef d'or chargé de 4 lettres 
chinoises de sable, qui sont la devise du prélat : Eûll ^oiio linn keiïe (^Armoi- 
ries semblables à celles de Mgr Paris y p, 2jo, sauf les caractères srllabiques 
chinois). 

Devise. — Adveniai regnum ttium (Math., vi, 10). 

MARCHAND (Dom M. Fortunat, en famille Pierre-Silvhre), né à Ressigny 
(Deux-Sèvres) le 19 juin 1864, élu abbé de Fontgombault, de l'Ordre des 
Cisterciens réformés, le 11 octobre 1902. 

Armes. — Tranché : de pourpre à une croix précieuse au naturel (croix de 
sainte Radegonde, au diocèse d'origine de TAbbé) et d'azur à la Vierge de 
Fontgombault d'argent, à la bande d'or brochant sur la partition. 

Devise. — Tuns sum ego. 

Sceau (à cire). — Ecu droit; mitre; crosse à volute à dextre ; couronne 
d'épines en cimier ; chapeau à trois glands ; devise au bas ; légende : Sigillum 
F, M, Fortunaii abbaiis de Fonte Gombaldi. 

MAROT (Dom Joseph, en famille Pascal). Ce Bénédictin est né à Hélette 
(Basses-Pyrénées) le 21 avril 1851. Son élection comme Abbé de Bel-Loc, du 
Il avril 1904, a été confirmée le i^ mai. 

Armes. — D'or à la croix ancrée ou de l'Ordre de saint Benoît de sable, au 
chef de gueules chargé d'un fer de lance à l'antique d'or (symbole de celui qui 
perça le cœur de Jésus), accosté de deux fleurs de lis de jardin d'argent (sym- 
bole de la sainte Vierge et de saint Joseph). 

Devise. — Ad Je sum pcr Mariam et Joseph. 

MARQ.UISET (Jules), né à Besançon le 16 novembre 1839, chanoine honoraire 
de Besançon, camérier d'honneur le 13 janvier 1904. 

Armes. — Parti : au i de pourpre à la fasce d'argent, 
accompagnée en chef d'un calice d'or àThostie d'argent 
rayonnant d'or, et en pointe de la façade de la basilique 
des SS. Ferréol et Ferjeux d'argent (Mgr Marqniset^ 
curé de cette église^ amené à bonne fin sa reconstruction) ; 
au 2 d'or à la légende des saints Ferréol et Ferjeux au 

naturel sur une terrasse de sinople, à l'étoile d'azur, chargée d'un M d'ar- 
genty au lieu d'honneur. 




SUPPLÉMENT 



385 




Devise. — Dilexi décorent domûs iuœ (Ps., xxv, 8). 

Sceau (à cire). — Rond, 35"" de diamètre ; simple écu aux armes ; chapeau ; 
devise au bas ; pas de légende. 

MÉREL (Jean-Marie). Du séminaire des Missions Etrangères est sorti ce 
préfet apostolique de Canton (Chine), sacré dans cette ville le 6 octobre 1901, 
évéque titulaire d'Orciste. Il est né à Vay (Loire-Inférieure) le 18 septem- 
bre i8;4. 

Armes. — Ecartelé : aux i et 4 d'argent à 3 mouchetures 

d'hermine ; au s de gueules au monogramme des M. E. 
d'argent ; au 3 gueules à la maison chinoise d'argent ; à la 
croix pattée d'argent sur les partitions et touchant les 
bords de Técu ; sur le tout, un écu d'or au Sacré Cœur de 
gueules. 

Devise. — Omnia et m omnibus Christus (Colos., m, 11). 

Sceau. — Ce sceau admirablement gravé est charmant, il est de forme 
elliptique ; sous une arcade géminée et en plein cintre^ un Chinois en prière 
près de sainte Anne enseignant la vierge Marie ; une main avec index levé 
sortant d'une nue, au-dessus de la tête du Chinois ; le buste du Sacré Cœur 
dans un œil-de-bœuf au-dessus de l'arcade; l'écu tout simple au bas ; légende; 
•J- Sigillum, loannis. Mariœ : episcopi, Orcistiensis . 

OLIER (Arnaud), Mariste, né à Milhau (Aveyron) le 6 mai 1853, élu 
le 20 décembre 1903, mais préconisé seulement le 13 novembre 1904, évéque 
titulaire de Tipasa, coadjuteur avec future succession du vicaire apostolique 
de rOcéanie centrale. 

Armes. — D'argent au calice d'or posé sur une terrasse d'azur avec hostie 
d'argent rayonnante, représentant au centre le divin Enfant assis et au naturel; 
au chef de sinople chargé de 2 médaillons, celui de dextre coupé d'argent à 
rétoile d'or rayonnante et d'azur au monogramme de Marie de gueules, celui 
de sénestre représentant la Vierge de la Médaille-miraculeuse. 

Devise. — Laus et amor. 



^^^^^^^^^^^^^^^^^ 



OUTHENIN-CHALANDRE (Joseph), né à Besançon le 28 août 1865, prélat 
domestique de S.S. le 20 janvier 1906. 

Armes. — Parti : de gueules à la croix cantonnée en 
chef de 2 croissants et en pointe de 2 étoiles le tout 
d'argent, qui est Outhenin, et d'azur au chevron d'or 
ndextré en chef d'un Sacré Cœur d'or enflammé de 
gueules, croiseté d'argent et épine de sable, sénestre d'un 
livre ouvert d'or chargé d'un alpha et d'un oméga de 
sable, accompagné en pointe de la statue de N.-D. du 
Chêne d'argent sur un tronc de chêne au naturel. 

Devise. — Servus iuus sum ego (Ps., cxviii, 94). 






386 ARMORIAL DES PRÉLATS 

RICARD (Ernest), né à Sanvensa (Aveyron)le 27 février 
i8^2y sacré évéque d'Angouléme le 29 juin 1901. 

Armes. —- D'azur semé d'étoiles d'argent à la Vierge- 
Mère de carnation vêtue et couronnée d'or, son trône 
posé sur un tertre de sinople, au chef cousu de gueules 
chargé de SS. Cœurs d'or et rayonnants. 

Devise. — Tv es spes mea (Ps., cxu, 6). 

DE ROCQUANCOURT-KÉRAVEL (Fernand), né à Tilly-sur-SeuUes (Cal- 
vados) le 2; août 1869, chanoine de Carthage et prélat de la chapelle de S. S. 
le i*' janvier 1904. 

Armes. — D'azur à 3 pommes de pin suspendues d'or 2 et i. 

Devise. — Pro fide et fide propaganda. 

RO ISS AN T (Jacques), né à Bommiers (Cher) le 17 mars 1840, 
élu le 18 avril 1901 évéque titulaire d'Usula ou Usilla, 
auxiliaire de Tévêque latin de Nicopolis (Bulgarie). 

Armes. — D'or à la croix de Jérusalem de gueules {et non 
2iTgent comme ci-contre)^ au chef d'azur chargé -de 9 étoiles 
d'argent ^ et 4. 

Devise. — Per crucem ad lucem . 

ROY (Augustin). Mgr Peyramale, des Missions Etrangères comme Mgr Roy, 
étant décédé le i7*août 1903, élu mais non sacré, celui-ci fut élu à sa place 
le 12 février 1904 évêque résidentiel de Coimbatour (Indes) et sacré dans sa 
ville épiscopale le 17 avril suivant ; il est né à Beauregard, 
commune du Pin (Deux-Sèvres) le 20 janvier 1863. 

Armes. — De sinople à la bande d'argent chargée du 
Sacré Cœur de gueules entre une branche de pin et une 
de chêne de sinople (souvenir de la paroisse natale du 
prélat et de son pèlerinage voisin, N.-D. de Beauchêne, 
appartenant à l'auteur, qui le guida dans le choix de son 
écusson, attention délicate du prélat), accostée de 2 croisettes d'or ; au chef 
cousu de gueules chargé d'une couronne de roi d'or. — Le monogramme des 
M. E. dans un cartouche posé sur la croix. 

Devise. — Ttius sum ego (Ps., cxviii, 94). 

SANTENAC (Jean-François), né à Toulouse le 13 décembre 1846, chanoine 
titulaire de Carthage et ainsi prélat de S. S. en juin 1902. 

Armes. — Écartelé : aux i et 4 de gueules au monogramme constantinien 
complet fleuronné de ... ; aux 2 et 3 d'argent au tronc d'arbre au naturel, posé 
sur une terrasse d'azur et duquel émerge à dextre une branche de sinople; 
sur le tout d'azur au pélican avec sa pitié d'argent. 




SUPPLÉMENT — ABBESSES 387 

Devises. — Omnia et in omnibvs Christvs (Colos., m, 1 1), — Svccisa rvrsvm 
virescii Qoh.f xiv, 7). 

SAUVAGE (Dom Norbert, en famille Parfait), Cistercien, né à Avesnes-le- 
Sec (Nord) le 5 juillet 1876, bénit abbé de la Trappe de N.-D. de Saint-Joseph, 
à Forges-lez-Cbimay (Belgique) le 7 avril 190a. 

Armes. — Coupé : d'argent au Sacré Cœur de gueules et d'or à la croisette de 
sable. 

Devise* — Amor et crux. 

SIRVAIN (Dom Marie-Bernard, en famille Pierre-Jean). Il est né à Graissac 
(Aveyron) le 17 mars 1841 et a été bénit abbé de la Trappe des Dombes le 
36 octobre 1905 par Mgr Luçon, dans la chapelle de Tévêché de Belley. 

Armes. — D'azur à la Vierge de Lourdes au naturel. 

Devise. — Sub umbra illius sedi (Cant., 11, 3). 



II. ABBESSES Bénédictines 



BERNARD (Madame Thérèse), née à Lille le 10 janvier 1837, bénite le 16 sep- 
tembre 1894 comme abbesse de N.-D. de Wisques (Pas-de-Calais) (i). 

Armes. — D'argent à 3 abeilles au naturel. 

Devise. — Favum cutn melle (Cant., v, 1 1). 

BRUYÈRE (Madame J. Cécile), née à Paris le 13 octobre 1845, bénite ab- 
besse de Sainte-Cécile de Solesmes (Sarthe) (3) le 14 juil- 
let 1871. 

Armes. — De sinople à la bande componnée d'argent et de 
gueules de 4 pièces, les compons d'argent chargés d'une rose 
de gueules, ceux de gueules d'un lis d'argent, accompagnée 
en chef d'une équerre d'argent et en pointe d'un lévrier assis 
et contourné du même. 

Devise. — Dilexi decorem domus iuœ (Ps., xxv, 8). 




I. les armes de cette abbaye sont : D*a{ur à la four d'argent ouverte et maçonnée de salle ^ 
OAcompagnie des la étoiles mariâtes d'argent en orle. Le prieuré des Dénédictias à Saint-Paul de 
Wisques a : De gueules à Vépée haute d'argent garnie etor^ au chef cousu de sable chargé de a étoiles 
d'argent, 

3. Les armes de cette abbaye sont : De gueules au lis de jardin d'argent^ tige et feuille de sino' 
pUf planté sur une terrasse d'argent chargée d^une sainte Cécile gisant au naturel, à 2 palmes d*or 
an santoir brochant sur le tout, — Les armoiries ^e la famille de M»* Bruyère sont : De sinople à 
la barre de gueules chargée du signe des Légionoaires, aecùmpagnée d'une équerre d^or et d*un 
létrier assis et contourne d'argent^ 



3b8 ARMORIAL DES PKÉLATS 

COUTURIER (Madame N...), abbesse de Saint-Nicolas de 
Verneuil (Eure) depuis C905. L'abbaye de Verneuil a été fon- 
dée en 1627 par Pierre de Rouxel de Médavy. 

Armes. — D'argent au coq hardi de gueules, à la fasce d'or 
brochant, au chef d'azur charge d'une colombe d'argent, 
essorant vers une étoile d'or rayonnante placée dans le canton 
dextre . 




CRONIER (Madame Marie), bénite le 34 septembre 1896 
abbesse de Sainte-Scholastique de Dourgne (Tarn) (i). 

Armes. — D'argent à la croix bénédictine de sable, chargée 
en cœur d'uae fleurdelys du champ et cantonnée de 4 roses 
de gueules (fragment des emblèmes de l'abbaye). 

Devise. — Plus politit quia plus amavit. 

HASTEY (Madame Gertrude-Marie), née à Maintenon (Eure-et-Loire), le 
13 juin 1864, bénite abbesse de Saint-Nicolas de Verneuil le 6 août 1893, décé* 
dée en exil, à Oosterhout (Hollande), le 10 octobre 1904. 

Ar>ies. — De gueules à une branche de lis et une épée, la pointe en bas, 
posées en sautoir, le tout d'or. 

ODIOT DE BENOIT DE LA PAILLONNE (Madame Marie). Elle naquit vers 
1840 dans la Drôme et fut bénite le la octobre 1899 abbesse 
de Notre-Dame de Bonlîeu (3). Réfugiée en Belgique avec sa 
communauté de Norbertines, après la loi sur les congréga- 
tions, elle y est décédée, à Grimberghen, le 16 janvier 190^. 

Armes. — D'or à l'ours passant de sable, au chef d'azur 
chargé d'une étoile d'argent. 

Devise. ■— Voca we cum bencdiclis (Pros. mis, defunct.). 








SCHMITT (Madame Pauune-Lucib). Elle est née à Niort le 
8 octobre 1849 ^' ^ reçu, le 8 mai 190;, la bénédiction abba- 
tiale comme abbesse de Saiot-Michel de Kergonan (3). 

Armes. — De gueules à la bande componnée de sable et 
d'or de 4 pièces, les compoos de sable chargés d'une mou- 
cheture d'hermine d'argent, les compons d'or d'une rose de 
gueules, accompagnée en chef de la croix bénédictine d'or 
et en pointe d'une ancre d'argent. 



H ckff it gatviis ckargl ifant 



1. Armoiries de l'jbbaye : Paie iTor tt it satle Je 6 fin 
fleurdelys d'argent eiilre 3 roses d'or. 

2. Cette abbaye est dam la Drême, près de Montollmar, »e» religieuses sont des Bcnédictines- 
Koibertiues ; ixmti : D'azur au lion d'or ramfanl sur an rocker Sargent. 

3. Celte abbiye du Morbiban a comme armoiries : De gueules à la baadt eantpoitnèe iar et te 
taile dt 5 piécet, les y compons d'or chargés d'uni re$i de gueules, et Ut s di sahli d'an* tOfuilU 
iargenl, au chef it Brelague. Devise : Quit ut Deus. — Le prieuré des BéQcdiCtiiu de Siiale- 
Anoo da Ki;rgonan porlj ; Eiitulc d'or j j rosts de gueules et ifhcrittine plain. 



SUPPLÉMENT — ABBESSES 389 

Dbvise. — Spfs non con/undft (Rom., v, ^). 

THOMANN (Madame Cakoune-SchoLastiq^e), née à Paris 
le 6 juillet 1866, bénite abbesse de N.-D. de Bonlieu le 
17 janvier 190^. 

Akhes. — Coupé : d'azur au lion d'or grimpant contre un , 

rocher d'argent, qui est de l'abbaye, et d'hermine au phénix 
de sable sur son immortalité de gueules. 

Dbvise. — SpegMtdenfes. 



Abtwjre its fitnidictines de KergoDin. 



Additions et Corrections 



Page 5- — Ligne ^a ; au lieu de Laugier lire Laiinaj'. 

Page 6. — Ligoe 5 ; au lieu de Longuau lire Longueau. 

Page II. — Ligne 7 ; au lieu de Ginoulhiac lire Ginouilhac, 

Page 47. — Article SébasHani, ligne 6 ; au lieu de Sibastant lire Sébastian!. 

Page 50. — Mgr de VUlareliat nommé, le ai juin 1804, àl'évêché d'Alexandrie 

puis transféré à celui de Cazal ou Casale ; il fut créé baron le 98 juin 1^109. 
Page 5^. — Article Freppel. Biographie: Mgr Freppel,pat A. Pavie. Paris, 

libr. des SS. Pères, 1906. 
Page 60. — AriicU Perraud, ligne 7 ; au lieu d'Autum lire Aututi. 
Page 6>. — Article Amette. Ce prélat a été promu archev£que titulaire de 

Sida, le 3 1 février 1906, et coadjuteurdu cardinal Richard, à Paris. 
Page 70. — Mgr Luçon a été promu archevêque de Reims le ai février 1906. 
Page 71. — Article Cortois. J'ai eu connaissance de son sceau k cire, 

^^iTB y^ ^^ min ■ j-jen que les armoiries avec les attributs dans un ovale ; dans 

l'écusson il n'y a pas de trangle, la partition du coupé est droite et les 

feuilles sont suspendues à un simple filet ondulé. 
Page 76. — Mgr Enardi été préconisé archevêque d'Auch le si février 1906. 
Page 77 . — Article de La Porte. Lire Arnaud au lieu à.' Armand. 
Page 110. — Mgr Labouré est mort à Rennes le ai avril 1906. Mgr Dubourg, 

évêque de Moulins, vient de lui succéder. 
Pageiis. — Mgr .le Barrai (it r.oB Barrail) se ssrvûit k Tours d'un sceau en 

papier i relief, où, dans un écu de forme italienne, il y a : de gueules à ta 

croix pailée d'argent (dont les extrémités touchent les bords) ; l'écu, posé sur 

la croix archiépiscopale, est surmonté d'un chapeau à i^ glands; légende: 

Lud" Math" de Barrai archiep" Turonensts. 
Page I }}, -~ Ligne } ; au lieu d'Amaiarbe lire Ana^arbe. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 391 

Page 119. — Article Le Courtier^ ligne 4 ; Sébasie et non Sébosie, 

Page 121. — Ligne i, Mgr Dubourg vient d'être promu archevêque de Rennes. 

Page 126. — L'ouvrage ayant été imprimé pendant la grève de rimprimerie il 
ne faut pas imputer à l'imprimeur certains faits de sabotage, tels qu'à cette 
page, au premier alinéa, le mot Pâques sans 5, et la fin du mot honneur 
placée 4 lignes plus bas. 

— Après r article Forcade. Le 12 mai 1873, Tabbé Théobald de Fontenay fut 
nommé évêque de Nevers et agréé par le Saint-Siège, mais son état de santé 
ne lui permit pas d'accepter. Il était né à la Galaisière (Orne), le 16 janvier 
1813. Son décès, à Séez, est du 6 février 1874. — Armes : D'argent à 2 lions 
léopardés de sabUy armés ^ lampassés et couronnés de gueules^ passant Vun sur 
Vautre. — Biographie : VAbbé de Fontenay^ par Tabbé Guesdon. Montli- 
geon, 1891. 

Page 137. — Articles George et Baudry . Biographie : Mgr Georges^ par Dion. 
Périgueux, 1860. — Mgr Baudry, par Perreyve, Paris, 1863. 

Page 139. — Mgr de Carsalade a un sceau à Thumide, ovale, avec Técu aux 
armes, etc. ; légende : Eveché de Perpignan, 

Page 155. — Mgr Fallières est décédé à Saint-Brieuc le 11 mai 1906. 

Page 165. — Mgr Lamouroux, qui venait de donner sa démission d'évêque de 
Saiut-Flour et avoir Mgr Lecœur comme successeur^ est décédé dans son 
palais épiscopal le 13 juillet 1906. 

Page 167. — Article Chevigné de Boischollet. Biographie: Vie et exil de NN. SS. 
du Plessis d*Argentré et de Chevigné de BoiscAollet, par l'abbé Rombault. 

Page 172. — Mgr Deramecourt est décédé au commencement de septembre 
1906. 

Page 174. — Ligne 3, lire Neyrai et non NeyraCy mais on trouve le nom de 
l'évéque de Tarbes écrit quelquefois avec un /. — Article Langénieux : lire 
Reims au lieu de Reins. 

Page 194. — Article Angennes, Lire Annonciade et non Anonciade, 

Page 196. — Article Fallot, Ligne 3 ; au lieu de Sebastianopolis lire Sébasiopolis. 

Page 201. — Article Frayssinous,^\OGîikY^YS.\ Vie de Mgr Frayssinous^ éveque 
d'Hermopolis^ par le baron Henrion. Paris, le Clère, 1844 ; a vol. 

Page 213. — Ligne 8, rien d'oublié, le blanc est une faute de Timprimeur. 

Page 219. — Article Odin. Lire 6 mars 1842 au lieu de 18^2, 

Page 227. — Ligne 5, Bibliog. au lieu de Biog. 

Page 242. — Article Missions Etrangères^ la même chose. 

Page 253. — In fine. La date du 13 juin 1784 ne concerne pas Mgr de La 
Barthète, mais Mgr de Saint-Martin. 

Page 265. — Mgr Osouf est décédé le 26 juin 1906. 

Page 301. — Article Poirier. A la ligne 4, lire résidentiel au lieu de titulaire. 

▲RMOAIAL DBS PRELATS 3^ a 



39^ ARMORIAL DES PRÉLATS^ 

Page 333. — Article Bonnecombe. Abbaye fondée en 1166, restaurée le 
29 juin 1876 (et non 1871), érigée de nouveau en abbaye le ao août 189^. 

Page 32^. — Article Chautard. La devise de cet abbé serait : Urget nos. 

Pages 335-336. — Article Marre. L'Abbé général des Cisterciens se sert : 

10 d'un sceau à froid avec ses armes et les ornements extérieurs, tels que les 
donne notre dessin ; légende : -^ Sig. F. Augustini ep. Const. abb. gen. 
Ord. Cisterciensium réf. — 2^ d'un sceau à cire, aux armes, sans légende. 

Page 347. — Dom Antoine Oger a été bénit le 5 juin 1892. 

Page 359. — Article Deschamps. Mgr Deschamps est décédé en août 1906. 

Page 369. — Article Pascal. Ligne 2 in finey lire 1893. 

Page 381. — Mgr Delamaire vient d'être promu archevêque titulaire de 
Métymne et coadjuteur de Cambrai. 

Page 382. — Article Gaugain. Armes : Ecartelé : aux i et 4 d'argent à la bran- 
che d'olivier de sinople fruitée d'or en pal ; au 2 de sable au fer de prison- 
nier en fasce, accompagné de 3 couronnes antiques 2 et i, au tau, ou bâton 
de saint Dominique, passant dans la couronne du bas et brochant sûr le fer, 
le tout d'or ; au 3 de sable à la croix alaisée d'argent. — Le deuxième quartier 
rappelle les armoiries du monastère de Saint-Dominique de Silos en Espagne, 
dont Dom Gaugain a été cellérier et où est conservé le bâton de saint Domi- 
nique. Le troisième quartier représente les armoiries du chapitre de Téglise 
paroissiale de Jarzé, fondé le 9 mars 1500 par Jean Bourré. 

Page 383. — Mgr Le Camus est décédé le 29 septembre 1906. 

11 nous a été impossible de savoir si Mgr Jean Léonard j né le 15 janvier 
1829, élu le i^' octobre 1872 évêque titulaire de Caradros et vicaire apostolique 
du district occidental du Cap de Bonne-Espérance, était Français. Il figure 
comme tel dans un Almanach du Pèlerin^ mais ce ne serait pas une raison suf- 
fisante si nous n'avions appris, d'autre part, qu'il appartient à la petite con- 
grégation des Oblats de Saint-François de Sales, de Troyes. 

Au moment de réimprimer cette page, en septembre, Mgr Battandier nous 
signale un évêque sur lequel il manque, comme nous, de renseignements. 
Nous n'avons pas le temps de consulter la Séries de Gams. Il s'agit de Mgr 
N. . . Bonnaz^ né à Challex (Ain), parti en Autriche auprès d'un oncle émigré, 
nommé évêque de Csanàd et Temeswar en Hongrie et mort vers 1879. 





^^^m. ^^^^^ J^^V ^S^V ^^^A ^fl^Uk ^^^^^ dS^^W M^^A J^^^^ mI^A w^^A J0I^^ d^^A ^^^^ dl^M 

tS^ 6^ 0^9 6^6 C^9 6^^ 0^0 C^B> C^^ C(^ C^9 P^ 6ÇO C<j^ C^9 C^9 



TABLES DIVERSES 



L — SOMMAIRE 



I 



Introduction , 

esssai sur les armoiries et les dlonités prélatices ^ 

— Sceaux 8 

<— Emblèmes de l'écu lo 

— - Ornements extérieurs de l'écu I3 

— Devises 24 

— Cardinaux 26 

— Archevêques et Évêques 37 

— Abbés 31 

— Prélats dit romains 33 

— Bibliographie 35 

— Notes diverses 37 

Armorial , 43 

Archevêques et évêques résidentiels de France 43 

Cardinaux sans sièges 191 

Evêques en Europe 194 

Evêques titulaires, auxiliaires, etc., en France aoo 

Evêques missionnaires. — Non congréganistes 307 

— Capucins 233 

— Dominicains 334 

— Jésuites 336 

— Lazaristes • 33 1 

— Maristes 338 

— Missions Étrangères 343 

— — Vicariats apostoliques . . 373 

— Pères Blancs 37^ 

— Oblats 377 

— Pères de Picpus 383 

— Missionnaires du Sacré-Cœur • 386 

— Pères du Saint-Esprit 389 

— Salésiens 39; 

— Congrégations diverses ^ 397 



394 ARMORIAL DES PRÉLATS 

Âbbés et Abbayes. — Bénédictins 303 

— Olivétains 310 

— Chanoines Réguliers 310 

— Cisterciens de Sénanqae 3 13 

— Trappistes 319 

— Prémontrés 348 

Prélats Romains 351 

Supplément. — Prélats du xx® siècle 375 

— Abbesses 387 

Additions et corrections 390 



II. Table alphabétique des principales matières^ 

des dignités prélatices, 
des congrégations, sociétés et ordres religieux. 



Abbés, 17, 19, 20, 30, 303, 376. 
Abbesses bénédictines, 387. 
Administrateurs apostoliques, 31.. 
Agneaux (Emblèmes avec), 39. 
Archevêques, 15, 27. 
Armes, 2. 

Armoiries, 2, 7, 9, 37. 
Armoriaux divers, 35 à 37. 
Auditeurs de Rote, 32. 
Auxiliaires, (Evéques), 30. 
Bénédictins, 303, 378-9, 382, 384. 

— Olivétains, 310. 
Bénédictines (Abbayes et Abbesses), 

387. . 
Bernardins, 313, 314. 

Bibliographie, 3^. 

Blason, 2. 

Camériers divers, 17, 33. 

Capucins, 222. 

Cardinaux, 14, 1% 26. 

Carmes, 297, 381. 

Casque, 14. 

Chandelle d'Arras, 360. 

Chanoines, 18, 19, 29, 33. 

— de rimm. Conception, 310. 

— de Latran, 31, 311. 

— de Lorette, 34. 
Chapeau prélatice, 14, )}. 
Chrisma ou Chrisme, 39. 



Cimier, 14. 

Cisterciens (voir aussi Trappistes)^ 

14, 31. 
Cisterciens de Sénanque, 313. 
Clefs, 23. 

Coadjuteurs (Evêques), 30. 
Concordat, 2, 29, 375. 
Conformités de saint François, 222. 
Couronne, 13. 
Croix épiscopales, 21, 26, 28, 32. 

— héraldiques, 39. 
Crosse, 19, 26. 
Délégué apostolique, 30. 
Devises, 24. 

Domestiques (Prélats), }}. 
Dominicains, 224. 
Ecu, Ecusson, 2, 13. 
Emblèmes, 10. 
Epée, 24, 142, 165. 
Eudistes, 298, 377. 
Evêques, 16. 
Franciscains, 298. 
In partibus (Evêques), 30. 
Intronisation, 27. 
Jésuites, 226, 384. 
Lazaristes, 12, 231. 
Manteau, 23. 
Mantelleta, 32. 
Montellone, }2. 



TABLE DES MATIÈRES 



395 



Marie (Compagnie de), 297. 
Maristes, 238, 381, 38;. 
Médaille-miraculeuse, 237. 
Métropole, 28. 
Missionnaires, 2, 207. 

— de N.-D. d'Afrique, 274. 

— du Sacré-Cœur, 286. 
Missions-Africaines, 298, 380, 383. 

— Etrangères, 242, 376, 382, 385, 
386. 

Mitre, 18, 32. 

Monogrammes, 39, 221. 

Noblesse impériale, 11, 14, 39. 

Nominations, 27. 

Norbertines, 388. 

Oblats de Marie, m, 277, 379, 381. 

— de saint François, 298,392. 
Olivétains, 310* 

Oratoire (Congrégation de r),6i, 202. 

Ordres chevaleresques, 23. 

Ornements des écus, 12. 

Pallium, 21. 

Passionnistes, 196. 

Papes (Armoiries des), 37. 

Pavillon, 23. 

Pélican, 40. 

Pères Blancs, 274, 377. 

— de Picpus, 283. 

— du Saint-Esprit, 289. 



Préconisation, a6* 

Prélats romains divers, 17, 32, 33, 35 ij 

376. 
Prémontrés, 348. 
Primaties, 28, 74, 58, 123, 146. 
Promotion d'un archevêque, 27. 
Protonotaires, 17, 32. 
Référendaires (Prélats), 33. 
Résidentiels (Archev. ou Evêques), 28. 
Rinceau, i8o. 
Sacré-Cœur (Missionnaires du), 286. 
Sainte-Croix (Congrégation de), 298» 
Saint-Esprit (Pères du), 989, 382. 
Salésiens d'Annecy, 29% 378, 380. 

— de Troyes, 298, 392. 
Sceaux, 8* 

SufFragants (Evêques), 30. 
Supports, 22. 
Terrasse, 116, 143. 
Tiare,23. 

Titres Impériaux. Voir Noblesse, 
Titulaires (Evêques), 29. 
Toque, 14. 

Transfert d'un évéque, 27, 
Trappes, Trappistes, 3, 319, 376, 383, 

384,387. 
Vicaires apostoliques, 30. 
Vicariats — 272. 
Vision de saint Hugues, 24^. 



III. Table des noms propres 

Les noms des prélats sont en caractères ordinaires, ceux des sièges résiden- 
tiels en italiques, ceux des sièges titulaires et des vicariats apostoliques égale- 
ment en italiques mais suivis d*une étoile ou astérisque. Les noms des abbayes, 
ceux des villes, des provinces et des familles, dont on donne les armoiries ou 
dont on parle incidemment, sont en petites capitales. 

Notre livre présentant des variantes d orthographe pour les noms des sièges 
titulaires et de quelques vicariats apostoliques, l'index suivant n'en tient géné- 
ralement pas compte. En ce qui concerne les vicariats apostoliques, vu leurs 
divisions et subdivisions, nous n'inscrivons que le nom, comme Tonkin^ 
Pétchily^ sans- ajouter oriental^ méridional^ etc. 



Ahdère*, 3x9, S90. 
Ahiia', 340. 
Abiic, ^au 



Ahydos*, 331, 341. 

Abfssinie*, ^^^9 ^y^t ^}^' 
Abzac de La Donse (d*), jty. 



396 



ARMORIAL DES PRELATS 



Acanthe*, 368, 370. 

Acmonia*, 331 • 

AcoHê*, 333. 

Acqtii, 180, 194, 195, 197. 

Adam, 389» 

Adana*f 71. 

AiramjfU*^ 333, 379, 

Adran et Adrana*, 343, 3^3, 383. 

Adras*f 306, 

Adria*, 198. 

Affre, 136. 

AgatkoH et Agathopolis*, 3x5, 331. 

il£«i, 43 . 

Agrigente (d'), 351. 

AlGUEBBLLly 34, X6^, 319, 348. 

Aire, 45. 

Aix, 46, 1x5. 179. 

Aix^îa-Ckapelle, 194, 197. 

AKBfts (N.-D. DU s. Cœoe), 337, 344, 

Alacoqub, 344. 

Alais, 191. 

AlbaUt, 341. 

Albi, 49. 

Albraod, 343. 

AxARBT (Cardinal d'), x^. 

AUp^j S07. 

Alexandrie, 50, 194, 390. 

-A//rr, 49. 

Alinda*, 394. 

Allard, 377. 

Allemand- Lagrange, 140. 

Allemand-Lavigerie, X33. 

Allgeyer, 390. 

Alloo, 1x3. 

Aloarry, X34. 

Alsace, 17^. 

Altmayer, 335. 

Alton, 3X^. 

Amanton, 335. 

Amasie et Amasie*, X04, 341. 

Amata*, 339. 

Amationte*, 384. 

AmBOISB (GkKDIXAL D*), 33. 

A mette, 6^, 390. 
Amiems, ^o. 
Amyclie*, 83. 
AnasUuiopolis*, 343. 
Ama^arhe*, 1x3, 103. 
Andigné de Maynenf (d'), 134. 
Aodras de Marcy (d'), 3^3. 
Axidré (Claude), 144 . 

— (Dom Emmannel), 3x0. 

— (Dom L. de Gonzagae), 344. 
Andrien, 376. 

AndrinopU*, 333, 338. 
Anemour *, 379. 
Angebanlt, ^3. 
Angennes (d'), 194. 
Angers, ^3. 
Anger»-Billardf, 3^3. 



AngoulSme, 13, ^4, 386. 
Anis, 5, 376. 
Annecy, 56, 380. 
Anonilhy 33 x. 

AWSBLMB DB VbVASQVB, 96. 

Antkédon % 30X. 

Antigone*, 344, 393. 

Antipkellos*, 333, 339. 

Apolhnle*, X33, 3^^, 363. 

Arabie % 333. 

Artfi^isfii *, 3XO. 

Aragonès d'Orcet, xox. 

Aratkie*, 384. 

Arbaady 97. 

Arbou (d'), 186. 

Arcadiopolis* , 335. 

Arckie*, 393, 

Ardin, 34, 130. 

ArindèU\ 378. 

Arizona*, 330. 

Arles, X70. 

Armailhac (d*), 353. 

AtMiiriEy 33^, ss6, 381. 

Amal da Corel, 376, 

Arnaad, 97. 

Arras, 57, 360. 

Arrigi de Casanora, X94. 

Arsinoi*, xxo, 36^. 

^i/f, X96. 

Aftros (d*), 66. 

Athahaskaw *, 379, 380. 

Attalia*, 346. 

>4MfA, ^8, x8o, 3 o. 

Audemard, 343. 

ABgoaard, 390. 

Auklamd, 339, 34 x. 

Anssac de S. Palais (d*), ax6. 

Autun, 33, 59. 

AoTergne, 307. 

AuTEEGHB, 73. 

Auxerre, X47. 

AuzoïOfB, 163. 

Awi etPegou*, 344. 

Ariaa du B. de Saxizay (d*), 73 

Avignon, 6x, 30^. 

Atoo, 63. 

Ayeamches^ 88. 

Axieri*, 384. 

Azolette (La Croix d'), 97. 

A{otk\ 355. 

Bahylone, Voir aussi Bagdad. y>, aai. 

Bachelet, 384. 

Badnel, x64. 

Bafa*, S03. 

Bagdad, 30, 33X, asj, aiô, «83, 399, 381, 

BAGHiEES-DE-BlOOBBB, 17$. 

Baillés, xo6. 

Bailleul (Blanquart de), i88. 

Bailly, 139. 



TABLE DES NOMS 



397 



BalaTki, xi, 197. 

Balanét; 378. 

Baldas, 931. 

Baltimore, 9x7. 

Baoquet, 304. 

Baptifolier, 1x5. 

Bara, 80. 

Baranger, 399. 

Bûrhalis*f 9)4. 

Barbier de Montault^ 8, y^, 5^9. 

Bardel, x68. 

Bardoa (Joseph-Etienne), 949. 

— (J.J. David), 76. 
BardsioïDHg 9X9. 
Barillon, 576. 
Barnoain, 5x6. 
Baron, 54. 

Barrai (de), xx9, 390. 

Barreau de Girac, 99. 

BAsiiias, 598. 

Barthe, 997. 

Barthet, 990. 

BasiliMopoiis*, 963, 983. 

Basse^Terre, 69, 903, 380. 

Baatide, 30^ 

Bastres, 30 j. 

Bataille, ^9. 

Bataillon, 939. 

Bairum*, 997. 

Battandier, y et tuiv., 353, 399. 

Bandichon, 983. 

Bandry, X37. 

Baumi-lbs-Dambs, X99. 

Baastet-Roquefort (Lonis-François de), 99, X9x< 

— (Pierre-Femand de), X85. 

Bayane (Lattier de), X99. 
Bayeux, 63. 
Baronne f 6^^ 163. 
Bazin (Dom Berxurd), 331. 

— (Hippolyte), 377. 

— (Jean-S.), 907. 
BBAUCBim, 3x1. 
Bbaumomt (Comte C. db), 6. 

-- de Beaupré (Fallot de), 196. 
Beaunard, 3^3. 

Beauregard (Brumauld de), X39. 
Beautéjour (Beuvain de), 377. 
Beattvais, 67, 909, 903. 
Bécel, x86. 
Bécherel, x83« 
Béguinot, X99. 
Bel, 93 X. 
Belaval, X34. 

Belcastel (de Saunhac de), X38. 
BâlU*^ a8x. 
Bblxjfoktajke, 393. 
Bellet, 353. 
BtUiy^ 69, X63 . 
Beliitu*, 956. 
BsL-Ioc^ 304, 384. 



Bellot des Minières, X4X. 
Belloy (de), X35. 
Belmas, 77. 
BelmoDt (Pierre-M.), 84. 

— (Montanier de), 169. 
Belouino, 907. 

Benda*, 9^3. 
Bengale*, 999. 
Bénin*, 998, 30X, 383. 
BérauU des Billiers, 353. 
Berbiguier, 3^4. 
Berdolet, X94. 
Berger, 345. 
Berisa*, 997, 
Berlioz, 943. 
Bernadou, 94, 98. 
Bernard, 336. 

— (Thérèse), 387. 
Bernet, X48. 
Berneuz, 943. 

Bernis (de Pierre de), x^3. 
Berteaud, X89. 
Berthet, xoo. 
Bérfte\ 936. 
Besançon, 7X. 

— (Cbapitbi db), X99. « 

Bessieuz, 990. 
Besson (Jacques-François), xi6. 

— (Nicolas-Louis), 9, X98. 
Bessonies (de), 354. 

Bessuéjouls de Roqaelaure (de), X93, 

Beuvain de Beauséjour, 377. 

Bexon (de), X9$. 

Bienaimé, 1x3. 

Biet, 944. 

Bigandet, 944. 

Bigez, 8x. 

Billiard, 79. 

BUUère, 173. 

Billiet, 8x. 

Binant, 343. 

Birmanie*, 944, 946, 947^ 969, 97x. 

Blanc (Antoine), 908. 

— (M. J. Gustave), 944. 
Blanche, 977. 
Blanchet, 99. 
Blanger, 69. 

Blanquart de Baillenl, x88. 
Blanquet de Rouville, 900. 
Blettery, 943. 
Bîois, 79. 
Bodana*, 993. 
Bois (Jean du), 908. 
— (Jean-Baptiste du), 9X. 
Boischollet. Voir Chevigné. 
Boisgelin de Cicé (de), X78. 
Boismenu (Ouinot de)^ 386. 

BOISSUXIPB MASMOimT,.6. 

BolsvUle (Mtrtia de), 91. 
BùUma*, 9Qi^, 9^4. 



398 



ARMORIAL DBS PRÉLATS 



Bologne, 199. 
Bombelles (de), ^o. 
Bonamie, 383* 
Bonaparte, 199. 
Bonaveotare, 378. 
Bon fils (de), xio. 
Bon Jean, 378. 

BoMLfEU (N.-D. DB), 388 9. 
Bonnand, 34^. 
Bonnaz, 399. 
Bonnechofe (de), 78. 
BoNMBCoiiBB, 393, 383, 391. 

BoNUB-EsPilANCB, 393, 376. 

Bonnefoy (R. P. Denis), 3^0. 

— (François Edwin), 1^0. 
Bonnel de La Bragerasse, 189- 
Bonnet, 190. 

Bonneval (Rufib de), 904. 

Bordeaux f 73> 46. 

BorderieSy z88. 

Borgniet, 337. 

Borie (Dumoulin), 3^4. 

Botfotif 117, 3i6. 

Bosira*y 134. 

Bottero, 34^, 

Bbnange, 103. 

Bouchard» 378. 

Bouché, 15$. 

Bouehier, 136. 

Boucho, 946. 

Bouchut, 378. 

Boadittet« 51. 

Bougaud, 103. 

Bouille (de), 140. 

Bouillons 0. dbs), 6. 

Boulbon, 34$, 349. 

Boulogne (de), 3, 180. 

Bouquet, 379. 

Bourdon, 346. 

Bourg (Louit-Valentin du), 1x7, so8. 

— (M. -J, -Philippe du), 104. 
Bourgade, 309. 

Bourges, 74, 59, 196. 
BouBOOGNB, ancien, 163. 

— moderne, i6x. 
Bourlier, 93* 
Bourret, z^3. 
Bourrigaud, 30^ 38^- 
Boutonnet, 69. 
Bouvier (J. «Baptiste), 109. 

— (Pierre-Dieudonné), X77. 
Bovet (de), 178. 

Boycr (Jean-Pierre), 14, 8). 

— (Joseph- André), 946, 391. 
BotL, 48. 

Bragousse de S. Sauveur, 140. 

Brault, 64, 37$. 

Bravard, 87. 

Bray, 333. 

Bréda*y%^t, 

Brésillac. Voir Marionl 



BxBTAGiiB, 313. ... 

Breynat, 379. 

Bricqjdbbbc, 330. 

Bridou3t, 374. 

Briey (Ange-Emmanuel de), X 13. 

•^ (Camil le- Albert de;, x6x. 
Brincat, soo. 
Brizubla (db), 6. 

Brobèque (Sallot dei, X4, X9, 373. 
Broglie (de), 19^. 
Brosiats-Saint-Harc, 148. 
Broyer, 339. 

Bruc-Montplaisir (de), z8). 
Bruguière, 346. 
Bruguières, 339. 
Bruillard (de), xoo. 
Brulley de La Brunière (Claude- Joseph), 114. 

— (Maxime), 346. 

Brumauld de Beauregard, 133. 
Brute de Rémur, 309. 
Bruyère (Cécile), 387. 
Buguet, 379. 
Buissas, zo$. 

BULCAMO (CaIOWAL), I^. 

Buléon, 99 s. 
Bulté, 337. 
Buquet, 300. 
Burlington, 3x3. 
Bjfblo**, 965. 
Bjftown, 980. 

Cabrières (de Rovérië de), X30. 

Cabrol, 379. 

Cadalen, x63. 

Cadène, 3^4. 

Caffarelli, x^4. 

Cahagne, 333. 

Cakors, xo, 7$. 

Calama*, 367. 

Calbndini (Ahvà L.), 6. 

Calinda*, 343. 

Callipolis*, 39X, 39). 

Callot, 130. 

Cahe% 9^4. 

Cambacérès, x^3. 

Cambodge*, 950, 959, 964, 973, 378. 

Cambrai, 77. 

Cambysopolis*, 984. 

Campistron, 380. 

Camus, X97« 

Canada*, 91). Voir Atkabaskato, Golfe S.'Lau- 

rent, N. Westminster, Toronto, etc, 
Canappe, 380. 
C<cffa/Ââ*, 998, 347. 
Canoz, 997. 
Cantel, x3x. 

Canton*, 985. Voir Rouang'Tong. 
Cap de Bonne^Bspêrance *, 39X • 
Cap IJai'tien, 9x4,91$. 
Capse\ 943, 946, 948, 960. 



TABLE DES NOMS 



399 



Caradros*, 371, 391. 

Caragael, 139. 

CarayoOy 310. 

Carcûssonne, 77. 

CarJon de Garsignies (de), 170. 

Cardique*, i}2. 

Cardot, 3i|7. 

Cariopolis •, 391. 

Carmeoé, 34, 67. 

Carne, 391 • 

Carron, 109. 

Carsalade du Pont (de), 199, 591. 

Cart. 138. 

Carfkage, 33, 79, 133, 179, 199. 

CarjfsU*, 67, 300, 

Casais, Voir Ca^al, 

CkSAMkM, 347. 

CasaneUi d'Istria (Noël), 3^4. 

— (X.-Raphaôl),3,33, 47. 
Caspar, 347. 

Castellani, 30X . 
Castillon, 93. 
Castorté*, 3^9, 360, 36^. 
Castres, 134. 
Cattean, 07. 
Caverot, z6x. 
Cayss (Les), 318. 
Ca^al, 50, 390. 
Cazet, 338. 
Cérame* f 330. 
Césaropolis*, 173, 364. 
Cbabons, )i. 
Chabrat, 309. 

Chafinry (P.-Benoit de), sS. 
Chaix-Boorbon, m^* 
Chalandon^ 69. 
Ckalcédoitu *, 383, 300. 
Ckalcide*, 33^. 
Châlùn-'SHr-Saâney 179. 
Ckâioms, 71, 79, 178. 
Chambarand, 33^. 
Ckambéry, 80. 
Chamboo, 336. 
Chambebs, 309. 

ChAMBBBT (DB)^ 313. 

Chamon (de), i^^. 
Champion de Cicé, 46 . 
Chang-ToHg*f 303, 
Chapelle, 310. 
Chapon, 138. 
Charayron, 331. 
Charbonneaa, 347. 
Charbonnel (de), 3ZO. 
Charbonnier (Eag.-Etlenne), 347. 

— (J. -Baptiste), 374. 

Charignon, 343. 
Charinetant, 3^4. 
Charrier de La Roche, 188. 
Chartres, 8z, 379. 
Chassaigites (db), 76. 



ChatagDOD, 347. 

Chatelier (Salmonda), 93. 

Chaternbt (db), 96. 

Chatron, 348. 

Chatrousse, 183. 

Chaoche, sro. 

Chaudrac de Trélissac, 118. 

Chaulet d'Outremont, 44, 

Chaunieil, 333. 

Chaumont de La Galaisière (de), 1^9. 

Chansse (Auguste), 348. 

— (J. -Baptiste), 398. 
Chantard, 33^, 391 . 
Chanvean, 348. 
Chanvean de Kemaeret, 3^5. 
Chazelles (de), 3, 355. 
Cheblibu, 336. 
Chersonèse*, 348. 
Chevalier (Dom Bernard), 34^. 

— (Casimir), 355. 

— (Joseph-Ângnste), 349. 
Chevems (Lefebvre de), 117, 316, 3J1, 
Che vigne de BoischoUet (de), 167, 391. 
Chbtluo, 6. 

Chillean (Ju)^ 179. 
Chonlett S49. 
Chonteao, 333. 
ChoQvellon, 349. 
Chonzy, 349. 
Chrestia, 3^^. 
Christophe, 17X. 
Ckrysopolû*, 350, 353, 358. 
Cicé (Champion de), 46. 
Cina *, 333 
CiOTAT (La), 66. 
Cirot de U ViUe^ 356. 
Cisamme*, 337. 

ClTBAUZ, 336. 

Clareyre, 339. 

Claudianopolis *, 333. 

Claudtopoîis* , 319, 357. 

Clansel de Montais, 83. 

Qerc, 380. 

Cleret, 103. 

CUrmont, 83. 

Qer mont-Tonnerre (de), 178. 

Cleveiand, 330. 

Cliquet de Fontenay, 74 . 

Clut, 378. 

Cluzel, 333. 

Coadou, 3)o. 

Cockinekine*, 343, 347, 350, 353, 3>3, 356, 363, 

364, 365, 369 à 373, 383. 
Coetlosquet (du), 307. 
Cœur, i8r. 
CcBuret-Varin, 44. 

Coimhatour, 343, 353, ^^8, 373, 300, 386. 
Coldefy, 158. 
Colet, Z07. 
Collomb, 339. 



400 



AXMORIAL DES PRELATS 



Colm^^r, 19 V 

COLMAR, I03. 

Colomb, 95. 

Coiombte'Britanniqite*, 281. 
Colombo *f 978, 383. 
Colombret, 3^0. 
Colonie*, 379. 

CoLOXWA-CllfAXBA, 48. 

Colonna d*I$tria« 137. 
CohpkoMi'us', 394. 
Colorado*, HT. 
Colosses, 7^ 
Colson (Jules- Joseph), ^56. 

— (Louis), 356. 
Comana*^ 198, 398. 
Combes, 83. 
CoMMBRCT, 76. 
Comminges, X3i. 
Conan, 380. 

CONFLAMS BT S. SiGXSMOND (PrINCBS DB), 94, 76. 

Congo* ^ 391. 

Conoy de La Paye, 356. 

CoNSOLATIOlf (N.-D. DB LA), 346*. 

Constance*, 335. 
Constans, 336. 
Constaniine, 84. 
CoMitAimvoPLB, 300, 
Coqtel, 933. 
Corbet, 391. 
Cordier 330. 

Corée *, 244, 346, 353, 355, 360, 364, 369. 
Coricus*, 363. 
Cormont (de), 167. 
CornouaiUes, Z44« 
Cornnlier-Lucisière (de), 3^7, 366. 
Cortet, 18 X. 

Cortois de Pressigny, 71, 390. 
Cosnac (de), xx3. 
Cosnillean, 3^7. 
Costaz, 13 X. 
Costes, xx^. 
Cotton, X84. 
Cottret, 67. 
Concy (de), 146. 
Coudert, 378. 
Conet de Lorry, X48. 
Couétus (de), 3^7» 
CouUié, 133. 
Coupât, 3^1. 
Couppé, 386. 
Conpperic, 399. 
Conrmont (Le fias de), 993. 
Courvezy, 35 x. 
Cousin, 35X. 

Cousin de Grainvillc, 73. 
Consseau, ^^. 
Coutancest 86. 

Couturier (Dom Cb. Louis), so, 309. 
^ (Dom FrsD^ît d*Â9.)i 33S. 



Ckaon, X73. 

Crétin, 3 XX. 

Cretté de Paluel, 3^7. 

Croc, 35X. 

Crochet, 39$. 

Croizler, X4, x^x. 

Cronter (Marie)^ 388. 

Crousseilhes (Dombideao de), X44. 

Crouzet, 333. 

Croy-Solre (de), X73. 

Cruice, 14, xxx. 

Csanàdy 393. 

Cuaz, 3^3. 

Cnénot, 353. 

Curel (Amal du), 376. 

Curium *, 330. 

Cussy (de), x8o. 

Cuttoli(de), 48. 

Cyhistra *, jx, 3^9. 

Cydoma*, 334. 

Cyrra*, 287, 

Dabert, X38. 
Dacca, 300. 
Dadolle, 357. 
Daguin, 333. 
Dahomey*, 380. 
Dalmond, 393. 
Damas*, 1^3. 
Damiette*, 336. 
Dampierre (Duvalk de), 83 . 
Danaha* 33 x, 334. 
Dancel, 64. 
Daniconrt, 333. 
Daniel (Charles), 3^8. 

— (J. -Louis), 87. 
Dansara*, 349, 363. 
Darbois, isi. 
Darcimoles, X43. 
Dardante*, 346. 
Dardel, 223. 
Dartois, 380. 
Daveluy, 353. 
Daverat, 340. 

David (Augustin), x^^. 

— (J. B. M.)3xx. 
Dax, X39. 
Debelay, x8x. 
Déchelette, X33, 3^8. 
Dehaisne, 3^8. 
Dejean, 3, X96. 
Delalle (Henri), 38X. 

— (Louis-Augustin), 153. 
Delamaire. 381. 
Delamarre, xo6. 
Delannoy, X57. 

Delaplace^ 933. 
Delatte, 309. 
Delcon*, 399. 
I>elcussy» x^. 

ï^titàMBA\ftj 331. 



J 



TABLE DES NOMS 



401 



Delivxancb (N.-D. db la), 346. 

Delpbch, y 

Denéchauz, i8a. 

Denis, 306. 

Dennel, 68. 

Denver, 317, 3i8« 

Depallière, 3^9. 

Depéry, 98. 

Depierre, 353. 

Dépommier, 353. 

Deramecourt, 173. 

Deschamps do Manoir, 359^ 393. 

Desflèches, 353. 

DisBRT (Saintb-Makxb du}, 340. 

Desnoyer, 3^9. 

Dessolles^ 88. 

Deux-Guinées*, 391, 393, 39^. 

Dévie, 69. 

Devoucoux, 94 . 

Diana*, 344. 

Didiot, 6^ . 

Di^tu, 88. 

Difott, 81, 91, 3>8. 

— (CUAPITRB db), 161. 

DiocUlianopolis *, 108 • 

Dizien, ^3. 

Douarre, 339. 

Dombbs (N.-D. des), 336, 387. 

Dombideau de Crouseilhes, 144. 

Domitiopoîis*y 347, 369. 

Doney, 118. 

Donnet, 43, 73. 

Dontenwill, 379. 

Doidillon, 384. 

DoRDOONB (Ev. COHSTITUT. DB IA), X36. 

Dorylée*, 330, 391. 

Dossat, 359. 

Douais, 69. 

Double, 174. 

DooBLE. Voir BoXNB-EspâBAMCB. 

Doublet, 359. 

Douceré, 38 t. 

Douhet d'Auzers (de), 135. 

Doulcet, 196. 

Doumerc, 384. 

DouBGMB, 304, 388. 

Dours, 171. 

Doussaint, 353. 

Drap (Comtes db), 137. 

Dreuz-Brézé (de), i3o. 

Druon, 360. 

Drure, 381. 

Drusipara*, 345. 

Dubail, 354. 

Dubar, 338. 

Dubillard, 146. 

Duboin, 393. 

Dubois (J. -Baptiste), 91. 

— (Louis-Ernest), 381. 
Dubourg (Âug.-Reaé),Volr auMi^otfr^. lax, 390. 

AftMO&lAI. DBS PSilATt 



Dubreil, 183. 

Dubuis, 18, 33, 3X1. 

Dubuque, 3x7, 

Duc, 3x4. 

DucHâMB, 3. 

Dacellier, 66. 

Dufal, 399. 

Dufétre, X36. 

Dufour, 339. 

Dufonr de Pradt, X39. 

Dufourg, 360. 

Dufresse, 334. 

Dugas, 36X, 

Dugué, 344. 

Duilhé de S. Projet, 36X. 

Dulong de Rosnay, 36X. 

Dumas, 36 x. 

Dumoulin- Borie, 3^ 354. 

Dumourier, 64. 

Dunand, 334. 

Dnpanloup, X33. 

Dopérier-Dumourier, 64. 

Dupérou, 306. 

Dupic, 333. 

Dupond, 333. 

Dupont (Joseph), 374. 

— (Ville;ranche), X39. 

— des Loges, xx6. 

— de Poursat, 87. 
Dupuch, 49. 
Duquesnay, X03. 
Durât (de), 340. 
Duret, 393. 

Durfort-Qvrac (de), 36 x. 
Durier, 3X3. 

Durieu, 379. 

Dusserre, 83. 

Duval (Ch. Gonzalès), 336. 

— (J. B. Théodore), X7X. 
Duvalk de Dampierre, 83. 
DuYoisin, 133. 

Ecuy (de V), 348. 
EUoy, 340. 
Emaus*, 337. 
Enard, 76, 390. 
Encalcat, 304. 
Enoch, 147. 
Ehos*, 336. 
£palle« 340, 346. 
Epiphanie*, 3x7. 
Epivent, 46. 
Escoffier, 333. 
Essarts (Fabie des), 73. 

EXAMPBS, x6. 

Etats-Unis, 3, 307 à 33x. 
Eucarpie*, 337. 
Euménie *, 83, 339. 
Evariê*, 84. 
Evrgux, 93. 



*6 



409 



ARMORIAL DBS PttfLATS 



Fabre, 1^9. 

Fabre des Essarts, 73. 

Fallières, 155, 591. 

Fallot de Beaamont, 196. 

Falloax da Coudray (de), 191. 

Faramond (db)^ 44. 

Faraady 379. 

Farmborough, 379. 

Faadoas-Ségaériville (de), zza. 

Faure, 561. 

Faurie, 3^3. . 

Fava, x66. 

Papier, 234. 

Favrc, 346. 

Fayet, 133. 

Fée, 355. 

Fenouil, 35^. 

Fbrniqjctb, 6. 

Féron, 83. 

Ferrant, 334. 

Ferréol, 9^6. 

Fesch, 107. 

Fentrier, 67. 

Fiard, xi8. 

Fidji\ 341. 

FiGuiRXs (db), 3x3. 

Fillion(Âlmir), 383. 

— (Charles-Jean), x^6* 
Flaget, 3X3. 
JFlaviopolis*^ 36 x. 
Fleck, XX7. 
pLBuaT, y 
Fleury-Hottot, 90. 
Fleuve -Or ange ^f 303. 
Florence^ 13 x. 
Florens, 3^6. 
Floride (LaJ^ 33 x. 
Foix, 173. 

FONRÂMIS (db), 6, 37* 
Fontana, 3^6. 
Fontenay (de), 39X. 

~~ (Cliquet de), 74. 
Fontenean, 44. 

FOMTFROIDB, 3x3. 
FOMTOOMBAULT, 339, 384. 

Forbin-Janson (de), X3X. 

Forcade, 63, 336. 

Forest, 3X3. 

Forges (de), 30 x. 

Fort'de-France, x66. 

Foucard, 3^6. 

Foucaald, 163. 

Foulon, 133. 

Foulquier, X14. 

Fournier, 134. 

Fournier de La Contaminei 1x9. 

Franchet de Rans (de), 3ox. 

Francqueville, x^2. 

Frascati, 198. 

Fraysse, 340. 



Frayssinous, sox, 39t. 

Fréjus, 95. 

Freppel, 53, 390. 

Frère de Ville fraocon, 71. 

Frérot, 55 . 

Frxgolbt, 348, 349. 

Fmchaud, xo^. 

Furet, 33 X. 

Fussoia *, 336. 

Fnzet, x^8. 

Gabala% 362, 187» 
Gabard, 6. 
Gabon* f 989, 394. 
Gadara *, 369. 
Gaffory (de), 33, 48. 
Gaillard, 333. 
GaiUemin, 3x3. 
Galibert, 336. 
Gallard, 1x3. 
Gallas*, 339, 333. 
Gallien de Chabons (de), 3X. 
Galois de La Tour (des), 74. 
Galtier, X34. 
GahestoHf 9xz, 9x9. 
Gand, 193, X96, 309. 
Gahdar, 3. 
Gandy, 957, 
Gap, 97, X47. 

GARD, 330. 

Gardbt, 3 . 
Garnaud, 936. 
Garnier (Simon), 183. 

— (Valentin), 938. 
Garrelon, 14» 999» 
Garsignies (Cardon de), X70. 
Gasnier, 937. 
Gaugain, 389, 399 . 
Gaulejac (de), 369. 
Gaus^ail, X3X. 
Gauthey, 307. 
Gauthier, 937. 
Gay, 90X. 
Gazailhan, x86. 
Gazaniol, 86. 
Geay, X04. 
Gendreau, 938. 
Gentet, 9X9. 

George Massonnais, zi, t^^, 
Gérard de Rayneval, 369. 
Gérasa*, 979. 

Gérault de Langalerie, xx, 69, 337. 
Gerbet, X38. 
Gerboin, 973. 
Gérin. 97, 44. 
Germain (Abel-Anastase), 88. 

-— (Jean-Augustin), X39. 
Germanocopolis*y 979. 
Germond, 3x8. 

GBTB8llUlfT (N.«D« M)| 343 à 3474 



TABLE DBS NOMS 



403 



Gejrts, 934. 

Ghblunck (Vioomtb db), 6. 

Gigs^az, 68. 

Gilbert, xio. 

Gilbert \ 887* 

GiiUrd, 8^. 

Gilly, 139. 

Ginabat, 346. 

GlMESTOUS OB Ll ToUBBTTB, 183. 

GÎDoalhiac, iz, loo. 
Girardin (de), 36a. 
Giraud, i^x. 
Giraudeatiy a^8. 
Girmont (Le Bègat de), 338. 
Girolami de Cortona, 361. 
Gibomdb (Ey. constitut. ob la), 54. 
Gla/iéHes, 135. 
Godelle, 3^8. 
Goesbriant (de), 313. 
Gol/ê-Saf'ni'LaureHt *, 377. 
Gpnin, 396. 
Gonindard, 87. 
GouBT (db), 161. 
Gousset, 137. 
Gonthe-Soulard, 47. 
GoQx, 189. 
Gouzot, 99. 
Gbacb-I>ibu (La), 333. 
GraiaWlle (Cousin de), 7^. 
Gbandb-Tkappb (La), 334. 
GraDdin, 379. 
Gbandsblyb, 3x5. 
Granet, 3x8. 
Grangeon, 383. 
Granjon, 3x3. 
Grasse (de), 306. 
GratianopcUs*f 330* 
Graveran, 143. 
Gréa, 3x0. 
GremohUj xoo. 
Grimardias, 76. 
Grolleao, 94. 
Gros (François), X76. 
— (Jean-Marie, 7, x6o. 
Gkos-Caillou (Eolisb du), X76. 
Grosgeorge, s 381 
Groaard, 980. 
Grayer, 335. 

Guadeloupe (La), 63, X58, 380. 
GUALTBEIO, X3. 

Gualy (Fr.-£doturd de), 163. 

— (Joseph-Julien de), 78. 
Guénat, 340. 

Gnépin^ 308. 

Gnéranger, 309. 

Gaérard (Jean-Jacqoet), 959. 

— (Joseph), 88. 
Gnérines (MioQ]o|i de), X34. 
Guerrin, zo9. 
Guenlette, 184. 



Guibert, 189. 
Guichard, 359. 
Gnicrry, 334. 
Guignes, 380. 
Gaîgott, 54. 
Guilbert^ 98. 
Gnillanme, 399. 
Guillemin, 359. 
GniUermain, 373. 
Gnillois, X43. 
Guillon (Laurent), 939. 

— (Nicolas-Sylvestre), 303. 
Guilloux, 9x3. 

Guitton, X40, 907. 

Guthlin, 363. 

Guynemer de La Hailandière, tt, 3x4. 

Guynot de Boismenu, 986. 

Hacquart, X87, 373. 

Hadrumèie *, 300. 

Haffreingue^ 963. 

Haïti. Voir Cayes, Port-au-Pritue, 3, 301. 

Hakodaté, 343. 

Halicarnasse*, 960. 

Harbet*, 335. 

Uasley, 68. 

Hastey (Madame), 388. 

Hautcœur, 363. 

Hautbcombb, 3x4. 

Hautin, 94. 

Hautpoul (d')y 75. 

— (Laperrine d*), 364. 
Havard, 360. 
Hazera, 90. 
Hébert, 360. 
Helenopolis *, 366. 
Henry (Désiré- Antoine), 363. . 

— (Paul- Joseph), lox. 
Hiraclie*, 333. 
Herboniez (d'), 38 1. 
Hercé (de), X34. 
Hercelin, 333. 
Hériconrt (Trousset d'), 60. 
Hermopolis*, X99, soi, 353. 
Herscher, xo3. 
Hétalonie*^ 903. 
Hiiraple*^ X67, 907, 949. 
Hiirocésarie*f 37X. 
Hillereau, 300. 

Hillion, 914. 

Hippa*t 9x5. 

Hippone-Zarito*, 3o6. 

Hiraboure, 46. 

Hirn, X96. 

Hirth, 376. 

Hispakan, 333, 336, 338^ 399. 

HugODia, 63. 

Hagnes de Ragnau, 364. 

Holst (Le Sage d'), 366. 

Httmières (d^, }, 61. 



404 



ARMORIAL DES PRl-LATS 



Ibara*, 280. 
Icône*, 207. 
Icosie*f III. 
Igny, 335. 

IleS'Giîbertj Marquises, des Navigateurs^ Sand- 
wich , Seychelïes ; voir ces mots. 
Illv-bt- Vilaine (Et. constit. db l'j, 71. 
Inibert, 260. 
Imberties, 59. 
Imérie*, 203, 

IndianopoUs» Voir Vincennes, 
Ireland, 211. 
Isaure*, 112, 262, 270. 

Isà&B (Ev. CONSTITUTION. DB l'}, 9I. 

Isoard, ^6. 

— (D. Xavier d'), 58. 
Ispahan , Voir Hispàkan,, 

Jacoupy, 43. 

JacoQtot^ 364. 

Jacquemet, 124. 

Jacquemin, 139. 

Jacquenet, 99. 

Jaffna, 278, 281, 282. 

Janiot, 214. 

Jarosseau, 223. 

Japon*, Voir Hokodaté, Nagasaki, Osaka, 

Tokio. 62, 256, 264, 266. 
Jarlin, 235. 
jASziy 392. 
Jauffret (Fr. Antoine), 66. 

— (Gaspard -Joseph), 115. 
Jasso\ 247. 

Jaubert^ 162. 

Jaassen, 284. 

Jeancard, 202. 

Jeantet^ 260. 

Jéricho *, 301 . 

Jerphanion (de), 160. 

Jolivet, 281. 

Jolly, 168. 

Jonopolis*, 217. 

Joppè*^ 122. 

Jordany, 96. 

Joulain, 4, 281. 

Jourdan^ 17^. 

Joardan de La Passaidière, 202. 

Juigné (de), 29. 

Julien-Laferrière, 23, 86. 

Juliopolis*, 284. 

Juncker, 215. 

Juteau, 141. 

Kansas*, 230. 

Karst, 364. 

KB&BÉNéAT, 378. * 

Kbrgonan (Abbayb, Prieuré), 388, 389. 

Kernaeret (Chauveaa de), 9^5. 

Kersazan, 215. 

Ktang'Nan (ou Nankin)*, 227 à 230. 



Kiang-Si*, 231 à 238. 
Kleiner, 261. 
Kobès, 293. 
Kombakonam, 243. 
Kouang-Si*, 250, 236, 261. 
Kouang-Tong (ou Canton)*, 248, 259, 385, 
Kouy-Tchéou*, 242, 255, 259, 263, 273. 
Kunemann, 382. 

La Barthète (de), 242, 333, 391. 

Laborde, 73. 

La Bouillerie (Roullet de), 78. 

Labouré, iio, 

Labrue de S. Bauzile (de)^ 202. 

La Brunière. Voir Brulley. 

Lac (N.-D. do), 347, 

Lacaes, 342. 

Lacarrière, 62. 

La Chastre (de), 203. 

Lacombe, 54. 

La Contamine (Foarnier de), 119. 

Lacroix (François)^ 66. 
— (Lucien -Léon), 383. 

La Croix d'Azolette, 97. 

Ladoue (de), 126. 

La Douespedu Fougerais (de), 364. 

La Douze (d'Abzac de), 327. 

La Fare (de), 169. 

Laferrière (Julien-), 86. 

La Foata (de), 48. 

La Forest de Divonne (de), 323. 

Lagrange, 83. 

La Hailactdière (Guynemer de), 214. 

La Hatb (db), 124. 

Lahore, 224. 

Laine, 333. 

Lalande (Ramond de), iji. 

Lalli, 312. 

Lalouyer, 261. 

La Luzerne' (de), 192. 

Lamarche, 14^. 

Lamaze, 4, 240. 

Lamazou, 103. 

Lamballb, 208. 

Lamothe, 939. 

La Motte de B. de Vauvert (de), 185 

Lamouroux, 16% 391. 

Lamouroux de Pompignac, 164. 

Lamy, 215. 

La Myre-Mory (de), xo8. 

Landes (Ev. constitut. dbs), 172. 

Landes d'Aussac (de), 216, 

Landriot, 149. 

Laneufville (Le Quien de), 139. 

Lang, 383. 

Langalerie (Gérault de), 69, 327. 

Langénieux^ 174. 

Langres*, loi, 192. 

Languillat^ 229. 

Lanneluc, 43. 



TABLE DBS NOMS 



405 



Laos*, aja, 573. 

Laon, 93. 

Laoaenan, 361. 

La Passardi6re (Jourdan de), aos. 

La Perrine d'Hautpoul, 364. 

Lapierre, 330. 

La Porte (de), 77, 390. 

Laranda*, 3^3, 363. 

Lari*, 396. 

Laribe, 333. 

Laric (de)^ 39. 

Larisst*y 70. 

La Ri voire de La Tourette, 183. 

Laroche j 13^. 

La Roche (Charrier de), x88. 

La. Rochejaquelsin (db), 313. 

I a Romagëre (Le G. de), 1^4. 

La Roasse de Pélacot (de), 183. 

Larue, xo3. 

Las Cases (de), 84. 

Lasne, 363. 

Lasserre, 333. 

Latieule, 186. 

Latil (de), 8c. 

La Tour (H. de), 197. 

— (des Galois de), 74. 

— d'Auvergne (Ch. Amable de), 74. 

— — (Hugues Charles de)^ 57, 

— Landorte (de) 134, 

— du Pin (de), 180, 371. 

La Tourctte (La Rivoire et Ginestous de), 183. 

Latreiche (Symood de), 374. 

La Tréhonnais (Robiou de), 87. 

Lattier de Bayane (de), 193. 

Latty, 80. 

Laucaigne, 363. 

Launay (et non Laugier), % 390. 

Laurence, 174. 

Laurencio, 303. 

Laurent, 1x6. 

Lavaur, 179. 

Lavest, 363. 

Lavialle^ 316. 

Lavigerie (Allemand-), 133. 

Lavigne, 339. 

Le Baillif, 339. 

Le Bas de Courmont, 393. 

Le Bègue de Girmont, 338. 

Le Berre, 393. 

Le Blanc de Beaulieu, 169. 

Le Breton, 143. 

Le Cam, 36^. 

Le Camus (Emile-Paul), 383. 

— (J. D. François), 197. 
Le Chaptois, 376. 
Lecœur, 391. 
Le Comte de Teil, 365. 
Le Coq, 107. 
Lecot, II, 93. 
Le Courtier, 1x9. 



Le Coz, 71. 

L'Ecuy, 348. 

Lefèbre, 363. 

Lefebvre de Cheverus, it, 117, 316. 

legain, 118. 

Légal, a8x. 

Legasse, 365. 

Legio*f 333. 

Le Groing de La Roamagère, 1^4. 

Legros (Dom Colomban), 317. 

— (Emile), 366. 

Le Hardy du Marais, 103. 

Le Herpeur, 166. 

Lehodey, 333. 

Lejeas, 197. 

Lelong, 136. 

Le Mée, 134. 

Lemercier, 67. 

Lemoine, 306. 

Lemonnier, 366. 

Le Nordes, 93. 

Léon, 3^1. 

Léonard (Dom Jean), 313. 

— (Mgr J.), 39Ï- 
Léoniopolis*, 158. 
Lépante *, 304. 
Le Pappe de Trévern, 45. 
Lepley, 363. 
Le Port, 333. 
Le Quelte, 57. 

Le Quien de Laneufville, 139. 
Leray (Fr.-Xavier), 316. 

— (Joseph-Mariej, 287. 
LÉRiNS, 3x5. 

Zéros*, 386, 

Le Roy, 393. 

Le Sage d'Hulst, 366. 

L'Escaille (de), 366. 

Lescar, x8o. 

Léseleuc de Kerouara (de), 60. 

Lesné, 335. 

Lespinasse de Saune (de), 339. 

Lesquen (de), 67. 

Lespinay (de), 366. 

Lesur^ 366. 

Lestrange (de), 31, 334. 

Le Tourneur, 187. 

Le Turdu, 363. 

Leuilleuz, 79. 

Levezou de Vezins^ 44. 

Liège, 197, 199. 

LiGUcé (S. Maitin db), 305, 383. 

LiLLB (EgLTSBS a), 158. 

Limoges, 104. 
Limyre*, 347, 388. 
Linoê*, 368. 
Lion, 336. 
Lions, 363. 
Livinhac, 376. 
Loara*, 231. 



4o6 



ARMOKIAt DIS Plt<LATS 



Loifon, 6^. 
londès, 367, 

LOMQUEAU OB S. MiCHEL (db), 6. 

LoraSy 917. 

LoRBTTB (Chanoines de), 34. 

Lorne, 383. 

Lorry (Coaet dn V. de), 148. 

Lostanges Sainte- Al vère (de), 136. 

Loth, 383. 

Louage, 300. 

Louisiane (La)*^ 909. 

Louisviile, 313, 3 16. 

Lubersac (de), 39. 

Laçon, 70, 390. 

Lufon, 74, 106. 

— (Chapitbb db)^ 107. 
fydda*, 304. 

Lyom, 107, 153, 177. 
Lyonnet, 164. 
Lyrha*, 361. 
Lysiadt*y 363. 

Mabile, 155. 

Macchi (Cabdimal), 13 • 

Machaat (de), 39. 

Machebœaf, 917. 

Mackau (de), ^. 

Mackensiê*, Voir Aikahaskaw. 379. 

Mâcon^ 59. 

Madagascar*, 338, 333, 991, 393, 994. 

Madelaine, 3^0. 

Madore*f 393. 

Maduré\ 338. 

Magnin, ^6. 

Maigret, 384. 

Mailhet de Vachères (de), 183. 

Maillé (de), 147. 

Maillet, 1^7. 

Mainvielle, 318. 

Mai'sour, Voir Myiorê^ 

Maîacea, 355. 357, 377. 

Malaisie*, 346, 3)1, 9>7» §63 • 

MalineSf 139,19^. 

Mallus*, 26^, 

Malmy, 330. 

Manche (Ev. constit. 01 la), iS)* 

Mandchourie*^ 343, 349, 3^4, 9^9, 96I1 968« s7t 

Mando, 13, 34, 56. 

Mandolx (de), 148. 

Mangalure*^ 399. 

Manglard, 160. 

Mannay, 147. 

Manoir (Dei champs du), 399, 999* 

Mans (Le)f 108. 

— (Chapitre du), 383. 
Maqnet, 384. 

Marais (Le Hardy dn), 103. 
Marbach, 303. 
Marchai (Augustin), 303. 
— (Jean-Joseph), 70. 



Msrc'hallac'h (du), 367. 
Marchand, 384. 
MareopoUs*f 373. 
Marcon, 363. 
Marcy (d'Andras do), |)9, 
Maréchal (Ambroise), 3x7. 

^ (Dom Bernard). J17, 

— (Victor), 103. 
Maret^ 304. 
Maigerand, 398. 
Margnerye (de), 163. 
Marion-Brésillac (de), 300. 
Mabhoutiebs, 14 t. 
Maroc*, 303, 333. 
Maronia^, 341. 
Marot, 384. 
Marpot, i^é. 
Marquises*, 383 k 98}. 
Marquiset^ 384. 
Marre, 355, 393. 
Marseille, 16, 93, 110, 135, 376. 
Marthond, 337. 
Martial, 1^4. 
Martin (Auguste), 917. 

— (Joseph -Rogatien)« •84. 

— (Dom Loui9H}««Goaag«#)» 141* 

— (Dom Martin), 138. 

— dffi<»iiTUl«,9U 

Martinique (LaJ, 166 • 
Martrin-Donot (dt)^ 343 • 
Maccaroa*L«ariDC«9 174 • 

Mascula*, 366. 
Masclet, 198. 
Masson, 363. 
Mathieu (Adolphe), 367. 

— (Fr.-Désiré), 53. 

— (JacqaM-Cétfirt)i 101 • 
Matz, 3 18. 

Manloin, 336. 

Maupoint, 137. 

Mauricastre*, 3x1, 367. 

Manry, 199. 

Mayence, 195. 

Mayneand de PancenoDtf 184» 

Mazenod (Ch. J. Eugène de), xxx, 

— (Ch. Fortuné de), xxo. 
Meaux, xis. 

Midée% 80, 364, 378 • 

Meffre,368. 

Mégare *, 38) . 

Meirieu, 89, 

Milanésie*, 339, 340. 

Mélizan, 383. 

Mbllbbat, 336» 

Menjand, X33. 

Mercy (de), 74, 

Mérel, 385. 

Méric, 368. 

Mérin ville (des M. de), 80. 

MiS0P0TA.MIB, 995, 996, 930, 381* 



TABLE DBS NOMS 



407 



Metsènt*, 330. 

Metellopolis*, i}i, 953. 

Méirapolù*, 255. 

Mennier, 95. 

Afr/f, II ;. 

Micanlt» 36S. 

Miche, 26^. 

Michel (Oom Benoît), 333. 

— (Louis . - J . - Baptisto), 9$ • 
Micolon de Guérin^i 1114. 
Midon, 264. 

Miège, 230. 
Mignot, 97. 
Mila*^ 229. 
MiîetopoUs*, 381» 
Milève*y 229, 997. 
Millanz, 125. 
Milo*, 264. 
Minsk, 198. 
Mioland, $i. 
Miollis, 89. 

Mirondot du Bourg, 30. 
Mobile, 220. 
Moirant, 328. 
Molin (André), 189. 

^ (Frédéric), 198. 
Mollien, 83. 
Mollins, 189. 
Monaco, 198, 376. 
Monbet, 321. 
MoHCONTouR, 208. 

MOMDATB, 348. 

Mongolie*, 233, 236. 

Monnet, 294. 

Monnier, 204. 

Mons- Villeneuve (Morel de)i il, 114» 

Monstiers de Mérinville (des)^ 80. 

Mont (Saintb Mabxb du) ou Mont-pi»-Cattss, 

341. 
Montanier de Belmont, 162. 

Monlauban, X17. 

Montault des Isles, ^a. 

Montefiascone, 292. 

MONTBIL (AdH^MAR DE), Z43, 143. 

Montéty, 336. 

MONTFAUCON (db), 333 . 

Montpellier, 1x8. 
Monyer de Prilly, 79. 
Moreau (Dom Bernard). 306. 

— (Gab. -François), 59. 
Morel, 5. 

— (Dom Cypricn), 345 . 
Morel de Mons^ 11, 114, 
Morice, 218. 

Morlhon (André-Antoin«dt)»)8« 

— (J. A. Victorin de), 149. 
Morlot, 133, 

Mortier, 90. 
Mossard, 264. 
Mosynopolis *, 282 • 



Mouard, 224. 

Moulins, I30. 

Monly, 336. 

Mounic, 166. 

Mourey, 369. 

Mutel, 4, 364. 

Myra*, 336. 

Myriophites * , 366. 

Myrrine*, 236. 

Mysort, 247» «49» «50, a6i, 273. 

Nagasaki, 251. 

Nagpour, 295, 296, 378. 

Vfamur, 195, 198. 

Nancy, 59, 121, i80ff 

Nankin* (ou Kiang-Nan)^ 3*7 à $30. 

Nanquette, 9, 109. 

Nantes, 193. 

Natal*, 278, 281, 381. 

Natcki^, 3i0t 

Natchitoekes, 212, 216, 2x8. 

Naudo, 126. 

Navarre, 22, 287. 

Navigateurs*, 239, 240. 

Nbigbs(N.-D. DBs), 337. 

Némisis*, 299. 

Néo'Césarée*, 70. 

Néraz, 218. 

Nevers, 74, 125. 

Neto- Westminster, 279. 

New 'York, 208. 

Neyrac(de), 173, 391. 

Neyrat, 369. 

Neyret, 295. 

Nice, 127. 

Nicie*, 192. 

Nicopolis, 196, 386. 

Nilopolis •, 285. 

Nîmes, 128. 

Noé (de), 180. 

Nofcret, 1^6. 

Nord (Ev. constit. du), 177. 

Notrb-Damb db Gracb^ 330. 

Nouveau-Mex ique *, 315. 

Nouvel, 145. 

Nouvelle-Calédonie *, 339, 040, 84it 

Nouvelle-Guinée*, 387. 

Nouvelles-Hébrides *, 381 . 

Nouvelle-Orléans, 308 à 210, 2x7, 919, 

Nouvelle-Poméranie*, 286. 

Nouvelle-Zélande *, 241. 

Numat-Albxis (Fràrb), ^. 

Numidie*, 200. 

Nyan^a^, 275 à «77 • 

Obba*, 29X. 

Obrecht, 346. 

Océanie*, 239, 240, 285, 385. 

Odin, 2x9, 391. 

Odiot de B. de La Paillonne (Marie), 388, 



4o8 



ARMORIAL DES PRELATS 



Oger, 347. 

Olêne*, 138, 395. 

Olicr, 385. 

Oliyier, 94. 

Olivieri, 49. 

Ollivîer, 365. 

Olympe*, 340. 

Onfroy, 330. 

Oraity 130. 

Orange, 66. 

Orcet (Aragonès d*), lot. 

Orct'ste*, 385. 

Orlandis, 334. 

Orléans, 91, 131. 

— (Crapitrb d'), 359. 
Ortkosia*, 163, 241. 
Ortric, 134. 
Osaka, 348, 364, 371. 
Osmond(d'), 3, 131. 

Osmont de Médavy et de La Roque, isi. 
Osonf, 365, 391.^ 
Otaxoa, 380. 
Ouhanghi*, 390. 
Ounyanembé*, 375. 
Oury, 63. 

Outhenin-Chalandre, 385. 
Outremont (Chaulet d'), 44. 

Pacando*, 376, 
Pagis, 177. 
PailloUy 148. 
Pallegoiz, 365. 
Pallu du Parc, 73 . 
Paluel (Cretté de), 357. 
Pamiers, 51, 134. 
Pancemont (Mayneaud de), 184. 
Panémottque*, 378. 
Panopolis*, 385, 
Paphas", 303, 394. 
Paralais % 383 . 
Parent, 341. 
Paris, 330. 
Parts, 135. 
Parisis, 101, 303. 
Parium*, 165, 169, 300, 304. 
Pascal (Adrien), 369. 
— (Albert), 383. 
Pasquier, 369. 
Pavy, 49. 
Paysant, 53. 
Péchenard, 369. 
Pednehsse*, a 50. 
Pékin. Voir Tchéfy. 336. 
Pélacot (de La Rousse de), 183. 
Pélamourgues, 3Zi. 

Pclg*. 4, 141. 
Pella\ 394, 383. 

Pellan, 339. 

Pellerin, 365. 

PBLLBtni (db), 78. 



Pellet, 301. 

Peluse*, 103. 

Pelvat, 396. 

Pentacomie*, 334, 360, 387. 

Perché, 319. 

Peretti (de), 304. 

Perga\^^. 

Pcrier, 61. 

Périgueux, 136, 381. 

— (CiTB DB), 371. 

Pérocheau, 363. 

Péronne, 68. 

Perpignan, 138. 

Perraud, 13, 60. 

Pbrsb, 335, 333, 335, 336, 338. 

Peschoud, 76. 

Pe-Tchili. Voir Tchély. 

PeterhorOj 315, 

Petit (Antoine-Hubert), 370. 

— (Fulbert), 143. 
Petit-Benoit de Cbaffory, 138. 
Petitjeao, 366. 
Petra*, 336, 300. 
Peyramale, 386. 
Pkarbattus*, 335, 
Philippe, 396. 
Philippes*, 321. 
Philippopoîi*, 335, 369. 
Philoméîie*, 367. 
Picarda, 394. 
Pichenot, 174. 
Pichon, 366. 
PidoU (de), 108. 
Pie, 30j 140. 

Pierre de Bernis (de), 153. 
Pibrrb^qui- ViBB (La), 398, 305 . 
Pignerol, 81. 
Pinchon, 366. 
Pineau, 267. 
Pins (de), 104. 
Piron, 370. 

Pisani de La Gaude, 198. 
Pitra, 198. 
Place, zix, 148. 
Plaisance, 196. 
Plaisonnet, 369. 
Plaochet, 3, 230. 
Plantier^ 128. 

Plantin de Villeperdrix, 370. 
Pogla*, 281. 
Poirier, 301. 
Poitiers, 139. 
Polemonium*, i}^f 366. 
Pompallier^ 341. 
Pompéiapolis*, 136, 337. 

POWT-COLBBRT, 317. 

Pondichéry, 345, 257, 258, 360, 361. 

Pons (de)^ Z30« 

Ponsot^ 367. 

Pont. Voir Dupont z$9. 



TABLE DES NOMS 



409 



Porchez, 166. 
Porphyre* ^ aoi. 
Porret, 3x8. 
Port'tt Espagne f aa6. 

— Louis i 15 7, 

— aU'Prince, 2x3, 3x4, aai, 380. 

— du-Salut, 338. 

— Victor ta f aaj. 
Portier, aao. 
Porto^, Rufina, 198. 
Pothier, 308. 
Potron, 301. 

Poalpiquet de Prescanvel (de}, 144. 

Ponrsat (Dnpont de), 87. 

Pradt (Dnfoar de), 139. 

Pressigny (Cortois de), 71, 390. 

Prilly (Monyer de), 79. 

Primat, 177. 

Proeonèse*, 313. 

Proust, 347. 

Prusa*, 300. 

PtoUmai's*, 304. 

Pnginier, 367. 

Puy(Le), X4X. 

PuT-DB-Dôm (Ey. cohstxt. du), 61. 

Qnélen (de), 135. 
Quimper, 144. 

Ragnan (Hugues de), 364 . 
Raguit, a68. 
Raillon, 9X« 
Ramadié, 138. 
Ramatka*, 344. 
Rameau, 336. 
Ramond, 968. 

Ramond-Lalande (de), x^x. 
Raphanée *, 361, 393 . 
Rappe, 330. 
Ravoux, 3, 37X. 
Raymond (db), x^x. 
Raynaud, 347. 
Rayneval (Gérard de), 363. 
Rebière, 37 x. 
RÉGIS (R. P.), 5. 
Régnault (L. Eugène), 83. 

— (Dom Malachie), 333. 
Régnier, 54. 
Reims, i}^, X46. 
Remessiane*, 387. 
Rendu, 56. 
Rennes, X47, 390. 
Renou, ^3. 
Renouard, xo6. 
Rbhty (db), X73. 
Ressès, 37 X. 
Réikyme*, 30X. 
Retord, 368. 
Réunion (La), 1^7. 
RéTeillac,. 371. 



Rey, 93 . 

Reymond, 9X. 

Rey ne, 63. 

Rkinnocolure* , 334. 

Rhi\onU*, 339. 

RhodiopoUs*, X73. 

Rhosus *, 30X . 

Ricard, 386. 

Rîccaz, 396. 

Richard, 70. 

Richery (de), 9; . 

Ridel, 369. 

Rielh, 394. 

Riom de Pradt, 139. 

Rivet, 93. 

Robin, 67. 

Robiou de La Tréhonnais, 87. 

RocALLX, 33. 

Roche, 99. 

Rockelle (La), X46, X48, 383. 

Rocquancourt-Kéravel (de), 386. 

Rode^, 46, 151. 

Rœts, X73. 

Rohan-Chabot (de), 73. 

Roissant, 386. 

Rollet, X18. 

Ropert, 38^. 

Roquelaure (de Bessuéjouls de), 195, 

Rosea*, 73. XX3, 30x, 309. 

Roseau, 30X. 

Rossât, 98. 

Rosset, x6$. 

Rouard, X35. 

Rouen, X53. 

Rouchouze, 385. 

Rouger, 437. 

Rougerie, 135. 

Roullet de La Bouillerie, 78. 

Rouph de Varicourt, X33. 

Rousseau (Claude-Louis), 86. 

— (Dom Jules), 30, 3x3. 
Rousselet, x68. 
Rouville (Blanquart de), 300. 
Roux de Bonneval, 6x, 304. 
Rouxel, 330. 

Rovérié de Cabrières (de), xso. 
Roy, 386. 

Rot db Soulacroup, 83. 
Ruffo de Bonneval (de), 304. 
Rumeau, ^4. 
Rumel, 373. 
Russicade*, 376. 

Sablé (db), 308. 
Saiourg (Princbs db), 3x6. 
Sacrbd-Hbart, 306. 
Sagey (de), 183. 
Sahara*, 370, 377, 377. 
Saintbnat (db), x6x. 
Saint' Albert, 38o, 38x. 



410 



ARMOKIAl DU PRELATS 



SAINT'AugustiHf 33 x. 

— Bruuc, 134. 

— Calixti, 345. 

— CbCIIB DB-SOLBSMIS, 387, 

— Clair, 373. 

— Claude t 1x3, xjj. 

— Denis, 39, 157. 

— Diif 159. 

— Flour, 66, X63, 391. 

— Giucbr-di-Flt, 30. 

— Guj>As(coinmQnaaté),33, 

— HoNOBAT, 3x6. 

— Jean-de-Haurienne, 33, 34, 8l| 163, 

— JosBPH (N.-D. db), 397. 

— LiBU DB Sbpt-Foks, 339. 

— Malo, 71. 

— Martin (df>, •34*I9<« 

— Madblbxvb, 307. 

— M.AUBy 307. 

— Médard, 37, 197. 

— Nicolas p« VxRWimi, iM* 

— Michel (de), 6. 

— MlCHBL DB KbBMOHAN, 388. 

— Papoul, X47. 

— Paul, 31 X. 

— Pierre, x66, 

~ Projet (Dnilhé de), 361. 

— QtniiTnit |67i 

^ ScHoxjkSTiQnB-Di'DoVAGVll» 388. 

— Sbxkb, x6x. 

^ Wbakdrillb, 307, 

Saivet, 1x4. 

Salamon-Foncrote (de), 163. 

Salasc, 34 X. 

Salinis (de), ^x. 

Sallot de Brobèque, X4, 19, 373. 

Salmon du Chat^litri 93 1 

Salpointe, 330. 

Samarie*, 378. 

Samos*, 63, 336a 

Samosate*, lyt, 136, x6o, 330, 

San-Atitonio, 3X3, 1 19* 

Sah-Isidbo, 346. 

Sandwich*, 384, 383. 

Sanfa-Fe, 309, aio, f !)« atO, 

Santeaac, 386. 

Sardes*, jx. 

Sarepia*, 315. 

Sarrebayronze, 303. 

Saskatcketoan *, 383 . 

Sassari, X97. 

Salaîa*, 380. 

Saulnier de Beanregard, 336. 

Sanne (de Lesp. d«), •ii9« 

Saonhac de Belcastel (de)t tl^ 138» 

Saorine, X73, 

Sansin (de), 73 . 

Sanssol, x68. 

Sauvage, 387. 



Savannai, 33 1. 
Savelli, X93. 

— Spinola, 373. 
Savy, 45- 
Schang, 303. 

Schmitt (Madtma)i 388, 

Schœpfer, X73. 

Scott, X4, 373. 

Séhaste*, 70, XX9, 187, 3io. 

Sebs^iani délia Porta, 47, 

Sebastopolis*, X96, 348. 

Sébaux, 33. 

Sie^, X67. 

Seguin des Hoas (de), 18 li 

Ségnr (de), ai, 373. 

Selge*,^-]!. 

Sellier, 373 . 

SiKAMQUX, 3x8. 

Séndgamhie *, 390 k 394, 383. 

Sene^t 303. 

Senlis, 193. 

Sens, X3X, x69. 

Sbpt-Foks, 339. 

Sergent, 143, X9X. 

Sergiopolis* ^ aaÇt 

Servonnet, 90. 

Seyeheîles*, 333, 334. 

Siam\ 33X, 333, 336, 363, 37a. 

Sibonr (Dom.- Auguste), 89. 

— (Léon-Françoia)i aoft 
Sicca*, 377^ 

Sidon*, 133, X7X, 

Sierra-Leone*, 393, 300. 

Siîandus*, 330. 

Silos*, 308, 

SmiANB (db), 3x8. 

Simon (Adrien-FerdiaaBd)i 869* 

— (Claude), xoo. 

— (Jean-Baptiste), 330. 

— (Jean-Marie), 303. 
Simony(dejy X70. 
Sinite*, 333, 336, 390. 
Sinope*, 303. 
Sinopolis*, 370, 
Sion*, 1x7, 340. 
Sirvain, 387. 
Sisieron, X78. 

Smyme, 383, 300. 
Soatra*, 333. 
Sohier, 369. 
SoissoHs, 60, 169. 
Sola, X37. 
SoLBSMBS, 308, 387. 

SOLIGNT, 334. 

SOLMIBIHAC (ViNiBABLB AlaIN M), |0« 

Sonnois, i6x. 
Sophène *, 363 • 
Sosu{a*, 338. 
Soubiranne, 70. 
Soubrier, 131 • 



TASU DBS NOUS 



4" 



Soolé, 1)8. 
Sourrien, 80. 
Soyer, xo6. 

Soiopcîis^y a 10, 935, «56. 
Spxmola» 373. 
STAOUfiLI, 343- 
Strasbourg, 179» M^* 
Streicher, 976. 
Stumpf, 173. 
Sueur, 94. 

SUFFRBM (DB), 37 X. 

Sura*y 904, 949. 

Su'Tckuen\ 945,948,949» «Mi «55f «M» «J^» 

969, 966, 971, 97^. 
Symond de Latreiche (de), 374* 
Syntiads*, 995. 
Stris, 996. 

Taharka\ 954. «75» >77- 

Taberd, 970. 

Tagarte\ 951. 

Tagaste\ 977. 

Tagliabue, 937. 

rflm'*,984, 985. 

Talleyrand-Périgord (de), X35- 

Tanatse*, 997. 

Tanganika*, 974, 976. 

Tanoux, 167. 

Tarhes, 173, 

Tarentaùe, 93, 94, X76, 383. 

Tar<m*t 978. 

Taurin d'Heubèconrt, 399. 

TAUsur, 5, 94. 

Tché'Kiang^y 933 à 936. 

Tekéh\ 998 à 937, 384. 

Tehessa*, 940, 976. 

Teil (Le Comte de), 365. 

Telmesse*, 9x8^ 94^ # 

r^iMiitfj*, 380. 

Ttmpé*, 909. 

TéMri0*t iQt» 
Ténédos% 955. 
Tépauo (JtuMeB), 984. 
Téf4muH$\ 38f. 

T<nii07^ 174* 
TerrUp 96. 

Testard du Cotquer, sax, 
Thacia-Montana* , 377. 
TiitriBi 171 . 

ri«NM<r^NiM*i 69, 909, 309. 
TkU**, 993. 
Tkêrmûpjfiiê*^ 958. 
Th«0r»lf I, 970f 

Theuret, 199. 
Thibaudier, x7x. 
TlllbtittU, a), 119. 
Tkibtt*, 994, 948, 958, 970. 
Thibaris\ 975. 
. Tkmulê*t atç» 
Thomann (Madame), 389. 



Thomas (Jean- Hector), 938. 

— (Léon-Charles), 150. 
Thomine-Desmazures, 970, 
Thugga*, î8i. 

Thtmadicc (N.-D. de), 443, 
Tkyniade", 958. 

Ticélu% 990. 

Tilloy,374. 

Timarche, 905. 

Tipasia*, 940, 385. 

Tissot, 996. 

TiiopolU*, 998. 

Tokio, 965. 

Tonkin*, 959, 957, 958, 960, 963, «6)^ «67, 

968, 970. 
Toppîa, X 7. 
Toron* f 959. 
Toronto, 9x0. 
Touchet, 133. 
Toulouse, 59, X77. 

— (ÂauBS db), 75, 376. 
Toulotte, 977. 

Tournai, 97, X97. 

Tournefort (de), X05. 

Tournier, 906 • 

Tours, X78. 

Touvier, 938. 

Trajanopolis*, X35, X36, 930, 968. 

Trégaro, 168. 

Trélissac (Chaudruc de), 1x8. 

Trenchant, 970. 

Trevem (de), 45. 

Trêves, 108, 147. 

Tricala*, 957. 

Trioche, 99 x. 

Trickinopolf, 997, 998, 

Trincomali, 999. 

Tripoli % 90>, 159^ 

Troade*, 933. 

Troxs-Fomtaikbs, 948. 

TfOMMt d'H^riconrt (d»)r 60, 
rro;'#*, xq8| iï», «M, i8q. 
Tmfet, 995, 
Tlviurlie % 86, 979 . 

TwtOHf «09* •'!• 
fn//^, 64, 189, 
Turin, 197- 
Turinas, 176. 

Uranopolis*, »8j, 
Ussc, 971. 
Cf#«/#«, 386. 
Utinf\}U, 

Utique*, 974, 976. 

Vftah^rec (de MaUhet4«>« tla. 

Va«hftt«t ||6» 

Vaga\ 309. 

Vak^o, 196. 
VaUjcr» i87« 



412 



ARMORIAL DES PRÉLATS 



Valence, 183. 
Valleau, 146. 
Van Camelbeke, 371. 
Vand(db), 371. 
Vandeobroacque, 339. 
Vannes j 184, 204. 

-^ (Chapitre de), 156. 
Variconrt (Rouph de), 132. 
Varlet, 30. 
VasseloD, 371. 

Vaavert (La M. de Brons de), 185. 
Vencey 59, 198, 
Vercelli, 194. 
Verdier, 285. 
Verdun, 144, 186, 381. 
Vertn*, 342. 
Verjus, 288. 
Vernecil, 388. 
Vérot, 321. 
Verrolles, 271. 
Versailles, 188. 
Vey, 272. 

Vezins (Levezoa de), 44. 
Viale-Prela, 199. 
Viard, 241. 
Vibert, 165. 
Vie, 3^8. 
Vichy (de), 60. 
Vidal, 341. 
Vienne ^ 73, 180. 

Vienne (Ev. coxstitot. de la), 53. 
Vigne, 130. 



Villardel, 33 z. 

Villaret (de), ^o. 

Villèlc (de), 170. 

Villecourt, 149. 

Villefranche du Pont, 159. 

Villefrancon (Frère de), 71. 

Villeneuve-Esclapon (de), 190. 

Villeperdrix (Plantin de), 370. 

Vincennes, 307, 309, 3x6. 
Vit te, 341. 

Viviers, 189. 

Vi^iagapatam, 395, 397, 380. 

Voisins (de), 163. 

VoLPE (Cardinal della), 13. 

Wellington, 341. 

Wicart, 95. 

Willekens, 348. 

Williez, 57. 

WisQUES (Abbaye et Prieuré), 387. 

Wyart, 342. 

Yénis (d*), 374. 
Yu-Nan\ 355. 367, 373. 

Zela\ 349, 3^6. 
Zangnehar*, 390, 393. 
Zèphyrium*, 332. 
Zigliara, 193. 
Zita*, 245, 
Zoara*, 223. 
Zœpfel, 199. 



IV. Table des figures héraldiques 

Cette table a pour but d'aider dans ses recherches la personne qui ne sait à 
qui attribuer Tarmoirie prélatice qu'elle a sous les yeux. Elle pourrait y arriver 
si elle a en mains le Devisaire ecclésiastique de M. Tausin ; mais si elle ne le 
possède pas ou que le texte de la devise (quand il y en une) en soit peu lisible, 
elle pourra, en recourant aux lignes suivantes et avec un peu de patience, 
voir le petit problème se résoudre.. 

Nous avons pris dans chacun de nos blasons la figure qui nous a paru la 
moins banale, quelque fois deux, surtout lorsqu'une des pièces est emblème 
d« congrégation, comme la colombe (Saint-Esprit) pour les PP. du S. Esprit, 
le monogramme de la saiûte Vierge pour les Maristes. Ces figures forment la 
table ci-dessous. 

En sus des explications données à certains articles, on voudra bien tenir 
compte des observations suivantes : 

Arbres. — Sous cette rubrique nous avons réuni tous les arbres : chines, 
cocotiers^ coudriers y palmiers, pins^ poirier s j etc. 



TABLE DES FIGURES 



413 



Bateaux. — De même pour eux, lussent-ils désignés dans le texte sous le 
nom de : esquifs^ nacelles^ navires^ eic. 

Fleurs. — Sauf le lis et la rose qui ont un article spécial, toutes les fleurs 
sont sous le même article. 
Poissons. — De même tous les poissons, le dauphin excepté. 

Rameaux. — Sous cette rubrique générale figurent : les palmes, les branches 
isolées ou en rinceau^ etc. 

Sainte Vierge. — Voir : Immaculée Conception^ puis différentes catégories 
aux articles Vierges. 



Abeilles. Wqïï^mssï Ruches, 33, 131, 333, 3S4> 3^7. 
Agaeaux pascals, triomphants, immolés, 37, 70, 

85, 86, 104, X05, X07, 115, 161, 186, 30I, 320, 

340, 303, 369. 
Agneaux ordinaires. Voir Moutons, 
Aigles, 71, 73, 76, 83, X08, 134, 193, 395, 308, 

326, 343, 371, 374. 
Ailes, 80, Z3I. 
Ancres en sautoir, soit par deux soit avec croix, 

53, ïMi 157. 339» 399» 300. 
ÂDcres, 63, 63, 80, 89, loi, 1x9^ 136, 133, 138, 

x68, 209, 3i6y 334, 348, 330, 363, 363, 333, 

367. 371, 377. 
Anges, I03, 103, 164, 330, 340, 346, 369. 

Arbres accompagnés, 60, 6x, 73^ 73, 77, 96, 98^ 

1x6, X44, 163, X64, 184, X98, 30X, 204, 3^3, 340, 

376, 301, 3x3, Î16, 335, 343, 377, 381. 
Arbre seul, 69, 93^ 97, zso, 283^ 394, 303. 
Arche, 373. 
Armure, 333. 

Balances^ 48, 49, 98, xox, X07. 
Bandes, 84, 153, 305, 318, 3x9, 336, 353, 368, 37a. 
Bateau seul^ ou avec un seul autre attribut, 63, 

64,90, 151,235, 253, 284. 
Bateaux, 143. X46, 157, 166, X99, 339, 346, 354 

à 356, 369, 379, 381, 285, 287, 315, 334, 377, 379. 
Bœufs, 75, 81, X05, 178, 377. 
Bon Pasteur, 47, 56, 66, 135, 335, 343, 384, ^n* 
Bouc, 133. 
Bourdons, 147, 306. 
Branches d*épines, 104, xx7, 366. 
Bras (dextrochères, sénestrochères, etc.), X75, 

x83, 184, 308, 36î, 343, 364. 
Burelles ondées, 87. 
Calice, ciboire, 52, X52, 155, 184, 202^ 228, 253, 

267, 27X, 290, 397, 306, 346, 361, 365, 379, 

380,385. 
Calvaire (Emblèmes du). Voir ies Oblats. xxx, 

137, X89, 277 à 382. 
Casques^ 139, t8o, 371. 
Cerf, 44. Voir Rencontre, 
Chameau^ 243. 
Chardons, X70. 
Charrue, 335, 346. 
Château, 50, 66, 87, X04, xti, X75, 363, 205, 306, 

351, 380. 



Chemin, 365. 

Cheval, 114, x63, 366. 

Chevron, 50, 71, 74, 109, 185, x88, 197, 310, 

331, 344, 366, 391, 303, 334, 351. 
Chiens. Voir Lévriers, 89, 136, X39, 224 à 226, 

353, 368, 387. 
Chrisme ou Chrismon, 90, xo6, xio, X56, x66, 

335, 355i 386. 
Christ. Voir Jésus, 343, 347. 
Ciboire. Voir Calice, 
Clefs, 44, X24, 13X, X72, X75, X78, 348, 357, 363, 

364. 38a. 
Cloches, XX2, 151, 305, 3x8, 325. 

Cœurs, 99, X76, 181, 246, 257, 267, 32X, 330^ 339, 

363, 372- 
Cœurs (Les Saints' , xo3, XX5, X4x, 337, 333, 357, 

384, 393, 33X, 335, 346, 377. 
Colombe. Voir Saint-Esprit, 80, 83, 94, X35, 

138, X49, 160, 336, 360, 305, 317, 356, 366, 

383. 
Colonne, 48, 87, 304, 
Conformités de saint François, 310, 222 à 224, 

301, 303. 
Coq, 71, 75, 86, 344, 358, 357, 3^5, 388. 
Coquilles, 56, 67, 99^ xoo, 11 x, 138, 165, X69, 

193, 374, 376, 374, 379, 384, 389. 
Corbeaux, 50, 339. 
Corne d'abondance, X97. 
Cornets, 76. 

Couronnes, 93, 93, X03, 367, 363, 383, 386, 393 . 
Couronne d'épines, 68, 86, 3x1, 339, 330, 243, 

363, 37X, 344, 360. 
Crocodile, 398. 
Croissants, xoi, X89, 300, 3 10, 296, 362, 364, 

377, 385- 
Croix alaisée, grecque ; croisettes, 91, 125,^ 163, 
200, 264, 382, 383, 387. 

— ancrées ou de S. Bernard, hendées^ 94, 11 7, 

X19, 137, X40, X56, 174, X82, 187, 195, 303, 
350, 290, 388. 

— diverses rayonnantes, 125, t68, 1734 3x6, 
220, 245, 249, 391. 

— lleuronnèes, 98. 

— > hautes, latines, de passion, 66, 96, 1x3, 130, 
M5, M9, ^ih 317, 31^, 262, 370, 476, 359. 



414 



ARMOtlAL DBS PRELATS 



Croix héfaMiqvet, 4$, 51,74, ixs, tt?, tia, 145^ 
151, i8y, 186, 313, 346. 

— àê JéruMUm, 54, 70, 94, 174» «Ç^t 301» 354. 

35^. 3*3. 38^- 

— de Lorraine^ 54, 161, S03, 3^9, 376, 370, 

^ patriarcâlM, h dosblet croisillom, potcncéet. 
Voir ci-avâot lorraine, 83, 145, 198, 309, 

— pitté«s, antiqae* on de consécraUoo, xox, 
133, 139, 314, 353, ^90. 

— prédeoiei 69, 384. 

— > de S. Etieoae et de Malte, x68, 353. 

— > de S. Pierre^ de S. André. Voir Sautoirs» 

368. 
«— de Tonloose, 7'>, 189, 369. 

— tréfléei, 70, 100, xi8, 153, 156, 174, 177, 
•14, 368. 

CroMee, 71, 93, 161, 308, 315, 533, 348, 350» 378. 

CiiirasM^ 53, 355. 

Cygne. 3x6, 353. 

Dtttphint, 65, 67, 95, 100, 136, 186, 187, x88, 

309, 367, 374. 
Dragonf, 47, 69, 88, 331, 354. 
Eehiqneté, 340. 
Ecuâioai^ 46, X4(« 167. 
Eglises, 134, 375, 38x, 367, 370, 371, 383, 384. 
Eléphant, 383. 
Bmanchnrcs 170. 
Encensoir, 308. 

Bpées, 63, 133, 315, 309, 356, 36X, 374. 387. 
Epis de blé et de miYs, 79, 119, 146, X74, $05, 

343.363,973,373,389. 3*3,38*' 
Etenderd, 133, 311, 361. 
Etoile (nne), 63, 63, X33, 149, 170, x8o, 915, 

991, 339, 373, 384, 387, 396, 304, 340, 376. 
Etoiles (plniienrs), 55, 66, 91, 1x3, x^s, X9X, 

t97, 345, 3x8, 369. 
Evangile. Voit Livrts. 
BTéqne, 87, 106, X31, 133, 159, 171, 9x5, 973, 

380. 
Fascé et fasces, 95, xao» 136^ I4t| 146» t79| 185, 

ai3i 376. 
Fers de lance, xx4, 148, 346, 304, 384. 

PtniUes, 1x5. 

Plimbeanz, torches, 169, x86, 975, 999. 

Flammes, 44» 45» >", 3x4. 

Flèches, X03, X06, X5^, 193, 399. 

Pleordelys (nae), 186, 193, toB, 919, 347, 369, 

388. 
Flenrdelyt <dettx on plntiMr9), 59, 93, 163, 913^ 

«45. 307» 30«. 3*5. m» 335» 339. 3*7- 
Fltaii (tsctpté Us et toim), 964, 188» 351, 361^ 

964, 389. 
Fontaines, 3x3, 314, 393, 393, 347. 
Ponts baptismaux, x87. 
Frettes, 185, X93. 
Ftttées, 159, X63. 
Qaibes, 54, 56. 81, 94, 99, 1x9, 13^, xôx, 908, 

4t6, $84, 347. 



Globo. VoirJtf4MMf#. 

Griflbni, 47, 149, 196, 933, 935, 358. 

Gril, 333. 

Gma, 909* 

Hermine (trois m«aclMtBr9i a« plnf), 168, 344, 

357, 361, 3W. 
Herses, 194, 357. 
Immacnlée Conception^ 84» X38, 335, 350, 953, 

391, 992, 330. 
Initiales. Voir les éréqnes eoneordatalrit, de 
1803 à x8o8. Voir ItHrss 
Jéhovth, 89, XX4, 134, 305, 3«>. 
Jésus préchant, 331 à 938. 
Joug enflammé, 45. 
Umpe, 359. 
Lapins, 139. 

Léopards. 87, X07, 164, 3»8» 334. 355. 
Lettres diverses. Voir Monogrammes. 56, tx8, 

3X3, 3x8, 331, 333, 935 à 937, 346, 360, 394, 

344, 349. 
Lévites, 5^. 

Lévrier, 60. X44. 

Licorne, 83, 135. 

Lions (un), 60, 73, X54, 996; — (deux), 373; — 

(troU), ^35, 98x; — (quatre), 183. 
Lions aceoAipagnés (un ou plusieurs), 44, 48, 5X, 

53, 58, 83, X03, X05, XX3, xx6, X30, X37, X38, 

X4a, X47, X53, X99, 307, 36X, 365. 
Lions léopàrdés^ couchés, de Saint-Marc, 81, 
. X03, xio, x6o, i8x, 338, 948, 349, 373, 381, 

368, 39X. 
Us, 44, 89, 93, X39, X39. 301, 384, 387. 
Livre, 68, 116, X71, soi, sxi, 334, 379, 993, 996, 

33«» 357, ?65, 378. 
Losanges^ 78, X35, x69, 163, X73, x8o, 305. 
Lonps, 58. 
Lyre, 306. 
Maillets, 183, 356. 

Maine, jx, X99, X49, x66, 986, 3x5, 359, 366,379. 
Marguerites, 60, X96, X99y 150, 164. 
Marteaux, x$9, 356. 
Merlettes, 91, xoo, X94, X96, x86, 987. 
Miroir, 93, 153, X77, X79, 193. 
Mitres, X37, 367, 363. 
Molettes, 46, 56, xxt, xx6, 179. 
Monde, X3X, X49. 961, 986, 3x7. 
Monogramme de Jésus (celui du Christ «et à 

Ckrismon), ^3, 99 x, 336 a 930, 949, 384. 
Monogramme de Marie, 89, 85, X09, 9x7, 939, 

938 à 94i. 989, 399, 33X, 380. 
Monogramme des Missions Etrangèros, 943 ^ 

«73, 377, 3h^ 
Montagnes, 97, 99, xoo, X43, 9x8, 935, 340, 95 x 

«5». «95, 3x0, 337» 34», }f^ 
Mortiers, 53. 353. 

Moutons, 90, xx8, X38, X34, 179, 189, X90, JX3, 

«99. 301, 3«8, 37«. 376- 
(SiWde-Dieu. Voir Jéàcvak. 

Oisetttx, 45, *7» 95* X44, «^t, 369. 
Ours, 5x, )88. 



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P. s 11^ ibi. S(ist Pian. >. soi, *Bi. 36^. 

Papi...'»*, no. SiBtiCan. 17;. 

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Pelkaa. «^ M. *<. K 13«. lîï, !•*. i"*, »», Sccpue, «CC- 

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SVR LES PRESSES DE L'iMFKtMERlE GÉNéllALE DU SVD-OVEST (j. CASTANET, A BEBGERAC) 

LB VINGT-CINQVIÈME JOVR d'AOVT 

CE l'an de GRACE HCMVt 

EN FÊTE DB SAINT LOVIS ROI DE FRANCE 

DE QVl L'AVTEVR s'hONORE DE DESCENDRE PLVSIBVRS FOIS 



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